262# Ma vérité et la vérité

Le salut réside dans la distinction

Dans une quinzaine de jours, nous serons en plein dans les festivités de fin d’année. Complètement embourbés, parfois enrôlés, peut-être auréolés ou immergés dans des relations, qui pour la plupart d’entre nous, revêtent une dimension familiale, les fêtes de Noël, en tant qu’événements rassemblent le plus les familles. Elles impliquent inévitablement des échanges, des discussions, des rencontres, mais aussi des moments de joie, des tensions, des difficultés et parfois des conflits autour de ma vérité et la vérité, n’est-ce pas ? 

Une question qui taraude

Ce qui retient mon attention, ce sont certaines questions posées par des personnes qui ressentent l’approche de la fin de l’année et de ces rencontres familiales. Elles expriment leur malaise à se projeter ou à se conformer à une certaine béatitude, bienveillance et écoute. Parfois, la notion de gentillesse est même évoquée. Cependant, c’est avec cette difficulté à devoir s’inscrire dans cette démarche que ces préoccupations sont exprimées. J’entends bien le terme « devoir s’inscrire », mais il n’y a aucune obligation à adhérer à une démarche familiale, à se retrouver en famille pendant les fêtes, à devoir sourire ou à feindre le bonheur. 

Je sais que pour certains d’entre nous, il peut être difficile d’envisager de ne pas assister à un repas familial par manque d’envie ou pour éviter certaines personnes, sans être perçus comme les trouble-fête susceptibles de plomber l’ambiance, même par leur absence. Cependant, je tiens à vous libérer de ce possible poids social, que l’on se met parfois sur les épaules et que l’on n’est pas obligé de porter. Vous n’êtes pas contraints de participer aux festivités familiales ou d’être présents en faisant semblant d’être heureux, surtout lorsque cette mise en scène est souvent critiquée, entraînant des répercussions sur l’estime de soi.

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Carence d’égocentrisme

Il est compréhensible que vous n’ayez pas été en phase avec votre véritable identité, faute d’écoute égocentrique de votre bien-être. Pour ceux qui peinent avec la notion d’égocentrisme, il peut être opportun d’explorer l’essence même de cette approche. Écouter le podcast ou lire l’article intitulé « Soyez égocentrique » peut être bénéfique, car vous n’avez aucune obligation de poids, de devoir, de présence ou de sourire. Cela ne devrait pas vous couper de votre personne, de votre identité, de votre vision, de vos valeurs, de votre perspective ou de votre construction en cours.

Peut-être avez-vous besoin de vivre l’égocentrisme, l’écoute de vous-même et de vos besoins pendant un temps pour retrouver un équilibre. Une fois cet équilibre retrouvé, vous pourrez aborder les fêtes de fin d’année avec des modalités différentes, que vous ayez ou non explicité ces changements à votre famille. La discrétion de ces modalités vous appartient pleinement. Vous vivbrez mieux la balance entre ma vérité et la vérité.

Vivez les fêtes comme des cadeaux

Cependant, mon souhait est que vous soyez un cadeau relationnel plutôt qu’un fardeau. Beaucoup d’entre vous sont conscients d’être parfois perçus comme des fardeaux relationnels lors des rencontres familiales, voire de repartir de ces événements avec des poids relationnels. Il est important de réfléchir à la possibilité de vivre ces fêtes sans emporter de fardeau, mais plutôt en repartant avec le plaisir d’avoir rencontré la joie d’avoir vécu une rencontre ou une expérience. La frontière entre ces deux univers peut être très mince, contribuant parfois à un malaise qui nécessite une pause, une clarification pour assainir la relation et définir clairement de quel côté vous vous trouvez.

Devenez pur

Quelque part, je pourrais employer le mot « pur », afin que vous soyez dans votre pureté intérieure. L’étymologie de « pur » s’attache à l’idée de l’absence de mélange, signifiant simplement la consistance relative à un seul ingrédient. Souvent associé à la religion, le terme « pureté » évoque ici la singularité, être centré sur soi-même, branché à soi-même, en alignement avec soi-même, comme on le dit dans l’univers du développement personnel. Si vous êtes dans cette réalité, vous êtes dans la pureté.

En revanche, si vous êtes mal à l’aise tout en faisant mine d’être bien, ou si vous êtes mécontent mais que vous souriez, alors vous adoptez une autre approche qui n’a rien à voir avec le fait d’être dans la pureté. Je souhaite vraiment que vous vous rapprochiez de vous-même pour être pur dans votre mental, car cette réalité contribue au fait que lorsque vous fermez la porte derrière vous après une soirée en famille par exemple, ou entre amis, vous êtes bien. Vous vous sentez bien parce que vous êtes resté fidèle à vous-même, n’ayant rien renié de votre authenticité.

