39# L’humilité bien comprise est plus belle que vous ne le pensiez

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Vous considérez l’humilité comme une qualité bien que vous ne sachiez pas trop ce qu’elle est, au juste. Est-elle accessible ? Pourquoi et dans quelles conditions ? Et si vous étiez plus humble que vous ne le pensez ? On parie ? 

Dans cette émission, vous verrez : 

  • L’humilité a besoin de la lucidité
  • Quelle est l’intérêt de devenir humble ?
  • A quoi voit-on que quelqu’un est humble ?

Transcription intégrale de l’émission

39# L’humilité bien comprise est plus belle que vous ne le pensiez

Bonjour à tous, 

L’humilité est vue comme une qualité. Mais elle est plus que cela. Elle appartient au panthéon des vertus. Dans son livre « Le bonheur en 36 vertus », Jacques Ducquesne l’inclue dans sa liste et la présente comme une vertu difficile. « On ne doit pas la confondre avec le mépris de soi », dit-il. Et il ajoute que ce mépris de soi « mène à la tristesse, voire, au désespoir ». Quant à André Comte-Sponville, dans son Petit traité des grandes vertus, il affirme qu’« Elle n’est pas ignorance de ce qu’on est… » Quelle lucidité. 

J’entends rarement, pour ne pas dire jamais, quelqu’un parler de lui en disant « je suis humble, vous savez ». C’est un peu comme si l’humilité concernait les autres. Ne pouvez-vous pas être humble ? Et si c’était le cas, est-ce que l’affirmer à voix haute serait un manque d’humilité ? Peut-être est-ce inutile de le dire. 

Quand vous vous posez la question de l’humilité, en quelles termes vous vient-elle ? Quelle figure d’humilité vous traverse la pensée ? Porte-elle sur une personne que vous trouvez humble ou sur vous-même que vous trouvez ou voulez humble ? 

L’humilité a besoin de la lucidité

Sans lucidité, il ne peut y avoir d’humilité. Cela me conduit tout de suite à vous poser une question sur votre lucidité. Quand vous pensez à vous, à ce que vous êtes, à ce que vous dites et à ce que vous faites, est-ce avec le besoin de vous juger sévèrement ou de faire preuve de bienveillance ? 

Laissez moi prendre deux exemples : 

« J’ai été conne de faire ça, vraiment, je ne vaux rien » serait la tendance au jugement sévère.
Il est d’autant plus sévère qu’il est exagéré. Cette approche, communément formulée comporte une condamnation « j’ai été conne ». Elle contient également une fusion entre le faire et l’être. En général, cette approche conduit à une condamnation lorsque le résultat est en deçà des attentes et une volonté de louange quand c’est le contraire. Dans les deux cas, il s’agit une évaluation-jugement. Comme une sentence.

« J’ai assuré sur le coup, je suis trop fort ! » serait la tendance au jugement sévère également.

Je pense que cela vous surprend mais, bien que le verdict du jugement soit positif, il reste le lit d’un jugement touchant à la valeur de la personne qui le porte. Dans ce cas-là, le jugement est porté sur un acte qui qualifie la personne à partir duquel elle augmentera sa valeur ou la diminuera. Cette manière de penser est le verso indissociable de la feuille dont le recto est le premier exemple que je vous ai donné avec cette femme qui pense « J’ai été conne, je ne vaux rien ». 

Ces deux groupes de pensées donnent malheureusement naissance à des bébés pensées. C’est à dire que, sur la partie visible de l’iceberg, on entend ça et là des évaluations-jugements qui témoignent d’un besoin d’être valorisé. 

Si vous entendez en vous un fort écho quant à ce besoin d’être valorisé, vous risquez de tendre vers l’évaluation-jugement. Notre cerveau est capable de porter des jugements à la vitesse de l’éclair. Avant même que vous n’en soyez conscient, vous avez émis des jugements sur sa manière de parler, sur sa chemise et sa coiffure. Vous pourriez alors me dire que, comme c’est un fonctionnement naturel, vous ne pouvez rien y faire ! Ce serait une bonne tentative de défense devant un juge mais personne ne vous juge. Restez cool. Et ce n’est pas parce que c’est un phénomène naturel que vous ne pouvez y apporter de correction. Il vous arrive de ne pas dire tout ce que vous pensez naturellement parce que vous êtes conscient de votre capacité à décimer une partie de vos relations en quelques heures ! Vous acceptez donc d’aller à l’encontre du flot naturel qui se produit en vous. Pour vos évaluations-jugements naturels, pourquoi ne pas faire de même ? 

