226# Parvenir enfin à lâcher prise

Quand on Valérie Léman m’a invité à participer à cet événement Inter blogueurs « Votre meilleure astuce pour lâcher prise » je m’en suis réjouis. Elle est l’animatrice du blog Madame pas de soucis qui s’adresse évidemment aux femmes, comme son titre l’indique. D’ailleurs, sur son blog, j’ai trouvé intéressant de lire ce qu’elle publie sur la charge mentale des femmes que je vous invite à aller lire. En plus de vous enrichir de cet article, vous découvrirez ce Valérie propose par ailleurs. 

D’ailleurs, j’ai aussi accepté de travailler sur le lâcher prise parce qu’il y a peu de temps. J’ai lu un livre de Frédérique Van Her, Charlotte Legris et de Marie-Laure Cuzacq qui s’intitule « Apprendre à lâcher prise en 10 leçons. » étant donné que je me trouve personnellement en besoin de continuer à travailler dans ce domaine du lâcher prise. 

Bien que je ne sois pas une femme, j’ai une charge mentale certaine et me sens concerné par cette situation. Ça veut dire que j’ai réfléchi, depuis très longtemps, au moyen d’instaurer du lâcher prise dans ma vie. Ce qui me permet, dans l’article/podcast d’aujourd’hui, de vous proposer des éléments que je mets en place et qui dépassent la théorie de manière à instaurer, installer et vivre le lâcher prise au quotidien.

Je remercie Valérie Léman pour son invitation qui me permet d’avoir la joie de partager avec vous mon expérience comme mon expertise de praticien en relation d’aide.

Le lâcher prise implique des étapes

Si j’ai choisi le titre « Parvenir enfin à lâcher prise », en ajoutant le mot «enfin », c’est parce que lâcher prise n’est pas une acquisition accessible du jour au lendemain. Je voudrais dire que c’est une bonne nouvelle de le comprendre. Certains voudraient y parvenir du jour au lendemain et être détendu, ne plus avoir les ongles crispés sur les problématiques et situations que l’on tente de maîtriser, etc. Oui, mais pas du jour, au lendemain, s’il vous plaît. C’est comme si vous rouliez à 130 km heures sur l’autoroute et que vous vouliez faire un virage à 90°. C’est forcément l’annonce de tonneau, d’un accident, des pompiers, des urgences, le service de réanimation et tout ce qui s’en suivra.

la manipulation inconsciente

Les réglages progressifs 

Vous avez besoin de procéder à des réglages progressifs. C’est ainsi que vous arriverez à installer le lâcher prise, puisque ce dernier est le résultat d’un entraînement. Le lâcher prise n’est pas que le résultat d’une mentalité ou d’une volonté d’action. Dans ces différents aspects on se situe dans sa tête, dans ses pensées et émotions. Et pour parvenir au lâcher prise, il est nécessaire de déboucher sur de l’action. « Je choisis, aujourd’hui, d’agir ainsi… ». Par conséquent, cette décision se fera à la place de ce que l’on aurait fait d’habitude.

Définissons le lâcher prise

Avant d’aller vers la démarche d’entraînement qui installe la pratique du lâcher prise, je voudrais que l’on comprenne un peu mieux de quoi il est question quand on parle de lâcher prise. Je sais personnellement que Valérie Léman et d’autres blogueurs aborderont ce sujet dans le détail, dans leurs divers articles respectifs, mais je voudrais m’arrêter sur ce qui cause le besoin de ne pas lâcher prise.

Le besoin de contrôler

Quand je parle de cause du lâcher prise, je me dirige vers le contrôle. Ce qui conduit à une difficulté à lâcher prise, c’est une volonté de contrôle. Si vous êtes concernés par le lâcher prise, vous n’avez rien appris du tout. 

Pourquoi cette volonté de contrôle ? 

Ce qui cause la volonté de contrôle, c’est… ? Là, je vous pose la question. Très souvent, à ce stade, se dresse une sorte de point d’interrogation sur la tête parce qu’on n’a pas pris le temps d’y réfléchir.  Si vous avez une volonté de contrôle, c’est parce que vous avez peur que les choses vous échappent où se passent différemment de ce que vous voudriez voir se dérouler dans votre quotidien. C’est donc une volonté de maîtriser pour compenser une menace, une peur. 

