227# L’auto-développement personnel de Hervé

La force des podcasts en auto-thérapie

Vous avez pris le temps de profiter des rendez-vous et articles Heureux au Présent. Peut-être avez-vous même pratiqué des exercices et en avez tiré des bénéfices. Si c’est le cas, vous vous retrouverez dans l’expérience d’Hervé que je reçois aujourd’hui. Il partagera avec nous son expérience sur la plate-forme Heureux au Présent, sans que je ne l’ai personnellement accompagné. C’est pourquoi on peut parler de L’auto-développement personnel de Hervé.

Qui est d’Hervé 

Pascal Quionquion : bonjour Hervé, je suis ravi de prendre ce temps pour être avec toi. Je te propose de te présenter avec ce que tu as envie de partager. 

Hervé : bonjour Pascal. Je me présenterai succinctement en disant que j’aurai bientôt 50 ans, que, comme beaucoup d’auditeurs, je suis intéressé par le bonheur. C’est pourquoi j’accepte d’intervenir aujourd’hui.

Pascal Quionquion : tu es le premier dans cette situation. Je ne t’ai pas accompagné et tu as uniquement profité des contenus que je publie semaine après semaine sur Heureux au présent. Qu’est-ce qui t’a amené à avoir envie de travailler sur un auto-développement personnel sans avoir à solliciter un coaching ou une thérapie en relation d’aide ?

Hervé : ce qui m’a amené à faire cette démarche, c’est que j’ai déjà rencontré des professionnels. J’ai eu des entretiens avec un psychothérapeute avec lequel je n’ai pas trouvé de bénéfices intéressants dans le cadre de l’accompagnement. Parfois, il a s’agit de professionnels qui écoutaient sans vraiment chercher à comprendre, sans poser de questions. Je restais donc sur ma faim. Et en fait, ce que j’ai apprécié dans les podcasts, c’est le côté «pratico-pratique» avec des exercices, des conseils de lecture et surtout le contenu. C’est alors que je me suis mis à appliquer quelques conseils et je me suis rendu compte que c’était très intéressant. Ça me faisait du bien.

Répondre à un besoin

Pascal Quionquion : est-ce que tu acceptes de nous dire un peu plus précisément quel était ton besoin ? Nous dire également ce que tu as trouvé dans le contenu des rendez-vous au présent, comme ta manière de l’utiliser ?

Hervé : succinctement, mon besoin était que je me rende compte combien j’étais blessé. C’était un constat. Souvent, on apprend à masquer ses douleurs tant bien que mal, et je me suis dit que ça ne pouvait plus durer. Il fallait véritablement que j’ai une autre approche beaucoup plus saine. 

D’ailleurs, un livre qui m’a beaucoup parlé, à savoir celui de Lise Bourbeau « Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même ». Ce livre a été un électrochoc. J’étais à deux doigts de me dire qu’il était à recommander ou à offrir à tout le monde parce que les blessures sont assez communément partagées par bon nombre d’entre nous. 

En plus, la prise de conscience de nos blessures nous permet d’être bienveillants vis-à-vis de nous-mêmes comme des tiers avec lesquelles nous sommes en interaction. En fait, cette lecture m’a donné envie de m’intéresser à d’autres lectures que j’ai croisées à l’écoute de podcasts. J’ai trouvé que ça me faisait un bien fou. Certains épisodes de vie qui auraient naturellement pu me blesser sont vécus différemment, désormais. 

Des livres sur mesure

Pascal Quionquion : je précise, pour ceux qui nous lisent, que je n’ai pas publié de podcast sur le livre de Lise Bourbeau. Par contre, vous qui savez que si vous me posez une question dans un commentaire ou en envoyant un e-mail, j’y réponds. C’est dans le cadre d’un échange avec Hervé que je lui ai proposé de lire ce livre. Il me paraissait opportun qu’il le fasse à un moment donné. Cela explique pourquoi tu as lu ce livre alors que je ne l’avais pas spécifiquement recommandé sur Heureux au Présent. 

Je tenais à le préciser pour que certains habitués n’aient pas l’impression d’avoir raté la publication d’un article. Je te laisse continuer, Hervé.