C’est d’autant plus important que le bénéfice d’y travailler vous permettra de faire preuve de bienveillance envers vous-même, d’abord, puis, de trouver un équilibre intérieur favorable à la croissance de l’humilité. 

Quel intérêt de devenir humble ? 

L’humilité peut être un attribut. C’est à dire qu’elle peut faire partie de votre identité. C’est le propre d’une vertu, mais quel intérêt ? Serait-ce pour que les autres vous voient humble et vous louent ? Ce ne serait pas de l’humilité. Alors, pourquoi ? Le premier bénéficiaire de l’humilité est vous-même. Bon, vous le saviez déjà. Ok, j’entends. Alors, continuons vers le point suivant : l’intérêt de l’humilité est que vous ne chercherez pas à mettre votre humilité en avant, à la faire reconnaître. Bon, là aussi, c’était évident. Et si j’ajoute que l’intérêt de l’humilité est d’être vous, sans rien chercher d’autre, c’est mieux ? Ça vous parle ? Ah, voilà. 

En effet, l’humilité n’a d’autre intérêt que d’être qui vous êtes. Oui, mais vous n’êtes pas au top ! C’est possible. Mais, c‘est quoi être au top ? C’est où le top ? Le top de quoi, d’abord ? Et si ça vous faisait une belle jambe d’être au top ? Pourquoi vouloir être top ? Je sais que certains d’entre vous ne cherchent pas à être au top. Vous voulez seulement être vu comme quelqu’un de bien. Ok. Pourquoi ? Dans quel but ? Et quelqu’un de bien pour qui ? Pour les autres ou pour vous ? Si je peux vous aider à répondre, je dirais, s’il vous plait, devenez vous, c’est déjà bien. Et, à vrai dire, vous ne pouvez pas être quelqu’un d’autre que vous. Tout ce que vous tenterez d’ajouter à vous pour donner l’impression que vous êtes plus ou moins ceci ou cela ne sera pas… vous ! Dommage mais vrai. Ce qui compte, et la seule personne qui compte vraiment, c’est vous. 

Oui, vous avez des tics, des tocs, des complexes et des trucs qui ne tournent pas bien rond mais c’est vous. Seul « vous » existez. Le reste, c’est de la fumée, du bla-bla, des attitudes flasques, des paillettes, du maquillage. 

Je souhaite vivement que vous soyez « vous », uniquement vous, sans apparat. J’entends bien que vous avez souvent peur de déplaire. Et alors ? Est-ce si important de plaire ? Pour quelles raisons ? 

Mon frère m’a envoyé un message trouvé sur des réseaux sociaux qui m’a beaucoup plu. Il était écrit : l’iPhone X a la reconnaissance faciale. Ayons une pensée pour toutes ces filles qui vont être incapables de débloquer leur téléphone une fois démaquillées ». Dans la réalité, bien des hommes sont tout autant concernés.  

L’humilité vous rapproche de vous

Si vous vivez plus ou moins loin de votre véritable essence, vous vous orienterez vers des expériences qui ne vous conviendront pas. Vous ne projetterez pas une excursion en spéléologie si vous n’avez pas été entrainé pour cela ! Jamais vous ne voudrez donner un récital de guitare après trois mois de cours seulement ! L’absence d’idée de ce genre montre une lucidité certaine. Vous savez ne pas avoir les conditions physique et la connaissance nécessaire pour entamer un raid de spéléo. Ou, vous savez que même votre maman ne viendra pas vous écouter le jour de votre récital. La lucidité est venue à votre secours. 

Donc, plus vous vous connaîtrez, et plus vous ferez des choix cohérents. Bien entendu, vous connaître implique de suivre votre évolution propre. VOIR VOCABULAIRE SPELEO. Il est possible que dans trois ans, vous soyez en plein plongeon spéléo dans de célèbres spots du sud-ouest de la France ou en train de coller des affiches pour votre récital de guitare prévu à la MJC de votre quartier. Tout dépendra de votre perception, de vos compétences, aptitudes, savoir-faire et talent. 

