Pensez qui vous voulez être

Avec la méthode iDclair

Nous avons commencé cette série par « vous n’êtes pas ce que vous ressentez ». Nous avons ensuite vu « vous n’êtes pas ce que vous faites » et avons entamé « vous êtes ce que vous pensez » avec deux épisodes avant de nous retrouver aujourd’hui sur pensez qui vous voulez être. 

Pensées qui vous voulez être

En écrivant les notes que j’ai partagées avec vous, j’ai rapidement eu René Descartes à l’esprit, lui qui a affirmé « je pense donc je suis ». Quand on fait allusion à cette pensée, on a l’impression qu’elle pourrait tenter de mettre en évidence la preuve que j’existe parce que je pense. 

Je ne veux pas entamer une analyse philosophique sur le discours de la méthode de Descartes, avec son célèbre cogito. J’irai dans une direction différente. Sans même puiser dans la signification profonde et philosophique du cogito, je voudrais apporter une approche qui me semble nécessaire et enrichissante. 

Le cogito sert de base à l’expérience scientifique, souvenons-nous-en. Et même si Descartes exerçait comme philosophe, sa démarche avait pour but premier de donner un nouvel angle de travail à la science. Cette maxime n’a pas pour objet de prouver l’existence humaine. 

Etre et penser

Une exigence de sens

D’ailleurs, ce pourrait être un bon début, mais bien limité. Je pourrais dire « je respire, donc je suis ». Et après, qu’est-ce qu’on fait ? Que devient-on ? Cela ne permet pas d’exister et de se développer. Personnellement, je mettrai en évidence que je détermine qui je suis, parce que ma manière de penser, mon processus de pensées participe à me définir. Ainsi, je me place d’emblée dans une réalité existentielle, de sens. 

À l’avenir, quand le cogito vous viendra à l’esprit, j’aimerais que vous soyez davantage dans la projection. Dites-vous « comme je pense, je suis et deviendrai ce que je pense. J’ai confiance de projeter ce que je pense. Je fabrique mon existence à partir de ce que j’en pense». Dites cela avec la volonté farouche de sortir d’une passivité dans laquelle on s’observe. En étant vivant, existant comme une simple conscience d’exister, on associe « je pense» à la projection, au devenir. 

Adoptons donc un choix conscient consistant à se dire. « je pense donc je suis ce que je pense. ». D’ailleurs, l’auxiliaire être présent dans cette phrase pourrait être transformé pour représenter le verbe suivre. En effet, on suivra le fil de sa pensée en se projetant dans ce que l’on pense. Si vous êtes convaincu·e, vous-même que vous avez les compétences pour une tâche particulière, vous penserez en personne compétente. Vous projetterez le résultat, après que vous ayez mené à bien les différentes étapes nécessaires, et avant même de vous être impliqué·e dans le travail attendu. 

Vous pensez, donc vous êtes

Parce que vous pensez être compétent·e, vous l’êtes et le deviendrez. 

À l’inverse, on donne la main à des pensées limitantes. On le fait quand on se pense, incapable, dépassé·e, démuni·e, faible, impuissant·e, et que, par conséquent, on se projette incapable, faible, démuni·e, impuissant·e. Surtout, intégrez l’idée que nous sommes là dans des pensées négatives. Je ne redonnerai pas les explications détaillées depuis 15 jours pour définir ce qu’est une pensée active et une pensée positive.

Ayant la capacité à penser qui vous voulez être, vous êtes nécessairement contraint·e de passer par la prise de conscience. Quand vous pensez, réalisez que vous projetez et créez une manière d’être, de vivre, votre personne comme votre identité à venir. 

Les deux modes de pensées

Deux modes de pensée principaux nous permettent d’enclencher la pleine conscience. Ainsi, nous trouvons les moyens permettant d’induire des changements. Il s’agit de la pensée analytique et de la pensée créative.

Il n’existe pas de changement réel, sans pensées analytiques ou créatives. Pour que cette dernière soit créative, elle a besoin de profiter de la phase de la pensée analytique

Or, on conduira une pensée analytique, quand on sera conscient que quelque chose n’est pas fonctionnel, ou ne répondra pas à nos attentes, ou n’y répondra pas aussi rapidement ou avec autant d’intensité ou d’acuité que souhaité. On voudra donc plus de précision, de force, d’intensité, de profondeur, etc. 

