Vous n’êtes pas ce que vous faites

Vous n'êtes pas ce que vous faites

Plus libre que vous ne le pensez 

J’affirme que vous n’êtes pas ce que vous faites. Ne croyez pas ceux qui vous diraient « dites-moi ce que vous faites et je vous dirai qui vous êtes ». Pour ma part, ça ne tient pas la route. 
Après avoir écouté ce podcast, vous pourrez sans doute vous dire « effectivement, je vais finalement me réconcilier avec moi-même ». Vous pourrez le vivre parce que vous aurez les moyens de faire la distinction entre ce que vous faites et ce qui vous définit en tant que personne.

Il y a quelques semaines, j’ai posté un rendez-vous intitulé « Vous n’êtes pas ce que vous ressentez ». Celui-ci est donc une suite fondée sur le même principe. Il est question d’une préoccupation qui s’est manifestée maintes fois lors d’accompagnements ces derniers mois. Ils ont été l’occasion de me rendre compte que bien des gens avaient tendance à confondre ce qu’ils font et ce qu’ils sont

La question révélatrice

Une des premières illustrations qui peuvent aider à comprendre et faire prendre conscience de cette confusion est l’interrogation sur la profession. En fonction de la réponse à la question « quel est votre métier ?» vous pourrez commencer à mesurer votre tendance à confondre ce que vous faites et qui vous êtes.Prenons quelques exemples de réponse à la question : Je suis ambulancier, facteur, boulanger, hôte·sse de caisse, plombier, architecte, manutentionnaire, etc. 

Très fréquemment, quand je pose la question à quelqu’un sur son activité professionnelle, il commence en répondant par « je suis… ». Il m’arrive même, personnellement, de répondre de cette manière-là quand on me demande ce que je fais, en visant mon activité professionnelle. 

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Un phénomène en chaine

Je me rends compte que cette confusion génère certains problèmes. Certes, si ce n’était pas le cas, je serais complètement indifférent en entendant quelqu’un répondre « je suis plombier » ou tout autre métier mentionné. C’est parce que cette approche engendre des difficultés que je veux qu’on s’y arrête aujourd’hui. 

Au-delà du métier, cette manière de penser est à la source de certains fonctionnements dans la mesure où le verbe être est employé comme un attribut à l’issue d’une action. Nous pouvons nous surprendre à penser : 

  • J’ai préparé un plat pour accueillir mes invités. Je trouve que ma cuisine n’était pas top. Ayant mal cuisiné, je suis un·e mauvais·e cuisinier·e,
  • J’ai fait une maladresse en faisant tomber une cruche qui s’est brisée par terre. Je suis maladroit·e… 
  • j’ai fait un travail pour lequel mon patron est hyper content. Je suis donc compétent·e.
  • J’ai dit une chose à mon fils qu’il a mal prise. Je suis un·e mauvais·e père/mère.

Pourquoi se précipiter ainsi dans une nécessité de conclure à une identité à partir d’une action ?

L’excuse de surface

Alors, me dira-t-on « mais non, ça n’a rien à voir avec l’identité. Quand je dis je suis…, il ne s’agit pas de mon identité. Quand j’emploie ‘’je suis’’, je veux faire allusion à mon caractère, à mon fonctionnement, à mon tempérament… ». D’accord, mais pour quoi employer je suis ? Pourquoi se sentir tant affecté au point de se sentir nul·le quand les «tu es» ou les «je suis» deviennent fréquent et teinté de remarques peu flatteuses ?

En réalité, il peut y avoir une confusion possible des genres à utiliser un attribut du sujet, le verbe être. En effet, je suis un homme, je suis beau, je suis petit, je suis gauche et maladroit sont associé à un attribut dans nos pensées. Ça peut induire une charge émotionnelle (un impact sur notre émotion) qui peut être «négative» ou «positives». 

«Quelqu’un m’a sifflé dans la rue, on m’a invité à boire un verre trois fois dans la semaine et une nana m’a passé son téléphone, je suis séduisant·e.» est une des conclusions dont on se sert. Pourtant, ça ne fonctionne pas comme ça. Il n’est pas utile d’employer « je suis ».