L’humilité sera alors une vertu qui agira en votre faveur, comme toujours, pour sélectionner le niveau de la rando spéléo comme du répertoire de votre récital. 

Quand vous êtes lucide, vous pouvez entrer en action en limitant considérablement l’évaluation-jugement à effet néfaste. Mais, comme évoqué tout à l’heure, il peut avoir un effet bénéfique. Entrer en action dans un domaine et à un niveau dans lequel votre évaluation-jugement a été exercé avec lucidité entrainera une clarification de vos compétences, aptitudes, savoir-faire et talent dans ce domaine. C’est comme si vous entriez dans une pièce bien éclairée et que rien ne vous échappait. Imaginez que l’éclairage est tel qu’aucune zone d’ombre ne fasse obstacle à votre perception de vous-même. Vous pourriez alors visiter votre identité profonde en prenant connaissance de chaque recoin de vos pensées, de vos émotions, de vos peurs, de vos joies, de vos forces, de vos faiblesses, de vos passions, de vos limites, de vos ambitions, de vos tabous, de vos projets, etc. 

Nous touchons là au sens profond de l’humilité. Faire preuve d’humilité consiste à connaître ses forces et ses faiblesses. C’est justement cette expérience de la visite honnête de vous-même qui vous permet de vivre l’humilité. Tout part de là. Bien entendu, une grande part de votre réalité non accessible à la conscience n’est pas « visitable » facilement  mais surtout, que cela ne gâche en rien votre visite de vous-même. Le mieux est de vous offrir cette visite régulièrement et d’écrire ce que vous voyez. Si besoin est, revenez à l’émission « prendre rendez-vous avec vous-même » pour vous lancer dans cet exercice. 

N’avancez pas à l’étape suivante tant que cette première n’a pas reçu de réponse factuelle. Savoir qui vous êtes est le fondement incontournable de l’humilité. Cette prise de conscience met en lumière tout ce qui se trouve être vous : 

  • Vos goûts comme vos dégoûts
  • Vos rêves comme vos cauchemars
  • Vos aspirations comme vos déceptions

J’inclue à cela, vos expériences passées qu’elles aient été heureuses ou pas, ce qui inclue vos succès et vos échecs. Notez que la notion d’échecs et de succès sont des évaluations-jugements qui peuvent avoir été mal menées. Si c’est le cas, les conclusions que vous en aurez tirées seront fausses comme, par exemple : mon divorce est un échec. Pourquoi ? En quoi est-il un échec ? Pourquoi n’est-il pas un succès ? Qu’est-ce qu’un succès ? etc.

Je disais donc que vous aurez pris le temps de répertorier ce qui se trouve être vous. 

Attention, toutefois, de ne pas fusionner ce que vous savez faire à votre identité. Je vous invite à ne viser que l’être. 

En pédagogie, on aborde des notions qui peuvent peut-être vous aider : 

  • Le savoir-être
  • Le savoir
  • Le savoir-faire
  • Le savoir faire-faire

Il est tout à fait pertinent d’utiliser cet outil sur vous-même pour prendre connaissance de vous-même. 

Le savoir-être est le résultat de comportements innés ou acquis. Ces derniers jaillissent de vous sans contrôle. Ils relèvent du mimétisme, acquis dans l’enfance, et de l’apprentissage au fil du temps. Vous voyez des similitudes avec certains fonctionnement parentaux et familiaux. Comme une emprunte ancestrale. Cela peut se voir sur votre démarche, votre manière de vous tenir à table, votre relation au travail, à la famille, à l’amitié. Votre regard sur la vie sera en grande partie teinté de ce que vous avez tiré de votre évaluation-jugement dans vos expériences de l’enfance et de jeune adulte. Dans ces domaines, vous êtes vraiment vous-même. La question de l’humilité ne se pose pas. Vous êtes comme ça. Pourtant, il est possible que, tout en étant conscient de votre naturel, vous aspiriez à évoluer. Vous vous dites « Ce n’est pas parce que mes parents m’ont appris cela que je ne pourrai pas en démordre. » Vous percevez l’évaluation-jugement qui s’exerce vers une ouverture, sur un nouveau savoir-être, une autre manière d’être.