Le résultat de la pensée analytique conduira donc à la pensée créative dans laquelle on se posant la question : comment faire pour… ? C’est ainsi que le changement se mettra en place.

Le simple fait de s’installer dans la pensée analytique constitue déjà du changement. C’est le changement embryonnaire. Quand on se pose la question «Qu’est-ce qui fait que ça ne fonctionne pas correctement ? Qu’est-ce qui explique que le résultat est différent de ce que j’aurais voulu ? Pourquoi suis-je dans cette situation présente ?» On entre dans la pensée analytique.

Notons qu’il est également possible de tenter de répondre à ces questions, en se disant qu’on n’a pas de bol ! Pas de chance. Vous prenez conscience qu’on est alors bien loin de la pensée analytique, en fonctionnant ainsi ! En effet, on peut entamer les interrogations par des « qu’est-ce qui fait que… » Et des « pourquoi ? » on se vautrant dans son caca 😉 

La véritable pensée analytique, est celle qui conduit à des réponses concrètes, pratiques et sérieuses d’analyse de la situation. Il s’agit donc de prendre le relais de la pensée créative qui se nourrira de la pensée analytique pour enclencher les changements.

LE PLUS : Visionnez la video sur les 9 modes de pensées (en anglais) 

La comptabilité analytique

Dans mon cursus, j’ai étudié la comptabilité. Une des matières que j’ai détestée parmi toutes celles qui touchaient à la comptabilité était la compta analytique. J’ai trouvé cette discipline très désagréable, et en même temps, c’est grâce à elle qu’il était possible d’exercer une analyse fine de la réalité du terrain. 

Effectivement, même si l’entreprise était en pleine santé, grâce à la compta analytique, il était possible d’accroitre les bénéfices. On pouvait percevoir, par exemple, que la majeure partie des bénéfices se faisaient sur un produit acheté 7 € de plus que si on l’achetait à un autre fournisseur ou s’il était fabriqué sur place. 

Grâce à la compta ana, comme on l’appelle dans le jargon comptable, il était possible de prendre des décisions permettant de réduire le coût d’acquisition et d’ augmenter les marges. Sans la compta ana, il n’y a pas moyen d’adopter un regard précis. 

C’est donc grâce à une pensée analytique qu’il sera possible d’analyser en finesse des réalités vécues. Ainsi, en l’alliant à la pensée créative, on pourra glisser vers des changements à venir. 

La méthode iDClair 

Je chéris, particulièrement cette méthode. Elle se vit en trois étapes et permet d’enclencher un changement tout en le maintenant dans le temps.

L’idée n’est pas que vous vous projetiez vers une manière de penser consciente pour devenir et constater que ce n’a existé que quelques jours avant un retour à vos bases initiales. Le processus de changement nécessite le respect de certaines règles et, dirais-je, de certaines lois. En effet, un changement ne s’inscrit que dans le respect de ces lois. Sans celles-ci, le changement sera éphémère. 

Certes, l’expérience aura peut-être marqué le temps. On sera it content·e d’avoir vécu de bons moments, mais ce sera un coup d’épée dans l’eau. On sera ravi du geste en étant pleinement conscient·e qu’il n’a pas été possible de l’inscrire dans la durée. Pour ce faire, mieux vaut pratiquer iDClair.

Première étape : l’identification des hypothèses

La première étape pour appliquer la méthode iDClair est : l’identification. Il nous arrivera de nous retrouver dans des situations dans lesquelles on se posera des questions (en verticalité) en suivant une approche analytique. L’intention consistera à identifier des hypothèses, on cherchera à comprendre.

On se demandera alors : est-ce que c’est parce que ceci ou cela… ? Peut-être, en effet. Mais s’il est également possible que ce soit en relation avec ceci ou cela…

Prenons un exemple concret : Mon collègue m’a dit quelque chose, et j’ai ressenti une émotion énorme. J’ai attrapé la pensée qui m’est passée par la tête : « il m’a pris pour un con ». Quelles sont les hypothèses en présence ?

