Virez les cons qui vous entourent

virez les cons

Un tri à double tranchant

J’aurais pu choisir le titre de ce rendez-vous pour déclencher une polémique pourtant, je vous assure que ce n’est pas mon objectif. «Virez les cons qui vous entourent» est vraiment voulu dans le but de travailler dans une direction qui vous permet de créer votre bonheur. Et pour être vraiment honnêtes, entre nous, beaucoup reconnaissent fréquenter des cons.

La plupart du temps, on a la volonté d’être politiquement correct. Comme je vous propose d’être vrai, de ne pas vous mentir à vous-même en regardant les choses comme elles sont, ayons le courage d’appeler un chat un chat est un con un con !

Peut-être qu’en fonction de votre éducation et de votre sensibilité, vous n’employez pas ce terme. D’autres mots seraient plus appropriés compte tenu de votre profil. Ceux qui me connaissent savent que je n’utilise pas ce genre de mots. C’est vraiment très rare de m’entendre parler de cette manière-là, mais j’ai choisi de le faire aujourd’hui pour être certain d’être compris par tout le monde. 

Les conséquences à fréquenter des cons ? 

Je ne définirai pas ce qu’est un con, mais je listerai des conséquences qui sont des effets liés à la présence ou à la fréquentation de ce genre de personnes ainsi qualifiées.

1. Les regrets

Avec ces personnes-là, nous avons l’impression de faire des choix que nous avons tendance à regretter. Dans le flot du moment, de la soirée, de la sortie au boulot, on se retrouve dans la masse puis, on se retrouve seul en réalisant que certains choix n’étaient pas fut-fut. 

2. Subir au lieu de choisir

On a aussi, avec ces personnes, l’impression de subir quelque chose. Sur le plan rationnel, c’est faux, mais c’est véritablement une impression que l’on peut avoir. On réalise que l’on a ri à une blague, acquiescé à un choix ou à une action, mais à vrai dire on réalise que l’on a été véritablement influencé. Vous vous rendez compte que si vous aviez été seul, vous ne l’auriez pas fait. C’est ce qui nourrit le regret dont nous avons parlé à l’instant.

3. Tourner le dos à soi-même

Une autre voie de conséquences est que l’on se retrouve à l’opposé de ce que l’on appelle la congruence. C’est-à-dire que s’installe une distance entre l’identité profonde de soi-même et ce que l’on a manifesté de soi. Par conséquent, on est dans un écart qui est de l’ordre (toutes proportions gardées) avec une forme de schizophrénie. On a coupé avec une partie de soi pour faire quelque chose qui ne nous ressemble pas. 

4. L’impression de perdre son temps

On peut également identifier, parmi les conséquences, l’impression de perdre son temps. On devient alors conscient de passer du temps à faire une chose qui a servi à brasser du vent sans produire de résultat bénéfique.

5. Appauvrissement personnel

Cela introduit le point suivant qui est une impression de s’appauvrir. On prend alors conscience de ne pas savoir avancer sur le plan intellectuel, sur le plan financier, humain, sur la découverte de soi et de l’autre… par conséquent, on est dans une phase dans laquelle on pourrait ne pas se reconnaître.

Virez les cons qui vous entourent

Quand on prend conscience des quatre conséquences mentionnées plus haut, on pourrait avoir tendance, comme le font certaines personnes et comme le sujet le titre de ce rendez-vous l’évoque, de virer tous les cons qui nous entourent. On pourrait avoir cette tendance sans se rendre compte qu’en fait, si l’on fait le travail sérieux de virer les cons qui nous entourent, on risque de se virer soi-même ! 

Êtes-vous con, vous aussi ? 

On fait également partie de ces gens qui ne sont pas congruents avec eux-mêmes !  Ceux qui font des choses dans lesquelles ils perdent leur temps. Nous sommes aussi ces personnes faisant des choix qui nous appauvrissent sur le plan intellectuel, financier, etc. ! Nous pouvons avoir l’impression de subir nos propres choix au point de les regretter.