N’éprouvez-vous pas de regret d’avoir été autre que vous, d’avoir dit ce que vous pensiez ou de ne pas l’avoir dit? De vous être retenu, d’avoir préféré ne pas aborder un sujet en particulier ou de ne pas faire une remarque? Non pas parce que vous avez cherché à vous retenir pour éviter quelque chose, mais parce que vous avez préféré être vous, en respect de ce que vous pensiez être juste, bon, bienveillant, attentionné, etc.

I. Pourquoi faire une distinction

Dans cette approche sur « ma vérité et la vérité », comprenez que l’on va finalement distinguer deux univers, deux expressions qui génèrent souvent des conflits. Vous avez vécu une expérience que vous racontez, et on vous dit que ce n’est pas cela, que ce n’est pas vrai. Ou bien quelqu’un autour de vous parle d’une chose pour laquelle vous avez envie de corriger, d’expliquer, voire de vous justifier. Car vous avez le sentiment que ce n’est pas vrai. Lorsqu’on éprouve cette impression face à un discours qui ne correspond pas à notre perception, et qu’on a envie de qualifier de mensonge, cela engendre un sentiment d’injustice, l’impression de porter une charge qui ne devrait pas être la nôtre.

Il peut arriver de se sentir poussé, obligé de s’excuser, de justifier ou d’apporter des explications, comme si l’on était contraint de se déshabiller devant les autres. Je souhaite que, dans votre démarche où vous allez considérer les deux vérités, vous ne soyez obligé de rien. Pour cela, il est essentiel d’apprendre à distinguer votre vérité de la vérité. Par conséquent, dans ce que je dirais ou ferais, je veillerai à être en pleine présence, pleinement conscient d’exprimer ma vérité et non la Vérité.

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Défini ou indéfini ?

Il est plus aisé d’aller directement vers « la vérité ». Vous savez que « la » est un article défini. Même si nous avons appris pendant notre scolarité ce qu’est un article défini en différenciation avec l’article indéfini, nous savons qu’un article défini désigne précisément une chose. L’article indéfini « un » est attaché au genre de la chose ou de la situation que l’on décrit de manière indéterminée.

C’est ce qui en fait un article indéfini. Par exemple, « Je suis tombé d’une chaise » parle de ma chute sans considération pour la chaise, en particulier, il s’agit d’une chaise parmi d’autres. En revanche, si je dis « Je suis tombé de la chaise », cela met en évidence le fait que l’interlocuteur sait de quelle chaise je parle, car elle a forcément été mentionnée en amont de la phrase « Je suis tombé de la chaise ». La différence ou plutôt la distinction se fait entre un article défini et un article indéfini.

Pourquoi je vous parle de ces éléments grammaticaux ? Parce qu’ils permettent de faire la distinction entre « une vérité » et « la vérité ». « La vérité » est celle qui est connue par mon interlocuteur, sous-entendant un accord tacite sur le fait que ce qui est dit correspond pour les deux interlocuteurs. Nous sommes tous d’accord pour dire que « la vérité » est que la Terre est ronde, même si pendant longtemps cela a été une vérité.

La fin du totalitarisme

Seulement, quand on se bat sur « une vérité » parce qu’on voudrait que les autres l’adoptent comme étant « la vérité », en mentionnant par exemple la rondeur de la terre, cela peut entraîner des conflits. On revient à la période de Galilée qui s’est retrouvé en difficulté parce que, pour lui, c’était une évidence, une vérité communément admise sans aucune position contraire. L’Église de l’époque voulait lui faire comprendre qu’il s’agissait de « sa vérité » et par conséquent, d’une vérité sous-entendant qu’il avait tort.

Les effets de la confusion

Revenant à nos exemples contemporains, le fait de s’attacher à « une vérité » en en faisant « la vérité » est une source conflictuelle. Lorsque quelqu’un veut imposer son récit comme étant « la vérité » à laquelle personne ne peut déroger, cela peut générer des conflits. Certaines familles, amis ou personnes veulent absolument que l’on adopte leur point de vue. Si elles n’acceptent pas un point de vue différent, c’est parce qu’elles ont un regard défini sur leur expérience, leurs perceptions, leurs croyances, leur mode de pensée. Cette approche exclusive, parce qu’elle est définie, ne tolère pas un autre regard. En revanche, l’approche de l’accueil d’une expression sous l’angle d’un article indéfini, « une vérité » ou « ma vérité », est une approche inclusive.

