Pensez qui vous voulez être (suite)

Pensez qui vous voulez être (suite)

Sans utiliser votre esprit d’analyse

Avec ce nouvel épisode «Pensez qui vous voulez être», nous continuons à avancer sur la construction de la personne que vous voulez être. 

Nous sommes bien plus qu’un cerveau

« Penser à qui vous voulez être» se veut dépasser la simple sphère cognitive. Raisonner est intéressant, mais ce n’est pas uniquement ce que je voudrais vous proposer. 

Je tiens à aller plus loin pour centrer notre attention sur autre chose que le seul usage cognitif, l’analyse ou la réflexion. Ainsi, que je veux que nous parvenions à nous ancrer dans un vécu, un réel quotidien, une manière de créer des habitudes et un fonctionnement nouveau. Cela entraînera des effets considérables. C’est ainsi que s’amorce et s’instaure le changement. 

Comme vous avez appris à marcher

Je peux prendre un exemple. Je le ferai avec une expérience connue de tous ; la marche. Notre apprentissage de la marche ne s’est pas fait suite à une réflexion d’enfants dans laquelle nous nous sommes dit « je voudrais arriver à marcher un jour ». Nous avons profondément aspiré à marcher parce que d’autres marchaient autour de nous. 

Si un humain vivait entouré d’êtres rampants ou marchants à quatre pattes, il y a de grandes chances (ou risques 🙂 qu’il se déplace comme eux ! Au pire, la marche sur deux pieds se produirait par accident, suite à une expérience involontaire, tout au plus.  

apprendre à marcher

En réalité, ce qui attire un humain vers la maîtrise de la marche trouve ses racines dans ce que l’on appelle la comparaison ascendante. « S’il le fait, je peux être capable de le faire, parce que j’y vois un bénéfice. Constatant qu’il/elle se déplace plus vite, parcourt la même distance avec un moindre effort… je veux faire comme lui/elle…». 

L’éloge du mimétisme 

Il importe d’intégrer la dimension du fantasme qui nous attire. C’est, entre autres, grâce à lui que vient l’envie d’apprendre, aidé par la comparaison ascendante. On peut associer à cela le mimétisme, une volonté de faire comme. Il est possible de faire comme, sans chercher à penser ou à réfléchir. Il n’est nul besoin de faire preuve d’une cognition raisonnable. Inutile de se dire, « je prendrai un papier et un crayon pour apprendre à faire comme ». 

Pour ce faire, il suffit de mettre l’action en place, de la faire se rapprocher le plus possible de ce que quelqu’un qui l’avait mise en place, et qui semble la maîtriser l’a fait. Grâce à cela, on peut l’inscrire dans une habitude de vie et, a fortiori, dans son identité. 

LIRE : Du bon usage de la comparaison ascendante par Sylvaine Pascual du blog Ithaque Coaching.

La critique du mimétisme

Certaines personnes sont très réticentes, avec le respect que j’évoque en matière de développement personnel. Elles estiment que le fait de s’inscrire dans une démarche consistant à vouloir faire comme est une forme de mensonge. C’est tout à fait juste quand on le fait dans le sens identitaire alors qu’on ne partage pas vraiment les valeurs de celui qui agit ainsi. On se ment alors à soi-même. On joue, on ment valorisant le fake.

Cette manière de voir les choses comporte une part de vérité. Si vous faites comme avec l’intention de tricher, pour chercher à faire croire que, votre démarche est alors exempte de vérité. Par contre, si votre motivation vous inscrit dans un mimétisme qui a l’intention de profiter de l’enrichissement de fond, tout va bien. C’est que vous voulez que cette nouvelle réalité soit incarnée en vous, vous ne mentez donc à personne. 

Le mimétisme dans le sport

Par conséquent, ce mimétisme est tout à fait fondé. C’est exactement ce que l’on apprend quand on veut pratiquer un sport ou développer des acuités particulières dans un domaine dans lequel on se sent faible. Indépendamment de notre manière de penser, on adaptera des attitudes et des gestes correspondant à ce qui nous est apparu comme des opportunités pour acquérir de nouvelles compétences ou de nouveaux savoir-faire.

