Qui se ressemble s’assemble

Un dicton à mettre sur la touche

Qui se ressemble ça semble est un dicton bien répandu. Il a pour conséquence de nous inciter à s’interroger sur nos fréquentations. D’ailleurs, ce dicton est-il juste ? Quelque part, je dirais « oui » mais pas toujours !

On peut regarder les choses sur différents plans. Si vous avez le sentiment de subir certaines de vos  relations en ce sens que vous avez conscience de ne pas les avoir choisies, que vous avez la tendance naturelle à aller vers les personnes qui vous attirent, qui aiment les mêmes choses que vous, qui sont dans votre milieu spontané, il y a de grandes chances que vous vous retrouviez dans cette réalité du « qui se ressemble s’assemble ».

La vérité de ce dicton

Cette formulation possède une part de réalité. Nous avons tendance à nous installer dans une démarche de sécurisation en nous entourant de personnes qui aiment les mêmes choses que nous.  Ces personnes rient aux mêmes blagues, s’habillent avec les mêmes vêtements que nous, fréquentent les mêmes restaurants, les magasins, les mêmes lieux de loisirs, etc. 

Par conséquent, inscrit dans cette dynamique nous chercherons prioritairement à nous rassurer. Nous veillerons à éviter de nous mettre en danger même si, à vrai dire il n’y a pas de vrai danger. Cela n’empêche, qu’au fond de nous, c’est un petit peu comme ça que nous le voyons. 

Nous sommes donc installés dans une zone de confort, dans un cocon sécurisant dans lequel on sait qu’a priori tout se passera bien. Elle n’exclut pas les moments de prise de tête en cas de désaccord sur un sujet. On est malgré tout convaincu que l’on passera plus facilement par-dessus parce qu’il y a tellement de points communs. 

Le leurre des points communs

Pour mieux visualiser la notion de point commun, je voudrais que vous visualisiez cela comme des connexions. C’est comme s’il y avait 4, 5 ou 6 câbles en vous qui seraient les mêmes que ceux des personnes en face. Du coup, vous pouvez vous brancher à ces 4, 5 ou 6 câbles communs. C’est par eux que passera le courant qui vous relie.

Puisque la connexion passe bien, on mise sur le principe qu’on a écarté le risque d’être abandonné ou rejeté par la où les personnes avec lesquelles tous ces câbles sont communs et nous relient.

De fait, nous nous voyons installés dans cette recherche de confort et d’acceptation du groupe ou de personnes qui nous ressemblent naturellement. Nous aurons parfois des attitudes qui ne nous ressemblent pas, au sein de certains de ces groupes. C’est intéressant parce qu’en fait, elles ne nous ressemblent pas, mais ressemblent à celles du groupe ! 

Prenons un exemple : si vous allez au restaurant régulièrement avec des copains. Vous ne buvez pas d’alcool, mais dans le groupe, vous vous accordez de prendre un petit verre pour faire avec ou faire comme les autres. 

Vous prendrez conscience que vous choisirez parfois de vous mettre en porte-à-faux avec certaines choses qui sont des parts de votre identité personnelle parce que vous le verrez comme moyens de signifier une volonté d’appartenance à un groupe. En conséquence, vous participerez à forcer le « qui se ressemble ça semble ». En effet, il y avait déjà des points en connexion naturelle et vous en rajouterez pour avoir encore plus de volonté d’appartenance, si vous ne prenez pas le temps de réfléchir aux raisons pour lesquelles vous fréquentez ces personnes-là. 

Pourquoi pouvez-vous être riche de points communs avec des personnes de votre famille (votre frère, votre sœur, votre père, votre mère), les considérer comme étant votre famille tout en vous rendant compte que, même si vous vous ressemblez en de nombreux points, il y a bien des choses que vous ne supportez pas de l’un ou de l’autre membre de votre propre famille. Vous réalisez qu’ils peuvent vraiment être différents de vous alors que vous avez de nombreux points en communs ! 

