261# Le bonheur de l’échec

Redécouvrir la joie dans l’iInattendu

Comme la réalité commence par le rêve, il m’est venu l’idée de vous inviter à rêver du bonheur de l’échec comme d’une réalité qui pourrait prendre vie dans votre quotidien. Et nous allons nous arrêter là pour que vous puissiez comprendre les raisons pour lesquelles vous avez des difficultés à vivre, à vous préparer à accepter l’échec et à en profiter. 

Utiliser les émotions pour cultiver le bonheur

En ce qui concerne l’échec, en préambule, j’ai envie de vous dire bravo ! Parce que si vous prenez le temps d’écouter ce podcast, cela signifie que vous avez conscience que l’échec peut être utile. C’est déjà un bon début, car le titre « Le bonheur de l’échec » pourrait sembler décourageant, donner envie de reculer, penser que ce que je vais vous dire serait complètement utopique. Et pourtant, le fait que vous écoutiez ce podcast montre que vous avez envie d’enrichir votre expérience.

Même s’il est vrai qu’il peut y avoir une tension, une sorte de paradoxe ou d’ambivalence dans votre posture face à l’échec, vous avez une ouverture qui peut faciliter la perspective d’utiliser l’échec, comme nous le verrons dans la troisième partie de ce podcast.

Partie 1 : Les raisons de la peur

La première partie, je l’ai consacrée aux raisons pour lesquelles on a des difficultés à vivre l’échec. On pourrait commencer par réfléchir en se disant que face à l’échec, on pourrait ressentir de la tristesse, et que l’on n’aime pas ressentir cette tristesse. Il en va peut-être de même pour la honte. Ressentir de la honte est assez désagréable.

Mais je pourrais continuer ainsi, en listant un certain nombre d’émotions, et faire le tour du quartier des émotions sans viser l’émotion qui se trouve au cœur même de la cité, du vécu qui nourrit cette notion d’échec ou cette préoccupation qui consiste à vouloir éviter absolument l’échec, qui est l’émotion de la peur.

La Puissance transformatrice

Alors je pourrais vous renvoyer vers le livre de Don Miguel Ruiz, les quatre accords toltèques, et même vous encourager à lire le cinquième accord toltèque. Beaucoup de personnes qui me parlent de Don Miguel Ruiz ignorent l’existence de ce livre intitulé « Le cinquième accord toltèque », qui vient compléter le quatrième et qui est un livre à part entière.

Dans ce livre, il fait d’abord le résumé des quatre accords toltèques avant de développer le cinquième, qui vient renforcer le bien-fondé des quatre précédents et ouvrir à une expérience plus profonde que celle présentée par les quatre accords toltèques, ou plutôt qui vient renforcer la cohérence de ces quatre accords. Donc, lisez ce cinquième accord toltèque, que ce soit dans les écrits de Don Miguel Ruiz ou dans ceux de nombreux autres auteurs. Je pense à lui parce que j’ai recommandé ce livre sur « Heureux au Présent ».

L’émotion phare, la plus mobilisatrice d’énergie, c’est l’émotion de la peur. Par conséquent, vous pouvez comprendre que si vous avez des difficultés à accueillir, à vivre, à vous retrouver face à l’échec, c’est sans doute, et sans aucune erreur, en lien avec l’émotion de peur. Or, comme toutes les émotions, la peur est utile, seulement à certains moments. C’est comme l’émotion de joie. On pourrait trouver incongru que quelqu’un manifeste une émotion de joie face à une situation qui semble catastrophique pour quelqu’un d’autre. Donc, chaque émotion est la bienvenue.

Explorer l’expérience humaine

J’encourage vivement à accueillir toutes les émotions : colère, peur, tristesse, honte, joie, dégoût, et d’autres émotions qui vous viennent à l’esprit. Ne partez pas du principe que certaines d’entre elles sont bonnes et d’autres mauvaises. Voici un lien vers le podcast pour vous réimmerger dans cette approche qui n’est pas seulement de surface et théorique, mais qui invite véritablement à une incarnation dans l’aptitude à intégrer cela dans le quotidien.

L’avantage, c’est que quand on intègre cette dimension, on comprend que l’émotion de peur est une émotion à accueillir, et elle est à accueillir parce qu’elle veut nous dire quelque chose. Or, son message est tout à fait bienvenu quand il est à propos.