Une affaire de court

Il y a quelques semaines, j’accompagnais avec une femme. Nous partagions ce genre d’analyse. Et, afin de lui permettre de mieux comprendre le processus, je fondai mon propos sur un exemple que je prendrai maintenant. 

close up photo of person holding tennis racket and ball
Photo by Gonzalo Facello on Pexels.com

Un joueur de tennis se rendait compte qu’il avait des faiblesses dans son service. Le nombre de secondes balles augmentait sensiblement. De plus, le nombre d’aces était également en baisse. Il était bien temps d’amener des correctifs à son service. Son coach lui proposa donc une autre approche.  

Approche n°1 – cognitive, analytique

Ce dernier aurait pu lui dire « j’aimerais que tu penses ton service autrement. Que tu le visualises d’une manière… » en poursuivant avec une approche cognitive. Du coup, une fois que le joueur serait prêt à adopter une nouvelle manière de penser, et de croire, son service changerait.

Approche n°2 – immersive active

Il aurait pu également adopter une autre approche. Celle-ci serait fondée sur une technique disant « fais-moi confiance. Adopte tels gestes, et pose-toi de cette manière-là. Enclenche avec telle posture. Ensuite, prends ta raquette ainsi, en tendant ton bras plus haut, plus loin, plus bas ou plus fort. Détends ton poignet de cette manière-ci. Et j’ajoute que je te demande de ne pas penser à ton geste, de ne pas y réfléchir en termes d’analyse. Sois présent dans celui-ci, entièrement installé dans la profondeur de ton action et je t’assure qu’en appliquant cela, nous améliorerons ton service ». 

C’est une option qui peut produire du résultat, et qui, je vous l’assure, en produira, généralement plus vite. Bien entendu, le résultat est conditionné à la confiance accordée par le joueur.

Approche n°3 – La combinaison cognitivo-immersive

Il existe une troisième option. Elle consiste à conjuguer les deux approches que nous venons d’aborder. En ce sens, le coach adopterait une approche cognitive (celle que nous avons développée ces dernières semaines). Il le fit en utilisant les vidéos, les ralentis, les analyses détaillées de chaque mouvement à des changements de comportement et d’état d’esprit

Il chercha à comprendre ce qui se passait dans la tête de son joueur et ce qu’il ressentait dans son corps et ses émotions au moment de ses services. En même temps, il croisa cette première approche avec une invitation à faire lui confiance. Il demanda au joueur d’appliquer et de répéter les mouvements. « Place ton poignet comme ceci, mais ton épaule comme cela, concentre ton énergie sur telle zone musculaire, etc. »

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La conjugaison de ces deux approches produisit davantage de fruits que ne l’aurait fait une seule de ces méthodes.

Plébiscitez l’approche n°3

C’est là que je vous invite à aller, finalement. Conjuguons les deux approches. 

Jusqu’à ce jour, nous nous sommes arrêtés sur l’approche cognitive qui intègre l’analyse, la prise de conscience et la capture des pensées. La semaine dernière, vous avez vu que nous avons commencé à entrer dans l’action avec une mise en œuvre de nouveaux comportements.

Aujourd’hui, inscrivez la mise en œuvre de nouveaux comportements, non, en déconnectant complètement la cognition, puisqu’il est question de croiser les deux forces ensemble, mais en mettant davantage l’accent sur un changement de comportement que sur un changement de pensées. Je vous invite à cela parce que je suis convaincu que ça vous conduira à un changement de pensées, et donc, à des changements émotionnels.

Si vous voulez tenez à vous inscrire en la personne que voulez être, continuez à le faire « en sortant de votre tête ». Incarnez-là, vivez-là en étant présent à la personne, que vous voulez être en adoptant la manière de faire correspondante ici et maintenant. N’attendez pas plus longtemps pour vous y mettre. N’attendez pas de le sentir. Surtout, n’attendez plus le bon moment. Le meilleur moment pour vous y mettre est maintenant.  