Quittez l’univers du « Qui se ressemble s’assemble »

Qui se ressemble s’assemble peut donc être un naturel qui nous sécurise et nous rassure. Nous l’utilisons pour nous faire du bien et nous encourager, malheureusement parfois, pour dépasser une partie de notre propre identité. Cela dit, cet adage n’est pas la règle. Vous pouvez passer à une autre étape. Pour vous aider à envisager de passer à cette autre manière de voir les relations, je prendrai un exemple de la nature.

Vous avez remarqué que, dans la nature, il y existe ce que l’on appelle des systèmes ou encore des écosystèmes. Je plébiscite considérablement le système. Il s’agit d’un « ensemble organisé de principes qui sont coordonnés de manière à former un tout ». Ses principes coordonnés feront que l’on n’aura pas besoin de se ressembler. Et mieux encore, on aura intérêt à ne pas se ressembler pour s’assembler. On entre donc dans une dynamique complètement différente du « qui se ressemble s’assemble ». On entre dans une dynamique dans laquelle on considère comme bénéfique ce qui profitera aux autres parties prenantes du système. C’est là la force du système. 

La force du système ou écosystème

Pour m’assurer d’être clair, je vais fonctionner par étape de manière à vous aider à bien appréhender cette idée-là, fondamentalement différente du « qui se ressemble s’assemble ». Elle relève davantage du « qui se rassemble s’assemble ». Peut-être même, mieux encore, qui se rassemble s’assemble et se complémente. Je voudrais le développer avec différents exemples afin de vous donner les moyens de comprendre l’enrichissement et le bien-fondé de ce fonctionnement systémique présent autour de nous dans la nature. L’humain a tendance à le délaisser en en supportant malheureusement les inconvénients. 

Qui se rassemble s’assemble

Entrer dans cette dynamique qui consiste à penser que « qui se rassemble s’assemble » invite à se centrer sur soi. Il apparait nécessaire de passer par les phases d’interrogation afin de savoir :

  • Qui je suis ?
  • Où je vais ?
  • Qu’est-ce que je veux vivre ?
  • Quel est mon rôle ?
  • Quelle est ma mission ?

Une fois la réponse donnée à ses questions, je pourrai, non pas chercher des personnes qui voudront vivre la même chose que moi, être identiques à moi, avoir la même mission que la mienne, etc. Sachant que tout cela appartient à « qui se ressemble s’assemble ! ». Pour focaliser notre attention sur « qui se rassemble s’assemble », le travail consistera à chercher des personnes qui ont une identité différente. Nous allons chercher des personnes qui ont un autre projet, une autre vision, une autre sensibilité, des besoins différents des nôtres. Ce sera donc un ensemble de personnes différentes de nous-mêmes qui font que, finalement les 4, 5 ou 6 câbles permettant la connexion relationnelle dont je parlais tout à l’heure n’entreront pas en connexion les uns avec les autres, mais en intervalle de connexion. Pour visualiser ce que je veux dire, vous pouvez prendre vos deux mains et faire se toucher vos quatre doigts. Là, vous serez dans le « qui se ressemble s’assemble », focalisant sur l’importance du courant qui passe. Mais, dans le même temps, vous percevez bien une certaine distance. La zone en interface est faible et le courant peut ne plus passer en cas de friction limitant la connexion de nos doigts.

A présent, regardez vos doigts et faites en sorte qu’ils ne se touchent plus par le bout, mais que chaque doigt vienne s’intercaler entre les autres doigts. La connexion est lié non plus à la mise en phase de points de ressemblance, mais d’interrelation. Vois doigts intercalés les uns par rapport aux autres se trouvent bénéficier d’une plus grande surface de contact. De plus, une de ces conséquences est qu’il sera plus difficile de séparer vos mains l’une de l’autre. 

Illustration par l’image ci-dessous :

illjustration qui se ressemble s'assemble

Exemple de l’agriculture

Si je prends un exemple assez simple pour illustrer ce que je vous explique là, je pourrais me concentrer sur ce que fait l’agriculture actuelle. 