Si je suis disposé à dire qu’il s’agit de ma vérité, j’entends de fait qu’il peut y avoir d’autres vérités. Voilà pourquoi il est libérateur de se fonder dans cette distinction entre ma vérité et la vérité. Un pronom personnel ou un indéfini quand c’est une vérité et un article défini quand on veut désigner la vérité. Vous avez déjà commencé à comprendre que c’est un moyen de limiter le minage relationnel, c’est-à-dire de poser sur le terrain de la relation des outils qui vont faire que si l’un ou l’autre va dans une direction qui n’est pas celle qui est attendue, forcément on va vers le conflit.

II. L’enrichissement personnel

Accueillir la distinction entre ces deux approches est vraiment un moyen de s’enrichir personnellement, et je voudrais que vous vous installiez dans cet enrichissement. Par conséquent, quand vous serez dans une relation autour de votre table de fête avec vos frères et sœurs, vos parents, et que l’un ou l’autre dira quelque chose qui ne correspond pas à votre vérité, vous saurez faire la distinction entre les deux. 

Cela ne veut pas dire que, comme cela ne correspond pas à votre lecture de la situation, l’autre a tort et que ce qu’il dit est faux. Cela veut dire que c’est son expérience, ce n’est pas la vôtre. Il parle de sa vie, et nous verrons tout à l’heure comment utiliser justement l’enrichissement de cette distinction.

Etait-ce la vérité ?

Il est vraiment important que vous puissiez vous libérer de ça. Et finalement ne pas le prendre comme des pics qui sont difficiles à vivre. Je pense à une personne qui venait me parler de sa relation amoureuse avec un mariage en perspective. Une amie a dit qu’elle se faisait du souci sur le mariage. Cette amie se demandait si elle arriverait à être heureuse ensemble et que peut-être même ça relèverait du miracle. Vous percevez la difficulté qu’a perçue cette jeune femme ? Tout cela après avoir entendu ces propos de la part d’une amie de son futur époux? De quel droit? Pourquoi il dit ça? Mais elle me prend pour qui? Pourquoi notre mariage ne pourrait pas être heureux? C’est quoi cette affaire?

Vous percevez qu’elle a entendu cette expression de l’amie de son futur mari comme étant la vérité? Cette femme ne détient pas la vérité. Comme ça a été perçu comme étant la vérité, forcément, il y a une envie ou un besoin de se défendre. Parfois, pour se défendre, on va attaquer. On va justifier, on va expliquer, ou argumenter, ou manifester. De la bouderie, de la colère, de la tristesse, de la déprime ou toute autre émotion qui pourrait signifier un minage du mental.

Bénéficier de la distinction

Si vous voulez éviter de vous retrouver avec le mental miné pendant les fêtes, vous avez tout intérêt à profiter de l’enrichissement personnel. Pour ce faire, optez pour la distinction entre ma vérité et la vérité, entre indéfini et un indéfini. Peut-être pourriez-vous déjà décider que tout ce qui sera dit à votre sujet ou autour d’une table sera une vérité et non pas la vérité. Du coup, vous l’accueillerez comme un regard. Peut-être comme une expérience, comme une interprétation de la personne qui s’exprime. Ce ne sera plus en opposition à votre perception. 

Vous voyez que ça déverrouille rapidement les tensions qui pourraient naître de « Mais pourquoi tu dis ça? Mais je ne comprends pas parce que du coup c’est pas du tout passé comme ça, c’est pas du tout ce que j’ai dit etc. »

Avis aux amateurs

Je sais que si vous avez une blessure d’injustice. Cela sera plus difficile pour vous d’accueillir qu’une vérité peut venir titiller une lecture qui est vraiment différente dans votre perception de l’événement ou des propos que vous avez formulés ou de l’attitude que vous avez adoptée. Mais vous savez que c’est une interprétation. Si on vous dit que vous avez adopté une posture hautaine en disant à l’autre que c’était pas du tout comme ça qu’on rangeait un dossier correctement, vous saurez qu’il s’agit d’une interprétation. 

Ce n’est pas la vérité, c’est une vérité. C’est la vérité qui correspond au regard de la personne qui était témoin ou qui a été ciblée par le propos. Pourquoi aller chercher à vous excuser, à vous défendre, à attaquer, à réagir ou à rugir parfois? Vous pouvez déverrouiller cette tendance en accueillant que l’autre a parlé de sa perception. C’est son regard, de la situation.

