222# La valeur indispensable à avoir

L’intégrité fonde notre identité

La valeur indispensable à avoir est l’intégrité. Pourquoi cette valeur est-elle essentielle, je dirais même fondamentale (au sens étymologique) ? Par fondamentale, j’évoque la construction de soi. La valeur indispensable à avoir qu’est l’intégrité se trouve dans les bases, dans les fondations de notre identité. Sans quoi notre vie a beaucoup de peine à être équilibrée. En conséquence, on arrive plus difficilement à construire son bonheur.

Trois angles pour instaurer la valeur de l’intégrité

Pour entrer dans le vif du sujet, je le ferai avec trois angles qui touchent à la valeur de l’intégrité. Et, comme je le dis de temps en temps, on ne «possède» pas cent cinquante valeurs. On n’en a cinq, six, voire sept. Et, à partir d’elles, on déclinera nos croyances qui s’avèrent bien plus nombreuses. Après elles vient le tour des pensées qui sont innombrables et à partir desquelles nous déclenchons nos émotions et nos actions.  

La chaine résumée donne : valeurs > croyances > pensées > émotions > actions

C’est à partir de nos valeurs que toute notre vie se déroulera, ça va sans dire. C’est pourquoi il est important de comprendre ce qu’on peut découvrir qui l’on est en regardant ses propres valeurs. Nous le ferons aujourd’hui en regardant l’intégrité. Pour ce faire, je le fais avec les trois angles suivants : 

  1. Premier angle : pensez ce que vous faites
  2. Deuxième angle : faites ce que vous pensez.
  3. Troisième angle : faites ce que vous dites

Prenons le temps de regarder ces aspects les uns après les autres, en commençant, bien entendu, par le premier angle.

heureux au travail

Premier angle : pensez ce que vous faites

Vous vous interrogez sans doute pour savoir pourquoi je mets en parallèle le faire et le dire. Je le fais parce que dans la réalité, le faire et le dire sont presque synonyme. Je dis bien presque. Certes, dans la plupart des cas, ils ne sont pas équivalents.

Si vous insultez quelqu’un ou que vous le frappez, au sein d’un tribunal, ce ne sera pas la même chose. En même temps, il est possible que la situation s’inverse, comme le dit Marie-France Hirigoyen, la spécialiste sur les violences morales et auteure du livre « Le harcèlement moral ». 

La force souvent minimisée du dire

Dans de nombreuses situations, le dire peut-être encore plus dévastateur que le faire. Notamment, si un enfant a été violenté physiquement, il peut être marqué, traumatisé. Il peut avoir considéré les violences subies comme inacceptables et injustes. Mais la plupart du temps, il a accès à des outils qui lui permettent d’évaluer la disproportion de l’attitude de l’adulte par rapport à son action. 

Or, une violence morale peut-être plus difficilement évaluable, en termes de disproportion, parce que l’on a pas de moyens aussi aisés d’évaluer la justesse ou «l’injustesse » des propos tenus. 

Si on dit « Tu es vraiment moche, tu es insupportable à voir », il y a de grandes chances qu’un enfant pense « s’il me dit ça, c’est sans doute qu’il a raison ». Par contre, si un adulte le gifle, l’enfant aura plus facilement tendance à penser que c’est à cause de lui, certes, tout en «mesurant» le caractère excessif du geste. 

Dans certaines situations, les actes sont plus forts que les paroles. Alors que, dans d’autres, les paroles peuvent être plus fortes que les actes.

Quoi qu’il en soit, penser ce que vous faites est ce que vous dites.

Pensez avant d’agir

Ça tombe bien, puisque, il y a quelques semaines, j’ai enregistré un podcast qui s’intitule est « les quatre mots piège à éviter. ». Dans cet article, je ciblais les mots « jamais, toujours, juste un petit ». 

Il est important que la parole, comme l’acte, soit impeccable. Pour qu’il le soit, il est nécessaire de les penser. La démarche consiste à ne plus dire ou faire quelque chose «comme ça», parce que ça ne passe pas la tête. On le dit ou on le fait parce qu’on sait ce qu’on fait, on est conscient de ce qu’on dit. Je dirais, permettez-moi cette expression un peu technique, on est présent à soi-même dans ce qu’on est en train de faire ou de dire. 

On ne fait pas quelque chose sur une pulsion de je ne sais pas quoi, parce que c’est comme ça ou pas ce qu’on a envie, sans vraie réflexion. On le fait en conscience, et ainsi, on change considérablement les choses. En effet, on agit moins à la légère quand on veut penser ce qu’on fait. On réfléchit en amont, on se projette (on se jette avant l’événement, au sens littéral) pour semer ce qu’on veut voir germer et se développer dans notre vie.

