211# Quatre mots piège à éviter

Pourquoi ces quatre mots sont-ils des pièges de langage ?

Pourquoi ces quatre mots sont-ils des pièges de langage ? Vous avez pris l’habitude d’utiliser ces quatre mots. Ces mots que j’appelle les quatre mots piège à éviter ; jamais, toujours, juste et petit. Découvrez pourquoi ces mots comportent des pièges, et comment ça sortir, bien sûr. 

Je commencerais toutefois par dire qu’ils ne sont pas systématiquement des pièges (j’aurais pu vous dire qui ne sont pas toujours des pièges :-)) même si, dans la plupart des cas, ils le sont. Je voudrais aborder ce sujet, en prenant en considération ce que j’appelle « la plupart des cas ».

Cela dit, ils impactent notre manière de lire la vie. Notre regard sur les événements s’en trouve tronqué et notre bonheur imputé. 

Qu’on les utilise ou non, je vous demande de faire qu’ils le soient en conscience. 

Le terrain propice à l’exagération 

Quand on dit jamais, toujours, on est généralement dans l’exagération. On met également les pieds dans l’irrationnel. Il est très très rare, exceptionnel, qu’une chose n’arrive jamais. Il est très rare également qu’une chose arrive toujours. En même temps, en disant cela, je ne parle pas de la réalités naturelles qui nous entourent. Parce que la loi de la gravité fonctionne toujours. Il en est de même pour la loi d’attraction, l’effet papillon et d’autres lois qui régissent notre fonctionnement. On pourrait mentionner, par exemple, la loi de l’effet cumulé qui s’avère fiable.

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Photo by Valeria Ushakova on Pexels.com

Entre nature et humanité

Il y a donc des choses qui fonctionnent toujours ou jamais et qui sont des lois. Bien entendu, je parle ici de lois naturelles. Je ne parle pas de lois humaines. Chez nous, les humains, nous n’avons pas cette capacité à faire preuve d’une constance qui nous conduit à nous inscrire dans un toujours ou dans un jamais. Et, quand je dis que les mots jamais et toujours, je les en relation directe avec notre réalité quotidienne d’humains, d’incarnés. Je ne le mets pas en lien avec des lois naturelles.

Si vous jetez un stylo en l’air ou que vous le lâchez, il tombera toujours au sol, sauf si, j’insiste sur le « sauf si ». C’est justement là (avec le sauf si) qu’on arrive dans des situations qui se rapprocheront du rationnel. 

Une installation irrationnelle

Quelqu’un dirait « ça tombe toujours sur moi » ou « c’est toujours à moi que ça arrive » ou encore, « je ne fais jamais partie de ceux qui sont choisis, ça ne m’arrive jamais à moi ». En fonctionnant, comme ça, on s’installe dans une approche irrationnelle. Autrement dit, cette manière de parler manque de fondement, elle tient à une impression, à une perception, elle n’est pas sérieuse, construite sur une réalité observée. On entre, de plus, dans une surgénéralisation abusive. 

Avez-vous remarqué que j’ai groupé toujours et jamais depuis le début de cet article ? Je les place dans la même « famille » de risque.

Un usage à bon escient

En français, il existe une expression qui est « ne jamais dire jamais ». Elle existe aussi dans le monde anglophone. Ceci étant, je ne validerai pas l’intérêt de ne jamais dire jamais. J’invite à le dire à bon escient. Et c’est pareil pour le mot toujours. Je préfère qu’on l’utilise également à bon escient.

Il nous arrive d’utiliser jamais et toujours avec une bonne volonté, une décision de manifester, de l’affection, de la tendresse et de l’amour à quelqu’un. 

Par exemple, dans une phrases telles que « tu pourras toujours compter sur moi ». C’est une parole qui veut dire que « je ne serai jamais déficient quand tu auras besoin de moi » . Même si cette phrase est belle à entendre, elle est complètement abusive dans la mesure où bien des paramètres ne dépendent pas de moi. Il est possible que la personne ne puisse pas compter sur moi même si je voulais qu’elle soit en mesure de le faire. Il est possible que je fasse preuve d’une déficience, même si j’aurais voulu être en accord avec ma volonté. 