Hervé : cette lecture en a occasionné une autre, à savoir « Les quatre accords toltèques ». D’ailleurs, j’ai trouvé une logique dans ces différentes lectures. Il y a également des podcasts qui m’ont énormément parlé et qui m’ont permis de prendre conscience de l’importance de prendre soin de soi.Qu’il était important de s’écouter, d’identifier ses besoins comme d’y répondre. Je suis très très agréablement surpris des changements qui se sont opérés un moi sans pour autant avoir été accompagné par un professionnel. 

Cela dit, je n’exclus pas l’idée d’être accompagné par un professionnel. Ses lectures et ses différentes écoutes de podcast me permettent quand même de voir ce qui mérite un accompagnement éventuel avec un psychothérapeute. Et puis, je réalise d’autres choses sur lesquelles je peux travailler sans être spécifiquement accompagné.

Déçu par les accompagnements

Pascal Quionquion : je perçois une sorte de frustration et de déception  des accompagnements. Et en même temps, je perçois une ouverture qui demeure présente.

Hervé : oui, parce que j’ai déjà eu… En fait, j’ai privilégié un médecin psychiatre. Or, certains médecins psychiatres peuvent être dans l’écoute, dans l’échange. Alors que certains… pour dire vrai, il y en a eu deux, dont un qui semblait dormir pendant les séances. Ça générait une frustration parce qu’au bout d’un moment, il sonnait la fin de la séance en me souhaitant une bonne semaine. Je trouvais cette expérience perturbante. 

Après, je sais que certaines personnes peuvent travailler sur elle-même avec ce type d’approche. Personnellement, j’ai besoin d’un véritable échange quitte à ce que ce soit douloureux, si nécessaire. Je suis prêt à me remettre en question. Mais, pour ma part, l’échange authentique est vraiment important.

Le paradoxe expliqué

Pascal Quionquion : il y a un élément paradoxal dans ce que tu dis. Tu exprimes avoir besoin d’un échange or, ta démarche sur Heureux au présent s’est faite sans échange. Tu as utilisé la fonction « self-services » dans laquelle tu as pioché dans le contenu publié, même si tu as posé quelques questions en ligne. Comment vois-tu ce paradoxe ?

Hervé : pour ma part, ce n’est pas forcément paradoxal. J’estime que l’on a la clé de certains blocages comme de certains événements qui nous font appréhender la vie d’une manière douloureuse, parfois. J’ai trouvé qu’il n’était vraiment pas si compliqué que ça, d’avoir du recul sur mon parcours, de prendre de la hauteur, d’écouter des podcasts une première fois avant de les réécouter, une deuxième ou une troisième fois. J’ai pu le faire en étant assis dans le calme, en étant sous la douche en faisant du ménage, et j’ai constaté que ça infuse. 

Effectivement, parfois, je me suis rendu compte que certains  conseils comme le fait de coucher par écrit ce que l’on ressent tout en choisissant de l’envoyer ou non au destinataire, le fait de prendre de la distance d’avec un événement, et l’échange que l’on a envie d’avoir avec la personne concernée a été très pertinent, vraiment bénéfique.

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Après, comme je le disais tout à l’heure, c’est analyse sur les blessures, le travail qui en découle, à savoir, prendre soin de soi (et là, je pense à Don Miguel Ruiz qui évoque les accords que l’on a conclus comme ce que l’on peut être amené à défaire pour en contacter de nouveau. J’ai été interpellé par le fait de ne rien prendre à titre personnel, etc.) sont des choses qui ont été véritablement révolutionnaires. 

Son bonheur pris en main

Pascal Quionquion : j’imagine que tu as travaillé à ton bonheur avant même d’avoir eu des accompagnements avec les psychiatres dont tu as parlé. Qu’est-ce qui a fait une si grande différence dans ta manière d’envisager le travailler sur le bonheur avant Heureux au Présent et à partir des outils Heureux au présent ?

Hervé : en fait, j’ai envie de te dire qu’à partir de Heureux au présent, j’ai trouvé les choses un peu plus pratiques, accessibles. Ce que j’ai vécu avant me semblait abstrait. C’était le cas tant par les interactions avec les professionnels en ajoutant la difficulté de ne pas savoir comment s’y prendre, malgré leur accompagnement. Et ce que j’ai trouvé très intéressant dans les podcasts, c’est que c’est à la portée de chacun d’entre nous. Il est assez aisé de s’en saisir.

