216# Le bonheur des gens ordinaires – Elisabeth Balestrieri

J’ai choisi de créer un contraste avec le bonheur (parfois factice, au demeurant) des personnes célèbres. Un bonheur qu’on nous tartine de long en large dans les médias. Or, je constate que ce bonheur-là participe à accroitre la frustration et la convoitise, le sentiment d’être différent, pas normal, pas dans la case des gens heureux. Bienvenue dans le bonheur des gens ordinaires – Elisabeth Balestrieri.

C’est pourquoi j’ai créé cet espace « Le bonheur des gens ordinaires ». 

En regardant ce bonheur-là,  je veux que l’on prenne conscience du vrai bonheur, de réalités qui nous ressemblent et nous rassemblent, d’une expérience accessible qui vient résonner avec notre quotidien.

Je veux que l’on découvre des richesses vécues ça et là et qu’il fait bon entendre en plus d’avoir la possibilité d’y faire son « shopping » pour créer son bonheur à soi, pour vivre une vie ordinaire dans le sens d’une vie simple, vraie et heureuse. Tous ces qualificatifs sont pleinement compatibles avec la vie que vous menez. Avec ta vie. 

Mon invitée heureuse est Elisabeth Balestrieri

Aujourd’hui, je reçois Elisabeth Balestrieri, praticienne en Naturopathe et en réflexologie plantaire et prof de naturopathie. Elle est d’ailleurs formatrice en réflexologie plantaire au centre de formation dont elle est fondatrice et qui s’appelle NatureLisa

Vous comprenez que je vous parle d’une femme et grand-mère très active. Elle a été directrice de projet pour la création du cours de naturopathie distribué par le Centre Européen de formation plus connu sous le sigle de CEF.

Es-tu heureuse Elisabeth ? 

Pascal, Quionquion : Elisabeth, bonjour. Je suis ravi de te recevoir. Première question ; es-tu heureuse ? 

Elisabeth Balestrieri : alors, suis-je heureuse ? Oui, je peux dire que je suis heureuse, malgré, comme tout le monde, la traversée des preuves de la vie. Malgré les aléas journaliers, je peux dire que je me lève heureuse d’être en bonne santé, heureuse de vivre ma journée. Je remercie et j’ai beaucoup de gratitude pour ça. J’aime ce que je fais, ce que je vis. Je suis bien entourée, je peux dire que je suis heureuse, oui.

Les fondements du bonheur

Pascal Quionquion : en fait, si j’entends bien, tu appuies ton bonheur sur des gens qui sont proches de toi, avec lesquels tu construis ton bonheur. Ensuite, j’entends que tu te fondes sur la santé. Est-ce à dire que si tu n’avais pas ces gens autour de toi et que tu n’avais pas la santé, tu ne serais pas heureuse ?

Elisabeth Balestrieri : peut-être pas, non, pas forcément ça, mais quand on n’a pas la santé pour pouvoir vivre tout ce qu’on a envie de faire au jour le jour, je pense que ça diminue quand même la perception du bonheur.

Pascal Quionquion : en tout cas pour toi, c’est vraiment important.

Elisabeth Balestrieri : pour moi, effectivement, c’est important.

Pascal Quionquion : et qu’as-tu mis en place pour que ce bonheur soit là ? As-tu l’impression qu’il s’agit d’une chose qui est là, qui t’est tombé dessus ou mets-tu en place des stratégies pour que les gens restent auprès de toi et que tu sois en santé ? D’où vient ce bonheur ? 

Le bonheur se cultive

Elisabeth Balestrieri : je crois que j’ai cultivé ce bonheur. Il n’a pas été toujours là. Et j’ai appris à être heureuse suite à de petits bonheurs. Il pouvait s’agir de choses simples, faites dans la journée. Aller promener mon chien dans la nature me procure du bonheur, par exemple. Me lever, prendre un bon petit déjeuner me procure du bonheur. Pouvoir aller travailler me procure du bonheur.

Ça se cultive, je pense, le bonheur s’entretient.

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Pascal Quionquion : quand as-tu pris conscience de l’importance de le cultiver ?

Elisabeth Balestrieri : avec les années, avec l’âge, je pense. On a un peu plus de maturité là-dessus. Autant on arrive, quand on est plus jeune, à être vite déstabilisé, comme à avoir des humeurs fluctuantes avec des choses que l’on entretient et qui ne sont pas forcément réelles. On vit dans des « réalités » qui sont de l’ordre du mental. Et avec l’âge, parce que j’ai quand même 62 ans, j’ai appris à m’entourer de bonnes personnes. Je me connecte à moi-même, à mes ressentis, et j’entretiens mes pensées et particulièrement mes pensées positives. 