Ce qui explique la fragilité de cette affirmation est que bien des paramètres dépassent le cadre de mon pouvoir humain. Or, jamais et toujours mettent notre pouvoir humain en défiance, ils l’acculent. La prise de conscience de notre propre finitude (notre limite) inhérente à notre nature est nécessaire. Quand on fait appel à jamais et toujours. C’est la raison pour laquelle je les mentionne parmi les quatre mots piège à éviter.

Jamais

En prêtant un peu plus attention à jamais (comme à toujours, au demeurant) je constate que ce mot est attaché à un préjugé. Un préjugé est une image préconçues. On n’a pas encore vu, mais on la conçoit avant même qu’elle n’existe en se projetant vers « ce sera comme ça ». 

C’est comme si on était Madame Irma, avec une boule de cristal et que l’on pouvait prédire ce qui allait se produire à l’avenir. C’est ce qui se passe, d’ailleurs, quand certaines personnes que j’accompagne me disent, « je ne pourrai jamais lui dire ça parce qu’il le prendra mal ». Voyez-vous la boule de cristal ? La même idée décodée mentalement donne : « J’estime ne pas pouvoir lui dire ça parce que je suis en pouvoir, en maîtrise et en connaissance de ce qui va se produire » . Par conséquent, je juge avant l’événement. Il s’agit bien d’un pré-jugé

Par voie de conséquences, je programme mon inconscient de manière à ce qu’en situation, il ne fasse pas appel à certaines ressources, mais qu’il déclenche automatiquement un processus qui sera un processus de pensées qui entraînera des émotions et des actions automatisées. Au bout de quelques temps, je n’aurai même plus à réfléchir à la situation puisque l’enchaînement pensées > émotions > actions se fera de manière automatique, sans même solliciter ma conscience. Ainsi, je n’aurai pas à réfléchir à une option à saisir, à une action à poser ou à une émotion à ressentir.

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Photo by Miguel Á. Padriñán on Pexels.com

Jamais est un moyen de s’enfermer

Le deuxième élément que je voudrais aborder avec jamais (qui est également valable pour le mot toujours), c’est qu’il limite. Ces deux mots enferment. Ils nous conditionnent à voir les choses selon ce que l’on a préjugé. Comme je l’ai dit, il y a quelques instants.

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Laissez-moi prendre deux exemples :

Numéro 1 : je ne suis jamais sélectionner.

numéro 2 : je n’ai jamais de chance

Jamais construit un système de limitation 

Dans ces deux cas, on est dans une limitation qui enferme et nous conditionne à voir les choses comme ça. Comme quelqu’un qui n’est pas sélectionné ou qui n’a pas de chance. Ça veut dire que, par voie de conséquence, je réduirai le nombre d’expérience dans lesquelles j’aurai la perception de la chance (pour prendre le deuxième exemple). 

Alors que si je changer ma manière de penser, et que je me disais, « j’ai de la chance », je développerais une sensibilité et une manière de voir les choses qui fait que je me dirais « là, j’ai de la chance ». 

Dans ce cas-là, il nous incombe, en responsabilité, de changer le programme, afin de choisir de regarder les choses autrement.

Jamais est généralement une parole fausse 

Le troisième élément relatif à jamais et que l’on parle faussement. On se trouve bien souvent à dire des choses qui ne sont pas vraies. Mieux vaut être dans la vérité que dans la vanité. C’est comme si on parlait et que nos propos n’aient pas plus de puissance qu’un mini souffle, sans produire le moindre fruit. Des paroles stériles.

En ce sens, je me rapproche de la démonstration, je dirais même, de l’explication de Don Miguel Ruiz, l’auteur de « Les quatre accords toltèques » qui incite à adopter une parole impeccable. Une parole impeccable produit du fruit, elle génère un impact, partage de la vie, transmet de la vie

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Photo by Anete Lusina on Pexels.com

Par conséquent, quand je parle faux, en disant « ça ne m’arrivera jamais », je m’enferme, je me limite puisque, je ne sais pas si ça m’arrivera. D’ailleurs, il est possible que ça me soit arrivée, mais, à cause de la croyance que ça ne m’arrivera jamais, je n’ai pas vu la chose se produire devant moi. J’ai pensé avec conviction, avec un préjugé bien construit, que ce n’était pas pour moi. En définitive, ça peut avoir faciliter mon impossibilité de percevoir que je suis passé à côté d’une opportunité.