Un attribut qualifie une identité

J’aimerais que l’on prenne la mesure de l’attribut du sujet être. Ce verbe qualifie une nature, une identité. Or, quand on a défini de manière très claire qu’il s’agit d’une identité, on est davantage en mesure de faire attention à notre usage du verbe être.

  • Je suis le fils de mes parents
  • Je suis Pascal
  • Je suis de la famille Quionquion

Que je le veuille ou non, je ne peux apporter aucun changement à ces réalités identitaires. En conséquence, je suis d’avis que l’on utilise l’attribut du verbe être uniquement quand il s’agit d’une réalité identitaire pour laquelle aucun changement n’est possible.

Je ne pourrai pas être Sophie, Paul, Brigitte ou Bernadette. Même si j’ai choisi de changer de prénom (et je lui dis ça à dessein), que je trouve le moyen de changer de nom de famille, je ne changerai pas mon identité. Je resterai le fils de mes parents. J’ajoute qu’au fond de moi, dans mon inconscient, comme dans ma conscience, je resterai Pascal Quionquion, fils de Myrtha et Casimir (et oui, mon père s’appelle et Casimir :-).

Employons le verbe être exclusivement quand il s’agit de viser notre identité. Je suis un humain, je suis lyonnais, etc., pour autant que cela touche à notre identité.

Un travail correctif de regards sur soi s’impose

Prenons quelques instants pour corriger les informations d’attributs que vous avez tendance à donner. Pour ce faire, prenez votre cahier de vie ou une feuille de stylo et notez ce pour quoi vous avez l’habitude d’utiliser le verbe être :

  • Je suis con·ne
  • Je suis intelligente
  • Je suis bonne,
  • Je suis intelligent·e
  • Je suis drôle,
  • Je suis sympa, 
  • je suis généreux·se
  • Je suis agréable, 
  • je suis accueillant·e, 
  • je suis bienveillant·e, 
  • je suis malveillant·e, 
  • je suis égocentrique, 
  • je suis… etc.

Écrivez les tous, tout ce qui vous vient à l’esprit. Formulez-les comme ils vous viennent naturellement, sans vous raconter de salades. Prenez conscience de votre tendance naturelle à répondre à votre perception tout en plongeant dans vos croyances fondées sur des « je suis… ». Même quand quelqu’un vous fait une remarque, notez votre tendance à dire « je suis comme ça ».

Un travail correctif de regards  des autres sur vous s’impose

Pour compléter votre exercice, vous pourrez ajouter ce que disent les gens à votre sujet. Certaines personnes vous disent comment elles vous voient, comment vous êtes, selon elles. Notez ces façons  de formuler des idées qui vous ciblent. Faites-le dans une deuxième colonne. Des personnes disent que…

  • Tu es grossier·e
  • Tu es égoïste
  • Tu es un salaud/salope
  • Tu es beau/belle
  • Tu es intelligent·e
  • Tu es brillant·e
  • Tu es le/la meilleur·e
  • Tu es généreux·se
  • Tu es attentif·ve
  • Tu es à l’écoute
  • Tu es bienveillant·e
  • Etc.
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En résumé, dans une première colonne, vous noterez ce que vous pensez de vous en « je suis… ». Et dans une deuxième colonne, vous écrirez ce que les gens disent de vous en « tu es… ». 

heureux au travail

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Le temps de la pause exercice n°1

Faites une pause pour vous lancer dans cet exercice avant de poursuivre votre lecture.     

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Démontré par la preuve

Vous vous êtes délesté·e des croyances et pensées avec l’attribut du sujet dans un « je suis… » qui qualifiaient votre identité.

Maintenant, vous prenez conscience que l’ensemble de ces « je suis » ne sont pas des attributs, en fin de compte.

À l’inverse, si vous dites :

  • Je suis grand
  • Je suis fils/fille d’untel·le
  • Je suis un homme ou une femme
  • Je suis un garçon ou une fille
  • Je suis un père, une mère
  • Je suis français·e
  • Je suis lyonnais·e
  • Je suis suisse/suissesse, turc·que, belge, canadien·ne, malien·e
  • Je suis le cadet d’une fratrie
  • Etc.