Une approche pratico-pratique

Pascal Quionquion : quand tu dis que c’est pratique, qu’est-ce qui fait que tu as le sentiment qu’il s’agit de quelque chose de pratique, de facile à saisir ? Qu’est-ce qui donne cette impression que tu arrives à t’en saisir et que tu n’as pas besoin d’aller chercher un dictionnaire ou d’aller faire une fac de psycho pour utiliser ce que je propose sur Heureux au présent ? 

Hervé : ce sont déjà des concepts psychologiques ou de psychothérapie qui sont vulgarisés de façon à ce que ce soit accessible au plus grand nombre. Et j’ajoute à ça que les réflexions et les conseils d’exercices qui sont préconisés rendent le contenu très intéressant. Ça me parle et je suis convaincu que ça parle à beaucoup de personnes. Quand je lis certains commentaires au bas des articles, je me rends compte que mon avis est partagé. 

Pascal Quionquion : tu t’y retrouves ? Tu te dis « tiens, ils vivent la même chose que moi », c’est ça ?

Hervé : tout à fait.

Des pas de géant

Pascal Quionquion : en centrant notre attention sur quelque chose d’un peu plus intime, dans quel domaine as-tu le sentiment d’avoir fait des pas de géant, des changements considérés comme énorme qui ont transformé ta manière de vivre au quotidien ?

Hervé : spontanément, je penserais à deux éléments ; la neutralité des événements. Le fait qu’un événement est neutre, et que c’est le sens qu’on lui donne qui nous fait choisir telle ou telle émotion. Et je fais la transition avec la responsabilité émotionnelle. C’est-à-dire que l’on a facilement tendance à justifier une émotion, une colère, un comportement par le fait qu’autrui a dit les choses comme ça ou à adopté tel comportement.

En écoutant les podcasts, quand je me suis attardé dans ses différentes lectures, je me suis rendu compte que c’était un choix personnel d’opter pour telle ou telle émotion. En fait, l’autre n’est qu’une sorte de prétexte puisqu’il n’y est pour rien si on se met en colère ou si on vit mal à l’événement. Ça a vraiment été révolutionnaire. 

Je trouve que ça responsabilise beaucoup chacun d’entre nous. Et ça peut nous faire prendre conscience de notre tendance naturelle à faire porter le chapeau à nos collègues de travail, à notre compagnon ou à notre compagne, à notre enfant, etc. C’est très facile. À mon avis, c’est erroné de fonctionner de la sorte.

Nous agissons toujours par intérêt

Pascal Quionquion : Albert Ellis irait dans le même sens. Ce n’est pas pour rien que l’on va dans cette direction à vouloir que l’autre porte la responsabilité. C’est bien plus agréable pour soi. On ne se rend pas compte que l’on agit par intérêt (au passage, c’est le titre d’un podcast : Nous agissons toujours par intérêt). On préfère que ce soit l’autre parce qu’on est vraiment dans une logique qui consiste à trouver un moyen de se sauver en se déculpabilisant. Et on le fait parce qu’on a tendance à confondre responsabilité et culpabilité. C’est à tort.

Y a-t-il d’autres éléments que tu veux rajouter à la question précédente ?

Hervé : oui, le fait que l’on est chacun artisan de son bonheur. Que l’on a cette capacité attachée à une question de volonté d’être heureux et à le cultiver. J’ai trouvé ça vraiment important à intégrer. Pour moi, ce sont les trois grands sujets auxquels je pense spontanément.

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Reprendre le contrôle de sa vie

Pascal Quionquion : tu as dit que tu es père. Comment vis-tu la responsabilisation de la création de son bonheur, comme à la gestion de ses propres émotions dans ton rôle parental ? 

Hervé : en fait, c’est… (rires) il y a une bascule à partir du moment où survient la prise de conscience que j’ai évoquée à l’instant. J’ai choisi d’éduquer mes enfants pour qu’ils comprennent combien, face à un événement, plusieurs options s’offrent à eux. On n’a pas une réponse unique. On peut, en tant qu’enfant, choisir d’être heureux. 

Souvent, quand on écoute les médias ou ses amis et l’on peut avoir le sentiment qu’il y a qu’une seule voie, une seule lecture possible. Or, je trouve véritablement important d’élever ses enfants dans l’esprit d’ouverture de la pluralité.