Pourquoi je pense qu’il m’a pris pour un con ? À partir de cette question, il nous appartient d’énoncer les hypothèses possibles nous ayant conduites à la pensée « il m’a pris pour un con ». Vous en trouverez 3, 4 ou plus. Et parmi elles, viendra légitimement le fait que « j’ai l’impression qu’il me prend pour un con. Ce n’est pas qu’il le fasse, il s’agit bien de ma perception. Je suis conscient·e qu’il s’agit de ma propre projection relative à une croyance intérieure». 

Ainsi, je pourrai identifier avec un peu plus de précisions, les éléments qui m’ont conduit à émettre cette hypothèse. 

Une fois ce travail effectué, il nous conduit à la deuxième étape de la méthode iDClair. 

Deuxième étape : décomposer les problèmes en sous-parties

Ayant pris conscience que j’ai l’impression que l’on me prend pour un con, je vais creuser les causes de cette perception. C’est alors que se développe la recherche de la décomposition du problème. 

Après avoir dressé une liste d’hypothèses, je vais décomposer le problème. Je me rends compte que quand quelqu’un me fait une remarque, et que l’on est dans un contexte donné, je n’ai pas l’impression d’être pris pour un con. J’ai également remarqué que quand cette même personne, ou une autre, me fait une remarque dans un autre contexte, j’ai le sentiment d’être pris pour un con. Il peut donc s’agir d’un domaine, d’un lieu, d’une personne, au point d’avoir l’impression que c’était le seul qui me prenait pour un con.

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En décomposant cette observation, je favoriserai la prise de conscience du vécu émotionnel et de la pensée qui a généré cette émotion. Ainsi, je m’approcherai des raisons pour lesquelles je suis en train de le vivre.

L’importance de l’écrit

Ces deux étapes sont réellement importantes à vivre en prenant le temps de le faire par écrit. Je ne l’est pas précisé jusqu’alors, mais si vous êtes habitué·e à ces podcasts, vous avez compris que le travail est réellement bénéfique quand on passe par la phase d’écriture.

Si vous êtes un nouveau lecteur Heureux au Présent, vous devriez l’avoir perçu dans les rendez-vous précédents que je vous encourage vivement à lire, si ce n’est pas encore fait. Vous ne pouvez pas faire un travail sérieux de changement sans le faire par écrit. D’ailleurs, que ce soit pour travailler sur un développement personnel ou professionnel, la mise en place d’un nouveau projet, au sein de votre entreprise, le projet d’acquisition d’une maison, etc., vous ne pouvez pas faire l’économie d’un travail écrit. Un projet sérieux ne revêt son caractère pertinent et complet qu’une fois qu’il a été couché sur le papier. 

Personne ne fait de réunion professionnelle sans prise de notes. L’oralité est largement insuffisante pour engendrer des résultats efficaces. Quand on veut produire un changement, on n’a pas d’autres choix que de passer par l’écriture dès la genèse du projet. Ce sera le moyen de : 

  • visualiser ses pensées et idées, 
  • émettre les différentes hypothèses, 
  • décomposer les problèmes en différentes parties pour voir avec précision où débutent les freins, comme en la comptabilité analytique !

Troisième étape : Créer de nouveaux processus

Quand quelqu’un dit quelque chose d’une manière particulière ou à un endroit donné, ça peut ne poser aucun problème. Par contre, s’il emploie un mot précis, ça peut poser un problème. Pourquoi ce mot ? Si on évacuait ce mot, qu’est-ce qui serait différent ?

Cela introduit la troisième étape de la méthode iDClair. 

Pour faciliter la création de nouveaux processus, il n’est de meilleurs moyens que de définir des objectifs clairement définis.

Ainsi, si je constate qu’un mot déclenche une pensée, « il me prend pour un con », je ferai face à un choix. Je choisirai de créer (on est vraiment dans la création) un nouveau sens du mot en question. Autant qu’à faire, autant créer également une nouvelle perception de ce mot. Je peux donc adopter une nouvelle manière de penser ou de percevoir ce mot. 

