38# Si vous n’aviez pas besoin de travailler, que feriez-vous de vos journées ?

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38# Si vous n’aviez pas besoin de travailler, que feriez-vous de vos journées ?

Si vous n’aviez pas besoin de travailler, que feriez-vous de vos journées ? Vous vous êtes sans doute déjà posé la question mais avez-vous eu le courage d’y répondre ? Dans cette émission, je vous propose de passer à l’action en mettant à votre disposition des éléments pour vous aider à y répondre de manière concrète.

Vous verrez comment :

  • Identifier ce que vous feriez si vous pouviez ne pas avoir besoin de travailler pour des raisons financières
  • Faire le tri de vos rêves, passions et projets
  • Élaborer une hiérarchie de vos priorités
  • Faire le pas pour accroître votre bonheur

Transcription intégrale de l’émission

Je vous propose de profiter de l’espace provoquée par le confinement pour regarder votre vie avec cette question que je vous ai posée en titre.

Vous connaissez par cœur le contenu d’une journée. Il y a du travail, évidemment, puisqu’une grande partie du temps que l’on passe dans notre vie, c’est au travail. Après il y a le temps de sommeil, les courses et puis la course, je veux dire la multiplicité d’activité que l’on rajoute dans une journée. À cela s’ajoute le temps passé avec les enfants quand on en a, les loisirs, un peu trop pour certains. Pour d’autres, on peut ajouter des journées trop lourdes. Des choses pénibles à vivre avec des relations épuisantes, des tensions, des défis apparemment trop pesants. Certaines journées peuvent être des journées vides avec une perte de sens. Il peut arriver de passer d’une activité à une autre sans plus sentir le but de tout cela.

Parfois, c’est peut-être le temps de vie gaspillé dans de l’oisiveté, devant des écrans ou des loisirs qui peuvent se trouver être des addictions, comme des tentations de remplir ce vide existentiel.

Si vous enleviez la nécessité de gagner de l’argent pour subvenir à vos besoins, que changeriez-vous dans votre vie ?

1) Que feriez-vous de vos journées ? 

Le sens de l’obligation est parfois l’arbre qui cache la forêt. On se dit « je suis obligé mais… », c’est justement là la question. Si vous n’étiez pas obligé, qu’est-ce qui changerait dans votre vie ? Que feriez-vous de vos journées ?

Il est assez difficile d’enlever ce poids de l’obligation mais je voudrais m’arrêter quelques instants sur ce point. Il faudrait, déjà, imaginer que vous n’êtes plus obligé, pendant quelques minutes, et vous regarder en face honnêtement. 

Je pense à cette femme qui avait un agenda très chargé avec un emploi du temps professionnel très dense au point qu’il lui était difficile de répondre à ses obligations maternelles et personnelles. Le confinement est arrivé et, j’ai eu contact avec elle. Elle me disait qu’il lui paraissait étrange que malgré le confinement, n’étant plus en possibilité de travailler, elle se retrouvait chez elle sans savoir quoi faire. Elle savait avoir une liste de choses à faire chez elle mais elle n’arrivait pas à se mettre en mouvement et à en profiter pour abattre la masse de travail qu’elle estimait être nécessaire. 

En me basant sur cet exemple, je voudrais vous inviter à noter ce que vous vous sentez obligé de faire chaque jour. Vous pouvez vraiment aller creuser et chercher dans les moindres détails ce que vous sentez comme des obligations quotidiennes. De cette liste, mettez un symbole devant ce que vous tenez à garder sans aucun sens obligatoire. À supposer que vous ayez choisi de mettre « je suis obligé de conduire mes enfants à l’école », si vous ne le sentez pas comme une obligation, mettez un petit symbole devant pour signaler que c’est une chose que vous faites sans avoir le poids de l’obligation de le faire. C’est une chose que vous tenez à faire.

Ensuite, regardez la liste de vos obligations, et acceptez que vous n’êtes pas obligé de faire ces choses, toutes ces choses qui ne sont pas précédées d’un symbole que vous avez précédemment choisi. Qu’il s’agisse d’un triangle, d’une étoile, d’un petit coeur, ou autre. 