« j’ai appris à m’entourer de bonnes personnes. Je me connecte à moi-même, à mes ressentis, et j’entretiens mes pensées et particulièrement mes pensées positives »

Un bonheur mieux installé

Pascal Quionquion : finalement, tu dirais que tu es plus heureuse maintenant que quand tu étais plus jeune ?

Elisabeth Balestrieri : oui, je suis plus heureuse maintenant que quand j’étais plus jeune.

Pascal Quionquion : qu’est-ce qui te manquait quand tu étais plus jeune pour être dans le bonheur et qui pouvait faire que tu te dises bien plus heureuse aujourd’hui ?

Elisabeth Balestrieri : je pense que je n’avais pas conscience que le bonheur pouvait se vivre aussi facilement. Je n’avais pas conscience qu’on pouvait, par deux petits bonheurs rajoutés, faire en sorte qu’à la fin d’une journée, par exemple, on pouvait faire le bilan et se dire « j’ai été heureuse aujourd’hui, oui ». Je n’avais pas du tout conscience de ça.

Je pense que je n’avais pas conscience que le bonheur pouvait se vivre aussi facilement

Les épouvantails sociaux

Pascal Quionquion : quand tu avais 20 ans, c’était quoi le bonheur pour toi ? Tu te projetais sur quoi et comment ?

Elisabeth Balestrieri : je me projetais sur une famille. Je voulais avoir des enfants, fonder ma famille.

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Pascal Quionquion : y avait-il autre chose dans le paysage ? Je garde la photo de la famille (pour garder cette image). Qu’y avait-il d’autre ?

Elisabeth Balestrieri : pour ma part, il y avait aussi la sécurité. Je trouvais important d’acquérir une sécurité financière.

Pascal Quionquion : donc, la famille et la sécurité financière. J’imagine qu’il y a également la santé que tu as évoquée tout à l’heure. Est-ce que tu mettrais une quatrième photo ?

Elisabeth Balestrieri : une vie sociale avec des amis, des relations, des sorties.

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Mieux vaut que le bonheur dépende de ton intérieur

Pascal Quionquion : en t’écoutant, je note qu’il y a pas mal de choses qui ne dépendent pas de toi. Fonder une famille ne dépend pas forcément de toi, ta santé non plus, ton revenu dépend en partie de toi, mais pas uniquement, et c’est pareil pour la vie sociale. Tu n’y avais pas pensé ?

Elisabeth Balestrieri : non, je n’y avais pas pensé. Et c’est quand même important, puisque, si on n’a pas la santé, qu’on n’est pas entouré, qu’on est seul, crois-tu qu’on puisse être heureux ?

Pascal Quionquion : oui. 

Elisabeth Balestrieri : oui, on peut être heureux ? 

Pascal Quionquion : en effet, on peut l’être puisque le bonheur est un choix intérieur. Il n’est pas déterminé par des éléments extérieurs. Là, dans les quatre photos que tu as présentées, il y a beaucoup d’éléments extérieurs, finalement.

Elisabeth Balestrieri : la santé, elle est quand même à moi ? La santé, c’est moi ?

Pascal Quionquion : J’ai eu un cancer, j’ai été un homme heureux même pendant mon cancer. Je préfère dire « le » cancer, parce que j’ai choisi de ne plus utiliser le « mon » étant donné que ce n’est pas rationnel d’employer un possessif.

Tu vois, je n’avais pas la santé. J’ai même annoncé à mes enfants que j’allais peut-être décéder, et pourtant, je ne peux pas dire que je n’étais pas heureux, à ce moment-là.

Elisabeth Balestrieri : je pense qu’il y a peu de personnes qui arrivent, dans des situations extrêmes, comme celles-là, à vivre ça. Je te dis «chapeau !».

Pascal Quionquion : ça y est, grâce à toi, je découvre que je suis un homme exceptionnel (rires), je me donnerai une couronne. 

Elisabeth Balestrieri : si tu arrives à faire prendre conscience de ça. Que, face à quelqu’un qui est malade, tu arrives à l’amener à remercier d’avoir le cancer, par exemple…

Pascal Quionquion : ah non ! Je ne suis pas dans cette dynamique-là. Je n’en suis pas à inviter à remercier d’avoir eu un cancer. Par contre, j’invite à apprécier la vie, même s’il y a cancer. Apprécier la vie, même s’il y a handicap, maladie grave ou décès. Même si c’est grave, d’apprécier la vie.