À partir de ce moment-là, je saurai créer un nouveau processus qui fera qu’en entendant ce mot prononcé, je déclencherai une autre pensée que celle que j’avais initialement accueillie, sans la méthode iDClair

Ayant eu un autre fil de pensées, j’aurai une autre émotion et une autre (ré)action. 

Rien de mieux que l’entraînement

Pour adopter la nouvelle pensée, j’ai besoin d’un certain niveau de répétition, bien entendu. Ce niveau de répétition se fondera sur différentes approches tirées des phénomènes de répétition

Prenons quelques secondes pour intégrer ce principe. 

Il est donc question de s’interroger sur : ce qui peut être mis en place comme sur la méthode à initier dans le processus de répétition pour créer de nouveaux processus vers un objectif clair ?

A. La répétition orale

On peut, en premier lieu, opter pour la répétition orale. Il s’agira de se rappeler oralement, la création d’un nouveau concept attaché à un mot prononcé qui déclencher une charge émotionnelle, comme, évidemment, à une pensée. En l’occurrence, dans l’exemple que j’ai précédemment donné, « je pense qu’il me prend pour un con ». 

Si j’ai donc choisi de penser différemment, je pourrais choisir, à la place de « il me prend pour un con » d’adopter une nouvelle pensée qui pourrait être « il me prend pour son collègue ». 

Vous voyez que, tout à coup, si je prends sa remarque, en me disant « il me prend pour son collègue », j’aurai une tout autre charge émotionnelle. En effet, quand un collègue me prend pour son collègue, je trouve ça complètement normal. Cela induira une charge émotionnelle, neutre, voire, nulle. Par conséquent, je vivrai mieux la situation en n’ayant pas déclenché d’émotion forte. 

Cette méthode peut être intéressante. Pour qu’elle fonctionne, il sera nécessaire de la répéter plusieurs fois dans la journée. En même temps, cette répétition orale pourrait apporter un changement. 

Seulement, sur le plan cognitif, c’est largement insuffisant. Cette méthode induit un faible résultat. Elle n’apporte généralement pas de changement durable, parce que nous avons tendance, naturellement, à revenir vers le traitement de l’information initial. Par conséquent, quand mon collègue viendra me dire quelque chose, si je n’ai fondé mon changement que sur la répétition orale, j’aurai aisément la faculté de repenser « il me prend pour un con » au lieu de penser, « il me prend pour son collègue ».

Ce qui serait plus aidant, c’est d’allier la répétition orale à d’autres outils.

B. La répétition orale + visuelle

La répétition visuelle, associée à la répétition orale, permet d’obtenir un résultat plus efficace. Ainsi, quand mon collègue me dira quelque chose, si j’ai déposé un chevalet sur mon bureau, avec un petit mot ou un symbole, ne serait-ce qu’un post-it d’une certaine couleur ou tout objet associé symboliquement à ma volonté de changer ma pensée, ce sera plus facile. En plus de me répéter oralement la nouvelle pensée choisie, j’aurai un ancrage plus fort grâce à un support matériel.

Ça veut dire, que dans la journée, avant, même que mon collègue se manifeste, en voyant cet objet, je pourrai me répéter la nouvelle pensée oralement. Si j’ai choisi de placer un stylo rose fluo sur mon bureau, en le voyant, je me dirai « je choisis de penser qu’il me prend pour un collègue ». 

En agissant, ainsi, grâce au support visuel, il sera plus aisé d’inscrire une volonté de changement.

C. La répétition orale + visuelle + visualisation

Si je veux ancrer un changement encore plus profond et plus rapidement, il sera plus favorisant d’employer la répétition orale + le support visuel en y ajoutant la visualisation. 

Qu’est-ce que la visualisation ? Elle est une capacité à solliciter son imaginaire pour y associer une image, une situation ou une action. Par conséquent, bien en amont, avant que mon collègue se manifeste, je pratiquerai la répétition orale, j’utiliserai un support visuel, et je visualiserai une ou plusieurs situations dans lesquelles je me verrai le considérer comme un collègue.