Finalement, tous les éléments que j’ai mentionnés à l’instant et qui nous aident à identifier les conséquences d’attitudes et de choix faits avec des personnes qui nous ont influencées ou pour lesquelles on s’est laissé influencer nous permettent de nous rendre compte que nous sommes aussi de ce même profil. Nous fonctionnons comme eux, il nous arrive d’être des cons.

Si vous écoutez Heureux au présent depuis plusieurs années, vous avez compris que l’on n’est pas ce que l’on fait. Il peut donc y avoir un fossé entre une action, une attitude, voire une attitude répétée, et une réalité d’être. 

Il me vient l’exemple d’un homme qui fait rire la galerie, capable de beaucoup d’humour. Et quand il arrive chez lui, il se retrouve face à un homme très malheureux qu’il est lui-même. Il fait rire pour tenter d’exister aux yeux des autres, mais loin du regard des autres, il est en loque.  

Une autre manière de formuler les choses consiste à dire que nous sommes tous cons. De manière plus rationnelle, nous sommes tous porteurs d’actions dommageables conduisant à la connerie. Mieux vaut virer la connerie que de virer les cons ! Quelqu’un de très intelligent peut faire une grosse connerie !

Comment virer la connerie

Comment faire pour virer la connerie ? Comment  réduire le nombre et l’intensité, et par conséquent l’impact, des conneries dans votre vie ?

Etape n°1 : Se tourner vers un soi profond

La première chose qui me vient à l’esprit est d’inciter à se tourner vers soi, ses propres valeurs, ses croyances. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je crois ? Qu’est-ce que je veux ? Où je vais ? Quel est le sens de ma place ici, sur la terre ? Qu’est-ce que je veux vivre et transmettre ? Qu’est-ce que je veux apprendre ? De quoi veux-je me nourrir ? 

Je sais que certaines personnes ont des difficultés à répondre à ces questions. Si c’est votre cas, écoutez le rendez-vous intitulé « l’image de soi ». Faites l’exercice téléchargeable et si vous avez des remarques, des questions des choses qui vous restent difficiles à appliquer, dites-le-moi, car le retour à ses propres valeurs et ses croyances essentielles.

faire le tri des cons

Si vous avez besoin d’aide pour aller plus loin dans la recherche de vos valeurs et de vos croyances, je peux évidemment vous accompagner en vous apportant de l’aide. Sachez qu’en vous centrant sur vous-même, en allant retrouver vos valeurs et vos croyances, vous pouvez faire un réel travail pour diminuer le nombre de conneries de votre vie. 

Cela diminuera le nombre de fois où l’on aura à regretter un choix.

Le nombre de fois on aura l’impression de subir ce que quelqu’un aura fait ou même ce qu’on aura fait soi-même en se disant « purée, j’ai fait ça mais pourquoi ? Je ne me comprends même ! »

Ce sera la même chose pour le nombre de fois où l’on aura l’impression de perdre son temps, de tourner en rond, de marcher pour aller nulle part ou pour aller ailleurs que là où on aurait voulu aller.

La première action à poser est donc bien de se centrer sur soi pour aller identifier ses valeurs et ses croyances. Pour ce rendez-vous, j’ai mis côte à côte les valeurs et les croyances, mais si c’est plus facile pour vous de faire une fusion pour faire l’exercice du jour, faites-le. 

Etape n°2 : Faire correspondre ses valeurs et croyances à ses pensées

Ensuite la deuxième chose que l’on peut faire, pour réduire le nombre de conneries de sa vie, est de faire correspondre ses valeurs et croyances à ses pensées. Il s’agit donc maintenant de veiller à ce qu’il y ait le plus de congruence possible entre ce que l’on croit et ce que l’on pense. C’est-à-dire qu’il n’y a quasiment pas de différence entre les deux. S’il en existait, elles seraient de l’ordre de l’infime et seraient accidentelles. 