Certaines situations peuvent générer de la frustration, de la colère ou autres. Désormais, je l’appréhende complètement différemment. Je me dis que c’est de ma responsabilité que d’appréhender l’événement d’une autre façon. Ce n’est pas mon enfant qui me fatigue ou qui me met en colère, c’est moi qui fait le choix d’utiliser l’émotion de colère face à une situation donnée.

Envisager de changer comme un entrainement

Pascal Quionquion : permets-moi ; quand ton enfant fait quelque chose, et non pas, « te fais quelque chose ? » (on sent la nuance de responsabilité dans la formulation), tu arrives désormais à l’accueillir avec une grande différence ?

Hervé : exactement, parce que les lectures et les podcasts m’ont amené, en tout cas, à analyser. Ça veut dire que j’accueille l’émotion, j’essaie de comprendre pourquoi je la vis ainsi, que ce soit de la peur, de la colère ou la frustration. Et en fait, c’est un entraînement. C’est-à-dire que, au tout début de ce changement que j’ai trouvé fondateur, ce n’était pas évident. Mais j’ai trouvé intéressant de prendre le réflexe d’appréhender les situations comme cela. Ensuite, ça se fait assez facilement.

Pascal Quionquion : j’entends que tu dis « assez facilement », quand même !

Hervé : quand je dis ça, c’est que l’analyse, j’accueille l’émotion et son traitement (même si ça fait un peu mécanique). Ça consiste à se demander « qu’est-ce que je fais de ça ? »

Pascal Quionquion : même si ça fait mécanique, il importe de savoir que c’est comme ça que l’on fonctionne de manière « naturelle ». En fait, on pense que c’est naturel parce que l’on oublie qu’on a appris à fonctionner ainsi. Et ce faisant, depuis des décennies, on a l’impression d’un naturel. Alors qu’il s’agit d’un acquis, on s’est éduqué et programmé. 

Je ressens de la joie d’entendre que tu as l’impression que, grâce à l’entraînement, c’est devenu facile. Or, c’est tout l’intérêt de l’entraînement. C’est de faire que ce qui était difficile au début de l’entraînement devienne facile à force de pratique et de répétition. On a ensuite le sentiment que c’est beaucoup plus facile qu’avant, voire, qu’on ne produit aucun effort pour atteindre un objectif, sauf cas exceptionnel, bien entendu.

Hervé : exactement

Le top 5 des podcasts Heureux au présent

Pascal Quionquion : voici une question qui pourrait paraître publicitaire. Quel est le top cinq des podcasts pour lesquels tu t’es dit « ces podcasts-là on été énormes pour moi ».

Hervé : eh… je ne me souviens pas de tous les titres, mais il y en a un que j’ai écouté de nombreuses fois. C’est celui qui parle de la culpabilité. Peut-être que ça te parle. Il était question de ne pas confondre erreur et faute, avec toutes les incidences qui impactent la culpabilité.

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Pascal Quionquion : c’est un point qui est d’ailleurs très intéressant en relation paternelle éducative. Pendant l’entretien, pendant lequel nous organisions ce rendez-vous, tu me parlais du phénomène d’aggravation, par exemple.

Hervé : effectivement, ce podcast a été très très important pour moi. Il m’a appris à prendre du recul, à faire preuve de bienveillance, à relativiser sur un événement.

Ensuite, je me souviens de l’interview avec une professionnelle sur les modes d’attachement.

Pascal Quionquion : oui, mon invité était Leslie Agasson. Le titre était « Construire des relations bonheur ».

Hervé : tout à fait. J’ai trouvé cet entretien vraiment très intéressant. Il y a eu, me semble-t-il, un podcast dans lequel il est questions des accords toltèques. Et je recommande vraiment cet ouvrage, que ce soit sous format papier ou audio. C’est un livre à relire ou à réécouter plusieurs fois. La réflexion est éminemment pertinente.  

Pascal Quionquion : le gros avantage du travail de Don Miguel Ruiz, en résumant de grands courants émotionnels, c’est que ça nous permet plus facilement de nous retrouver. Ainsi, on peut mieux voir certaines directions de choix avec cette éclairage simplifié. On sait que ce n’est pas de la peur, c’est la joie et vice-versa.

C’est aussi intéressant, si on peut aller dans les sous-couche, comme le propose Lise Bourbeau ou d’autres auteurs et formateurs. Mais il est vrai que je trouve très intéressant le fait d’avoir cette approche simplifiée.