Grâce à cette méthode, je sais qu’en voyant mon stylo rose fluo, je penserai à verbaliser oralement. « mon collègue me parle comme ceci, parce qu’il me prend pour son collègue », et je visualiserai à quoi ressemble un collègue qui prend quelqu’un pour son collègue. Peut-être que je nous verrai en train de nous taper dans la main, ou de lui donner une tape dans le dos. Peut-être sera-ce encore plus aidant si je peux y associer des ressentis physiques. Ce sera en effet plus facile.

Voyez-vous ? L’oralisation + le support visuel matériel + la visualisation attachée à un imaginaire actif et réactivé me permet de lancer un film quand je vois le support visuel en plus de la verbalisation.

D. La répétition orale + visuelle + visualisation + ressentis émotionnels

Le quatrième moyen pour ancrer davantage la nouvelle façon de penser consiste à répéter oralement + voir un objet + visualiser, la ou les scènes choisies avant, même que la situation ne se produise + associer des ressentis émotionnels. 

Il s’agit donc de s’interroger sur ce que l’on ressent quand on voit son stylo rose fluo à partir duquel on se dit, « mon collègue me prend pour son collègue ». 

Par exemple : je ressens du réconfort. Je ressens l’impression de faire partie d’une équipe ou d’un corps. D’ailleurs, je sécrète de l’ocytocine (chose que je peux visualiser). J’ai le sentiment de faire partie d’un ensemble. Par conséquent, je me sens plus fort.

Grâce à cette méthode aux multiples ancrages, il est possible de travailler sur une association conduisant à une récurrence dans laquelle il sera possible de bénéficier de… J’ai envie de faire une pause ici, puisque vous devriez être en mesure de me le dire : vous bénéficiez de l’auto-traitement. Et oui ! Nous avons parlé dans les deux rendez-vous précédents.

Grâce à la méthode iDclair, bénéficiez de l’auto-traitement 

L’auto-traitement fera que votre réalité changera. Quand vos collègues viendront vous parler, grâce au choix de l’auto-traitement vous bénéficierez de la méthode mise en place : La répétition orale + visuelle + visualisation + ressentis. Vous n’aurez plus à vous demander comment réagir, ni même quoi ressentir au moment où votre collègue vous parlera. Parce que vous aurez travaillé sur la récurrence, la répétition orale, l’adjonction d’un visuel, l’ajout de la visualisation et le ressenti émotionnel. Vous aurez réussi à enregistrer en vous un nouveau programme qui sera traité de manière automatique par votre système nerveux.

C’est une réalité fort sympathique ! Alors, avant de vous retrouver la semaine prochaine, pour continuer dans cette même lancée, pratiquez cet exercice. Mettez-le en action, parce que vous verrez, qu’il produira du résultat.

La semaine prochaine, je poursuivrai pour que vous puissiez ancrer vos changements dans la durée. Je vous donnerai également une méthode pour travailler de manière encore plus efficace pour vivre à partir de qui vous pensez vouloir être.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye 

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POUR ALLER PLUS LOIN : 

La pensée créative

Edward de Bono est largement considéré comme l’un des leaders dans le domaine de la pensée créative. Pour lui, c’était un processus de découverte de solutions qui ne sont pas évidentes dans des circonstances normales. 

Pour aider les gens, de Bono a développé un certain nombre de processus, les plus connus pensée latérale.

Vous pouvez visualiser cette forme de métacognition en pensant creuser des trous. Comme le souligne de Bono, la plupart des gens creusent un trou et s’ils ne trouvent pas la réponse qu’ils recherchent, ils creusent un autre trou dans un endroit différent.

La pensée latérale, en revanche, creuse des tunnels dans les motifs latéraux et diagonaux. De plus, il ne jette pas la saleté comme s’il obscurcissait la solution. Il trouve de nouvelles façons d’utiliser la saleté.

Si vous voulez améliorer votre pensée créative, les pratiques de Bono sont utiles à examiner. Cependant, il est important de noter que “ créatif ” n’est pas tout à fait le bon mot car personne ne “ ne crée ” quelque chose de nouveau.