III. L’utilisation résolue de la distinction

Dans la troisième partie de ce podcast, je voudrais vraiment que vous utilisiez plus facilement la distinction. Que ce soit d’une manière résolue. Je le veux évident pour vous. Que vous soyez en mesure de distinguer la vérité d’une vérité. Et je l’ai déjà dit il y a quelques minutes. Par conséquent, d’accueillir tout ce qui sera dit comme étant une interprétation, une perception. C’est une manière de vous inviter à faire la distinction entre des faits extérieurs et des faits intérieurs. 

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J’ai déjà travaillé sur cette réalité quand j’ai parlé des émotions et de la thérapie émotivo-rationnelle d’Albert Ellis. Voici le lien : « Le mystère des émotions« . 

Le fait extérieur

Poursuivons avec ce que j’ai mentionné à l’instant qui est le fait extérieur. Qu’est-ce qu’un fait extérieur? C’est quelque chose qui se passe devant nous, devant nos yeux. Une chose dont on est témoin, dont on fait l’expérience et qui est exempte d’interprétation. « Il pleut » est un fait extérieur. « Il pleut des cordes » est un fait extérieur partiel, puisque c’est interprété avec l’ajout « des cordes ». « Elle m’a regardé dans les yeux pour me donner son retour sur le dossier que je lui ai remis ». Il s’agit d’un fait extérieur. « Elle m’a regardé de manière hautaine, avec dédain, en me remettant le dossier que je lui avais confié ». Ici, c’est un fait partiellement extérieur auquel se sont mêlés des faits intérieurs.

Le fait intérieur

Le fait intérieur, c’est ce qui se passe en moi, c’est mon interprétation, ma manière de lire les choses. C’est le travail de Alain Finkel, qui est connu par toutes les personnes qui ont fait un cursus en psychologie. Mais ce qui est important ici, c’est que vous ayez des outils pour comprendre et savoir comment les utiliser. La distinction entre les faits extérieurs et les faits intérieurs participe à l’enrichissement personnel. Elle permet de mieux utiliser ce qui se passe.

Par conséquent, quand quelqu’un parle de moi, en disant « Tu te rends compte comme tu lui as crié dessus, en le traitant de pauvre ceci ou de pauvre cela, comme s’il était incapable de… ». Je sais que la personne est en train de me parler d’elle, de son interprétation, de mon attitude ou de mon propos. Qui dit que je lui ai crié dessus? C’est vraiment parfois difficile. Et ça l’est parce qu’on pourrait remettre en question les paroles des autres et systématiquement. On purrait chercher à nourrir une posture selon laquelle on pourrait fonder avoir eu en permanence raison. 

J’ai raison, c’est tout

Si vous cherchez en permanence à avoir raison, écoutez le podcast « Avoir tort ou raison« . Vous comprendrez ce que ça signifie chez vous. Il n’est pas question de chercher à avoir raison ou de donner tort à l’autre. Ni mêle parfois de se donner tort à soi-même et donner raison à l’autre. Certains tombent aussi dans ce travers assez spontanément. Il est question de faire la part des choses. C’est un moyen de distinguer ce qui relève du regard interprétatif. On identifie ce qui se fonde sur des mots prononcés et du sens donné aux mots.

Comprenez qu’il y a un sens des mots et un sens donné aux mots. C’est pareil pour l’intonation de la voix. Il y a l’intonation et celle que l’on a pensé que la voix voulait donner. On est dans une démarche d’interprétation en permanence. Pour installer un apaisement, on a besoin de prendre conscience de sa propre responsabilité. Elle porte dans le regard, dans le sens donné au mot, dans l’intonation donnée à la voix. Et c’est valable puisque, même s’il est vrai que l’intonation et le sens des mots peuvent donner une signification différente à la phrase, on est conscient que c’est le destinataire de la phrase qui aura un rôle interprétatif à donner à celle qui le reçoit.

Le pouvoir de la question

Indéniablement, un des meilleurs moyens de s’assurer que ce que l’on a compris de ce qu’a dit l’interlocuteur correspond à ce qu’il a voulu dire, est de lui poser des questions. « J’ai vu que tu m’as regardé d’une manière hautaine. Est-ce que c’était bien fondé ou est-ce que c’est mon interprétation? J’ai perçu de la colère dans ce que tu m’as formulé avec une forme de dédain. Est-ce que c’est bien ça? Tu es très en colère contre moi et tu as l’impression que je suis vraiment au ras des pâquerettes. » 

Vous voyez que le fait d’interpréter m’emprisonne, alors que le fait d’interroger responsabilise la personne qui s’est exprimée. Je ne suis plus emprisonné dans mon interprétation personnelle, dans mon Spielberg, dans les films que je me fais. C’est moi qui choisis de tendre le micro pour que l’autre me donne le sens de ce qu’il a voulu dire.