Le premier accord toltèque

Laissez-moi vous partager un extrait de ce qui écrit Don Miguel Ruiz dans les quatre accords toltèques, tenons à préciser que « que votre parole soit impeccable. » et le premier accord. Voici ce qu’il dit : « le premier accord toltèque est le plus important, et aussi le plus difficile à honorer. Il est si important que lui seul. Il vous permettra de transcender votre vie actuelle pour parvenir à ce niveau que j’appelle le paradis sur terre. Le premier accord est « que votre parole soit impeccable ». Voilà qui a l’air très simple, mais en réalité c’est très, très puissant. Pourquoi faire attention à votre parole ? Votre parole et votre pouvoir créateur. 

C’est un cadeau qui vous vient directement de Dieu. L’Évangile, selon St-Jean, dans la Bible, parlant de la création de l’univers, dit : au commencement, était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu. La parole vous permet d’exprimer votre pouvoir créateur. C’est par elle que vous manifester les choses. Quelque soit votre façon de parler, votre intention se manifeste par la parole. (…) La parole est si puissant, qu’un seul mot peut changer une vie, ou détruire l’existence de millions de personnes.(…) Chaque être humain est un magicien. Par notre parole, nous pouvons soit jeter un sort à quelqu’un soit dans libérer ». 

Exercez-vous

Je vais prendre un exemple : « il m’arrive toujours des tuiles » ou «je tombe toujours sur des cinglés ». Est-ce vrai ? Pourquoi le serait-ce ? En quoi ce genre d’affirmations pourraient-elles tenir la route ? Je vous laisse réfléchir. N’attendez pas que je vous donne la réponse 🙂

Assumer ses responsabilités

Notons que l’emploi de jamais et toujours nourrissent une thèse de la déresponsabilisation « C’est pas moi» ou « j’y suis pour rien ». Ainsi, on se décharge sur les événements ou sur les autres, en se disant « si je tombe toujours sur des cinglés, ce n’est pas lié à moi. » ou « il m’arrive toujours des tuiles » ou encore, « je ne suis jamais sélectionné·e » permet d’entendre cette déresponsabilisation. « C’est à cause de l’autre, de l’événement. Je n’y suis pour rien à ce qui m’arrive. Si ça tenait à moi, j’aurais veillé à ce que les événements se produisent autrement ». Mais, qui que tu sois, sache que tu n’as pas la ma mise sur les événements. Tu ne peux pas faire en sorte d’être toujours sélectionné·e, que la chance soit systématiquement en ta faveur, que tu n’aies jamais de tuiles comme de ne pas tomber sur des cinglés.

Un parterre de faussetés 

Bien que je sois assez générale, les personnes que j’accompagne savent que l’on travaille sur des aspects de ses croyances limitantes, en plus d’être des paroles stériles que j’encourage à abandonner au bénéfice de la parole impeccable. 

Je dois dire que ce n’est pas parce que j’ai été percuté par un chauffeur, pour prendre un autre exemple, que je ressens de la colère. En résumé, le ressenti émotionnel de la colère n’est pas en lien avec l’événement. On a beau essayer de se battre dans tous les sens pour tenter de faire croire que l’émotion est relative à la colère, ça reste faux. On pense « s’il ne m’était pas rentré dedans, qu’il était arrivé à l’heure, où qu’il n’avait pas renversé son verre de vin sur ma veste juste avant mon entretien d’embauche, je n’aurais pas été triste, en colère, déçu, honteux, etc. ». 

Tout ça est faux.  Je vous renvoie vers le podcast enregistré, il y a quelques années intitulé « Le mystère des émotions ». Vous comprendrez à quel point ces façons de penser sont erronées. 

Avancer les yeux ouverts

Notre égo nous fait croire que c’est comme ça que ça marche. Pourtant, ce n’est pas comme ça du tout ! Nous avons tout intérêt à apprendre comment les choses fonctionnent en nous pour en tirer le meilleur.

Certes, nous avons la liberté de fuir pour éviter de chercher à comprendre comment nous fonctionnons. Seulement, nous pouvons prendre conscience de notre propre responsabilité quand aux dysfonctionnements en question et à notre méconnaissance ou refus d’apprendre.

Dans le cas où ce n’est pas « parce que le chauffeur a percuté mon véhicule que je ressens de la colère », une lecture rationnelle, me diriger davantage vers « je ressens de la colère parce que j’ai interprété l’événement du chauffeur qui a percuté mon véhicule comme voulant dire queEt si je l’ai interprété ainsi, c’est parce que je suis complètement conscient d’être responsable de mon interprétation. Elle est connectée à mes préjugés, et par conséquent, mes croyances ».