Utiliser les épreuves pour créer son bonheur

Elisabeth Balestrieri : eh bien j’ai vécu des péripéties. Notamment, la mort de mes parents a été une épreuve considérable. Malgré cela, on arrive à se retrouver heureux. On s’adapte à la situation et en essayant de réfléchir à ce qu’on a et comment on peut être heureux avec la réalité à vivre on retrouve la voie du bonheur.

Pascal Quionquion : je reviens sur les quatre photos que tu as présentées. Tu évoquais que, quand tu avais 20 ou 30 ans, tu te projetais sur le bonheur à partir de ces photos-là. La première photo était la famille. As-tu atteint ce bonheur-là ?

Elisabeth Balestrieri : oui,

Pascal Quionquion : est-il encore devant toi ou est-il encore en partie derrière toi ?

Elisabeth Balestrieri : je vis avec mes enfants qui grandissent, qui sont des hommes et des femmes. Je vis également avec une petite fille et je suis heureuse de ça.

L’astuce d’Elisabeth

Pascal Quionquion : qu’est-ce qui a été déterminant pour que ce bonheur s’installe dans le temps ?

Elisabeth Balestrieri : en fait, je garde en mémoire tous les petits moments passés avec ma famille, avec mes petites filles qui sont imprégnées en moi. D’ailleurs, quand je passe par des moments où je ne vais pas bien, je reste seule à revisualiser des moments où je suis, avec mes petites filles, en train de jouer avec elles, les amener au parc, et je réactive le bonheur.

Écouter de la musique, par exemple, me rend heureuse. Lire un livre c’est pareil. Le faite de savoir que je me retrouverai devant mon bol de soupe le soir, me rend heureuse.

Je garde en mémoire tous les petits moments passés avec ma famille, avec mes petites filles qui sont imprégnées en moi

Pascal Quionquion : tu puises donc dans ces petits bonheurs dont tu parlais tout à l’heure pour aller saupoudrez les moments où tu sens que ça va moins bien ?

Elisabeth Balestrieri : c’est ça. Ça j’arrive à le faire, maintenant.

Pascal Quionquion : tu n’arrivais pas à le faire avant ?

Elisabeth Balestrieri : non, je n’arrivais pas à le faire avant. Je focalisais sur ce qui était désagréable pour moi et non sur ce qui m’avait mise en joie auparavant

Un nouvel état d’esprit

Pascal Quionquion : tu es consciente d’avoir changé d’état d’esprit ?

Elisabeth Balestrieri : oui,

Pascal Quionquion : qu’est-ce qui a favorisé ce changement de manière de penser et de fonctionner ?

Elisabeth Balestrieri : les épreuves. Oui, je pense aux épreuves que j’ai eues dans ma vie. Il peut s’agir de séparations, de maladies, de déceptions, de revers de fortune. À travers ces événements, j’ai appris à faire ça.

Pascal Quionquion : tu veux bien me raconter comment tu as acquis ce nouvel état d’esprit en utilisant les épreuves pour arriver à ta nouvelle manière de penser ?  

Elisabeth Balestrieri : eh bien, comment je suis passé à cette façon de penser, tu veux dire  ?

Pascal Quionquion : permet-moi. Face aux épreuves, tu aurais pu te dire « finalement, je ne peux pas être heureuse, vu les épreuves. Alors que tu as passé dans ce que tu appelles des épreuves pour te dire « je vais construire mon bonheur autrement ».

Elisabeth Balestrieri : en repassant ces étapes de ma vie, je me suis aperçue que j’en ressortais encore plus forte. Que je ressortais avec de la maturité, avec de l’expérience. Et tout ça m’a permis de voir les choses différemment comme de les ressentir différemment. C’est ce qui m’a fait avancer, je pense. Malgré les épreuves, j’ai toujours réussi à trouver des moments où j’ai pu faire resurgir ce qui me faisait du bien, ce qui m’apportait de la joie, du bonheur. Et puis, tout simplement, je me disais qu’il y a toujours pire.

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Le sens de la responsabilité

Pascal Quionquion : permets-moi de relever une phrase que tu as dit, « je faisais resurgir ce qui me faisait du bien ». Est-ce que tu perçois la portée de la responsabilité continue dans cette phrase ? Finalement, tu n’attends pas que quelque chose te tombe dessus, venant de je ne sais où, pour être heureuse, mais tu te prends en main, en responsabilité, pour aller activer le bonheur. Ça, c’est une des clés du bonheur.