Au fond se cache une blessure 

Descendons quelques échelons pour comprendre un peu mieux de quoi il est question. Jusqu’ici, nous avons dit que c’est une volonté de contrôle qui trouve enracinée dans la peur. On va donc chercher à maîtriser pour compenser la peur. Pourquoi va-t-on chercher à maîtriser et à empêcher, voire, à limiter la capacité à lâcher prise ? Pourquoi nous est-il si difficile de laisser faire, d’accepter ce qui se passe ? C’est parce que l’on a vécu une déception dans le passé. On a eu le sentiment d’avoir été abusé, d’avoir subi une injustice, d’avoir été humilié·e. Par conséquent, on a développé une stratégie. Le lâcher prise est une stratégie.

La stratégie déployée

Et comme on le dit en approche thérapeutique, il s’agit d’une stratégie d’évitement. Je le formulerai autrement, avec une approche vulgaire : «Pour ne pas revivre la déception, un abus, une humiliation ou la violence vécue antérieurement, qui a générée la peur, j’ai développé une stratégie qui construit une barrière tellement efficace que, du coup, rien de ce que je ne veux pas qui m’arrive ne se produira». 

Seulement, j’oublie que ça me fait consommer beaucoup d’énergie. Parce que les événements se produisent sans contrôle, aucun. Ils arrivent et surgissent comme ils arrivent, se suivent sans que l’on puisse les empêcher de survenir. Ceci a pour conséquence le besoin d’être aux aguets en permanence. Tout ça pour veiller à ce que les choses se passent comme on le veut. C’est un leurre, on se raconte des salades, en fait. 

L’éclairage de la thérapie émotivo-rationnelle

Quand vous vous rendez compte que vous entrez dans une stratégie de ce type, la première chose que vous pourriez faire, c’est de commencer à travailler avec un des fondements proposés par Albert Ellis dans la thérapie émotivo-rationnelle. Elle permet de comprendre que c’est mon état intérieur qui détermine la perception des choses. Changer mon état intérieur est une sorte de démarrage vers une nouvelle perception des choses. 

Finalement, c’est une manière de changer de croyances. Une façon de se dire « je peux bien vivre un événement qui se déroule différemment de ce que j’avais projeté ». Formuler autrement, cela pourrait donner « ce n’est pas parce que les choses se déroulent différemment de ce que j’avais projeté que c’est mal, en soi ». 

Le fondement du lâcher prise

Ainsi, dans cette démarche qui permet d’entrer dans le lâcher prise, le fondement qui pourrait être symbolisé par une chape de béton considérable sur laquelle on pourrait bâtir, serait une chape constituée d’un béton appelé l’acceptation. Les fondements de la capacité à lâcher prise, trouvent leur ressources dans l’acceptation. Et comme avec les personnes que j’accompagne, j’invite à le faire de manière très simple. Ce qui montre que j’accepte une chose, c’est que je dis « c’est comme ça je l’accepte ». 

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L’action concrète de base

Je ne suis pas en train de parler d’une approche mentalisée dans laquelle il serait question de penser « c’est comme ça ». Non, je voudrais que cette formulation soit verbalisée, même si elle l’est à voix basse et que vous êtes seul·e à vous entendre. Cette première démarche consistant à dire « c’est comme ça » est vraiment aidant. Elle imprégnera votre être entier comme une sorte de mantra. On peut ajouter à ce « c’est comme ça », la conviction que l’on ne peut pas maîtriser un événement ; « C’est comme ça, parce que je ne peux pas maîtriser l’événement ». 

Un des meilleurs moyens de faire qu’un événement se déroule différemment de ce qu’on aurait voulu voir, c’est d’y entrer ; « J’accepte l’événement, c’est comme ça, je l’accueille ». Ainsi, on entre dans l’événement sans chercher à la contrôler. On parle de lâcher prise ! Même si la tentation est d’entrer dans l’événement, d’en prendre le volant, et… Non, on s’y refuse ! « C’est comme ça, j’entre dans l’événement et je me mets à son écoute ». Entrez dans cette démarche, même si l’événement est neutre. Mettez-vous à l’écoute pour savoir pourquoi cet événement déclenche chez vous ce qu’il déclenche.

Une écoute de soi non-jugeante 

Finalement, vous comprenez que se mettre à l’écoute de soi invite à demander « que se passe-t-il en moi ? J’accepte que les événements se produisent ainsi. J’accepte ce qui se passe en moi ».