Cela implique également d’aller résoudre certaines tensions qui sont présentes entre des valeurs et des pensées. C’est la même chose entre des croyances et des pensées. Si vous vous dites « la santé humaine est une valeur considérable.» Vous avez donc la croyance qu’il est nécessaire de prendre soin de soi et de son corps. Vous aurez, par conséquent, un impact sur vos choix alimentaires, entre autres. Il y aura forcément des cohérences entre vos croyances et vos pensées. Par conséquent, si vous adoptez la croyance que je viens de mentionner, vous veillerez à avoir des choix en cohérence avec ces croyances et ces pensées.

Si vous avez un cahier de vie, prenez le temps d’écrire l’ensemble de vos pensées. Cela vous permettra de l’identifier des éléments de croyances présents dans vos pensées, par exemple. 

Etape n°3 :  Apprendre de vos actions

Centrez son attention sur vos émotions et vos actions. Je rappelle juste la suite logique qui est : CROYANCES > PENSEES > EMOTIONS > ACTIONS. 

Les croyances généreront des pensées. Les pensées généreront des émotions. Les émotions généreront des actions. Par conséquent, si j’ai la pensée que « les hommes et les femmes ont une valeur intrinsèque identique, et que leurs rôles devraient être les mêmes dans la société (à supposer que ce soit une de mes pensées), je veillerai à ce que mes enfants et les employés de ma société aient des rôles et des revenus équivalents sans considération de sexe. » 

De la même manière, si je me rends compte que mes actions génèrent une disparité de traitement entre les hommes et les femmes, je prendrai connaissance du fait que mes pensées sont mises en œuvre dans mes actions. Par conséquent, grâce à mes actions, je découvrirai une pensée que j’avais peut-être ignorée et qui pourrait être que « les hommes et les femmes ne se valent pas ! »

Ce pourrait être l’opportunité de remonter vers mes croyances pour comprendre ce qui fait que j’en suis là.

Ce travail sur moi-même peut m’aider à faire le tri de mes conneries, de mes choix, de ceux qui ne tiennent pas la route et qui méritent d’être corrigés. Ces choix avec lesquels je risquerais de me retrouver à regretter certaines décisions et certaines conséquences de mes décisions. Cette impression d’avoir à subir certaines choses et d’être en manque de congruence, etc.

Un des effets de cette démarche de prise de conscience, comme du phénomène de conséquences vers des actions, est la possibilité de vivre une vie plus en phase. Donc, cela débouchera sur une meilleure estime de soi. 

Si vous voulez être heureux, travaillez à cela. Veillez à instaurer une cohérence entre ce qui se trame au fond de vous-même (vos croyances), vos pensées, vos émotions et vos actions. Du coup, quand une action émergera de vous, vous la verrez en cohérence avec une pensée et une croyance. 

Finalement, vous pourrez vous dire « je suis moi-même ». Cela aura parfois pour conséquence de générer de l’inconfort dans certaines de vos relations. Vous vous sentirez obligé de dire la vérité si, par exemple, une de vos valeurs consistait à ne pas cacher ce que vous pensez. Vous pourrez prendre des gants pour dire ce que vous pensez, mais parfois, même avec des gants, ce ne sera pas forcément accepté ou agréable. Mais vous serez en cohérence. Vous serez peut-être licencié ou rétrogradé, mais vous aurez été cohérent. 

virez les cons en action

Virer les conneries est un choix non sans conséquences 

1) Première conséquence du procédé qui consiste à être en phase avec les racines de soi est l’installation dans la gratitude. On prendra conscience de la beauté de ses valeurs, de ses croyances, de ses pensées, de ses émotions et de ses actions. Vous notez que j’ai inclus les émotions, dans cette notion de beauté et de gratitude. La colère, par exemple, peut-être une émotion véritablement positive quand il s’agit de s’indigner contre une situation qu’on estime être vraiment injuste. C’est bien un exemple aidant pour aider à comprendre la pertinence de la gratitude comme la conséquence d’une réalité d’action en cohérence profonde avec une réalité d’être.