L’amour sans émotion existe

Je profite de ce que je viens de développer pour revenir sur la dimension de l’amour. Si je parle de « revenir », c’est parce que j’en ai parlé plusieurs fois. Quand vous vous aimez, vous ne ressentez pas d’émotion envers vous-même. Vous n’avez pas envie de vous prendre dans vos bras et de vous dire « je m’aime » ni de vous embrasser !

Vous ne sentez pas de chaleur intérieure, quand vous vous voyez. Par contre, le fait de manger, de vous brosser les dents, de vous coucher, quand vous êtes fatigués et de prendre soin de vous est attaché à de l’amour. Les choix qui vous ont conduit à pratiquer un sport ou à choisir un métier qui vous plaît dans lequel vous pouvez, vous épanouir, sont des signes d’amour pour vous-même. 

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Se raser, c'est s'aimer
Photo by cottonbro studio on Pexels.com

«Enrique Burunat, chercheur du département de physiologie de l’université de psychologie de La Laguna, Espagne, est de ceux qui réfutent la classification de l’amour en tant qu’émotion, y voyant une mauvaise et funeste interprétation.

Selon lui, cette erreur, consolidée et diffusée par la science, aurait plusieurs causes dont celles liées à l’influence la psychanalyse : la sous-estimation de la relation amour-sexualité, la reconnaissance de la supériorité de la volonté sur l’amour, l’éloge de l’engagement comme moyen de prolonger une relation conjugale une fois la passion consumée et la croyance que l’amour ne dure pas plus qu’il est nécessaire pour la protection de la descendance. Pour Burunat, ces fausses idées sur l’amour seraient extraordinairement graves et susceptibles de causer de grandes souffrances, voire dans certains cas la mort».  Source : Sphères)

Dans cette même dynamique, le fait de mettre en action des choix matérialisés par des actes permet de montrer que vous voulez réellement changer. En même temps, dans le droit fil de ce que je viens de partager avec vous, cela montre que vous vous aimez.

Il est temps de passer à l’action 

À présent, je partagerai avec vous deux actions que vous pouvez mettre en place pour construire qui vous voulez être, en plus de le penser. Ainsi, vous l’incarnerez plus aisément. 

A. Qui vit ce que vous voulez vivre ? 

Interrogez-vous sur les personnes qui vous entourent et qui vivent ce que vous voulez vivre. Vous voyez que je mets simultanément les deux pieds dans la comparaison ascendante et le mimétisme

Ainsi, identifiez des personnes qui vivent ce que vous voulez vivre. Même si ces personnes vous sont réellement inconnues. Fondez-vous sur ce que vous voyez de leurs actions, ce qu’elles manifestent, les choix qui ont été faits et qui correspondent à ce que vous voudriez vivre. Il n’est pas question de chercher le contact avec elle pour enquêter sur leurs valeurs ou les mobiles dirigeant leurs actions. 

Vous savez qu’une valeur ou une croyance peut manifester des pensées, des émotions et des actions, très variées ! D’ailleurs, si l’on demande à une assemblée de 100 personnes, quelles sont celles qui ont inscrit l’honnêteté dans leurs valeurs identitaires, on découvrira une nuée de mains. Mais à quoi ressemblera l’honnêteté dans la vie de ces 100 personnes ?

Certains diront : « ah, tu m’as floué ! Je pensais que tu étais honnête » et l’autre de répondre. « tu rigoles ! J’ai été honnête ». Ce à quoi le précédent dira « tu plaisantes, pour moi, quand on est honnête, on agit comme ceci… ». Et l’autre de compléter « ah, non ! Si tu fais ça, ce n’est pas honnête, pour moi… ».