Penser ce qu’on fait nous rapproche de la justesse

Le gros avantage de travailler à une parole impeccable, comme à un acte réfléchi, c’est qu’on touche  à la justesse. Une autre manière de formuler cette idée pourrait consister à évoquer une parole juste. Je la nomme ainsi, parce que cette parole, ou cet acte, est véritablement en relation avec ce qu’on voulait dire ou faire

Il ne s’agit pas d’une parole en décalage avec ce qu’on a voulu dire. Et si ce décalage était constaté, on en prendrait conscience. Ça permettrait de faire un exercice de prise de conscience de ce qu’on veut dire de manière à être dans le sens profond de ce qu’on veut dire ou faire.

Quelque part, je n’attends pas que l’autre fasse le boulot de comprendre ce que je veux dire. Sachant ce que je veux dire, je veille à ce que ce soit formulé en des termes justes. De la même manière, sachant ce que je veux faire, je mesure mon acte afin qu’il soit juste.

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En conséquence, quand l’autre dit « veux-tu dire que… ? », je peux préciser ma pensée et le faire parce que je sais exactement ce que je veux dire. Je connais mon attention. 

Opter pour le rationnel

L’élément qui peut nous aider à travailler cette façon de penser ce qu’on dit comme ce qu’on fait est de chercher à adopter une approche rationnelle. De ce fait, on prendra une distance certaine avec des images ou des expressions idiomatiques, telles que « c’est lourd quand tu fais ça ». Cette expression est très imagée, belle et parlante. Elle peut être pesante. D’ailleurs, si on emploie cette expression, c’est parce qu’on veut que l’autre perçoive la pression qu’on a identifiée quand il a fait ou dit une chose précise. Seulement, « c’est lourd quand tu fais ça » ne dit pas suffisamment sur ce qu’on veut dire tout en en disant trop.

Choisir d’être spécifique

Permettez-moi d’y adosser un deuxième élément. C’est l’intérêt d’être spécifique. Ceux qui connaissent la méthode S.M.A.R.T., pour atteindre des objectifs, connaissent l’importance d’être spécifique. 

En effet, on demande qu’un objectif soit spécifique. Cela signifie qu’on commencera par « je ». Il s’agit de moi. Ce qui pourrait donner « je trouve lourd… », pour reprendre l’exemple évoqué plus haut. Percevez-vous la différence entre « je trouve lourd…» et « c’est lourd… » ? 

  • Premièrement, « je trouve lourd » est spécifique, ce qui n’est pas le cas pour « c’est lourd ». 
  • De plus, cette deuxième expression est un jugement. 
  • Ensuite, « je trouve lourd…» est trop vaste. Il peut être interprété par le destinataire selon ses propres perception de ce qui est lourd. 

En conséquence, mieux vaut continuer à se connecter à soi-même pour dire « je trouve pénible», où « j’ai le sentiment que… » ou encore « je ressens de l’agacement quand… ». C’est une manière d’adopter une approche spécifique, rationnelle. 

C’est d’autant bénéfique que je suis conscient qu’il s’agit de mon ressenti. Ce n’est donc pas l’action qui est lourde ou pénible en elle-même et qui équivaut à un jugement, mais c’est ma perception à moi. Être spécifique permet de prendre conscience de ce qu’on pense, soi, de sa propre perception.

Le gros avantage d’être spécifique

Le gros avantage de cette démarche spécifique est d’exprimer ce qu’on ressent et qui occasionne une gêne en nous (ça n’occasionne aucune gêne en soi, c’est chez nous qu’il est question de gêne, de désagrément, etc.). Ça nous place d’office sur le terrain de la bienveillance.

Le fait d’être spécifique libère l’autre d’un éventuel poids qu’on pourrait lui poser sur le dos. Si je reprends l’exemple, « c’est lourd quand tu dis ça » est une manière de dire « c’est à cause de toi que je ressens… ». Alors que, si je dis « je ressens ceci ou cela quand tu dis…» c’est moi qui ressens les choses ainsi. Ça n’a rien à voir avec l’autre

J’entrevois, intérieurement, que s’il disait la même chose à quelqu’un d’autre, cet autre pourrait trouver cette même phrase drôle, par exemple, sans ressentir la moindre gêne. Peut-être trouvera-t-il sympa ou agréable à entendre mon propos. Il est également possible que l’autre personne trouve ma parole attristante ou pénible. J’entends qu’il est possible de ne pas ressentir la même émotion que la mienne.