La force de la réécoute des podcasts

J’ai noté que, plusieurs fois, tu as évoqué le fait d’écouter, de réécouter et, même de le faire de manière posée en réservant un temps précis afin que l’écouter soit attentive.C’est vraiment un avantage que tu as vu au podcast ?

Hervé : oui, c’est un peu comme les publicités. A priori, il est important de les visionner sept ou huit fois pour que le message nous percute. Alors, il est possible qu’il ne soit pas nécessaire d’écouter un podcast sept ou huit fois. Mais, soit on est pleinement concentré sur le podcast et une seule écoute suffit. Et parfois, on peut être occupé à des tâches ménagères, être sous la douche ou dans un transport en commun et c’est là que l’écoute à deux ou trois reprises a été plus enrichissante en ce qui me concerne.

Pascal Quionquion : tu as pu en tirer un meilleur bénéfice à revenir écouter ce que tu avais déjà entendu. Sache que c’est une chose qui est régulièrement exprimée. De nombreuses personnes que j’accompagne me disent écouter les podcasts plusieurs fois.

Mêler l’écoute à l’écriture intime

Parfois, après la première écoute vient celle qui se vivra avec le Cahier de Vie en main pour reprendre certains éléments et pratiquer les exercices mentionnés dans le podcast. Ensuite, on peut revenir à une écoute pour voir si l’exercice a été perçu dans toutes ses nuances. Cela permet également de reconsidérer un concept, comme tu l’as évoqué dès le début.

Et comme tu l’as dit également, dès le début, je veille tout particulièrement à vulgariser les concepts parce que je ne veux pas que les personnes qui lisent les articles et écoutent les podcasts aient l’impression d’assister à un cours de développement personnel ou de psycho. La possibilité de revenir sur certaines idées simplifiées permet de mesurer son propre niveau de compréhension et d’application comme on reverrait une définition ou un concept, par exemple.

Quand des expériences de vie conduisent aux podcasts

Hervé : et j’ajouterai que, puisque ce sont des podcasts que j’écoute très fréquemment, parfois, un événement de la vie, un épisode peut être mal vécu sur le plan émotionnel. Il peut ainsi me conduire à réécouter un podcast spécifique qui touche à la thématique en question. C’est la même chose quand j’ai lu certains chapitres des accords toltèques où il m’est arrivé d’avoir envie de réécouter pour mieux m’en imprégner.

Pascal Quionquion : en t’écoutant, je réalise que ton vécu dépasse ce que j’avais projeté en me lançant dans la pratique du podcast. Je n’imaginais pas que ça pourrait permettre d’avoir l’énorme avantage d’avoir une banque de données dans laquelle on pourrait aller puiser, revenir, avancer et reculer à sa guise. Je suis vraiment ravi que ça puisse être utilisé ainsi.

Le conseil de Hervé

Avant de te laisser, je voudrais te proposer de donner une recommandation, un conseil, ou un avis à ceux qui nous écoutent, et qui, sous-exploitent ou sous-utilisent le contenu des podcasts. Ou même  à ceux qui sont encore frileux à l’idée d’entrer dans une démarche d’accompagnement. 

J’ai compris que tu fais partie des nombreux frustrés des accompagnements psy comme c’est le cas de plusieurs que j’accompagne sur Heureux au Présent. D’ailleurs, je suis ravi que vous soyez présents sur les rendez-vous qui ont été également conçus pour ceux qui vivent mal leur psychothérapie. Ou accompagnement thérapeutique avec un psychologue ou un psychiatre. Que proposerais-tu ? Quels  conseils ou recommandations ?

Hervé : premièrement, je propose de choisir le podcast qui nous parle. De ne pas forcément les accueillir en les suivants dans l’ordre. Tout à l’heure, je parlais de plusieurs écoutes. Je le recommande vivement parce que ça permet de bien s’imprégner du message. Et puis, de s’adonner à certaines lectures. C’est complètement personnel, mais ces lectures m’ont énormément parlé. D’ailleurs, l’ouvrage de Lise Bourbeau me paraît très très important, tout comme les accords toltèques que j’ai mentionnés plusieurs fois. J’ajouterai «Les langages de l’amour». Voilà, pour ma part, certaines recommandations de lecture sont importantes. Et vraiment, en filigrane, j’ai envie de souligner l’importance d’avoir envie d’être heureux.