Dès que l’on parle de préjugés, on titille les croyances. En effet, un jugement prend racine que dans nos croyances.

Le bénéfice désagréable d’une lecture rationnelle

Du coup, si vous voulez mieux vivre les événements, vous avez compris qu’une lecture plus rationnelle est plus aidante. C’est vrai qu’elle nous place en responsable, et que ça peut être très désagréable de ressentir une impression de culpabilité. On peut craindre que si on ressent de la colère, c’est à cause de nous ! On ne peut incriminer personne d’autre. De même, si on ressent de la honte, c’est parce que… on ressent de la honte. C’est à cause de nous ! C’est nous qui déclenchons l’émotion de honte en nous.

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De prime abord, c’était beaucoup plus confortable de trouver un bouc émissaire, quelqu’un d’autre à désigné comme responsable de ce qu’on ressentait. C’est comme si on subissait la situation. Mais un regard rationnel nous conduit forcément à corriger cette croyance. On est responsable. En conséquence, si on ressent de la colère, on sait que la responsabilité nous incombe. Quand on ressent de l’amour, c’est pareil. 

Le malheur du potelet  

Il y a quelques années, j’avais pris ma voiture pour me rendre à un rendez-vous. Arrivé sur place, je fait un créneau. Soudain, j’entends un bruit de métal qui fait vibrer le véhicule ! Je me demande alors ce qui se passe. Je fais le tour  du véhicule et me rend compte qu’il y avait un potelet très bas, mastoc, avec une partie plus plane sur le dessus. Je ne l’avais pas vu. En reculant, j’avais tordu le soubassement de mon véhicule. J’étais embêté. J’étais aussi 100 % responsable de ce qui s’était passé. En même temps, je n’avais pas envie d’aller voir un mécano pour la réparation couteuse.

Après mon rendez-vous, ça m’a travaillé. Finalement, dans la semaine qui a suivi, je me suis surpris à souhaiter que quelqu’un percute mon véhicule par la droite. Je m’entendais penser « si quelqu’un me rentrait dedans, je n’aurais pas à payer la réparation ». 

Maintes fois, j’ai cherché à ce que des personnes me rentrent dedans par défaut de respect de la priorité à droite. Malgré mon aspiration, mon réflexe d’automobiliste me conduisait à freiner pour éviter le choc. Et après coup, je me disais « mince ! J’y aurais gagné que le véhicule me percute ». 

Finalement, j’étais installé entre un dilemme quant à ma responsabilité d’automobiliste, programmée pour éviter les accidents de la route. À cause de cela (ou grâce à ça :-), j’ai paré des risques multiples de collision. Je n’arrivais pas à utiliser les situations qui se présentaient à moi pour qu’on me rentre dedans. C’est comme si deux lois s’opposaient l’une à l’autre. Alors que si on m’était rentré dedans, je ne me serais surtout pas dit « Mince, j’ai pas de chance qu’on me rentre dedans !». J’aurais été enfin ravi que ce soit le cas,  j’aurais pu m’en réjouir. J’aurais presque pu sortir de la voiture en disant « Monsieur, je vous remercie de m’être rentré dedans, vous me rendez un grand service… ».

Les événements sont neutres

L’événement est neutre. Aussi souvent que vous aurez besoin de vous le rappeler, faites-le. En effet, les événements sont neutres. Chantez-le si ça vous aide. Faites en sorte, quoi qu’il en soit, d’intégrer que l’événement est neutre. Il sera toujours neutre. 

Ce qui a pour conséquence que vous serez toujours responsable de votre manière de percevoir les événements. Et là, ayant utilisé le mot toujours à dessein, je l’ai fait de manière rationnelle. Votre responsabilité ne peut jamais être enlevée de votre personne. Vous avez vu que j’ai employé le mot jamais de manière rationnelle, aussi.

Au boulot 

Vous pouvez commencer à travailler sur vous en repérant les jamais et les toujours que vous utilisez et qui sont irrationnels. Prenez le temps de vous observer, d’entendre vos pensées et vos ressentis émotionnels. Puis, chaque fois vous percevez avoir utilisé jamais ou toujours de manière irrationnelle, et donc abusive, formulez « je suis responsable de ma lecture des événements. Je sais être responsable de ça. En effet, je ne suis pas responsable de tout ce qui m’arrive, mais je le suis systématiquement quant à ma manière de vivre ce qui m’arrive ». 