Il s’agit plus d’utiliser existant processus dans unique des façons de générer de nouvelles idées que vous ne révéleriez pas autrement. Et, comme le souligne Leslie Owen Wilson, pensée créative implique généralement la prise de risques lorsque vous ajoutez des couches de complexité à ces processus existants.

Comment améliorer vos compétences de réflexion

Comme je l’ai mentionné au début de cet article, il y a une différence entre les types de pensée et les méthodes de pensée. 

Certaines des méthodes que vous voudrez explorer incluent l’utilisation de tout ce qui précède sous la forme de:

Toutes ces activités doivent être programmées. Sans concentration régulière et pratique cohérente, vos capacités de pensée ne accélérer.

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La bonne nouvelle est que vous pouvez utiliser chaque type de réflexion dont nous avons discuté ci-dessus pour prendre du temps pour la pratique. Et si vous avez besoin de plus d’aide, ces exemples de pensée critique et stratégies de pensée critique sont là pour vous. 

Alors que dites-vous? Êtes-vous prêt à explorer de nouveaux types de pensée? Sortez et profitez des avantages de travailler avec des pensées de meilleure qualité vous apporteront. 

Source : https://www.shortform.com/blog/system-2-thinking/

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Extraits de «Penser de façon critique pour un meilleur apprentissage: de nouvelles perspectives de la science cognitive»

par Carole Hamilton

Mention Amazo : La pensée critique pour un meilleur apprentissage déplace l’attention de l’enseignement à l’apprentissage et de la présentation de l’information à la création de défis qui enseignent aux élèves comment penser dans votre discipline. Le changement découle de trois nouvelles perspectives de la science cognitive: que nous pensons par analogie, que nous apprenons mieux lorsque nous traitons des sources claires et ciblées et développons nos propres théories sur nos résultats, et qu’il existe des concepts de seuil clés qui définissent la discipline et la rendent attrayante pour les jeunes praticiens. Ce livre explique chacune de ces idées dans un langage clair et direct, avec des exemples de la façon de les mettre en œuvre dans votre propre classe.

Le principal problème est que lorsque les enseignants prennent cet arc, ils sont déjà mal informés sur la façon dont les gens apprennent, de sorte que leurs méthodes, y compris les dernières tendances, correspondent rarement à la façon dont les élèves ont besoin d’être enseignés. Ainsi, lorsqu’ils planifient où se concentrer, quoi enseigner, comment enseigner et comment évaluer, ils ne tiennent pas compte de la façon dont les cerveaux humains apprennent réellement, et ils se trompent de cible dès le départ. Même les leçons enveloppées de technologie ou les souvenirs de la dernière conférence sont en réalité du vieux vin versé dans de nouvelles bouteilles. Puisque nous n’obtenons pas les résultats escomptés, pourquoi continuons-nous à enseigner essentiellement de la même manière que nous l’avons toujours fait, alors que les étudiants restent pour la plupart inconscients de l’apprentissage que nous pensons qu’ils absorbent ?

Non seulement l’éducation elle-même est en crise, mais nous devons également considérer les effets d’un apprentissage inadéquat sur notre société. À quel prix poussons-nous les élèves sur le tapis roulant de la performance par cœur à l’école, en interrompant à peine leur attention sur les gadgets techniques qui occupent leur temps et font tourner l’économie ? Les étudiants qui n’ont pas appris à penser, même ceux qui obtiennent des résultats élevés aux tests standardisés, entrent sur le marché du travail en tant que drones prêts à accepter des missions sans poser de questions et à les remplir docilement, sans prendre pleinement en compte les impacts éthiques et environnementaux délétères de leur travail. C’est un oubli volontaire que nous engendrons, au service d’une société qui continue de dépouiller les enseignants de leur dignité et de leur rémunération.

De plus, comme la plupart de nos élèves entrent dans la vie citoyenne avec des compétences de pensée critique non éprouvées, ils sont peu à même de s’y retrouver dans notre société complexe et pleine de problèmes, et sont donc victimes de la désinformation et de la rhétorique mensongère. Même lorsque nous enseignons des unités sur les problèmes sociaux et essayons d’éveiller leur conscience, nous nous contentons de les alerter sur la réalité ; nous ne les équipons pas des outils dont ils ont besoin pour combattre ces problèmes.