Parce que vous avez bien sûr compris qu’il est possible d’avoir une émotion de peur à des moments où cette émotion n’est pas à sa place. Elle est, pourrait-on dire, déplacée. C’est une expression qui est communément admise, ou inappropriée à un moment donné. Un exemple assez courant est la peur de la souris, la peur de l’araignée, la peur du chat noir, la peur de passer sous une échelle, la peur de ne pas avoir la bonne réponse, la peur de ne pas correspondre à ce que quelqu’un voudrait, la peur d’arriver en retard, ou la peur de ne pas être à la hauteur, voire la peur de se tromper, jusqu’à la peur de l’échec.

Les profondeurs de la peur

En formulant cela de cette manière, cela pourrait donner l’impression que la peur la plus profonde serait la peur de l’échec. Mais ce n’est pas le cas. C’est parce que j’ai gradué pour nous amener jusqu’à la peur de l’échec. Mais je rappelle que la peur la plus importante, la plus profonde, enracinée dans l’humain, c’est la peur de mourir, de ne plus exister. D’accord.

Donc, pour revenir sur la peur de l’échec, la raison principale pour laquelle on ne veut pas l’échec, c’est parce que l’on a peur. Or, l’émotion de peur, qui est bien utile, est censée nous aider, nous envoyer des messages quand on est véritablement menacé. Et je ne m’arrêterai pas vraiment dans le détail sur cette réalité, puisque, comme je l’ai déjà dit, je vous mets des liens pour que vous puissiez aller revoir ce que j’ai déjà dit sur ce sujet antérieurement.

La perception de l’échec

Mais vous comprenez que l’échec ne menace pas grand monde. Si vous échouez à un examen, que vous échouez à un concours, qu’il soit sportif, musical ou médical, que vous avez un résultat qui est en deçà de ce qui était attendu par vous ou par un tiers, vous n’êtes pas menacé. Probablement que vous devriez changer de filière. Peut-être que vous ne pourrez pas travailler dans l’entreprise que vous souhaitiez. Peut-être que l’image que la personne s’était faite de vous sera donc altérée à sa propre responsabilité, puisque ce n’est pas vous qui altérez l’image qu’elle avait de vous, mais c’est elle qui altère l’image qu’elle avait sur vous. Mais tout cela ne vous menace en rien du tout.

Or, notre mental a tendance à faire un raccourci dans lequel il va pointer une émotion de peur, comme si l’on était en menace d’extinction, d’expulsion, prêt à être rejeté de la société et par conséquent exposé à un risque, à un péril, voire mortel. Comme si c’était vraiment ce qui nous attendait. Mais vous avez compris que ce n’est pas du tout le cas. Nous le savons consciemment. Ce n’est pas pour autant que nous sommes en mesure de le vivre.

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la réalité des menaces

J’ai eu un cancer, et quand je me suis retrouvé pendant la période de chimiothérapie radiothérapie, j’avais vraiment de la difficulté à dormir. Alors je suis allée voir le médecin et je lui ai dit que mes nuits étaient massacrées. Alors c’était effectivement en partie lié au fait que je dormais la journée suite à la médicamentation qui était terrible parce qu’une chimiothérapie dans mon cas dans mon corps, ça me chouchoutait complètement. J’étais claquée, je dormais des heures et des heures.

Donc il y avait évidemment une explication plausible sur le fait que mes nuits s’en trouvaient impactées. Seulement, j’ai trouvé intéressant que le médecin me sensibilise à la peur de la mort qui pouvait faire que vu le nombre d’heures que je dormais en journée et en nuit, ma peur de la mort se trouvait accrue quand arrivait la nuit. Parce que j’étais dans une situation de maladie tellement grave qu’il y avait une possibilité, effectivement, que la mort m’attende au tournant parce que j’avais déjà verbalisé à mes enfants au demeurant.

Cette peur est la bienvenue quand on est véritablement menacé, quand on n’est pas menacé. La peur n’a rien à nous apprendre. Et je voudrais qu’on regarde notre peur, notre émotion de peur, en l’accueillant pleinement, en lui disant : ‘J’entends que tu m’envoies un signal. Seulement, je voudrais t’informer que là, je ne suis pas menacé. J’ai compris que je n’ai pas été retenu pour le poste auquel j’avais présenté ma candidature, mais ça ne veut pas dire que je suis menacé. Je vais à un nouvel entretien d’embauche.

Je peux baisser mes envies de tremblements, mes angoisses, mon anxiété. Parce que qu’on me prenne ou pas, je ne suis pas menacé. Ma vie ne s’arrêtera pas là. Après l’entretien d’embauche, après les éventuelles critiques qui me seront faites, ou pendant qu’on me regardera comme si je l’interprétais de travers, c’est faux.