2) Une autre conséquence est qu’il nous sera possible de fréquenter des gens qui font des conneries sans avoir envie de les fuir. Nous pourrons donc fréquenter des cons ! 

À supposer que je n’ai pas encore réussi à faire la dissociation entre la connerie d’une personne et la personne, on se rapprochera de cons sans le devenir soi-même par l’influence. C’est assez intéressant puisque cette donnée est en corrélation avec le rendez-vous qui s’intitule « Qui se ressemble s’assemble » dans lequel je nous encourageais à opter pour « Qui s’assemble se ressemblent ». 

Finalement, on s’inscrira dans une relation à l’autre qui ne nous exposera plus à subir son influence par conséquent, j’aurai tendance à éviter de fréquenter des personnes non fréquentables ! Je cesserai de fuir les cons, les imbéciles, les gens tordus, les gens susceptibles de m’influencer parce que j’aurai pris conscience qu’en étant en congruence, en relation avec mes valeurs, mes croyances, mes pensées, mes émotions et mes actions, je pourrai être en présence de ces personnes-là sans craindre d’être influencé par elles, mais en étant plutôt un influenceur. Il s’agira de fréquenter des personnes sans avoir besoin de les « aseptiser ». Il ou elle est con(ne) ! Ce n’est pas grave parce qu’en fait, je ne suis plus influençable, sachant qui je suis. Je reste en cohérence avec moi-même. C’est dommage pour lui  qu’il soit con, mais je sais que ça n’aura aucun effet dommageable sur moi. 

Remettons les chose dans le bon ordre et les responsabilités sur les bonnes têtes

Le but du jeu n’est donc plus de chercher à virer les cons qui nous entourent, mais de virer l’influence des gens qui nous entoureront et qui nous inciteront à aller à l’encontre de nos propres valeurs, de notre propre identité, de notre propre projet de vie. Du coup, nous devenons plutôt de ces gens qui génèrent de l’influence, qui produisent de la vie et donnent envie aux autres de vivre et de construire. 

Cela permettra de découvrir que le temps qu’ils passent avec nous leur permet de vivre des choses formidables, de vivre des temps profitables. Ils sentiront que  : 

  • notre présence les enrichit au lieu de les appauvrir. 
  • Ils auront également envie d’être davantage congruents en notre présence. 
  • À cela, s’ajoutera la conviction de ne pas nous subir, de rester libre en notre compagnie. 
  • Enfin, ils n’auront pas à regretter leurs choix.

Ce sera pareil dans les deux sens ! Vous saurez que vous êtes plutôt un influenceur, même si vous vous enrichirez également des relations avec les personnes qui vous entoureront. Qu’importe si, parmi elles se trouvent des cons. 

Vous serez de ces gens heureux qui participent à générer du bonheur. D’ailleurs, il me vient deux questions : 

  • Peut-on être véritablement être heureux sans partager du bonheur ? 
  • Peut-on être véritablement heureux sans donner envie, à ceux qui nous entourent, d’être heureux à leur tour ? 

J’en doute vraiment ! 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine, 

Bye-bye ! 

Photo de Andrea Piacquadio provenant de Pexels

4 commentaires

  1. J’adhère totalement ! Effectivement s’entourer des bonnes personnes qui nous permettent d’être la meilleure version de nous-même est primordial à notre bonheur 🙂

    1. Merci Murielle pour votre retour d’expérience. Je vous souhaite alors beaucoup de bonheur

  2. Personnellement, je ne sais pas si c’est des “cons” mais j’essaie d’éviter au maximum les personnes négatives ou toxiques. Je trouve que leur “vibes” déteignent sur moi et mon humeur, du coup, je préfère m’éloigner !

    1. Voilà une action porteuse de bonheur. Les étiqueter comme cons n’est pas essentiel. Par contre, choisir son propre chemin sans leur influence l’est.
      Cela dit, tu as sans doute remarqué qui sont les cons, dans mon propos ! Du coup, soyons prudent.

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