Finalement, avec la même valeur ou la même croyance, on peut récolter différentes manifestations. Conscient de cela, indépendamment de la croyance et des valeurs des personnes qui manifestent ce que vous voulez, vivre, attachez-vous à ce qu’elles vivent, point barre. Votre lecture sera uniquement attachée à l’apparence.

Les yeux ne voient qu’en surface, et c’est bien suffisant

Je trouve assez édifiant de se souvenir que les humains n’ont pas les outils pour connaître les réels mobiles qui motivent les personnes. Et ce n’est pas parce que les personnes nous disent partager leurs réels mobiles que c’est effectivement le cas. Nous nous sommes contraints de nous limiter à une observation de résultats, de manifestations. Je vois que telle personne manifeste ceci ou cela. Je m’intéresserai donc à sa manière de manifester ce qui me captive et veut voir se manifester chez moi.

Choisissez vos pôles d’attraction

Ainsi, si quelqu’un fait preuve de bienveillance, de bonté ou de générosité, d’écoute, de patience, et que j’aspire à tout cela, il pourrait me servir de pôle d’attraction. 

Si je veux faire montre de patience, je me rapprocherai de personnes qui manifestent cette vertu, comme je voudrais qu’elle le soit. Je chercherai à comprendre ce que cela me procure, comment la personne qui la manifeste s’y prend. Je prêterai attention également à la manière dont réagissent les personnes je manifeste de l’impatience ou un certain agacement. Ainsi, je pourrai voir comment la personne qui fait montre de patience gère des situations rapprochant. J’observerai ses relations aux autres. Cela me permettra de faire mon shopping chez cette personne pour appliquer des actions identiques à celles qu’elle a mises en œuvre. Prenons un exemple

Exemple en action : la patience

Un de vos collègues aurait dû rendre son dossier à une date donnée. Vous constatez qu’il a une bonne quinzaine de jours de retard. Il se dirige vers votre responsable et lui dit « voilà, je suis encore à la bourre. Je sais avoir déjà 15 jours de retard… ». 

Si votre responsable est capable de patience, de bienveillance et d’attention envers cette personne, prenez note. Quand je dis cela, je vous invite à ne pas vous contenter d’être témoin oculaire ou auditif de l’événement. Prenez de quoi écrire pour noter ce qu’il répond :

  1. Repérez ce qu’il dit. 
  2. Identifiez son temps de réponse, 
  3. Notez le choix des mots 
  4. et tout ce qui ne vous viendrait pas naturellement à l’esprit dans une situation similaire.
  5. Cherchez ensuite à reproduire, sans que ce soit in extenso, en prêtant attention au fond comme à la forme de la démarche. 

Supposons que le responsable lui demande : « comment se fait-il que tu aies 15 jours de retard et que tu viennes encore expliquer que tu as besoin de plus de temps ?».

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Tiens, sur votre cahier, vous pourriez notez que : 

  1. Vous avez repéré que votre responsable a posé une question. 
  2. Vous pouvez percevoir que, dans sa question, il place la responsabilité chez l’autre.
  3. Il ne pète pas de câble en sortant de ses gonds. 

Vous voyez qu’il est déjà possible d’observer, de prendre note et de grandir à partir d’un événement observé ? 

B. Lire tout ce qui se lit

Ici, il s’agit de lire des articles, des livres, des podcasts, de regarder des émissions, de regarder des conférences, de vous inscrire à des formations qui correspondent à des choses que vous voulez vivre. 

J’ai presque envie de vous dire de lire tout ce qui s’écrit sur le domaine. Vous voulez être un roi de la patience ? (pour conserver cet exemple), alors : 

lisez des livres de Sagesse et sur la patience. 

lire tout ce qui s'écrit sur un sujet
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Lisez également les biographies de personnes installées dans des situations difficiles et pénibles qui ont impacté par des restrictions de liberté sans qu’elles se sentent privées de leurs aptitudes à la patience. Je pense à Nelson Mandela, Martin Luther King, le Mahatma, Gandhi, mère Thérésa, etc. 