Entendons bien que, quand je parle d’acceptation, je me situe dans le non-jugement, cela signifie que l’on refuse de juger, de dire que ce n’est pas bien, de dire que ça aurait été mieux que ça se passe autrement, et que c’est minable, qu’on n’a pas été capable. Non. On entre dans une phase dans laquelle on refuse le jugement, acceptant ce qui se passe dans sa totalité.

En effet, ce n’est pas parce que la chose se passe comme ça que ça se passe comme ça en moi. La preuve en est que quelqu’un pourrait se trouver à côté de moi, vivant l’événement en ma compagnie et percevoir complètement autre chose s’inscrire dans sa personne, dans son expression, dans son ressenti émotionnel et physique.

Pour parvenir, enfin, à lâcher prise

Pour parvenir, enfin, à lâcher prise, nous avons besoin de parvenir à accepter ce qui se passe. Accepter sans vouloir modifier. Se dire « c’est comme ça, je le prends en l’état », comme si vous achetiez une ruine ou un véhicule dont un aspect ne fonctionne pas. Quand vous l’achetez, vous l’acceptez en l’état.  

Cette première phase permet de faire baisser la pression, la charge émotionnelle ou la charge mentale. Tout ça fait un peu référence au podcast que j’ai enregistré sur la pleine présence. Étant donné que la pleine présence était un moyen de vivre une situation ici et maintenant, c’est aussi une façon d’incarner le lâcher prise. Écoutez le podcast, ou lisez l’article pour comprendre les raisons pour lesquelles c’est complètement partie prenante de la démarche du lâcher prise.

Limiter la projection favorise l’acceptation

Dans cette démarche qui consiste à accepter en se disant « c’est comme ça », tout en prenant conscience du fait que c’est mon état intérieur qui détermine ma perception des choses, j’entre dans une démarche dans laquelle j’appuie sur la pédale de frein quant à ma capacité à produire de la projection. Finalement, je vais ralentir mes envies d’être scénariste de ce qui se produit. Ainsi, j’entre dans une démarche dans laquelle j’appuie sur l’accélérateur de l’acceptation, ce qui s’oppose au rejet, bien évidemment. 

Il est tout à fait intéressant de réfléchir à la capacité, peut-être naturellement présente en soi, qui s’inscrit dans une forme de rejet. Notamment, le jugement est un outil favorisant le rejet : 

  • C’est pas bien. 
  • Ça n’aurait pas dû être comme ça. 
  • Ça aurait dû être mieux. 
  • Ça aurait dû être autrement. 
  • J’aurais préféré que les choses… 

Toutes ces expressions sont des formes de manifestations de rejet. Elles ne facilitent pas l’acceptation alors que je vous demande de penser « c’est comme ça, je l’accepte » ! Mieux encore, je vous demande de le dire à haute voix. « Je vis ça, je m’écoute, je l’accueille. Je le vis en écoutant ce que je vis, dans l’expérience (je ne parle pas d’écouter avec tes oreilles), dans la vibration de ce que ça produit chez moi »

Entraînement au lâcher prise

Je peux prendre un exemple assez précis, d’autant plus que le blog de Valérie s’adresse à des femmes. 

Exemple : Je rentre chez moi et constate que mon fils, mon mari et ma fille s’amusent. Or, la maison est dans un état pitoyable. C’est le moment de passer à l’action en disant « c’est comme ça ».

D’ailleurs, vous avez remarqué que vous ne pouvez pas changer le fait que votre mari, votre fille, votre fils sont en train de jouer. Vous ne pouvez pas changer le fait qu’ils jouaient jusqu’à ce que vous arriviez. Ils sont en train de jouer « c’est comme ça ». Dites-le à haute voix. C’est une façon concrète de vous inviter à accepter la situation.

Ensuite, vous pouvez-vous interroger pour savoir en quoi c’est un problème que la maison soit dans cet état-là quand vous rentrez du travail. Vous comprenez que ce n’est pas un problème pour votre mari, semble-t-il ! Ce n’est sans doute pas non plus un problème pour votre fils ou votre fille. C’est donc l’opportunité de prendre conscience de la question de la lecture de l’événement.