Elisabeth Balestrieri : oui, c’est vrai. Activer, remettre en lumière, faire des arrêts sur images, des impressions, percevoir les ressentis. Pour moi, le ressenti est important. Un morceau de musique peut autant me donner la larme à l’œil que de me faire ressentir une joie intense. Ça, hop, je le garde en mémoire !

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Le secret d’Elisabeth Balestrieri

Pascal Quionquion : donc, tu stockes des petits bonheurs, tu emmagasines. Et tu réactives quand tu en as besoin. Quelque part, c’est un peu ton secret ?

Elisabeth Balestrieri : souvent, on me pose la question, « comment tu fais pour rire, pour être enthousiaste, pour avoir toujours envie de faire des choses, de monter des projets ? ». Et bien, je me dis que la clé, qui est également celle de la longévité, c’est d’être heureux avant toute autre chose, même avant de manger sainement, la clé est d’être heureuse et de le faire partager. Je pense qu’on rayonne de ça, parce que c’est un peu contagieux, aussi.

Pascal Quionquion : et d’une belle contagion, vraiment. Est-ce que tu aurais des tuyaux ou ou des pistes qui pourraient aider un lecteur de Heureux au Présent qui se dirait, « j’ai envie de travailler sur mon bonheur ». Est-ce que tu pourrais lui proposer quelque chose tiré de ton expérience ou d’une lecture que tu as faite ?

La clé est d’être heureuse et de le faire partager. Je pense qu’on rayonne de ça.

Elisabeth Balestrieri : je pourrais… Alors, qu’est-ce que je pourrais bien lui dire ? Je pense qu’il faut arriver à comprendre, ses pourquoi. Il faut arriver à comprendre le pourquoi de notre situation actuelle. Pourquoi on se retrouve dans cet état-là, pourquoi on a été mal. 

Ensuite, on peut prendre un certain recul pour ne pas plonger dans le tourbillon d’énergies négatives. D’ailleurs, il y a une loi que l’on appelle la loi des séries. Et pour la contourner, on peut inverser le processus et utiliser cette expérience en réfléchissant au fait qu’on arrive à être heureux en…. je ne sais pas dire, je ne sais pas l’exprimer.

Pascal Quionquion : tu n’arrives pas à le formuler parce que tu n’as pas conscientisé. C’est une chose que tu expérimentes, mais tu n’as pas véritablement mis de mots dessus avant que je te pose cette question. Du coup, ce n’est pas évident d’en faire un concept.

Elisabeth Balestrieri : c’est vrai. Il m’importe de se dire que ce n’est pas parce qu’on a expérimenté une chose, qu’on a considéré comme négatif, que c’était forcément le cas pour nous. Souvent, on n’arrive pas à voir ce qui va se passer après. Du coup, on est dans l’instant T, on se focalise là-dessus. Alors que j’ai beaucoup d’exemples qui démontrent l’inverse. Ce qui nous arrive sur le moment, pourrait nous paraître triste, pas bien et, finalement, si on arrive à se détacher de l’instant et à prendre du recul, on peut découvrir que des choses bénéfiques en découlent.

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Une spiritualité évidente

Je pense que le lâcher-prise est très important. Dès qu’on lâche prise, ça veut dire qu’on peut récupérer ce que l’univers veut nous apporter. 

Pascal Quionquion : j’entends une croyance, là.

Elisabeth Balestrieri : oui, presque.

Pascal Quionquion : presque ?

Elisabeth Balestrieri : oui

Pascal Quionquion : c’est une croyance qui t’aide ?

Elisabeth Balestrieri : c’est une croyance qui m’aide, oui. Après, on l’appelle comme on veut, mais c’est certain.

Pascal Quionquion : en tout cas, quel que soit le nom qu’on lui donne, tu développes une véritable spiritualité ?

Elisabeth Balestrieri : voilà, c’est ça.

Pascal Quionquion : c’est ce qui compte. Tu es entrée dans une vision humaine dans laquelle tu refuses de croire que l’humain est là, tout seul. C’est aussi un outil fort dans ta démarche… 

Elisabeth Balestrieri : oui, ça l’a toujours été.

Pascal Quionquion : ça t’a permis de regarder les choses autrement pour construire ton bonheur ?

Elisabeth Balestrieri : oui, pour construire mon bonheur.

Pascal Quionquion : donc finalement, tu n’es pas seule.