Ayant lu la biographie de Barack Obama, on pourrait également s’enrichir de son expérience. Par moment, il parle de sa grand-mère, comme d’une référence, comme d’un mentor de sagesse.

C. Pratiquez tout ce qui se pratique

En plus de lire tout ce qui est écrit sur le sujet, vous pouvez pratiquer tout ce qui se fait, et qui est conseillé dans les lectures que vous avez achevées. Faites-le en observant les effets de votre pratique.

Ce n’est pas parce que vous êtes mal à l’aise pendant votre pratique que vous devriez cesser de lire. Suspendez votre pratique uniquement si ce que vous faites ne produit pas les résultats escomptés. Et encore !  

Avant de cesser de pratiquer ce que vous avez entamé, interrogez-vous pour savoir si l’absence de résultats escomptés est relative à une pratique inadaptée. Projetez-vous vers une nouvelle manière de les pratiquer pour voir si les résultats s’en trouvent impactés. 

Bien entendu, avant d’abandonner une pratique, changez les curseurs pour mesurer les différences relatives à ces modifications. Ainsi, vous pourrez vérifier que l’inadéquation avec ce que vous attendez n’est pas liée uniquement à la manière de le pratiquer. Il peut y avoir une relation avec le moment de la pratique, avec le lieu où les personnes avec lesquelles vous pratiquez. C’est ce qu’on appelle l’intelligence. C’est la capacité d’adapter son comportement, au fil des situations, des événements et de l’environnement.

La véritable intelligence

Ne confondons pas l’intelligence avec la connaissance. C’est une erreur que nous faisons trop fréquemment. Nous nous disons « vu tout ce qu’il connaît, il est très intelligent ». Non ! Il peut en connaître énormément et être très idiot. De même, il peut en connaître très peu et être très intelligent

En effet, étant donné que l’intelligence est la capacité à appliquer ce que l’on a appris en s’adaptant à une situation à priori non connue. Même si l’on n’en connaît très peu, et qu’on applique très très bien cette connaissance, on est intelligent. Si l’on en connaît beaucoup, et qu’on l’applique très très mal, on est très cultivé, mais très peu intelligent.

Laissez-moi vous mettre en garde

Je voudrais poursuivre avec une mise en garde : lisez, écouterez et visionnerez ce que plusieurs personnes on écrit ou publié. 

Première mise en garde : Imprégnez-vous le plus vite possible de ce qui a été produit et mis en place. J’insiste bien sur « le plus vite possible ». Ainsi, vous appliquerez au quotidien, ce que vous avez appris et découvert de manière à l’éprouver, à l’adapter, à le modifier en jouant sur les curseurs évoqués plus haut. 

Seconde mise en garde : Mais attention, attention, attention. Vous avez noté que j’ai dit trois fois «attention». Selon la méthode Heureux, au présent, il m’en reste alors deux : attention, attention, s’il vous plaît. Ne cherchez jamais à être celui ou celle que vous lisez ou imitez. 

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La clairvoyance de l’enfance est à conserver 

Quand vous étiez enfants et désireux d’apprendre à marcher, vous ne cherchiez pas à devenir votre maman ou votre papa. Vous vouliez marcher comme eux. De la même manière, quand vous êtes dans le mimétisme ou la comparaison ascendante, qu’il s’agisse d’un auteur, d’une personnalité, d’un mentor ou d’un coach, apprenez de lui sans chercher à être lui. Ce qui est le plus important, c’est que vous construisez votre identité.

Soyez vous-même dans le mimétisme

J’ai besoin que vous soyez vous-même. Vous avez besoin d’être vous. Ne cherchez donc jamais à tenter de ressembler à quelqu’un en terme identitaire. Imitez à la manière de faire, de maîtriser, de fonctionner et de travailler, mais jamais l’être

Par ailleurs, c’est utopique de chercher à imiter l’être parce que vous serez toujours vous. Il n’existe aucun moyen pour que vous soyez quelqu’un d’autre que vous. Par conséquent, ce serait une manière de semer de la frustration et la déception que d’aspirer à être quelqu’un d’autre. D’ailleurs, ce serait irrationnel. 