Être en phase avec ses pensées

Cette approche nous conduit à nous mettre en phase avec nos pensées. D’ailleurs, pour le décrire, j’emploierai un gros mot, chose bien rare sur le blog Heureux au Présent sur lequel je veille à vulgariser mon propos. 

La démarche précédemment expliquée nous invite à la congruence. Pour penser ce que vous faites comme ce que vous dites, vous avez besoin d’être congruent·e, c’est-à-dire en connexion avec le fond de vous-même. Ainsi, la verbalisation ou l’expression, qui peut se traduire par l’action, sera en relation avec le fond de vous-même. Et ce sera valable même quand votre propos sera désagréable à entendre. J’entends par-là qu’il est possible d’être bienveillant en disant quelque chose de désagréable.

La congruence appliquée

Je sais que vous commencez déjà à vous demander ce que je vous raconte ! « Si je dis que ce qu’il a fait n’est pas beau, que c’est moche que c’est dégoûtant, en quoi ça peut être bienveillant ? ». C’est sûr, ces propos ne peuvent pas être bienveillants s’ils ne sont ni spécifiques ni rationnels. 

Par contre, si vous êtes invité·e à un vernissage et que quelqu’un vous demande « alors, que penses-tu de mon œuvre ? Tu vois, j’ai exposé 25 tableaux. J’aimerais bien avoir ton avis ». Dans ce cas-là, si vous cherchez à être congruent·e, vous serez spécifique et rationnel. Par conséquent, vous pourrez lui dire « j’aime beaucoup tes tableaux. Je trouve que tes œuvres expriment ceci et cela… ». 

De la même manière, si je dois dire quelque chose de désagréable, je peux le faire tout en étant aussi spécifique et rationnel. Par exemple, « je n’aime pas tes tableaux parce que, personnellement, je ressens ceci et cela quand je les regarde. Or, dans ma lecture de l’art, j’aime ressentir telles émotions, telles approches et sensibilités… ». Ainsi, je peux transmettre quelque chose de désagréable (à priori). Seulement, dans la mesure où c’est spécifique et rationnel, je peux le formuler en étant à l’aise parce qu’ancré en moi, aligné à mes valeurs et sans jugement.

Penser ce que vous faites comme ce que vous dites vous place en responsable de ce que vous ressentez. Et en plus, ça vous permet d’être bienveillant·e et, et j’ai envie d’ajouter, en quasi toutes circonstances. Vous vous écartez des risques majeurs qui pourraient vous conduire à dire « purée, j’ai fait/dit une grosse boulette ».

Deuxième angle : faites ce que vous pensez 

C’est un deuxième pan de l’intégrité que de faire ce que vous pensez. Ne faites pas quelque chose que vous ne pensez pas bien ou auquel vous n’avez pas pensé. Encore une fois c’est là un appel à la congruence. 

Vivez en connexion avec vous-même

Pour faire ce que vous pensez, vous avez besoin de vous connecter à vous-même. En développement personnel, on parle d’alignement. C’est une manière de dire que l’on est en phase avec ce que l’on croit, avec ses valeurs. Un chemin en accord avec soi-même.

J’ai envie de vous inviter solennellement à n’être jamais en désaccord avec vous-même. Ne faites que ce que vous pensez. Si vous pratiquez quelque chose que vous ne pensez pas vraiment, vous êtes en distorsion d’avec vous-même. Vous abimez votre propre estime, votre confiance en vous. J’ajoute que vous consommez une énergie considérable. On peut parler de baisse énergétique. Alors qu’à l’inverse, faire ce que vous pensez, vous amène à nourrir une énergie et à vous recharger énergétiquement. Ainsi, vous augmentez la satisfaction, une fois devant le miroir. 

Responsable jusqu’au bout des ongles

Vous ne pouvez pas vous reposer sur la responsabilité d’autrui. « Je l’ai fait parce qu’il m’a mis la pression. Je ne voulais pas le faire », c’est mort ! Sachez que c’est systématiquement faux. On peut vous mettre toute la pression du monde, personne ne peut entraver votre liberté. Même avec, permettez-moi l’image, un flingue posé sur la tente, vous pouvez être libre jusqu’au bout. 

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Quand vous agissez ainsi, en ne faisant que ce que vous pensez, c’est parce que vous agissez par intérêt. Or ce faisant, vous agissez en rapport avec le regard de l’autre. Mais cela ne vous deux, mais pas de votre responsabilité. Vous restez responsable d’avoir fait ce que vous ne pensez pas ou n’avoir pas fait ce que vous pensiez juste, bon, bien, bénéfique, généreux, etc. 