Si je reprends les deux exemples que j’ai proposé tout à l’heure dont « je ne suis jamais sélectionné », comment pourriez-vous y travailler ?

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Photo by Hammad Khalid on Pexels.com

Jutes et Petit

À présent, passons aux deux autres mots ; juste et petit.

Comme ça a été le cas pour toujours et jamais, je vais aborder juste et petit ensemble. Ils ont à nous apprendre des points qui peuvent être associés dans une sorte de communauté. 

Par exemple :

« Je veux juste te demander un service »

« Je voulais juste savoir si tu voulais sortir avec nous ce soir »

« Je voulais juste te rendre service »

« C’était juste pour aller plus vite »

L’art de minimiser

Dans chacun des exemples ci-dessus, vous percevez la présence d’une recherche de minimiser, une manière de dire, « ce n’est pas grave, ça passera mieux ». Et cette intention est présente tant avec le mot juste qu’avec petit. En quelque sorte, la mission consiste à trouver les moyens de faire passer, ce qui ne nous paraîtrait pas acceptable, si ce n’était pas petit, ou juste pour….

Une fois encore, nous tournons le dos à la responsabilisation, en faisant face a la victimisation ; « C’était juste pour ça» , « Non, mais c’est un petit… ».

Devenez responsable

Je vous propose de prendre une direction différence consistant à être responsable et pas victime. Ainsi, vous allez dans la direction de l’affirmation de soi, plutôt que de chercher à vous cacher derrière de petits motifs en slalomant avec vos stratégies. Pour booster votre confiance en vous, limitons le nombre de choses petites et justes. Vous direz bien moins souvent « c’était juste pour… » ou bien, « je te passe un petit… ».

Face a la question. « pourquoi as-tu fait comme ça ? », Vous vous entendrez répondre « j’ai juste voulu aller plus vite » sans ressentir le besoin de rajouter juste. Suite à une question, « veux-tu un café ? », vous répondrez « oui, j’en veux bien un petit, ça me fera plaisir » sans avoir envie de rajouter petit

En pratique

Pour petit et juste, comme pour toujours et jamais, vous prendrez le temps de vous observer afin de percevoir avec qui et à quelles occasions vous employez ces mots-là. 

Dans notre inconscient se trame l’idée qu’utiliser ces petits mots nous évite de forcer quelqu’un  à faire ce qu’on voudrait qu’il fasse. Si c’est le cas, nous avons besoin d’accepter que nous n’avons aucun pouvoir pour forcer quelqu’un comme nous n’avons pas le pouvoir de déranger quelqu’un.

Et ça pose question, puisque, réellement, avez-vous réellement le pouvoir de déranger quelqu’un ? Exercez-vous à faire preuve de Assurance, à vous assumer, et assumer vos choix, soyez de plus en plus responsable, sans avoir plus besoin de vous excuser, avec des juste ou des petit. Il n’est plus nécessaire de tenter de faciliter le passage avec ces mots. Vous êtes là, responsable de vos choix que vous assumez. Vous acceptez que ça ne passe pas. J’ajoute que vous acceptez également qu’on vous dise non. Vous acceptez qu’on n’apprécie pas les raisons pour lesquelles vous avez fait telle ou telle chose.

Des mots qui parlent de nous

Les quatre mots pièges à éviter sont quatre mots révélateur. Vous pouvez les utiliser comme jauge, de mesure de la confiance en soi, de l’affirmation de soi comme de l’acceptation de soi. Une manière de choisir de vivre sa réalité. Il est bien question d’accepter tout ce que vous vivez ! Pas une partie de ce que vous vivez ou ressentez, voir même, votre manière de penser, mais tout. Acceptez tous.

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Photo by Jean-Daniel Francoeur on Pexels.com

Finalement, vous enlevez la responsabilité à vos parents, à vos proches, à votre patron, à votre collègue, à vos enfants, à votre conjoint, et à vos copains. Et vous exceptez que c’est vous qui êtes responsable. Il s’agit de votre vie. C’est vous qui faites le choix et vous les assumez de A à Z. Et, entre nous, tant que vous n’êtes pas assis dans cette réalité, là, ici et maintenant, vous aurez une difficulté réelle à percevoir un bonheur stable et constant. 