Cette approche d’ouverture est justement la porte laissée ouverte par l’humilité. C’est quand la porte reste ouverte que vous ressentez le désir de progresser même dans qui vous êtes sans pour autant évaluer négativement votre état présent. Si je prends l’exemple de votre manière d’être parent, vous pourriez aspirer à apprendre davantage à être sensible à vos enfants, et tout cela sans évaluer négativement ou positivement votre manière actuelle d’être avec eux (je ne parle pas de savoir-faire mais bien de savoir-être, comme, être sensible à ce qu’ils ressentent).

Cette approche humble est valable pour le savoir-faire. Si je prends l’exemple du plaisir ressenti en cuisinant un plat. Vous pouvez apprécier pleinement celui que vous avez préparé et aspirer à de nouvelles expériences vers d’autres recettes sans pour autant juger négativement la recette que vous venez de faire. Vous n’entrez pas non plus dans le jeu de la comparaison d’avec d’autres cuisiniers ou cuisinières. Vous saurez décliner cette approche vers le savoir faire-faire qui consiste à apprendre à transmettre à quelqu’un ce que vous savez faire. 

Maintenant, en nous penchant sur le savoir, la dynamique sera sensiblement la même. Vous pouvez avoir appris beaucoup et avoir la tête pleine. C’est le jeu de l’évaluation-jugement qui peut vous conduire à une telle conclusion. Et si, à l’issue de votre conclusion, vous estimez avoir besoin d’apprendre encore, vous avez compris l’humilité. Du coup, vous vous plongerez encore et encore dans des domaines que vous maîtrisez sans doute déjà avec l’espoir intense d’apprendre davantage. J’admire ces personnes capable de remettre en question une partie de ce qu’elles savent déjà pour mieux s’ouvrir à ce qu’elles pourraient apprendre. Bien entendu, elles ne deviennent pas amnésiques. Elles veulent simplement laisser de la place à de possibles apports supplémentaires. 

Vous voulez apprendre pour progresser parce que c’est inscrit en vous comme une nécessité. C’est là l’expression de l’humilité. Vous connaissez votre savoir-faire et voulez savoir faire autre chose. Vous vous ouvrez pour apprendre. 

Vous savez comment aimer vos enfants ? Vous maîtrisez les relations diplomatiques ? Vous êtes un expert œnologue ? Votre piano peut témoigner du niveau d’excellence de votre jeu ? Pourtant, vous restez ouvert, désireux d’aller plus loin. Et cette ouverture permanente s’exprime au regard des aptitudes des autres sans entrer dans le jeu de comparaisons et d’évaluations de valeur de type « il a plus de valeur que moi parce qu’il est plus apprécié pour ceci ou cela que je ne le suis ». Votre humilité s’exprimera dans une pensée qui ressemblera d’avantage à « Je me réjouis de ses compétences. Elles sont une atout de poids dans notre équipe. Je suis ravi qu’il/elle les ait. Nous nous complétons. »  

A quoi voit-on que quelqu’un est humble

Je me suis engagé à vous donner les signes de l’humilité. Alors allons-y. Souvenez-vous que vous voyez tellement peu de ce que sont les personnes qui vous entourent qu’il est préférable de ne pas vous aventurer dans l’évaluation de leur humilité. Je tiens, au passage, à rappeler que les gens ne sont pas ce qu’ils font. Quand il s’agit d’humilité, la subtilité des connexions entre l’être et la manifestion de l’être nous échappe déjà pour nous-même alors, imaginez ce qu’il en est quand il s’agit de parler d’un autre. Je préfère donc définir les manifestations de l’humilité pour vous-même et non pour les autres.