Vous n’êtes pas obligé de faire ces choses-là. Vous avez besoin de l’écrire, de le dire à haute voix. Évidemment ces choses qui sont là sur votre liste vous semblent obligatoires mais vous n’êtes pas obligé de les faire. Je sais que, sans doute à l’intérieur de vous, vous sentez une forme d’injustice, en entendant ce que je suis en train de vous dire. Peut-être est-ce de la colère, vous vous dites « mais qu’est-ce qu’il raconte, je suis quand même obligé de cuisiner pour ma famille, obligé de faire le ménage, obligé de payer mes impôts, obligé de faire lessive… » J’insiste : vous n’êtes pas obligé de faire toutes ces choses. 

Dans ces phrases précédées d’un symbole, choisissez les motivations qui font que vous les avez gardées. Vous pouvez également le faire avec les phrases qui sont également précédées d’un symbole en vous disant « J’ai précisé cette phrase d’un symbole parce que, pour moi, quand je fais ci, quand je fais ça » comme dans l’exemple de la lessive, « je fais ma lessive parce que… ou pour… Vous sentez que vous n’êtes pas obligé de le faire mais que vous avez choisi de le faire parce qu’il y a cette motivation qui suit.

Si vous sentez que vous êtes en recherche de motivation et qu’il est difficile pour vous de trouver la fameuse motivation qui pourrait se retrouver à l’issue d’une de vos phrases, redites-vous « je ne suis pas obligé de le faire ».

Je ne suis pas obligé de le faire. Répétez trois fois « je ne suis pas objet de le faire », écrivez-le et libérez-vous de l’impression que vous avez d’être obligé de le faire.

Il existe de nombreuses solutions, de nombreuses possibilités qui s’ouvrent à vous pour ce que vous n’êtes pas obligé de faire. On me dit souvent « oui mais les impôts, je suis obligé de les payer ! » C’est un exemple qui revient généralement quand on aborde ce sujet. Même en CNV, Marshall Rosenberg a été confronté à ce genre de questions. Non vous n’êtes pas obligé de payer vos impôts. Je connais des gens qui ne payent pas leurs impôts. Vraiment. Alors, évidemment, ils ont choisi de ne pas payer aux impôts et ils sont prêts à assumer les conséquences de leur choix. Que vous fassiez ce que vous avez choisi de faire ou que vous cessiez de faire ce que vous n’êtes pas obligé de faire, parce que vous le sentez comme un poids, vous allez en assumer les conséquences.

Je me suis déjà arrêté dans les émissions précédentes pour dire combien le verbe assumer était positif. Il signifie : récolter les résultats d’une action. Ce n’est pas forcément négatif. Donc si vous ne payez pas vos impôts, que vous ne faites pas de repassage, que vous ne faites pas vos courses, vous assumerez, en d’autres termes vous récolterez les conséquences de votre choix. J’insiste sur le fait que vous n’êtes pas obligé de le faire. Vous ne voulez pas aller chercher vos enfants à l’école ? Vous pouvez choisir que quelqu’un aille les chercher à votre place. Vous ne voulez pas faire votre lessive ? Vous pouvez trouver une solution pour que votre lessive soit faite autrement, par quelqu’un d’autre. Vous pouvez trouver de nombreuses solutions.

Je laisse la créativité humaine qui est propre à votre personne, la capacité de s’exprimer pour faire en sorte que ce que vous ne voulez pas faire, parce que vous avez compris que vous êtes pas obligé de le faire, vous puissiez cesser de le faire ou le faire faire.

Deuxième étape, après que nous nous soyons arrêtés sur « que faites-vous de vos journées », j’aimerais vous poser une autre question :

2) Qu’est-ce que vous ne vivez pas actuellement et que vous incluriez dans votre agenda ?

Si vous n’aviez pas besoin de travailler pour subvenir à votre nécessaire quotidien, qu’est-ce que vous aimeriez vivre, que vous ne vivez pas ?

Là encore, je vous invite à lister tout ce qui vous vient. Faites-le sans aucune censure et sans aucune retenue. Lister tout. Qu’il s’agisse de vos rêves, de vos passions, de vos projets, lister tout.