Naviguer entre l’émotion et le raisonnement

Finalement, le travail consiste à aller dire à son mental qu’on a pris connaissance de l’émotion de peur. Et en même temps, dire au mental : ‘Rassure-toi, car ce que tu me racontes là est amplifié, exagéré, abusif. Ce n’est pas la réalité.’ Le mental sait très bien qu’il ne fonctionne pas sur le fait de la réalité objective. Il fonctionne en permanence sur l’interprétation des événements, car c’est grâce à l’interprétation des événements qu’il peut, en quelques millièmes de seconde (3 à 5 millisecondes), mieux protéger, préserver la vie.

C’est la raison pour laquelle vous avez peur avant que votre mental ne soit en mesure de raisonner et de se dire que ce n’est pas la peine d’avoir peur. La peur est antérieure à votre raisonnement, comme l’émotion est antérieure à tout raisonnement. Par conséquent, il est tout à fait légitime d’entendre l’émotion, de l’accueillir et de raisonner après. Certaines personnes que j’accompagne me disent : ‘Mais ce n’est pas normal, je ressens des émotions tellement fortes que je me sens écrasée par mes émotions.’ C’est un choix de se sentir écrasé par l’émotion. Mais c’est aussi pertinent de comprendre que l’émotion viendra en quelques millisecondes, alors que le raisonnement ne vient pas en quelques millisecondes, à moins qu’on ait déjà une habitude de raisonner sur un sujet donné dans un contexte particulier, mais c’est rarement le cas.

Mettre la peur en attente et agir librement

Donc accueillez la peur, regardez-la dans les yeux. Dites-lui merci. Dites-lui que vous n’avez pas besoin d’elle et qu’elle se manifestera le jour où vous aurez besoin, parce que vous serez véritablement menacé. Ce qui fait que vous pouvez vivre vos actions sans la peur de l’échec, parce que vous aurez dit à la peur : ‘Ça suffit, je t’ai entendu. Merci beaucoup. Attends-moi ici, j’ai mis une salle d’attente exprès pour toi. Je reviendrai te voir tout à l’heure, mais pour l’instant, je vais à cet entretien. Je vais poser mon action, je vais à cette rencontre, je vais vivre mon expérience sans toi.’

Au demeurant, quand on a pris l’habitude de laisser la peur s’installer et qu’on est en permanence à lui tendre le micro pour l’écouter, vous avez remarqué qu’elle va donner la main droite à l’angoisse et la main gauche à l’anxiété pour faire équipe ? C’est une manière de la renforcer, de lui donner davantage de pouvoir. Comprenez qu’à chaque fois que vous avez peur de l’échec, c’est parce que vous avez choisi de donner davantage de pouvoir à la peur, qui se manifestera par de l’anxiété et de l’angoisse, parfois même par la déprime, la dépression, et qui fait que vous aurez une sorte de paralysie face au passage à l’action. Je préférerais que vous paralysiez la peur, en la mettant en salle d’attente s’il le faut.

Le système d’émancipation émotionnelle

Imaginez un système carcéral, quelque chose qui pourrait ressembler à une détention provisoire. Et que quand vous avez terminé ce que vous aviez à faire, vous revenez ouvrir, libérer la peur pour qu’elle ne soit plus en détention, parce que vous savez que vous en aurez besoin. Vous en aurez besoin le jour où une véritable menace se présentera sur vous.

Mais si vous regardez votre vie, que vous la balayez comme cela sur une journée, quelques semaines, quelques années, vous vous rendrez compte que vous n’avez pas réellement été menacé de mort. Peut-être que ça a été le cas quand vous avez traversé la route et que vous avez risqué d’être renversé par un véhicule. Mais à part ça ? Ah oui, le chien qui vous a attaqué une fois. Mais quoi d’autre ? Pas grand-chose. Ni la souris, ni l’araignée, ni le chat, ni l’échelle, ni les menaces de votre mère, ni les critiques de votre patron, ni l’attitude de votre voisin ou de votre conjoint ne vous menace. Vous n’avez pas besoin de vous équiper de la peur et de la voir sur vous quand vous allez vivre cette expérience là et quand vous allez vivre quelque chose sur lequel vous avez l’impression qu’un échec risque de se pointer, de se présenter.