Tout à l’heure, j’ai évoqué le fait que c’est mon état intérieur qui détermine ma perception des choses. C’est ma manière de vivre, de voir les choses. Il est donc tout à fait envisageable (et là j’ouvre maintenant dans l’acceptation) que d’autres personnes ne vivent pas les choses de la même manière que moi. Qu’elles ne le perçoivent pas du tout de cette manière-là. Il est donc acceptable que d’autres ne soient pas gênés par ce qui me gêne. Mieux encore, que d’autres personnes aiment ce que je n’aime pas. Elles peuvent trouver complètement neutre, la situation dans laquelle je me sens oppressé et dans laquelle je déclenche une charge mentale. C’est donc un problème pour moi qui m’appartient à moi.

Cette deuxième étape qui consiste à prendre connaissance de mon état intérieur dans un jugement et de percevoir qu’il est une lecture possible, parmi des milliards de milliards, est très aidant et apaisante. Une lecture apaisante consiste à se dire « c’est ma perception, c’est ma manière de vivre les choses. Ce n’est pas écrit dans le livre de la loi de la vie conjugale. Ce n’est pas non plus dans le code de la vie en collectivité. Ce que je vis est écrit dans ma réalité, dans mes règles de la perception des choses, dans mon histoire et ma manière de vivre la chose. Par conséquent, je pourrais me détacher de ça en acceptant que les autres aient un autre livre de loi, d’autres articles et d’autres règlements intérieurs qui diffèrent d’avec les miens ». Le fait de mettre ça en place dans ma propre vie m’a permis d’accepter avec plus de facilité la situation des autres.

Le cadre de l’acceptation

Pourriez-vous visualiser un rectangle qui pourrait symboliser le cadre dans lequel se trouve votre acceptation. Pour ceux qui connaissent le livre « Parents efficace » de Thomas Gordon, vous avez compris que j’y fais allusion. 

Ce rectangle de l’acceptation implique que tout ce qui se trouve en dehors de mon propre cadre est difficilement acceptable. En général, on a l’impression d’avoir un immense cadre d’acceptation. Il est très rare qu’une personne me disent « mon niveau d’acceptation est très faible. J’ai conscience d’être à côté de mes pompes. Il aurait été préférable que j’ai une plus grande capacité d’acceptation ». 

Quoi qu’il en soit, sachez que tout ce qui se trouve en dehors de ce cadre est inacceptable. Vous comprenez qu’il est question de ce qui est inacceptable pour vous. Il n’est pas d’inacceptable normative.Ce n’est pas parce que c’est inacceptable pour moi que ça l’est en soi. Par conséquent, j’intégrerai l’idée que tout ce qui se trouve en dehors de mon aire d’acceptation, n’est pas forcément non-acceptable. 

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Cela permet de baisser, une fois encore, la charge émotionnelle. Ça facilite la capacité à accueillir l’autre et les situations en se disant « c’est vrai, je vois que ça titille. Ça veut dire que ça se trouve en dehors de mon cadre de l’acceptation naturelle, mais ce n’est pas parce que ça dépasse mon cadre que ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas non plus parce que c’est en dehors de mon cadre qu’il n’est pas possible de l’inclure dans ce dernier. Par conséquent, je me dirai « c’est comme ça ». Et ensuite, que faire ?

Un cadre intégratif

Si je reprends l’exemple que j’ai mentionné juste ci-dessus, la question pourrait se poser de choisir d’intégrer cette scène dans mon rectangle d’acceptation. Si je ne l’intègre pas dans mon cadre d’acceptation, cette situation sera continuellement stressante dans ma vie. J’aurais également la tentation de passer la commande d’une télécommande pour que, avant que je ne revienne du boulot, les enfants, ne sois pas en train de jouer avec mon mari c’est la maison n’est pas en ordre. Il va de soi, que cette manière de voir les choses correspondent à ma manière de voir les choses, à mon livre de la loi de la vie interpersonnelles.

Ça veut dire que, finalement, je voudrais que les autres correspondent à ce que je veux pour vivre de lâcher prise. Or, c’est complètement opposé à la notion d’acceptation. Il ne s’agit pas de lâcher prise, mais d’une volonté de contrôler les autres, dans ce cas-là.

Lâcher prise et valeurs

Pour le lâcher prise, j’y gagne personnellement à me dire « OK, je choisis de l’intégrer dans mon rectangle d’acceptation ce qui, pour les autres paraît naturel, acceptable, pleinement normal. Je dirais même jugé en bien. Et je peux faire ça dans la mesure où ça ne s’oppose pas à mes valeurs ».