Pascal Quionquion : en t’entendant, je me dis que je vais faire un podcast sur les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même. Ça pourra donner envie ceux qui ne connaissent pas ce livre de le lire.

Un livre se rencontre

Encore une fois, je l’ai déjà dit à certaines personnes, un livre est comme une rencontre, c’est-à-dire qu’il est possible de croiser un livre et de ne pas être prêt à l’accueillir, à lui serrer la main et à ouvrir son cœur à son contenu. C’est aussi la raison pour laquelle je recommande certaines lectures à certains moments. Alors, si vous avez été déçu par certains livres, posez-le et reprenez-le quelques années plus tard. D’ailleurs, je connais des personnes déçues par « Les quatre accords toltèques ». Elles m’ont dit « je le trouve bizarre… ».

Il m’est arrivé de leur recommander de commencer à le lire à une page bien spécifique en ciblant une section. J’ai également recommandé à quelqu’un d’aller directement vers un des accords qui lui paraissait le plus adapté à ses besoins. Par exemple « quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». 

En travaillant sur un seul accord, il a pu avancer avec quelques questions que j’avais posé comme « dis-moi en quoi cela s’oppose à tes valeurs ? En quoi cela résonne avec les problèmes que tu rencontres ? » Du coup, cela a permis de réconcilier la personne avec le livre comme on peut passer la soirée avec des personnes qui ne sont pas devenues des amis.

Et puis, cinq ans après, on réalise que ces personnes qu’on a fréquenté s’avère être des perles. On aurait aimé les avoir rencontrés plus tôt. Mais ce n’est pas possible ! D’ailleurs, ça n’aurait pas forcément marché cinq ans plutôt. 

Rencontrer un podcast

Il y a aussi ce risque ou cette réalité à intégrer face à un livre comme, peut-être, face à un podcast. Tu parlais de prendre un podcast au hasard et parfois, ça ne marche pas. Et puis, de retour au bout de quelques mois, ou après un événement sur lequel on a perçu la pertinence de réécouter ce podcast en question, on pourrait se dire « oui, je comprends mieux le contenu de ce podcast et les raisons pour lesquelles j’avais été réfractaire à son contenu. Je comprends pourquoi j’en ai vraiment besoin aujourd’hui ».

Hervé : exactement

Pascal Quionquion : écoute, je te remercie pour ton témoignage. J’en suis vraiment ravi. Et bien entendu, continue, va te servir. Les podcasts et les articles sont là pour ça. Toutes les semaines, je continuerai à produire du contenu. 

J’ai bien noté, décrire un podcast sur le livre de Lise Bourbeau. Et oui, j’ai prévu d’aborder aussi l’intelligence émotionnelle pour que, face à une situation, on comprenne qu’il existe plusieurs options d’émotions et donc d’actions. Ce podcast sortira incessamment sous peu.

Encore merci, Hervé.

Hervé : merci à toi Pascal Quionquion et bonne journée.

Pascal Quionquion : au revoir

Hervé : au revoir.

6 commentaires

  1. Merci à Hervé pour son témoignage. Merci Pascal de ce partage.
    Cette interview m’a donné envie d’écouter ton podcast.

    An lot soley
    Magali alias Madame Dys

    1. Magali, je suis ravi que l’envie d’écouter des podcasts te soit venue. C’est systématiquement l’occasion de grandir en soi.
      Bonne écoute

      1. Merci pour cet article. C’est très intéressant. Je dirai que l’auto développement personnel se fait car on a les clés pour certains éléments, éventuellement en allant les chercher nous même. Cela me conforte dans mon objectif d’écoute audio et de lecture de livres de développement personnel.

        1. Romain, me voila ravi que tu aies envie de te lancer dans l’écoute d’outils de développement personnel. L’entretien avec Hervé aura fait des bébés 😉

  2. Merci pour ce témoignage, je trouve très intéressant de voir que dans chaque situation, il existe plusieurs solutions comme l’explique Hervé à ses enfants.

    1. Oui, Diane, c’est le sujet du podcast de la semaine prochaine qui traitera de l’intelligence émotionnelle. C’est une clé du bonheur que Hervé à découverte par un livre que je lui ai recommandé sur le sujet et qui s’intitule « Je développe mon intelligence émotionnelle » de Lucille Quillet.
      Belle journée à toi

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