Tous ces éléments-là sont justes. Ils sont rationnels, fondés au point que l’on peut en apporter la preuve.

On ne peut prouver l’irrationnel 

À l’inverse, on ne peut pas prouver que vous êtes généreux/se. Personne ne peut apporter la preuve que vous êtes radin·e, bienveillant·e, sensible, attentif·ve, aimant·e, tendre, beau/belle. Tout ça ne veut rien dire dans l’univers de rationalité. 

Sur quelle échelle évaluer ce qui vient d’être mentionné ? Quel est le canon officiel qui détermine que telle personne est belle ? Sur quoi déterminer que vous êtes intelligent·e ou con·ne ? À partir de quoi déterminera-t-on que vous êtes grossier·e, généreux/se, radin·e, bienveillant·e, attentif·ve, salaud/salope ? Qu’est-ce qui détermine tout cela ? En vous posant cette question, je dépasse l’échelle de vos croyances personnelles à votre sujet, bien entendu. 

Reprenez votre stylo, votre feuille ou votre cahier de vie est notez à partir de quoi vous avez déterminé ce qui vous définirait. Chercher à identifier sur quoi vous fondez un attribut non démontrable, que l’on ne peut prouver. J’entends bien, par là, une démonstration rationnelle. Je vous laisse faire ? On se retrouve après votre exercice.

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Le temps de la pause exercice n°2

Faites une pause pour vous lancer dans cet exercice avant de poursuivre votre lecture.     

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Un manque évident de preuves

Évidemment, vous avez ramé pour trouver les preuves de ce que vous avancez en disant « je suis » parce qu’il s’agit d’une réalité irrationnelle. Par essence, une réalité irrationnelle ne peut être prouvée. Ça n’en fait pas moins une réalité !

Je prends souvent l’exemple de l’amour pour démontrer cette idée : qu’est-ce qui vous prouve que votre conjoint, votre partenaire vous aime ? Si vous deviez le prouver à quelqu’un, comment feriez-vous ? 

Vous ne pourriez pas. Vous pensez, vous croyez, vous êtes convaincu·e que votre conjoint vous aime, mais vous ne pouvez pas en apporter la preuve. La seule preuve que vous pouvez apporter correspondrait à des actes, or, vous savez qu’il est possible de manifester des actes sans que ces derniers correspondent à un acte donné. 

J’en veux pour preuve l’expérience de l’espionnage. Il existe de nombreux exemples d’espions qui se sont mariés après avoir convaincu d’amour leur partenaire. Pourtant, ils n’étaient pas véritablement amoureux. Il jouait un rôle d’espion, dans une mission dans laquelle ils ont réussi à apporter toutes les preuves qui faisaient que la femme ou l’homme conjoint·e de cet·te espion·ne n’avait aucun indice pour imaginer que l’amour était fondé pour une fin bien lointaine de celle qui «appartient» à l’amour. 

Il est difficile, voire impossible, d’apporter des preuves de l’irrationnel. Par contre, prouver que vous êtes la fille ou le fils d’untel, que vous êtes de telle nationalité, que vous avez tel poids… est assez évident. 

Continuez à vous détacher de ce qui pourrait vous déterminer alors que c’est irrationnel.

Une relecture corrective  

À présent, je voudrais que vous vous tourniez vers votre histoire, votre passé. Regardez ce que l’on a dit à votre sujet. Observez ce que vous avez cru à votre sujet de manière à rayer au stylo chacune des lignes correspondant à ce qui a été dit à votre sujet et qui ne correspond pas à un attribut :

  • C’est un·e incapable 
  • Il/elle est fainéant·e 
  • Il/elle est distrait·e 
  • Il/elle est gauche 
  • Il/elle est inutile 
  • Il/elle est ceci, Il/elle est cela…

Complétez chacune des phrases (dont certaines sont peut-être absentes de votre liste et qui vous viennent à l’esprit au fur et à mesure que nous évoquons ce qui était dit à votre sujet). Faites-le dans une démarche qui consistera à annuler ces croyances nourries. Listez également celles que vous avez projetées, celles auxquelles vous avez cru en disant « je suis comme ça » :

  • Je ne suis pas sérieux 
  • Je suis quelqu’un de faillible on ne peut pas compter sur moi je ne suis pas digne de confiance, 
  • Je ne suis pas fidèle je ne sais pas aimer
  • Je suis un exemple
  • Je suis une réussite
  • Je suis responsable
  • Etc. 