Partie 2 : Accepter demande une préparation personnelle

Eh bien, je vous invite à passer à cette deuxième étape qui est d’accepter l’échec. Accepter que l’échec fasse partie de votre cheminement. Vous savez que si vous vous préparez à cette pensée là, le jour où l’échec viendra, vous le vivrez beaucoup plus posément. C’est comme si vous étiez depuis que vous avez commencé à apprendre à marcher, et que depuis, je dirais même que vous avez maîtrisé la marche, vous ayez rayé de votre mental l’hypothèse de tomber. Si vous avez la conviction qu’il est inacceptable, impensable de tomber, vous aurez une manière d’accueillir les éventuelles chutes ou les chutes, qu’elles soient en public ou en privé, qui sera difficile à vivre pour vous. Un humain est un être en permanence en équilibre.

Réévaluer la perception des échecs et cultiver l’humanité en soi

Accepter qu’il puisse tomber, qu’il puisse y avoir des chutes, que ce soit en privé ou en public, vous aidera à mieux accueillir les éventuelles chutes quand vous risquez de tomber, ou les véritables chutes quand vous vous cassez la figure. Vous direz : ‘Je suis un humain. Ça peut arriver à tout le monde, comme ça m’est arrivé à moi, là, maintenant.’ Non pas dans une démarche de banalisation ou de généralisation, mais dans une démarche d’incarnation d’une réalité inhérente à votre nature humaine.

On pourrait se dire que comme ça arrive à tout le monde, c’est normal que ça m’arrive, donc je le vis bien. Seulement, il y a des échecs qui n’arrivent pas à tout le monde. Vous comprenez ? Des situations interprétées comme des échecs qui n’arrivent pas à tout le monde.

D’ailleurs, je viens de poindre un aspect qui est qu’un échec est une interprétation. Est-ce que l’échec en soi n’existe pas ? C’est votre manière de voir les choses qui fait que vous teintez un événement d’échec. Vous pourriez le teinter d’autres choses, d’expériences, par exemple de phases d’apprentissage ou de découverte.

Transformer les impasses  

À chaque fois, vous interprétez une situation en la qualifiant d’échec. C’est un signe qui manifeste votre difficulté à accepter ce que vous vivez comme étant possiblement utilisable. Vous avez l’impression d’être dans un cul-de-sac. Vous êtes arrivé au bout de quelque chose et vous vous voyez contraint de faire marche arrière ou d’aller ailleurs.

Vous ne considérez pas l’échec comme étant, je dirais, un dos-d’âne, aussi gros soit-il, ou une montagne dans laquelle vous pouvez décider soit de creuser un tunnel, soit d’apprendre à l’escalader, soit de la contourner. Si vous considérez l’échec comme une montagne insurmontable, évidemment, vous savez que c’est votre interprétation. Puisque quelle montagne est insurmontable, quel sommet sur la planète n’a pas été escaladé un jour ? Je n’en connais pas. Vous percevez que l’échec est véritablement une interprétation, et j’aimerais que vous le mettiez au niveau de la conscience.

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Modifier l’étiquetage

Quand vous vous retrouvez dans une situation qui vous paraît signifier un échec, que vous puissiez vous dire : ‘Ouh là, j’entends, je suis en train d’interpréter quelque chose.’ J’évoquais Don Miguel Ruiz au début de ce podcast. C’est pareil quand je me fonde sur un de ces accords, quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. ‘Il m’a fait ça’ est une interprétation, ‘il a fait ça.’ C’est plus juste, vous comprenez ? Ce que je vis est un échec, c’est une interprétation. Ce que je vis ne correspond pas à ce que j’aurais voulu. C’est plus juste, vous comprenez ? 

Accueillez ce que vous vivez, en prenant conscience que ce n’est pas un échec. Finalement, on va arriver même jusqu’à ce point de dire que l’échec n’existe pas. Il n’existe que des expériences qui peuvent parfois être désagréables, bien évidemment, parce qu’il n’est pas du tout prévu au programme de l’humanité que tout ce que nous vivons sera agréable. Je ne sais pas dans quel livre les personnes qui croient cela ont trouvé cette sorte de prophétie qui nourrit un fantasme, mais ça n’existe pas. Par conséquent, préparez-vous à vivre des choses qui ne sont pas toutes agréables, qui ne correspondent pas à vos projections et à vos aspirations, sans pour autant les qualifier d’échec. 