Par conséquent, agissez selon votre propre choix à vous, même si les autres ne sont pas d’accord. Même si la majorité l’emporte. Si vous êtes convaincu·e du contraire, faites ce dont vous êtes convaincu·e. 

Les 4 évangélistes 

Permettez-moi une image. Moi qui aime lire la Bible, j’ai vu qu’il y a quatre évangiles ; Matthieu, Marc, Luc et Jean. Or, les quatre évangélistes, qui sont les auteurs de ses écrits, ont écrit leurs expériences de vie avec Jésus. Ils faisaient tous partie de la bande de Jésus, ou de ses collègues, comme vous préférez les appeler. Pourtant, certaines questions se posent. Lequel des quatre a raison quand il écrit que, lors de la multiplication des pains, il y avait 5000 hommes alors qu’un autre dit qu’il en avait 3000 ? Un autre écrit que Jésus est allé d’un endroit précis à un autre, alors que l’autre auteur dit qu’il s’agit de deux autres lieux. Lequel des deux a raison ? Comment faire pour s’en sortir ?

Ces auteurs ont écrit avec la liberté de leur propre expérience, ce qu’ils ont fait, leur témoignage à chacun. Ils ont avancé sans tenir compte du collègue qui a écrit une autre histoire ! Enfin, la même histoire, mais autrement formulée, avec des détails différents, des lieux différents, le nombre de personnes différentes, certains genres différents ou dans un ordre différent. Et finalement, on s’en balance ! Et mieux encore, je remercie Matthieu, Marc, Luc et Jean d’avoir osé écrire les choses en toute responsabilité sans prendre en compte ce que les autres l’écrit. Il s’agit de leurs expériences. Ils ont été spécifiques dans ce qu’ils ont écrit et, en cela, c’est génial de prendre exemple sur leur démarche. 

Vivez votre vie même si l’autre ne partage pas le même regard que le vôtre. Il s’agit de votre expérience spécifique, rationnelle. C’est la vôtre. Vivez donc votre vie en faisant ce que vous pensez. Même si les autres ne sont pas d’accord, que ça crée un malaise. Agir ainsi s’appelle l’intégrité. Faites ce que vous pensez parce que c’est bien.

En effet, il n’est pas question de faire ce que vous pensez parce que vous êtes têtu·e, que vous ne voulez rien apprendre et ne jamais changer d’avis. Faites ce que vous pensez parce que vous pensez que c’est ce qui est bien.

Troisième angle : faites ce que vous dites

Je reviens forcément sur la notion de paroles et d’actes qui sont à peu près synonymes. Nous avons vu que, dans certains cas, les actes sont considérés comme plus lourds que les paroles. Alors que dans d’autres cas, c’est l’inverse. Les paroles peuvent être plus lourdes en termes de conséquence et d’impact que des actes. En abordant ce troisième angle, mettons les paroles et les actes dans le même panier, si vous le voulez bien. Cela nous permettra de mieux comprendre de quoi il est question.

Une parole peut être stérile

Quand je vous invite à faire ce que vous dites, je vous invite à vivre l’intégrité. Une parole qui n’est pas féconde, c’est-à-dire non suivie de ce qui avait été annoncé, est vaine. 

Sur le plan politique, c’est monnaie courante. D’ailleurs, on est capable de se contredire aisément. Si vous avez remarqué, nous nous contredisons également dans la vie courante. Qu’importe. Une parole qui ne produit pas est une parole vaniteuse, elle est comme du vent. 

Si vous ouvrez la porte d’entrée de chez vous et que vous souffliez très très fort, vous constateriez que ça ne fera rien du tout. C’est pareil qu’une parole qui n’est pas suivie de ce que vous avez formulé, qu’il s’agisse d’un engagement ou non.

apprendre à avoir de la volonté

Faire ce que l’on dit nous réalise nous-mêmes

C’est un besoin de cohérence, de réalisation de soi, que de faire ce que l’on dit. Bien évidemment, ça nourrit la confiance en soi. La plupart des personnes dont la confiance en soi est en berne ne font pas ce qu’elles disent. « Je vais faire du sport tous les matins » est suivi de l’absence de sport quotidien. « Je ferais ça pendant 1 heure », «je ne mangerai plus ceci » ou « désormais, j’agirai comme ça », produisent un résultat nul puisque ces paroles ne sont pas suivies des faits.