Rayez chacune de ces mentions qui ne sont pas raccord avec votre identité. Vous n’êtes pas ce que vous faites. Vos choix et vos actions n’ont pas la capacité de définir votre identité. Vous n’êtes pas cela.

changer son identité

Peut-on changer son identité ?

Je me souviens qu’une personne que j’ai accompagnée en sevrage alcoolique me disait, dès le premier entretien « je suis une alcoolique ». 

Je sais que c’est comme ça que fonctionnent les centres de sevrage alcoolique. Chez les alcooliques anonymes, on dit bien aux personnes que l’on accompagne qu’elles seront toujours alcooliques. Personnellement, je ne peux pas adhérer à cela. Je préférerais qu’on apprenne aux gens qu’ils auront une propension très forte vers l’alcoolisme. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont alcooliques, ça n’a rien à voir avec leur identité. Ils sont des hommes et des femmes libres, capables d’installer la liberté dans la durée et de vivre le sevrage également dans la durée. 

J’ajoute qu’ils pourront vivre cela en étant conscients d’avoir une faiblesse liée à leurs expériences et parfois même à un atavisme. Il est possible que leurs aïeux eussent déjà à lutter pour se libérer de cette faiblesse. Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils sont alcooliques. Ils ne sont pas ce qu’ils font. Vous n’êtes pas ce que vous faites, vous non plus.

Un chantier s’annonce

Je vous demande maintenant de regarder le présent et l’avenir : 

  1. Faites-le en vous projetant vers une dynamique qui correspond à qui vous voulez être. 
  2. Percevez que l’on est vraiment sur l’identité, en se projetant ainsi. 

Faites-le sachant que vous ne pourrez pas changer votre identité. Par conséquent, quand on fait un travail sur soi, on ne change pas son identité. On change sa manière de l’affirmer et de manifester ses croyances et ses valeurs adoptées et construites. Peut-être avez-vous l’impression de les avoir étouffés par des habitudes de vie qui faisaient que vos valeurs ou croyances se manifestaient comme elles le voulaient. Vous n’aviez pas encore créé les canaux de manifestations qui vous auraient permis de vivre épanouie

Toutefois, nous pouvons avoir maintenant conscience d’avoir eu la croyance que les canaux « naturellement » employés jusqu’alors paraissaient légitimes pour manifester ce que vous vouliez vivre. Avant, vous aviez tendance à vous mettre en colère, à boire ou à vous isoler. C’est comme ça que vous fonctionniez, laissant libre-cours à des manifestations spontanées, indéterminées.

Une fois que vous avez pris la mesure qu’il était possible de manifester ce qui se trouve profondément en vous par des canaux différents de ceux employés jusqu’à maintenant, vous changez de vie ! Des voies qui correspondent davantage à ce que vous voudrez verront le jour. Du coup, sans vous (re)définir jamais, vous vous permettrez d’être plus à l’aise avec vous-même et de nourrir votre propre confiance en vous.

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La création de canaux nouveaux

Il est donc temps d’identifier et de définir des canaux. Pour ce faire il est préférable de le faire par écrit. Ainsi, vous commencerez à voir ce que vous avez voulu dire en employant l’attribut du sujet « je suis ». 

Je dois dire qu’il est encore plus efficace de le faire en étant accompagné. Pourquoi ? Parce que cet exercice de dissociation qui s’apparente à une forme de vivisection n’est pas forcément aisé à faire seul. On peut craindre d’avoir mal, de fouler des chemins qui peuvent réveiller des peurs. 