Si un agriculteur décide de semer du maïs, il sait que le maïs va consommer les micronutriments présents dans le sol. Il consommera la silice, les oligo-éléments et minéraux autres présents de sa terre. Supposons que je sois un agriculteur qui ai choisi de produire beaucoup de maïs tous les ans.

La première année, le maïs se nourrira de ces éléments que j’ai mentionnés. Une fois que j’ai enlevé mon maïs et que je l’ai vendu, l’année suivante je préparerai mon terrain pour semer du maïs. Cela signifie que le niveau de richesse de mon terrain qui a permis d’avoir du maïs de qualité la première année diminuera un peu puisque le terrain a donné ce qu’il possédait pour supporter une culture de maïs. L’année suivante, si je remets du maïs, je devrai m’attendre à ce que mon terrain ait moins de ressources pour supporter un maïs auquel il pourra donner toute la richesse de l’année précédente.

L’année d’après, je remettrai du maïs. Une des conséquences est que la richesse de mon sol diminuera encore puisqu’il a déjà donné une partie de ses ressources pour le maïs deux années de suite. Cette année-là donc, j’aurai un maïs d’une qualité moindre que celui des deux années passées. 

Du maïs artificiel

Quelle astuce ont trouver les humains pour pallier ce problème ? Ils ont inventé des engrais chimiques, une manière de nourrir le sol pour qu’il soit en mesure, année après année, de supporter les plantations agricoles en diminuant le risque, voire en l’annulant complétèrent, de la baisse de qualité. Ce qui conduit l’agriculteur à nourrir son sol tous les ans pour que sa culture conserve son niveau de qualité standard. En faisant cela, je m’assure que les années n1, n2 et suivantes garantissent la même qualité de rendement. On pourrait dire que j’ai artificiellement nourri mon maïs. Je pourrais inverser cette réalité en disant que j’ai du « maïs artificiel » !

L’intelligence aurait plutôt voulu que, l’année n, je plante mon maïs. Or, sachant que j’ai demandé à mon sol de supporter le maïs et qu’il allait en puiser sa richesse pour produire une vraie qualité, connaissant les besoins du maïs, l’année suivante, je décide de semer une plante dont les besoins sont vraiment différents de ceux du maïs. Peut-être du blé. Le sol pourra donc commencer à se recharger d’éléments qui feront que le jour où je déciderai de remettre le maïs, il sera en mesure de supporter cette plante en lui redonnant le meilleur.

L’année n2, je ne remettrai ni du maïs ni blé ! Uniquement parce que je sais que mon sol a été épuisé de porter ses deux végétaux.

Je pourrai même pousser la réflexion en cherchant à planter des végétaux qui permettront au sol de retrouver ce qui a été épuisé par les deux plantations précédentes de manière à rééquilibrer son milieu. Cette troisième plante viendrait donc permettre au sol de se régénérer de telle sorte qu’il retrouve les ressources dont il a besoin pour accueillir du maïs quelques années plus tard en garantissant une certaine qualité sans avoir eu recours à des engrais chimiques.

Le jardin créole ou la permaculture

Approche encore plus intéressante en évitant le principe de la culture intensive. Cela évitera que la première année je n’ai à semer que du maïs puis, la deuxième année que du blé, la troisième année que du sarrasin, l’année suivante que de la betterave, etc. 

Il est possible de faire que différentes plantes se fréquentent dans le cadre d’un écosystème, veillant en permanence à l’équilibre du terrain. On mettra donc certaines plantes qui consommeront beaucoup de silice à côté d’autres plantes qui l’enrichiront en silice. Grâce à ce +1,  – 1, j’arrive un résultat nul, avec un sol qui restera riche en permanence. Je pourrais également réduire les ressources minérales du sol tout en semant des végétaux qui l’enrichiront en minéraux. Finalement, au lieu d’opter pour de la monoculture, je pratiquerai la permaculture sur le même sol. 