Enfin, ce serait une manière de signer pour une destruction de soi-même. Or, mon intérêt de coach-thérapeute est que vous vous développiez vous-même, que vous soyez vous. D’ailleurs, le slogan de Heureux, au présent le manifeste quand je dis, « vivez votre vie en mieux ». 

Il n’est pas question de vivre ma vie ou celle de quelqu’un d’autre. C’est votre vie seule qui compte. Ne démissionnez pas de votre vie. Investissez en elle. Dès lors, dans votre démarche de mimétisme ou de comparaison ascendante, intégrez ces éléments pour améliorer votre propre vie et vivre votre vie autrement. Jamais pour vivre la vie de quelqu’un d’autre.

Le ravitaillement 

Pour vous permettre de mieux comprendre ce que je tiens à partager avec vous, je prendrai l’image du carburant. Allez chercher votre carburant à la même pompe que celui ou celle que vous lisez, que vous observez, et dont vous vous inspirez. Cette personne qui vous incite à penser « je voudrais avoir la capacité à faire et à manifester les choses comme elle ». En même temps, faites-le, tout en sachant que vous n’êtes pas le même véhicule que cette personne-là

Si vous voulez être un père attentif, allez vous ravitailler à la pompe de ceux qui sont des pères attentifs. Si vous voulez être un excellent commercial, faites la même chose en allant puiser à la pompe de ceux qui font partie des meilleurs commerciaux du domaine que vous connaissez. 

Vous voulez avoir l’esprit plus ouvert ? Fréquentez des gens qui ont l’esprit ouvert. Et pensez à emporter votre écharpe pour ne pas souffrir des courants d’air, parce que ça risque d’envoyer ! Mais sachez que vous irez à la même pompe, sans jamais être celui qui a l’esprit ouvert dont vous vous inspirez. Supposons que vous vouliez avoir une plus grande culture générale, faites cette même démarche, en faisant, comme ceux qui ont acquis une plus grande culture générale en partant d’assez bas.

Comme vous le voyez, ce podcast tout entier est un grand exercice. Alors, avant de vous retrouver la semaine prochaine pour la suite, je vous propose de mettre véritablement en action l’exercice aujourd’hui. Commencez ainsi à constater que vous changez. 

Attention, ne misez pas uniquement sur le résultat. Souvenez-vous que le bonheur est à vivre sur le chemin. À chaque fois, vous mettez quelque chose en œuvre, réjouissez-vous de la mise en œuvre, indépendamment du résultat. Constatez ainsi que vous changez puisque vous mettez en œuvre quelque chose que vous aviez négligé jusqu’alors. Ainsi, réjouissez-vous de la mise en œuvre, indépendamment du résultat qui ne sera que la conséquence de cette mise en œuvre répétée.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye. 

6 commentaires

    1. Qu’est-ce qui t’inspire et te motive le plus dans cet article ?

    1. Je suis ravi pour toi. Rendez-vous pour la suite 😉

  1. Suite à la lecture de ton article, je me rends compte que depuis quelques années j’ai pris beaucoup d’actions que tu apparentes à de l’amour de soi (changement de boulot, suppression des activités qui ne me plaisent pas vraiment que je faisais par automatisme…) et beaucoup de choses ont changé autour de moi. Reste à élargir mes relations à des personnes qui ont la même aspiration que moi au niveau professionnel pour me booster par mimétisme 😊

    1. Yes, Virginie. Avance dans cette voie. Veille toutefois à garder des relations avec des personnes qui ne voient pas les choses comme toi. Leur rôle est très utile pour conserver de la vigilance.
      Pour pratiquer le mimétisme, nous avons besoin de deux ou trois personnes. Ça suffit largement.
      Bonne route

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