Ça à un impact délétère sur soi. Un impact sur la confiance en soi et, par voie de conséquence, sur l’estime de soi. On pense alors « je suis minable, incapable » parce qu’en fait, on se voit loin de ce qu’on a décidé de faire.

Attention, je ne prête pas particulièrement attention à ce que vous vous êtes engagés à faire devant les autres en vous disant « si je ne le fais pas, les autres me verront et pourront juger de l’écart évident entre mes propos et mon action ». Ici, je convoque une relation avec soi-même, avec vous-même. C’est délétère pour vous, sans considération pour le poids social.

Alors, résolvez le problème dès aujourd’hui. Aimez-vous réellement par l’action consciente en pensant ce que vous dites, en faisant ce que vous pensez et en faisant ce que vous dites.

L’exercice indispensable

Pour terminer ce podcast, je vous donne un exercice qui passe par l’écriture. Dans ce dernier, je vous invite à écrire vos engagements si vous voulez commencer à travailler sur ces trois aspects :

  1. Pensez ce que vous faites ou dites
  2. Faites ce que vous pensez.
  3. Faites ce que vous dites.

C’est un bon moyen de visualiser et de projeter ce que vous voulez faire.

Premier pas  

Ecrivez ce que vous avez choisi de faire. J’insiste bien pour que ce soit écrit.

Deuxième pas

Ensuite, visualisez-vous après avoir effectué ce que vous avez dit que vous alliez faire.

Par exemple, « je marcherai cinq jours sur sept », visualisez-vous après avoir marché. Observez-vous à la fin de la semaine, après avoir marché cinq jours sur sept. Ensuite, vous pouvez vous observer dans un mois, après avoir marché six jours sur sept. Etc. 

C’est un moyen de commencer à vous projeter dans l’ayant déjà été accompli.

Troisième pas

Décrivez les étapes jusqu’à leur accomplissement. Du coup, « pour marcher cinq jours sur sept, j’ai besoin de mettre mes accessoires de sport à cet endroit précis, d’avoir mes baskets disposées là, de mettre mon réveil à telle heure, etc ». On va donc découper les éléments de manière à parvenir à faire ce que l’on a dit vouloir faire.

La quatrième chose est de chercher à ressentir la satisfaction procurée par la mise en œuvre de ce qu’on a fait. « Je n’ai pas encore fait ce que j’ai dit que j’allais faire, mais quand je serai en train de le faire, je veux que ça me procure tel ressenti émotionnel et éventuellement, tel ressenti physique, corporel. Et je veux que, ayant fait la chose (donc, après l’avoir faite), je veux ressentir telle(s) et telle(s) émotion(s) (ressenti(s) émotionnel(s)) et tel(s) et tel(s) ressentis corporel(s)». 

Mettez-vous au boulot et, s’il vous plaît, faites de l’intégrité d’une base, un fondement de vos valeurs.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye.

4 commentaires

  1. Je suis tellement contente d’entendre l’intégrité comme valeur, je me suis toujours décrite comme une personne intègre, et c’est vraiment pour moi capitale !

    Je suis tout à fait d’accord avec ce principe de faire ce que l’on dit ! Le petit exercice est pas mal, je n’y avais pas penser comme cela, de l’écrire, mais je trouve cela mieux que de l’annoncer à quelqu’un ou à un groupe pour que cela soit acté et donc plus de retour en arrière. Merci pour cet exercice.

    1. Oui, Marie, le fait de verbaliser est une aide évidente. Il s’agit d’utiliser la pression sociale. Et si je place l’écriture en amont, c’est parce que c’est l’exercice de base, le face-à-face avec soi. La verbalisation sociale pourra s’en suivre et sera d’autant plus forte que l’on saura vraiment de quoi on parle (ou plutôt de qui on parle).

  2. Merci pour cet article passionnant sur l’intégrité. C’est une valeur fondamentale. « Que ta parole soit impeccable » est l’un des accords toltèques, je crois.
    Quand je viens sur ton blog, je choisis la version audio et j’aime beaucoup t’écouter.

    1. Merci Awa,
      En effet, « Que votre parole soit impeccable  » est un des quatre accords toltèques.
      C’est un exercice de justesse irremplaçable.
      Je vois que tu aimes écouter le podcast alors que d’autres disent préférer lire les articles. Les gouts des une et des autres valorise le double pan de mon travail dans lequel je m’applique pour les personnes sensibles à l’audio comme pour les lecteurs/trices assidu·e·s. Merci à toi comme à tous les fidèles de Heureux au Présent.

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