Pour vous exercer, je vous demanderai de vous interdire d’appeler quelque chose un échec. Et quand vous vous prenez en flagrant délit d’étiquetage d’une chose en échec, que vous puissiez vous alerter, vous demander pardon et vous dire que vous allez reprendre le chemin consistant à ne plus qualifier ce que vous vivez d’échec. J’ai fait ça. C’était un échec. Oh là, je me suis entendu. Non. Je me suis trompé. C’est une lecture, ce n’est pas un échec. J’avais choisi de le lire comme ça. Je vais le lire comme une opportunité, une difficulté ou un obstacle dans lequel je vais pouvoir apprendre quelque chose.

Partie 3 : Profiter de l’échec

On arrive à la troisième étape de ce podcast : utiliser l’échec, profiter de l’échec. Qu’est-ce que je peux apprendre de ce que je vis ? Comment puis-je utiliser mon expérience passée face à cet obstacle qui se présente devant moi ? Si je n’ai pas suffisamment de ressources à mon expérience passée, quelle ressource je peux trouver qui dépasse mes capacités pour apprendre et faire quelque chose au-delà de ce que je suis conscient d’être capable de faire ? En vous parlant de ça, je repense à une série que mon petit frère m’a recommandé de regarder sur Canal+ qui s’intitule ‘Les pionniers de l’industrie alimentaire.’ Alors je me suis intéressé à ça avec sa recommandation et j’ai été impressionné de voir le travail de ces hommes dont je vais mentionner quelques noms et qui vous viendront forcément à l’esprit, parce que ce sont des gens connus, mais surtout le nombre de situations que nous qualifierions d’échec qu’ils ont vécu.

La série Canal+ : Pionniers de l’industrie

Le premier intervenant qui nous est présenté, c’est Henri Heinz, le fondateur des Ketchup Heinz, la sauce tomate la plus vendue au monde. Cet homme a fait tellement de faillites qu’il ne pouvait plus payer ses débiteurs, ses fournisseurs, et qu’il a été incarcéré. Ça a été valable pour les frères Kellogg’s, John et William Kellogg’s, qui ont inventé les Kellogg’s cornflakes, connus dans le monde entier, qui avaient le plus grand hôpital du monde à l’époque, le sanatorium de Battle Creek, et qui, suite à un incendie qui a eu lieu en 1902, ont décidé de reconstruire et de reconstruire plus grand, donnant encore plus d’envergure alors à leur industrie et à leur renommée.

Je voudrais poser notre focale sur un homme qui s’appelle Milton S. Hershey. Il eu l’idée de monter une entreprise dans laquelle il vendrait des confiseries avec du chocolat au lait qu’il avait découvert en Europe et qui était incapable parce qu’il ne savait pas lui, concevoir une recette. Pour les barres de chocolat au lait, il a dépensé des milliers de dollars pour se retrouver sans résultats satisfaisants après avoir fait appel à des spécialistes chimistes de l’agroalimentaire pour concevoir sa recette. 

Aux portes d’un échec apparent

Ça a été des ratés, suivis de ratés pendant des années, au point même qu’on s’est demandé s’ils n’étaient pas en train de dilapider sa fortune pour faire émerger une recette qu’il ne trouverait jamais. Or, à ce jour, même si l’entreprise n’est pas connue en France ou en Europe, c’est elle qui fournit Nestlé. C’est elle qui est à la base des Kit-Kat, des Smarties et d’autres choses. Elle était la première mondiale en confiserie chocolatée avant que Mars n’arrive sur le marché avec les barres Mars qui sont très connues. 

Où sont les échecs ?

Où sont les échecs ? En fait. Ainsi les frères Kellogg’s et particulièrement William Kellogg’s qui a fait exploser les Corn-Flakes parce que John, son frère, ne voulait pas utiliser sa découverte pour faire de l’argent. Et d’autres inventeurs ont choisi un angle de vue qui fait qu’ils ont découvert que l’on pouvait utiliser profiter des expériences qui n’aboutissaient pas là où on aurait voulu pour grandir. D’ailleurs, au demeurant, les corn-flakes ont été inventés suite à un échec sur une recette de granola céréales de petit déjeuner qui avait été inventée par John Kellogg’s qui avait été trop cuit. Ils ont été passés au rouleau cuiseur pour voir ce que ça donnait et on a vu que ça faisait des flocons de blé. Et l’essai ayant été fait ensuite des flocons de maïs, on a découvert que c’était encore plus beau, plus grand, jaune, vraiment appétissant, etc. Et c’est ainsi qu’est né le corn-flakes.