Ces manières de fonctionner vous ont conduits à créer des croyances qui vous ont limité ou enfermé :

  • Je suis flemmard. C’est comme ça. Je ne peux rien y faire.
  • Si je ne suis pas généreux comme je le suis en permanence, je ne serai pas bien. J’ai donc besoin de continuer à être généreux, quelque part, ça me définit. Je suis comme ça…
  • Je suis un bosseur et c’est comme ça. Je n’arriverai pas à ne pas bosser. Si je ne bosse pas autant que je le fais aujourd’hui, je serai mal dans ma peau.
  • Etc. 

Si vous percevez une grande difficulté à faire cette distinction, vous avez sans doute besoin d’être accompagné·e. Vous savez qu’il suffit de cliquer sur le lien pour vous lancer. Je vous accompagnerai volontiers.

Vous avez tout intérêt à faire une distinction

Prenons un exemple concret : vous êtes généreux ou généreuse. Supposons que des concours de circonstances indépendants de votre volonté vous conduiraient à vous retrouver en difficulté financière. Peut-être perdriez-vous votre abri, votre emploi au point que votre générosité s’en trouve considérablement limitée. Oui, vous pourriez donner de votre temps. Vous pourriez également rendre des services. De même, vous pourriez partager de vos compétences pour encourager et soutenir. Seulement, vous verriez que votre générosité aurait à muter pour survivre. 

À quel point continuerez-vous à être vous-même ? Bien entendu, ma question se tourne vers l’attribut sachant que vous avez dit que vous êtes généreux ou généreuse.

Vous continuerez à être vous-même, que vous ayez les moyens de partager ou non. Que vous ayez les moyens d’accueillir ou pas. De la même manière, vous serez vous-même que vous continuez à accueillir ou non. Vous n’êtes pas ce que vous faites. La générosité n’est pas un attribut, elle est une valeur, une vertu. 

Bien entendu, vous pouvez la développer, l’acquérir et faire que, si vous vous retrouviez un jour dans l’incapacité de faire montre de générosité, vous continuez à être vous-même, à vous développer et à être heureux ou heureuse

C’est également une des raisons pour lesquelles certaines personnes qui exercent un métier et qui disent « je suis pharmacien » (par exemple) se retrouvent et en dépression si elles ne pouvaient plus exercer. C’est parce qu’elles ont vécu avec la conviction que leur métier définissait leur identité.  Souvenez-vous des suicides chez France-Telecom !  

Évitez le piège

Ne tombez pas dans ce piège-là si vous voulez continuer à semer du bonheur sur les chemins que vous emprunterez. Vous n’êtes pas ce que vous faites, votre métier ne vous définit donc pas. Et même si vous avez l’impression d’un cul-de-sac parce que vous n’avez exercé qu’une seule profession, ne vous laissez pas limité·e par votre mono activité. Vous avez toute la capacité du monde à apprendre, à acquérir de nouvelles compétences pour exercer autre chose tout en restant qui vous êtes. Croire le contraire battra un toit de verre limitant. 

Vous êtes vous, non défini·e par ce que vous faites. Vous ne l’êtes pas non plus par ce que vous possédez, mais uniquement par ce que vous êtes, par qui vous êtes. Soyez vous en investissant sur votre identité.

Une nouvelle manière de s’exprimer

Dans le développement personnel, on dira que l’on veut être plus heureux, que l’on veut changer d’habitude et ne plus être comme ceci ni comme cela. 

On pourrait plus légitimement dire, avec une approche plus rationnelle, ne plus vouloir fonctionner de telle manière ou de telle autre. On peut également opter pour manifester ses émotions et décisions de telles ou telles manières, avec des canaux nouveaux. Prenez le temps de choisir vos canaux, comme je l’ai évoqué tout à l’heure. C’est ainsi que vous prendrez de nouvelles directions. 