Elisabeth Balestrieri : je ne suis pas seule. Même si je le suis, sachant que je vis seule et que je mange seule, le soir, je ne suis pas seule. Je n’ai jamais eu de sentiment de tristesse parce que j’étais seule chez moi. Je sais que plein de gens pensent à moi, que le lendemain, je vais retrouver des personnes sur le plan professionnel ou relationnel, et que je suis bien avec moi-même.

Etre bien avec soi-même est une évidence

Pascal Quionquion : tu es bien avec toi-même.

Elisabeth Balestrieri : oui.

Pascal Quionquion : tu vois, tout à l’heure, tu me disais « bravo, chapeau !». Mon tour vient de te dire, « chapeau ! ».

Elisabeth Balestrieri : ah oui ! Je suis bien avec moi, toute seule.

Pascal Quionquion : sans doute que certaines personnes, dont une que j’accompagne en ce moment, vont se reconnaître. Il s’agit de ces personnes qui n’arrivent pas à prendre une minute avec elle-même. C’est insupportable, c’est difficile, c’est inenvisageable. Ce sont des personnes qui ont besoin de remplir leur agenda d’activités. Parmi elles, il en est une à laquelle je disais « prends le temps comme si tu étais avec un amoureux ».

D’ailleurs, c’était le cas puisqu’elle a fréquenté quelqu’un il y a peu de temps. Elle constatait donc qu’avec cette personne-là, elle passait du temps sans rien faire. Par contre, être avec elle-même sans rien faire lui est difficile. Là, j’entends que tu arrives à prendre du temps avec toi.

Elisabeth Balestrieri : oui, je prends du temps avec moi, seul. C’est très important, ça. C’est comme une pile qu’on recharge, pour moi.

Pascal Quionquion : toutes les personnes que je connais, et qui se trouvent véritablement heureuses prennent du temps pour elles.

Elisabeth Balestrieri : oui, mais ce n’est pas évident pour tout le monde.

Pascal Quionquion : en effet, ce n’est pas évident pour tout le monde, mais je profite de t’entendre le dire pour encourager la communauté Heureux au Présent à le faire. C’est vraiment important, en fait. On s’envoie un message en disant que l’on est suffisamment important soi-même pour passer du temps avec soi. Ce n’est pas seulement avec les autres, ceux que l’on estime importants à nos yeux. 

Elisabeth Balestrieri : sans faire des activités extraordinaires.

Pascal Quionquion : oui, bien sûr, en vivant des choses simples.

Elisabeth Balestrieri : oui, simples.

Comment as-tu appris à t’aimer ?

Pascal Quionquion : voilà une question qui va peut-être surprendre ; comment as-tu appris à t’aimer ?

Elisabeth Balestrieri : alors là, c’est compliqué ! (Rires)

Pascal Quionquion : c’est la première fois de ta vie qu’on te pose cette question, n’est-ce pas ?

(A suivre…)

Je vous donne rendez-vous vendredi prochain pour la suite de ce témoignage dans lequel vous pourrez continuer à vous enrichir. En attendant, partagez ce que vous venez de lire sur les réseaux sociaux. Postez vos commentaires en bas de cet article, posez vos questions, si vous en avez.

Et avant de vous laisser, je veux vous demander de vous souvenir que ce n’est pas parce que vous êtes quelqu’un d’ordinaire que vous ne pouvez pas être heureux. Vous pouvez être heureux en étant quelqu’un d’ordinaire.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye.

7 commentaires

  1. Super interview ! C’est vraiment le genre de contenu qu’on trouve rarement mais qui ensoleille une journée 🙂

    1. Merci Denis,
      J’ai eu tellement de joie à vivre cette rencontre d’authenticité et de richesse simple que je prévois d’autres invités.
      En attendant, la suite sera publiée ce vendredi.
      Merci pour ta visite

  2. Whaou ! J’ai adoré lire cette interview. Et je ne savais pas du tout que le bonheur se « cultivait ». Cela m’a retourné le cerveau ! Merci pour cette prise de conscience.

    1. Alexia, quelle joie d’apprendre que tu découvres que le bonheur se cultive. Eh oui, Elisabeth l’a découvert fortuitement et c’est une magnifique trouvaille.
      En parcourant les podcasts et articles de ce blog, tu découvriras bien des moyens de le cultiver.
      Bonne promenade chez Heureux au Présent


  3. Merci pour cet interview. En effet, le bonheur vient de l’intérieur. Et le bonheur est un choix, pas toujours aisé d’ailleurs (j’y travaille). Selon moi, toutes les épreuves ont quelques choses à nous apporter et même si on ne le voit pas de prime abord et même parfois avant des années, elles sont là pour nous faire avancer et tirer vers le haut.


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