J’aimerais que vous portiez un regard attentif à ce que je viens d’évoquer, à l’instar des frères Kellogg, Marks et Heinz, sur votre propre existence. Prenez le temps d’examiner ce que vous avez vécu en tant qu’échecs. Sur votre journal de vie, prenez la peine de les consigner. « J’ai vécu ceci, cela, celui-ci, celui-là, comme des échecs. » Questionnez-vous sur la raison pour laquelle vous les avez perçus ainsi à l’époque. Répondez à cette question. Ensuite, imaginez ce que cela aurait pu apporter à votre existence si vous aviez considéré ces expériences comme des étapes d’apprentissage, des formations, des opportunités. Écrivez sereinement chaque déroulement potentiel de ce que vous avez identifié comme étant des échecs.

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L’échec est une lecture apprise

Sachez que si vous décidez de vous concentrer sur l’échec numéro trois pour envisager plusieurs dénouements possibles, vous pourriez en visualiser quatre, cinq, six, voire dix. Ne vous limitez pas à un seul scénario. Dites-vous, « Comme j’ai vécu cela telle année, tel jour, j’aurais pu vivre tel événement si je l’avais considéré comme une opportunité d’apprentissage. » Car il est possible que vous en ayez plusieurs. Prenez le temps de travailler consciencieusement sur votre journal de vie en vous engageant à regarder votre avenir et votre présent sans étiqueter les choses comme des échecs, comme nous l’avons discuté précédemment. Prenez les rênes de votre vie.

Maîtriser votre influence sur le mental 

Je souhaite que vous preniez conscience que le choix de soumettre votre mental à certaines influences vous appartient. Vous n’êtes pas contraints de subir vos émotions dans leurs conséquences. Vous ne pouvez pas choisir l’émotion qui émergera, mais une fois présente, vous pouvez décider de ne pas la subir et de l’utiliser à votre gré. Comme je l’ai mentionné, mettez-la en détention provisoire, placez-la en salle d’attente, et agissez de manière à ce que votre peur de l’échec ne vous empêche plus de faire ce que vous désirez. En réalité, c’est vous qui vous empêchiez de réaliser vos aspirations.

Osez transformer la peur de l’échec en opportunité

Je compte sur vous pour œuvrer à votre bonheur en utilisant les outils que je viens de mentionner. 

  1. Premièrement, rappelez-vous simplement que la raison pour laquelle vous redoutez l’échec, c’est la peur, et fondamentalement, la peur seule.
  2. La deuxième étape que nous avons évoquée est l’importance d’accepter l’échec tel qu’il survient, en ne le qualifiant plus de simple échec, mais plutôt d’opportunité. 
  3. Enfin, la troisième étape consiste à utiliser l’échec et à en tirer profit pour votre bonheur. 

Je compte sur vous pour mettre vos cinq étoiles, partager vos commentaires, poser vos questions et émettre vos remarques. Vous n’êtes pas tenus d’être d’accord avec moi, bien entendu. Comme beaucoup de personnes que j’accompagne, n’hésitez pas à formuler vos questions ou objections dans les commentaires. Vous pouvez également le faire en message privé, que ce soit sur Facebook, sur Insta, ou à votre convenance si vous ne souhaitez pas vous afficher sur les réseaux sociaux.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine. 

Bye-bye

4 commentaires

  1. Merci pour ton article et podcast ! j’ai peur de plusieurs choses mais pas de la mort.. c’est bizarre car il y a beaucoup des personnes qui ont peur à laisser ce monde.. mais la clés est de croire à ce qui pourra avoir après la mort (la croyance)..
    J’ai apprécié ta phrase qui dit de « mettre la peur dans la salle d’attente » 😉 Je vais l’appliquer.

    1. Merci Vanessa. Ne pas avoir peur de la mort ne nous exonère pas de la peur, malheureusement. Je te souhaite de savoir regarder ta peur pour l’entendre et la raisonner, malgré tout.

  2. Le Bonheur de l’échec, rien que ça 🤩 je crois que je vais l’adopter comme un nouveau mantra 🎉

    Par contre c’est terrible j’ai oublié le 5 ème accord tolteque 😭 ( j’me souviens il y a le mot « si » )

    Bravo pour ta guérison, sacré epreuve..

    Et oui je me reconnais très bien dans ce passage où la peur de l’échec devient si présente, si envahissante qu’elle paralyse et empêche de passer à l’action.. c’est dur , mais pour s’en sortir il faut commencer par faire des petits pas et Surtout reconnaître ces petits pas..

    1. Oui, Sidonie, le bonheur de l’échec est salutaire.
      La méthode des petits pas est vivement t recommandée. A bien y regarder, c’est celle que nous avons pratiqué toute notre enfance !

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