J’ai aussi découvert qu’il existe le jardin créole. Or, cette approche de la culture consiste à planter des salades qui côtoieront des choux, qui côtoieront des ignames qui côtoieront des patates douces qui côtoieront des carottes, etc., et le tout sur la même parcelle.

L’énorme avantage de cette pratique ancestrale est qu’elle ne nécessite aucune utilisation de pesticides. Il n’est pas non plus besoin de mettre d’engrais. En fait, les insectes prédateurs et défenseurs d’une plante protègeront le prédateur d’une autre plante. Grâce à ce système, l’ensemble s’équilibre naturellement.

Qui se rassemble s’assemble et se nourrit mutuellement

On est loin de « qui se ressemble ça semble ». Cela est qu’il faudrait à mettre toutes les pommes de terre ensemble, toutes les salades ensemble, etc. On est dans un rassemblement d’entités qui se nourrissent l’une l’autre parce qu’engagées dans une convergence, une complémentarité. C’est vraiment dans cette direction que je préfère que l’on aille plutôt que de s’installer dans le « qui se ressemble s’assemble ». Je prône, haut la main, le « qui se rassemble s’assemble et se nourrit mutuellement ». 

Avec cette approche, on va travailler davantage sur le sens, la direction. Vous pouvez vous poser certaines questions sur vos relations. Qu’elles soient professionnelles, amicales, associatives, ludiques… Interrogez-vous de savoir : 

  • Pourquoi vous êtes-vous impliqué dans ce projet ? 
  • Pourquoi pratiquez-vous cette profession ? Êtes-vous installé là parce que vos copains, vos copines, vos collègues, vos parents allaient dans cette direction-là ? 
  • Avez-vous cherché à vous conformer à une micro-société qui promouvait cette profession ? 
  • Êtes-vous impliqué dans une association parce que les personnes qui sont ont le même profil que le vôtre ?
  • Pourquoi jouez-vous au tennis ? Est-ce parce que vos amis et vos connaissances jouent au tennis ?
  • Etc.

Soyez pragmatique dans la lecture de vos relations

Je tiens à conserver une approche simple, pratico-pratique. Je veux vraiment que ce rendez-vous vous aide à faire des pas dans une direction qui vous permet de grandir en vous-même. Comprenez que l’on s’appauvrit à ne passer son temps qu’avec des personnes qui nous ressemblent. On s’appauvrit également quand on est mieux dans un groupe dans lequel on suit la direction donnée sans réfléchir à partir de qui l’on est comme de ses propres projets et valeurs. 

Nous avons vraiment besoin de sortir du groupe pour nous retrouver nous-mêmes face à nous-mêmes. Aussi se poser la question de savoir « Qui suis-je ? ». Si vous avez besoin d’aller écouter le rendez-vous intitulé « l’image de soi » et de faire cet exercice gratuit est téléchargeable qui s’intitule justement « Qui suis-je » faites-le. 

Il importe vraiment plus que vous ne pouvez l’imaginer que vous sachiez ce que vous voulez. Que vous connaissiez votre projet de vie. Quelle est la direction dans laquelle vous voulez aller et dans quel système voulez-vous vous inscrire ?

À partir du moment où vous vous inscrirez dans un système ou écosystème, vous travaillerez sur deux pôles : vous en profiterez et en ferez profiter.

J’en profite et j’en fais profiter

La réalité du système ou de quelque écosystème que ce soit est axée sur cette double dynamique : j’en profite et j’en fais profiter.

Si je reprends l’exemple de l’agriculture, la plante installée dans un écosystème profitera du sol dans lequel elle est implantée et fera profiter de sa présence aux plantes qui se trouvent à ses côtés. Non parce qu’elles lui ressemblent, mais parce qu’elle n’a pas les mêmes besoins que celles qui sont à ses côtés. 

Je parle de cela pour les plantes, mais c’est la même chose dans le règne animal.

Dans quel système êtes-vous inscrit ?