Le lâcher prise n’a pas sa place quand on s’oppose à ses propres valeurs. Par contre, quand ce n’est pas le cas, il est tout à fait opportun d’entrer dans le lâcher prise.

Je prends conscience d’appuyer sur l’accélérateur de l’acceptation en me disant « j’adopte le comportement, la parole ou la situation et l’intègre dans mon cadre d’acceptation ». D’ailleurs, il est une bonne nouvelle à entendre ; le rectangle d’acceptation est tellement souple qu’il est possible de l’agrandir au fil du temps. Les capacités d’acceptation que vous aviez jusqu’à ce jour ne sont pas forcément celles que vous aurez demain, la semaine prochaine et dans trois ans. Vous pouvez choisir d’étendre votre rectangle l’acceptation pour y inclure des choses qui étaient difficiles à accepter et qui ont toutes leurs raisons d’y être. 

Adopter de nouvelles acceptations

Je voudrais terminer sur cet aspect. Pourquoi certaines acceptations ont toutes les raisons de se retrouver dans votre rectangle symbolique ? Parce que lâcher prise est un cadeau que l’on se fait à soi-même. Quand la difficulté de la situation se place entre soi et l’autre, c’est-à-dire qu’il y a un obstacle relationnel, le lâcher prise a toute sa raison d’être. Quand on se dit « finalement, je veux donner la priorité à la relation et enlever les événements (chose) qui se mettent entre les êtres en relation. Ce qui prime, c’est la relation ».

Faire primer la relation

J’aimerais que ce qui prime toujours soit la relation. « Je t’aime tellement que l’obstacle qui est entre nous passera au second plan. On va l’enlever de là pour donner la priorité à la relation. Ensuite, on verra ce que l’on fait de l’obstacle en question ».

Lâcher prise est un bénéfice considérable pour la personne qui lâche prise dans la mesure où elle prend conscience qu’elle valorise la relation. Elle se rend compte que la relation est prioritaire. C’est le toi et le moi qui comptent le plus. C’est peut-être également le moi et le toi. Choisissez l’ordre que vous voulez. On peut être égocentré·e ou exocentré·e, sans que ça ne pose problème. L’important est que ce soit le nous, notre relation, notre amour, notre amitié, notre copinage et tout ce que vous voulez (sans jamais que ce soit la chose) qui prime sur ce qui s’est passé. 

Et vive la relation

La plupart du temps, quand on n’arrive pas à lâcher prise, c’est parce qu’on a voulu que la situation soit contrôlée et qu’elle prime sur la relation. « J‘aurais voulu que les choses se passent comme ça, même si, à la rigueur, ça te dérange » pense-t-on. « J’aurais voulu que tu aies tel comportement, même si la relation est abîmée. Ce qui compte, c’est que je (te) pilote ». Le lâcher prise abandonne cette idée-là au bénéfice de la relation.

Dans mon expérience personnelle, le fait de chercher à mettre la relation en priorité m’a beaucoup aidé, tant pour mes enfants, que pour ma relation conjugale ou amicale. C’est peut-être une manière de considérer que c’est une valeur immatérielle considérable et irremplaçable que d’être en relation avec les autres. À ce sujet, je pense à une chanson de Calogero qui dit « On est riche que de ses amis ». Je la personnaliserais en disant « on est riche que de ses relations ».

Retour à l’entrainement

Je voudrais terminer avec ce que j’ai initié au tout début de cet article ; l’entraînement est prépondérant pour instaurer le lâcher prise. À vous de choisir ce que vous voulez pour commencer à vous entraîner au lâcher prise. 

Certaines personnes que je connaisse savent que je possède deux montres. L’une d’entre elle est une montre numérique et l’autre est mécanique. Cette dernière fait tic-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac… Et ce qui est étonnant, c’est que l’on sait que Pascal a horreur des bruits parasites ! Or, une des raisons pour laquelle j’ai acheté cette montre qui fait tic-tac, c’est, non seulement, parce qu’elle me plaisait, bien évidemment, mais parce que j’ai choisi d’utiliser cet outil pour apprendre à lâcher prise. 