Par exemple dans vos rêves, il pourrait y avoir : Faire un saut en parachute, ou faire l’amour à plus de 3000 m d’altitude, faire un Trek en plein désert, ou prendre des cours de claquettes…

Tous les rêves que vous avez, ceux que vous aviez dont certains ont peut-être été enterrés ou abandonnés en chemin, que vous puissiez les mettre sur votre liste.

Dans vos passions, vous pourriez avoir : prendre des cours de cuisine thaï, vouloir apprendre à jouer du piano, devenir peintre, avoir plus de temps en couple… Que vous puissiez, là aussi, écrire sur votre papier les éléments qui vous viennent dans le cadre de vos passions.

Enfin, je vous invite à vous centrer sur vos projets. Vous pourriez vouloir être engagé dans une organisation humanitaire cet été, pouvoir acheter un bien immobilier, je ne sais pas… Mais listez vos rêves, vos passions, vos projets. Je ne veux pas définir ce qu’est un rêve, une passion, un projet. Je vais vous laisser les lister en fonction de votre propre définition de ce qu’est un rêve, une passion ou un projet sans entrer dans les détails de ces trois notions. Ce qui importe, c’est d’identifier ce que vous voudriez vivre si vous pouviez le vivre.

LE PIEGE à éviter : 

Je voudrais vous mettre en garde face à des pièges à éviter.

  1. J’ai déjà évoqué le premier qui est celui de l’autocensure. Accueillez tout ce qui vous vient, tout ce qui vous passe par la tête. Mettez-le sur le papier en vous disant : ça m’est venu à l’esprit alors je l’écris.
  2. Deuxième piège que je vous invite à éviter : l’envie de vous limiter dans vos rêves, passions et projets en notant uniquement ceux que vous croyez à la portée de vos compétences. Je vous invite à écrire même les rêves, passions et projets que vous pensez ne pas savoir atteindre. Une manière de vous dire « Je ne sais pas comment faire mais je l’écris. Je ne m’y oppose pas même si je ne sais pas comment y accéder »
  3. Enfin troisième piège : vous pourriez penser « Je ne sais pas qui peut m’aider ». Peut-être avez-vous intégré l’idée que si vous n’êtes pas en mesure de faire certaines choses, vous pourriez trouver de l’aide à l’extérieur. C’est un signe de maturité. Écrivez ce que vous rêvez de vivre, vos passions et vos projets même si vous ne savez pas où trouver les ressources extérieures pour pallier à vos incompétences et inaptitudes. Écrivez tout sans aucune censure. 

Projetez-vous pour voir quand et comment mettre en œuvre vos rêves, vos passions et vos projets. Si certaines ressources vous manquent, maintenant, identifiez auprès de qui vous pourriez les acquérir. Ou à qui vous pourriez confier ce que vous ne pouvez acquérir. Parce qu’il y a des ressources que vous ne pourrez  acquérir et que quelqu’un d’autre pourrait faire à votre place. Identifiez également les motivations autres que « il faut bien le faire ». L’idée est de quitter le champ des obligations, justement. Donc, clarifiez vos motivations. « Je veux vivre cela parce que… ». Et précisez un bienfait personnel, un vrai « plus » bénéfique pour vous. « Je veux bien vivre mon rêve, ma passion, mon projet parce que ça va m’apporter tel ou tel bénéfice, telle ou telle expérience positive, enrichissante sur mon identité personnelle, mon expérience de vie, sur ma relation avec moi-même et les autres. »

Maintenant, je voudrais vous inviter à une troisième question. Je rappelle que nous nous sommes déjà posé deux questions : 

  1. Que feriez-vous de vos journées si vous n’aviez pas une obligation de travail ? 
  2. Qu’est-ce que vous ne vivez pas actuellement et que vous incluriez dans votre agenda? Que voudriez-vous vraiment vivre qu’il s’agisse d’un rêve, d’une passion ou d’un projet. 

La troisième question, est la suivante :

3) Quels impacts auront les réponses à ces deux questions sur la hiérarchie de vos priorités ?

Reprenez ce que vous vivez actuellement et ce que vous ne vivez pas actuellement mais que vous aimeriez avoir dans votre agenda. Faites rencontrer ces deux univers en gardant à l’esprit les motivations que vous avez écrites au bout de chaque phrase. Redéfinissez un agenda de la semaine avec vos priorités en partant de ces deux listes. 