Quel est le système dans lequel vous êtes inscrit ? Êtes-vous inscrit dans un système de manière volontaire ou le subissez-vous ?

La question peut se poser également dans des relations amoureuses. Êtes-vous dans un couple dans lequel vous cherchez à vous ressembler ou êtes-vous dans un couple système, axant votre approche sur la complémentarité ? 

Quelqu’un disait « On se ressemble tellement, à l’école, on était pareil. On avait les mêmes goûts… Et on se rend compte aujourd’hui que l’on s’ennuie avec nos centres d’intérêts communs. On est capable de s’ennuyer l’un de l’autre ou l’un avec l’autre. ! »

L’enrichissement est mu par la complémentarité et non par la similarité

Nous avons oublié que, dans la nature, l’enrichissement est mu par la complémentarité et non par la similarité. 

Je trouve assez dommage de voir la pratique du reboisement. Certains élus décident que sur un endroit dans lequel le terrain a été exploité, il devrait être reboisé. Par conséquent, ils créent une forêt artificielle. C’est facile à remarquer parce que cette forêt saute aux yeux ! On plante des arbres de la même essence les uns à côté des autres, en rang, à la même distance les uns des autres en veillant à une approche parallèle et perpendiculaire d’une exactitude qui fait penser à la presqu’île de Manhattan. Tout est quadrillé. 

La nature ne fait jamais ça, naturellement ! Elle mélange des peupliers avec des bouleaux, des hêtres, des frênes, etc. La nature est installée naturellement dans cette complémentarité dans laquelle j’en profite et j’en fais profiter. Pour répondre à ce principe, elle ne fera pas exactement la même chose que celui ou celle qui est à côté.

Prenons exemple en de la graine

Prenons exemple en de la graine pour ne pas manger la même chose que nos amis.

Quand vous êtes entre potes ou dans un groupe et que vous voyez que vous mangez la même chose, que vous buvez la même chose, que vous racontez les mêmes blagues, que vous êtes habillés de la même manière, posez-vous la question ! Demandez-vous pourquoi vous êtes là ? Est-ce que vous êtes dans un système fonctionnel ou dans un système pervers qui a tendance à vous caresser dans le sens du poil et à nourrir le fait que vous êtes dans une posture de protection des personnes qui ne pensent pas comme vous, qui ne croient pas comme vous, qui ne s’habillent pas comme vous, qui ne mangent pas comme vous et ne font pas les mêmes activités que vous ? Je vous annonce que vous avez de grandes chances de vous appauvrir.

Si vous voulez vous enrichir, fréquentez des personnes qui ne mangent pas comme vous, qui ne pensent pas comme vous, qui ne vivent pas comme vous, qui ne s’habillent pas comme vous, qui n’ont pas les mêmes loisirs que les vôtres, qui ne parlent pas comme vous et qui ne lisent pas les mêmes choses que vous… Là, justement, vous pourrez vous nourrir. 

« Ah ! Tu as lu ce livre ? Je n’en avais jamais entendu parler. Il a l’air intéressant alors pourquoi ne le lirais-je pas ? »

« Je n’ai jamais goûté ce plat parce que je ne mange pas ça d’habitude. Là, je découvre quelque chose de sympa »

« Je ne suis pas du genre à boire à cette fréquence…

Refuser le clonage

Ainsi, vous pouvez vous enrichir de personnes qui ne sont pas comme vous. Quelque part, sur le plan philosophique ça pose la question du clonage… ! Je ne fais que poser la question sans me tourner vers la philosophie ou vers l’éthique. Je veux rester le plus pragmatique possible aujourd’hui donc, soyons concret, pas de philosophie.

Je vous demande de vous inscrire en dynamique dans lesquelles vous en profitez et vous en faites profiter. Est-ce que dans ce que vous vivez dans votre couple pour commencer, vous en profitez et en faites profiter ? Est-ce que dans votre relation avec vos enfants, vous êtes dans une relation dans laquelle vous profitez de vos enfants et que vous leur faites profiter de vous, de votre richesse, de vos atouts ?