Je ne voulais pas que le tic-tac d’une montre détermine mon état d’esprit. Je ne voulais pas que ce soit elle qui décide si je me sentais bien ou pas. Finalement, cette montre sert d’illustration de ma capacité à me dire « Pascal, laisse les événements se poursuivre. Accepte qu’ils se déroulent ainsi ».

j'ai raison dans mon ressenti

Mes amis à l’épreuve

À présent, c’est moi qui souris quand je suis en voiture avec quelqu’un, et que mon passager me dit « Dis donc, j’entends ta montre. Elle fait beaucoup de bruit ! ». Ce qui me fait sourire, c’est que je ne l’entends plus. Il est très rare que je sois capable de percevoir son tic-tac. Pourquoi ? Parce que j’ai pris soin d’utiliser cette montre pour m’entraîner, lâcher prise.

D’ailleurs, quand j’enregistre un Podcasts, comme je le fais, actuellement, je place ma montre dans le tiroir sans quoi vous l’entendriez dans le micro.

Quel sera votre support d’entrainement ? 

J’ai choisi une montre et son tic-tac. Pour vous, choisissez l’outil que vous voulez pour vous entraîner à lâcher prise. Et puis, quand vous avez découvert que vous avez gagné du terrain dans ce domaine-là, utilisez un deuxième moyen pour vous entraîner, puis un troisième. Vous verrez que l’entraînement vous permettra de remporter des victoires à des endroits où vous n’imaginez même pas qu’il vous eut été possible de lâcher prise.

Lâcher prise est le résultat d’un entraînement. Alors, c’est parti, on se met à l’entraînement, on lâche prise et progressivement on se réjouit des victoires qui se cumulent avec le temps. Et dans quelques années, vous pourrez vous retourner en vous disant « génial, vraiment ! Ça me m’était la pression. Je ne supportais pas ça, et je vois combien les choses ont changé ».

J’en profite pour vous inviter à partager votre expérience dans les commentaires de cet article. Dites-moi ce que vous avez vécu et qui résonne avec le choix de pratiquer un entraînement. Si c’est le cas, partagez-le, proposez des astuces et, bien entendu, aller lire l’article que Valérie Léman a publié dans le cadre de cet événement. Ce sera un moyen pour vous de continuer à vous enrichir pour installer un véritable lâcher prise et Vivre Heureux.

Avant de quitter cet article, téléchargez le livre que je vous offre « J’ai attrapé le virus du bonheur, trois remèdes efficaces pour ne pas en guérir ».

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye. 

8 commentaires

  1. J’avais besoin d’entendre cela même si je savais que c’est une question d’acceptation. La résistance est la pire chose mais aussi un réflexe humain instinctif. Merci pour cette éclairage sur la bonne façon de lâcher prise.

  2. En effet, la résistance est un réflexe humain en relation avec la peur.
    En prendre connaissance est indispensable avant de passer à « c’est comme ça, j’accepte », mon mentra recommandé.

  3. Toujours très intéressant d’écouter un podcast de Pascal, ce site est merveilleux.

    Effectivement, le lâcher-prise ne s’acquière pas du jour au lendemain, et cela peut paraitre un peu difficile de penser que l’on laisse tout couler aux autres, mais en fait, c’est vraiment un cadeau que l’on se fait à soi !

    Autour de nous, les personnes peuvent penser qu’on leur fiche la paix, ou que l’on entre dans le « j’men foutisme », mais en faite pas du tout, c’et une bénédiction que l’on se fit.

    Merci pour ce joli podcast.

    1. Marie, je retiens « c’est une bénédiction que l’on se fait ». Merci pour ton partage.

  4. Merci pour ton podcast 😉 Parmi tous tes excellents conseils, je retiens que limiter la projection favorise l’acceptation !!!

    1. Yep 😉 Je t’encourage à vivre cette prise de conscience dans des actions quotidiennes.
      Merci pour ton commentaire, Sébastien.

  5. Très intéressant de comprendre les mécanismes qui nourrissent notre charge mentale (notamment ce besoin irrépressible de tout contrôler que je connais bien).
    Je comprends en te lisant que la clé réside dans l’acceptation que certaines choses sont comme ça et que nous n’y avons pas de prise.
    Ma technique à moi c’est l’écriture, d’ailleurs j’ai participé au même carnaval d’articles que toi.
    Au plaisir,
    Noucia

    1. Merci Noucia,
      J’irai lire ton post.
      Comme tu mentionnes l’écriture, je jubile. Tous ceux que j’accompagne savent combien je tiens au Cahier de Vie sur lequel j’invite à pratiquer l’écriture. Régulièrement pratiquée, l’écriture intime invite « naturellement » au lâcher prise.
      Continue

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