Il y aura des points majeurs : ceux qui remportent la primauté, la première place, définie en fonction de votre objectif de vie. Dans les trois listes que vous avez dressées, il est possible que votre profession n’ai pas été mentionnée. Vous pouvez donc en tirer des conclusions. 

Il y aura des points mineurs : ces activités à moindre valeur ajoutée. Ces choses que vous faites qui sont à faire mais qui ne vous apportent pas une réelle plus-value. Celles-ci seront vraiment considérées comme des activités de seconde classe. 

Il y aura forcément des points absents sur votre agenda : des choses que vous faisiez que vous ne feraient plus parce que vous les aurez, soit supprimées, soit déléguées. Je rappelle qu’il y a bien des activités que vous percevez comme étant des obligations et qui n’en sont pas. J’ai donné quelques exemples tout à l’heure, je vous laisse vous y référer.

Il y a de grandes chances que votre profession ai été mentionnée dans une de vos passions, un de vos objectifs ou un de vos rêves. C’est le cas uniquement si vous avez choisi une profession qui est une sorte d’extension de vous-même, une forme d’accomplissement de vous-même. 

Par contre, si votre profession est absente d’un de ces trois groupes, c’est peut-être qu’elle ne vous convient pas, qu’elle ne joue pas son rôle d’illustration, d’extension d’identité. Il m’arrive de plus en plus de réagir quand quelqu’un me dit, par exemple « Je suis électricien ». Je lui dis « non, tu es Pierre et tu pratiques l’électricité. Ton métier n’est pas une définition de toi. Il y a une différence entre les deux. » 

Si votre profession est véritablement un révélateur de votre identité, vous pourriez dire « je suis musicien » parce que vous savez que la musique vous colle à la peau tout le temps. Vous le voyez comme expression de qui vous êtes et vous aimez ça. Vous savez, par ailleurs, que si vous ne jouiez pas de musique, quelque part, vous perdriez une part de votre identité. 

Je suis persuadé que l’emploi qui vous irait le mieux est celui que vous exerceriez avec ou sans salaire. Si je reprends l’exemple de celui qui me dit « je suis musicien »,  il ne veut pas forcément dire qu’il est musicien professionnel. Pour lui, peu importe qu’il gagne de l’argent ou pas, il continuera à jouer de son art. C’est vraiment un aspect qui fait que cette dimension-là peut être présente dans les rêves, les passions et les projets. 

Si donc votre métier est absent d’une de ces trois dimensions, vous pouvez peut-être vous poser des questions. Si vous vous rendez compte que ce que je vous dis a fait écho en vous, il est peut-être judicieux d’envisager une réorientation professionnelle. 

Je vous laisse y réfléchir. Je sais que ça demande souvent du courage. Certains ont parfois l’impression que ce genre de choix est au-dessus de leurs forces. Pourtant, combien de banquiers, conseillers en assurance, traders ou autres sont devenus boulangers, maraichers ou éleveurs ? Je vous encourage à chercher la correspondance entre qui vous êtes véritablement, au fond de vous-même, et ce que vous faites, dans le but créer un rapprochement entre vos deux réalités.

À ce stade de votre travail sur vous-même, vous pouvez identifier une liste hiérarchisée qui comprend ce qui compte le plus pour vous, ce qui a été relégué en seconde zone et ce que vous avez supprimé.

Il ne reste plus qu’une étape : parlez-en avec la ou les personnes, qui partage(nt) votre vie. Puis ensuite, mettez en œuvre votre/vos nouveau(x) projet(s). Je vous encourage, pendant le confinement, à en profiter pour prendre du recul sur votre profession. Peut-être est-ce l’occasion de profiter de cette opportunité de manière à sortir du confinement avec un projet de vie qui soit plus mature.

Gardez à l’esprit que le fait de vivre ce qui vous rend heureux est un cadeau que vous vous faites à vous-même en plus de l’offrir à ceux qui vous entourent. En entrant dans ce genre de réflexion et de décision, vous faites d’une pierre deux coups. Alors je vous encourage à entrer en action.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye bye


Questions & Commentaires
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