Il n’est donc pas question de changer pour devenir quelqu’un d’autre, car ce n’est pas ce que vous faites qui vous définit. Ne cherchez jamais à être quelqu’un d’autre. Quand vous percevez en voussure telle aspiration, sachez que vous vous mentez à vous-même. En effet, vous ne serez jamais quelqu’un d’autre que vous. Développez-vous personnellement pour manifester davantage ce que vous voulez voir, ce que vous voulez exprimer qui sortira de l’être que vous êtes avec un résultat plus en accord avec qui vous voulez vivre

le risque de focaliser sur le résultat

Le risque du résultat

J’attire tout de même notre attention sur la volonté d’obtenir un résultat bien précis. En ce sens, visez ce que vous voulez vivre en vous détachant de la dimension qualitative. En effet, votre aspiration n’est pas forcément mesurable avec un résultat maîtrisable. Parfois, c’est le chemin qui prime. C’est bien souvent le cas en matière de bonheur

Oui, oui, on vous centrant sur le chemin, vous aurez davantage à expérimenter les choses qui émaneront de votre être. Elles continueront à vous ouvrir à des opportunités pour partager des expériences de vie. Ainsi, ce que vous vivrez ne sera pas vous, mais une manifestation de vous sans jamais vous enfermer

Les autres ne sont pas non plus ce qu’ils font

En même temps, ça a pour conséquence de positionner un regard nouveau sur les autres. «Ce n’est pas parce qu’il a fait ça qu’il est con. Ce n’est pas parce qu’il a fait ça qu’il est bon. J’ai interprété son action comme de la connerie ou de la bêtise sans pour autant le définir comme étant con ou bon». Voyez-vous que notre regard sur les autres sera considérablement différent à partir du moment où le regard que l’on posera sur soi-même le sera ? Parce  que vous n’êtes pas ce que vous faites, les autres ne sont pas non plus ce qu’ils font

Apprenez à lire ce que font les autres à travers une écoute bienveillante et attentive de ce qu’ils proposent. En même temps, apprenez à comprendre ce qu’ils ont voulu dire à travers ce qu’ils ont fait. C’est bien mieux que de chercher à les définir par leurs actions.

La route s’ouvre vers vous

Je vous souhaite vraiment de bons moments de rencontre avec vous-même et de retrouvailles, des épousailles au sens étymologique (prendre la forme de…). Vous vous retrouverez avec vous en vous disant « effectivement, je vais finalement me réconcilier avec moi-même parce que ce n’est pas parce que j’ai été à côté de la plaque en faisant ceci ou cela ou en disant ceci ou cela que je suis un mauvais père ou une mauvaise mère.

Ce n’est pas non plus parce que j’ai été viré de mon emploi que je suis un mauvais. Ni parce qu’on m’a dit que j’étais un capable que je le suis. Ce n’est pas parce qu’on m’a dit que j’étais au top que je le suis. J’’utiliserai les opportunités qui s’ouvriront à moi pour vivre des expériences sans chercher à prouver qui je suis. Ni même à chercher à valider ce que l’on a dit que j’étais» .

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye 

Photos : Pexels

5 commentaires

  1. En faisant l’exercice « je suis » et ensuite « tu es », je me rends compte :
    que dans la liste « je suis » il y a énormément de points négatifs, je vois donc plutôt mes défauts.
    que dans la liste « tu es » il y a énormément de points positifs, les autres voient donc plutôt mes qualités.
    Moi qui pensais être bien dans le processus « s’aimer soi-même »… ça me montre que j’ai encore des progrès à faire 😀

    1. Le fait qu’il y ait énormément de points négatifs signifie que tu te regardes sous un angle jugeant. Dépose tes lunettes de juge et prends celles du journaliste, celui qui est intéressé juste à l’idée d’écrire un article qui colle à ce qu’il aura observé.

      D’ailleurs, tu notes que le deuxième aspect de ton exercice montre que tu as déposé tes lunettes de juge. Ce n’est pas que les autres voient davantage de positifs. C’est que tu l’acceptes plus aisément quand ces regards ne viennent pas de toi.
      1) Pourquoi es-tu si dure avec toi ?
      2) Quand cela a-t-il commencé ? Quel événement ?

      Voilà deux questions auxquelles je t’invite à répondre par écrit.

      En lien avec ta dernière réflexion, sais-tu que l’on peut aimer et détester la même personne en même temps ? Il est fort probable qu’un chemin d’acceptation de toi t’attende, quelque part, en toi.

      Au plaisir de t’accompagner

  2. Merci pour le training et repérer ce qui est de ce qui est fait et pour aller dans une philosophie de l’être plus que celle de l’avoir.



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