Dans le cadre de votre visite de vous-même, voici les éléments qui vous signaleront la présence de l’humilité : 

  1. Une volonté de vous montrer tel que vous êtes
  2. Le choix de regarder vos échecs, erreurs, galères… comme des étapes de votre vie sans impact sur votre valeur propre
  3. Votre ouverture d’esprit. Vous aurez envie de voir les choses autrement, de considérer l’avis des autres
  4. La différence ne sera pas un ennemi à combattre mais un allié à inviter, à inclure
  5. Etre en relation avec des inconnus ou avec l’inconnu suscitera la curiosité plutôt que la peur. Ce sera une opportunité vers de nouvelles expériences
  6. Vous entrerez dans une soif d’apprendre sans fin, dans bien des domaines
  7. Vous serez bienveillant (non-jugeant) avec vous-même comme avec les autres. Surtout, quand ils ne seront pas à la hauteur de vos attentes. L’évaluation-jugement, dont je parlais tout à l’heure, sera une opportunité vers un progrès sans jugement condamnable 
  8. Vous aurez des avis trempés, de vraies opinions propres même si elles resteront des vérités vivantes. J’entends par là que, ce que vous penserez et croirez sera ferme et ouvert en même temps, sans que vous ne perceviez de tension entre ces deux réalités. C’est une forme d’anti-extrémisme
  9. Vous saurez que votre valeur ne dépend ni ce que vous faites, ni de ce que vous dites, ni de ce que vous savez, ni de ce que vous ignorez. Votre valeur restera immuable quoi que vous viviez

La modestie et l’humilité n’ont rien en commun

La modestie est à l’humilité ce que la gentillesse est à la bienveillance. Je répète : la modestie est à l’humilité ce que la gentillesse est à la bienveillance. C’est à dire, une façade pour plaire et se faire apprécier. La modestie est vue comme une qualité tant que l’ont n’a pas pris le temps de s’y arrêter. Mais elle est une manoeuvre ayant pour objectif de cacher des qualités ou aptitudes. Elle est une forme de manipulation. La personne qui fait preuve de modestie a un objectif en tête : provoquer tel ou tel effet. Ce peut être un moyen de ne pas abattre tout son jeu afin de garder des atouts dans sa manche. 

Prenons un exemple : il se tient une réunion. Le directeur conduit les échanges en vue d’apporter une réponse à un défaut de fabrication sur un appareil que commercialisé par l’entreprise. L’un des membre de l’équipe a la réponse attendue, l’idée qu’il sait adaptée mais il ne la donne pas tout de suite. Quelle serait l’attitude du modeste ? Quelle serait l’attitude humble ?    

  • Modeste : étudie une stratégie pour tirer avantage de la réponse qu’il donnera en donnant l’impression qu’il n’est pas au-dessus des autres. Dans son esprit, il y a une notion d’évaluation. Il essaie de masquer une partie de sa connaissance tout en veillant d’une manière délicate à tirer la couverture vers lui. Il pense que sa réponse impacte sa valeur personnelle. 
  • Humble : partage ses réflexions pour faire avancer le projet. Que ses propositions soient acceptées, bonnes ou pas, cela n’impacte en rien son image de lui-même et l’impression de sa propre valeur.  

Vous percevez que la modestie est une des facettes de l’orgueil, au sens négatif du terme. Or, l’orgueil négatif est une mauvaise manière d’appréhender l’estime de soi en l’adossant à sa propre valeur. Souvenez-vous que l’humilité ne touche pas du tout à la valeur de soi.  

Avant de vous laisser, je reprendrai la parole de Jacques Duquesne qui termine son chapitre sur l’humilité en écrivant : « Sans l’humilité, il n’est pas d’espérance, ni de volonté de se dépasser. Elle est donc une vertu de base. Un peu cachée, un peu humble. » Après tout, l’impression que vous pourriez avoir de manquer d’humilité est peut-être erronée. Prenez donc le temps de vous visiter. Faites-le avec bienveillance, dans les moindres recoins. Dès que vous croisez un jugement de valeur, attrapez-le et mettez-le à la poubelle. Votre valeur restera inchangée à jamais, quoi que vous viviez. 

Puis, vivez votre vie, je parle bien de la vôtre. Celle qui est pleine de ses succès et de ses échecs. Cette vie ensoleillée et nuageuse à la fois. Et que, chaque jour, vous viviez en acceptant qui vous êtes vraiment, simplement. 

Aimez-vous comme vous êtes, sans les éventuels changements que vous avez peut-être mis sur votre liste. C’est aussi ça, être humble. 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine. 

Bye bye


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