Cet impact sur la société existe parce que les étudiants qui ne maîtrisent pas les concepts critiques de nos disciplines ne sont pas capables de sortir dans le monde et de les utiliser. Nous, les enseignants, jouons un rôle clé dans un cercle vicieux où la curiosité est étouffée, la réflexion freinée et les performances routinisées. Si nous voulons changer les choses, nos méthodes d’enseignement doivent être sérieusement révisées, et non pas mécaniser ce que nous faisons déjà, en enregistrant des conférences ou en trouvant des leçons en ligne que les étudiants peuvent regarder. Nous devons retourner à la table à dessin, nous rappeler ce que devrait être l’enseignement et apporter des changements importants.

Il n’y a pas de solution facile à des problèmes de cette ampleur, mais grâce aux récentes découvertes en sciences cognitives et aux études empiriques sur la façon dont les étudiants apprennent, nous disposons désormais de solutions importantes et intéressantes qui peuvent nous aider à enseigner beaucoup plus efficacement. Non seulement nous pouvons réellement enseigner aux étudiants comment penser de manière critique dans nos disciplines, mais nous pouvons aussi leur inspirer confiance et passion pour la réflexion et l’apprentissage authentique. Si nous y parvenons, nos élèves deviendront le genre de citoyens capables de s’attaquer aux problèmes de notre société avec confiance, compétence et zèle.

First we should ask, « What would we do if other human enterprises were not producing good enough results? » In a simple analogy, what would a mechanic do if a car continued to stall?

Would he resort to a new idea he read about on another mechanic’s blog, or tell the car owner he just isn’t trying hard enough, or create a bank of tests on the tire inflation, braking time, and the coolness of the air conditioning? Or would he rather go straight to looking under the hood to see the engine working? Auto mechanics are practical people, just like teachers, so they prefer to zero in on the problem itself. They don’t want to waste time on fads or ineffective chores. They will look under the hood.

Enfin, les enseignants peuvent eux aussi « regarder sous le capot » du moteur d’apprentissage de leurs élèves pour connaître leur raisonnement et savoir comment le corriger. Il y a dix ans,

la « science du cerveau » ne concernait que les neurones et les scanners du cerveau.

Pas utile pour les enseignants. Mais aujourd’hui, nous disposons de preuves empiriques substantielles fournies par les spécialistes des sciences cognitives qui expliquent comment les humains pensent et apprennent ; ils ont « lu » l’esprit et comprennent comment l’apprentissage se déroule. Nous, les enseignants, pouvons également apprendre à lire dans l’esprit de nos élèves pour évaluer leur façon de penser. C’est par là que nous devons commencer. Avec tout ce que nous savons maintenant sur la façon dont le cerveau apprend, aucun enseignant ne devrait avoir à envisager une seule nouvelle méthode d’enseignement « souvenir d’une conférence » avant d’avoir compris comment les élèves apprennent le mieux et comment la nouvelle méthode s’inscrit dans ce que nous savons du processus d’apprentissage du cerveau.

À l’heure actuelle, les informations issues des sciences cognitives et des études empiriques sur l’apprentissage sont éparpillées à différents endroits. Rares sont ceux qui ont réussi à les rassembler dans l’intérêt d’un meilleur enseignement. Ce livre tente de rectifier cette situation en offrant un aperçu bref et clair de trois des découvertes les plus passionnantes (que nous apprenons par analogie, que le fait de traiter soi-même l’information et de développer des théories crée un apprentissage durable et non un apprentissage par cœur, et que les concepts fondamentaux d’une discipline sont essentiels pour devenir un praticien).

Ces connaissances peuvent permettre d’améliorer l’enseignement et l’apprentissage. Ainsi, le livre commence par une explication de la manière dont l’apprentissage se produit, c’est-à-dire par l’expérience et l’interaction avec le monde, et non par un enseignement ou un entraînement, et par le développement de catégories et d’analogies nouvelles et révisées au fur et à mesure que nous grandissons et apprenons.