Créer du lien

Et ce faisant, je participe à me libérer. Je participe à créer du lien puisque en fait, j’entends que chacun parle pour lui-même et de lui-même. Je peux mieux accueillir ce qui m’est dit. C’est possible puisque j’entends bien que la personne qui s’exprime a comme mission de me donner les explications. Elle peut le faire suite aux questions que je vais lui poser. Parce qu’elle me parle de son interprétation, de sa vérité, pas de la mienne. Et étant en mesure de mieux accueillir ce qu’elle me dit, je pourrais davantage chercher à comprendre. Par ce biais,je pourrai accroître le lien et le renforcer.

Finalement, ça nous rappelle combien la relation que nous pouvons entretenir est en grande partie déterminée par notre posture mentale. Adopter une posture qui permette de créer du lien est possible. Comment ? En accueillant ce que dit l’autre comme étant sa responsabilité, sa liberté. Je le laisse propriétaire de son regard, de sa vérité, sans que cela ne s’oppose naturellement à ce que je dis.

La pseudo opposition

D’ailleurs, j’aime bien inviter les personnes à réfléchir sur cette notion d’opposition. Certaines me disent : « Mais en fait, ce qu’il dit est vraiment à l’opposé de ce que je pense. » Cependant, comment peut-on déterminer l’opposé? Parfois, c’est possible. Il dit noir, je dis blanc, et encore. Et si j’estime que tel mouvement politique va dans une direction et que mon interlocuteur estime qu’il va dans une autre direction, pourquoi le placer en opposition? Pourquoi cela ne pourrait-il pas être quelques degrés à l’est ou à l’ouest de la position que j’ai moi-même exprimée? Acquérir cette capacité perceptive d’attention à ce que dit l’autre permet aussi d’acquérir une approche qui limite l’opposition.

Je vous invite vraiment à travailler sur ce que je vous ai proposé ici. Faites-le tant en expliquant les raisons de la distinction. Ayez en tête l’enrichissement personnel de cette distinction entre ma vérité et la vérité, le défini et l’indéfini. Faites-le aussi dans l’utilisation rendue plus forte de la question. Travaillez avec cette capacité à accueillir, à chercher à comprendre l’autre. Gardez à l’esprit de conjuguer avec l’autre pour créer du lien.

A vos actes à ne pas manquer

Je vous attends pour vos commentaires, vos questions, vos remarques, vos étoiles, vos réactions. Et puis bien sûr, partagez ce podcast. Pensez à ceux qui sont peut-être susceptibles de se retrouver autour de la table avec vous cet hiver. Suite peut-être à des conflits que vous avez vécus les années précédentes. 

C’est un signe que vous voudriez que ce que vous vivrez lors des fêtes soit beaucoup mieux vécu, plus enrichissant. Vous aspirez à plus de chaleur. Vous voulez réussir l’être ensemble. Créer une chaleur relationnelle dans laquelle il n’y aura pas ou peu de tensions, en tout cas de tensions destructrices. Parce que des tensions, évidemment, dans l’humain, c’est tout à fait légitime qu’elles soient présentes. C’est juste dommage quand elles participent à détruire. Que le constat est lien abîmé, à érodé cause d’un fossés entre les humains. C’est encore plus dommage en famille.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine. 

Bye bye !

2 commentaires

  1. Pour l’exemple de la personne disant qu’elle se faisait du souci sur le mariage de son amie, je me disais que si cela l’a autant touchée, c’est aussi ( je vais peut-être avoir du mal à formuler) une question de croyance, d’énergie et de vibration, car a l’a touché sur ses peurs, ses failles, etc . Mon exemple est très caricatural, mais une personne qui pète la confiance en soi, si quelqu’un lui dit qu’elle est nulle, alors elle ne relève même pas ! Parce que ses croyances, son énergie ne résonne pas avec ces mots, avec cette vérité de l’autre !

  2. Je te rejoins complètement. C’est ains que nous fonctionnons.
    Le savoir( pourrait nous libérer pour autant que nous choisissons de le monter au niveau conscient dans les situations quotidiennes.

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