Évidemment, quand je suis responsable, je peux agir ! Si je ne le suis pas pas, je dois attendre, je dépends de l’autre. Par contre, si je suis responsable, je ne dépend de personne. Je peux choisir, construire mon bonheur et vivre ma vie au mieux.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye.

10 commentaires

  1. Je n’écris jamais de commentaires mais cette fois ci je vais laisser un juste un petit mot car ça fait toujours plaisir! Merci pour cette prise de conscience!

    1. Hélène, quel plaisir de voir que tu as dépassé ta retenue habituelle pour t’exprimer ici.
      Et je te rejoins, ça fait plaisir.
      Sache que les questions sont ouvertes également dans cet espace de commentaires. Sens-toi la bienvenue.

  2. Merci pour cet article. Je pense sincèrement que les mots que nous utilisons sont les plus puissants de l’univers. Je m’exerce à être vigilante sur les mots que j’emploie. Par exemple, j’utilise plutôt ça m’agace à la place de ça m’énerve. Cela diminue l’impact émotionnel de la situation.

    1. Oui, Stéphanie, « les mots que nous utilisons sont les plus puissants de l’univers » pour nous-même. C’est hyper important de poser un regard rationnel sur cet aspect. Nous sommes les premiers bénéficiaires et les premiers à ramasser les pots cassés des mots que nous utilisons.
      Par ailleurs, je vois que tu as compris que la modification de la manière de choisir ses mots ne s’opère plus rapidement par l’entraînement.

      Cela dit, « ça m’agace » et « ça m’énerve » ont un point fort en commun. Tout deux mettent en lumière que tu te place en victime. C’est « la situation » qui t’agace ou t’énerve, ce qui est faux. Rien ni personne n’a la pouvoir de t’agacer ou de t’énerver. Toi seule possède ce pouvoir.
      Avec un regard rationnel, il serait donc plus juste de dire « je ressens » de l’agacement ou de l’énervement quand… Ainsi, tu prends conscience que c’est toi qui déclenche l’émotion, et non l’événement ou la personne.

      Je viens de tenter de t’expliquer en un minimum de mot un concept énormissime hyper méconnu du grand public. En conséquence, si tout ça te parait obscur, ne te dis pas que tu n’as rien compris. C’est juste un blocage naturel lié au poids de notre manière ordinaire de vivre.

      Quoi qu’il en soit, si tu parviens à t’emparer de la force de cette manière de voir (rationnelle), tu verras que la lecture de tes relations (aux autres comme à toi) s’en trouvera considérablement changée.

      Je reste à ton écoute si tu as des questions. D’ailleurs, tu peux profiter des 30 minutes offertes pour approfondir ce point et me poser tes questions. Beaucoup en profitent. Pourquoi pas toi ?
      Au plaisir

  3. C’est vraiment un exercice difficile d’éliminer ces 4 mots pièges de notre vocabulaire quotidien! Et pourtant les bénéfices sont tellement évidents : assumer notre part de responsabilité dans nos actes et améliorer notre relation aux autres. Merci pour cette prise de conscience!

    1. Élise, j’ai une excellente nouvelle : le mot « difficile » n’est pas un synonyme du mot « impossible ».
      De plus, l’idée n’est pas de les supprimer, mais de les utiliser à bon escient, avec un regard rationnel.
      Par exemple, si je dis que le feu est toujours chaud, c’est à priori rationnel. Je ne crois pas que le feu froid existe, tu comprends. Par contre, si je dis que je rate toujours mes plats, c’est faux. Il suffit que j’en réussisse un sur 50 pour rompre la continuité qui rendrait cette affirmation juste. Il s’agit donc d’une impression amplifiée ou d’une surgénéralisation (abusive, de surcroît).
      Nous y gagnons à pratiquer ça. C’est dans l’observation et l’entraînement qu’il est possible d’y parvenir.
      Exercice exemple : pendant 15 minutes (avec un chrono que tu mets en place sur ta montre ou ton tel), 3 fois par jour, tu peux choisir d’adopter une posture rationnelle pendant laquelle tu veilles à tes propos. Fais-le comme un jeu. Tu n’es ni nulle ni bonne, si tu y arrives ou que tu échoues. Tu as juste perdu ou gagné.
      Amuse-toi en te souvenant que c’est dans l’amusement que tu as appris énormément de ce que tu maîtrises aujourd’hui. Tu sais, ces choses qui te paraissent faciles aujourd’hui 😉





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