Accueillir la différence est une piste d’enrichissement personnel

Cela implique que vous soyez capable d’accueillir la différence. Vous serez également dans une famille dans laquelle vous verrez une vision commune, même partiellement commune suffira. Vous regarderez la différence comme une source d’enrichissement. C’est quelque chose d’énorme puisque cela ira dans les deux sens. Vous donnerez et vous recevrez, sans que ce que vous recevrez soit forcément en accord avec votre manière de voir les choses ou vos attentes.

Ce matin, j’étais en train de marcher avec un ami, puisque je vais marcher le matin, et nous discutions de plusieurs de sujets. Je trouvais génial de voir que nous n’étions pas d’accord sur certains d’entre eux tout en étant en mesure d’entendre ce que l’autre disait en s’enrichissant de son point de vue. Nous n’étions pas dans un retranchement du type « j’ai raison et il a tort ». Il n’y avait pas non plus de posture de comparaison en estimant que ce que disait l’un était mieux que se disait l’autre. Nous vivions dans une relation amicale la réalité de la posture du chêne différente de celle du hêtre, différente de celle du frêne et de l’érable, eux qui sont capables de vivre tous ensemble, en complémentarité, en prenant conscience qu’il s’agit d’une manière de s’alimenter mutuellement.

Sortez du troupeau 

Je vous demande de régler votre regard comme une focale pour mieux voir cette beauté de la différence sans quoi vous êtes un peuple de mouton de Panurge. Cessons de suivre la passivité d’un moule dans lequel on essaie de nous faire entrer. Parfois, personne n’a essayé de nous mettre dans le moule, nous y sommes allés naturellement parce que c’est ce que nous avons constaté autour de nous. Pour arriver à tracer sa propre voie, nous avons besoin d’une assise véritable. Au moins de se poser la question : Qu’est-ce que je fais ? Quelle est ma direction ? Quelles sont mes valeurs ? Qu’est-ce que je veux vivre ? Pourquoi je veux le vivre ? Qu’est-ce que je vais donner ? De quoi je voudrais m’enrichir ? De quoi je voudrais enrichir les autres ?

Une prise de conscience de soi

Ces questions permettent de mettre en évidence la conscience de vos manques et de vos atouts. Par conséquent, vous vous laisserez entouré et vous entourerez des personnes qui participeront à compléter vos manques. Si vous avez conscience du manque de certaines personnes qui sont autour de vous, vous pourrez également, conscient de votre posture, être de ceux qui feront profiter aux autres de votre propre richesse personnelle. Cela demande que vous soyez conscients de votre propre richesse. Cela signifie qu’il est nécessaire que vous soyez également conscient de la richesse des autres pour entrer dans ce système ou dans cet écosystème dans lequel vous vous régalerez.

Prenez le temps, posez-vous, regardez vos fréquentations, identifiez vos besoins, prenez conscience de votre richesse et allez fréquenter des personnes qui sont différentes de celles que vous attirez naturellement. Vous pourrez vous assembler à des gens qui feront qu’au fil du temps vous aurez des points en commun, mais avec lesquels, surtout, vous vous enrichirez mutuellement.

J’en profite ! J’en fais profiter.

Profitez-en et faites en profiter. 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye

Regarder la version vidéo :

Qui se ressemble s'assemble, un dicton à mettre sur le touche

2 commentaires

  1. Qui se ressemble s’assemble, je pensais que c’était plus pour les relations de couple que pour les amis et le réseau. Avoir une chambre d’écho dans son entourage c’est presque inévitable alors il est important de faire un effort conscient pour en sortir. Tu nous partages plein de bonnes raisons ici. Merci !

    1. Oui, Isabelle, il est inévitable d’avoir cette chambre d’écho. Et si je garde ton image, trop d’écho peut brouiller le message, les rencontres, etc. D’où l’intérêt, comme tu sembles l’avoir perçu, de s’aménager consciemment des espaces libres d’echos !

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