Les spécialistes des sciences cognitives sont formels. Ils affirment qu’en cas de nouvelles situations, un élément clé de la compréhension provient d’un processus de comparaison et d’analogie avec des réalités déjà connues.

Par conséquent, la section sur l’analogie fournit la logique qui sous-tend l’idée selon laquelle

« l’analogie au cœur de la cognition » et de nombreux exemples.

Après un examen rapide de certaines méthodes d’enseignement traditionnelles courantes qui ne fonctionnent pas aussi bien que les enseignants l’espèrent, le livre décrit de nouvelles méthodes d’enseignement. Elles sont très efficaces et tirent partie de ce que nous savons maintenant sur la façon dont les élèves apprennent le mieux.

Le troisième principe, concernant les concepts seuils, permet de concevoir des cours autour des valeurs et des idées les plus importantes d’une discipline donnée, les concepts qui inspirent et animent les praticiens.

Le changement d’approche de l’enseignement conduit à repenser la manière dont nous évaluons les étudiants. Ce livre suggère de donner la priorité à l’analyse de la façon dont les étudiants pensent plutôt qu’à ce qu’ils savent. Il explique donc comment opérer ce changement, en donnant de nombreux exemples. L’ouvrage comporte trois sections principales, correspondant aux trois théories suivantes : (1) penser par analogie, (2) amener les élèves à faire face à des idées fausses et à créer leurs propres connaissances, et (3) identifier et intégrer des concepts seuils de manière plus significative. Les annexes contiennent des citations pertinentes pour susciter la curiosité d’en savoir plus, des sources de lectures complémentaires et des exemples d’idées d’enseignants qui ont commencé à mettre en œuvre les concepts décrits ici.

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L’apprentissage commence lorsque, en tant que nourrissons, nous explorons le monde physique.

En rampant, en voyant, en explorant, en touchant, en sentant des textures, en surmontant des obstacles et en jouant avec des jouets, les bébés construisent un cadre initial de lois physiques, découvrant, par exemple, qu’une tour de blocs s’écroule facilement et que pousser une pile de livres demande plus d’efforts. Dans chacune de leurs rencontres physiques avec le monde, ils acquièrent les rudiments de concepts physiques tels que la force. Même s’ils n’ont pas une vue d’ensemble. Les professeurs de physique expliquent que les enfants « apprennent mal » parce que, bien qu’ils grandissent dans un monde de friction, ils ne perçoivent pas le fonctionnement de celle-ci.

Lorsque les enfants poussent un jouet sur le sol et que celui-ci finit par ralentir, ils pensent que leur poussée est le seul facteur. Ainsi, leur modèle de force devient « un corps a une vitesse uniquement lorsque je le pousse ». Ils ont créé une catégorie, ou un schéma mental, ou une carte, du fonctionnement de la force, et ce schéma est utilisé quotidiennement lorsque l’enfant interagit avec le monde. Lorsque les prédictions du schéma se vérifient, cela renforce son utilité.

Étant donné que la plupart des enfants peuvent naviguer dans leur monde sans connaître la friction, ils emportent ce modèle incorrect, ou schéma, dans leurs cours de physique au lycée. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, ils ajoutent de nouveaux éléments d’information et adoptent d’autres catégories et schémas qui peuvent être inexacts ou incomplets. C’est à nous, enseignants, de les aider à éliminer les idées fausses et à construire des schémas plus précis.

À mesure que l’apprentissage se poursuit, les catégories, les schémas et les morceaux de connaissances se multiplient et sont confirmés ou ajustés. À mesure que l’enfant connaît des moments où il peut prédire ce qui va se passer, il a la satisfaction de confirmer ou d’améliorer sa vision du monde.

2 commentaires

  1. La méthode iDclair « La répétition orale + visuelle + visualisation + ressentis » me semble fort intéressante ! Je vais essayer de le mettre en pratique cette semaine, en attendant ton nouvel article pour aller plus loin 🤩

    1. Jessica, je me réjouis que tu te mettes à cette méthode. Bien entendu, j’attendrai ton retour sur les résultats d’expérience 🙂

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