Pourquoi avons-nous recours à la manipulation ?

le recours à la manipulation

L’abus de pouvoir encore autorisé

Osons nous poser la question en nous regardant dans le miroir : pourquoi avons-nous recours à la manipulation ? 

Vous avez remarqué que j’ai fait le choix de ne pas m’adresser à vous en vous donnant les moyens d’identifier les manipulateurs potentiels qui vous entourent alors qu’il en existe sans doute. Parmi eux, on peut mentionner des pervers, des personnes dysfonctionnelles, etc. 

Aujourd’hui, j’ai choisi de nous placer dans la posture du manipulateur parce que nous avons régulièrement (généralement inconsciemment) u recours à la manipulation. Parfois, on se surprend avec un éclair de conscience à se demander « pourquoi ai-je fait cela ? Pourquoi ai-je eu recours à la manipulation ? »

La manipulation peut recouvrir des formes très variées dont certaines sont difficiles à démasquer. Et la raison est simple : nous avons été tellement habitués à ces pratiques depuis l’enfance, dans le milieu scolaire comme pendant l’adolescence, que nous ne nous rendons même pas compte qu’en reproduisant ces fonctionnements acquis nous cherchons à manipuler. 

Quelques exemples concrets 

Voici quelques exemples :

a) « ça me ferait vraiment plaisir que tu fasses ça » est une phrase comportant une volonté de manipulation. Je sais que ce n’est pas forcément évident à vos yeux, mais ça reste le cas.

Autres exemples : 

b) « Vois-tu dans quel état tu me mets quand tu dis ceci ? » 

c) « Je te le revaudrai, si tu acceptes de faire ceci ou cela »

d) « Allez, s’il te plaît, fais-le pour moi, ce serait sympa »

e) « Si tu avais été plus à l’écoute, ça ne se serait pas passé comme ça »

Parmi ces cinq exemples de manipulation, certains vous font ouvrir les yeux tout grands parce que vous vous demandez « en quoi est de la manipulation ? ». Certains vous paraissent plus évidents et d’autres moins. 

Je rappelle que tous les exemples que je vous ai mentionnés ci-dessus sont des pratiques de la manipulation. D’où la question : pourquoi avons-nous recours à la manipulation ?

J’ai choisi un titre cours, mais j’aurais pu continuer en rajoutant « consciente ou inconsciente » car, la plupart des manipulations sont inconscientes, heureusement. Ce qui nous motive, c’est le résultat, l’objet, la motivation. Ce faisant, nous ne faisons pas cas de la forme comme de la personne manipulée. C’est ce qui fait que l’on reste dans cette approche déviante donnant du poids à l’adage « la faim justifie les moyens ». 

Qu’est-ce que la manipulation ?

Pour aborder la définition du verbe manipuler, je me suis rendu sur le site internet du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) que je trouve particulièrement enrichissant en matière d’approche lexicale, grammaticale, étymologique, morphologique, synonymique, etc. 

Sur ce site Internet, on donne d’emblée l’information disant que «manipuler concerne une action sur un animé ou un inanimé». 

Dans le domaine physique, on a un exemple qui est « Manier avec soin (une substance, un instrument) en vue d’une opération scientifique ou technologique ».

On y trouve ensuite la définition suivante : «Se livrer à des expériences scientifiques. Il est en train de manipuler dans son laboratoire».

En quittant le domaine scientifique, on trouve « tenir, toucher, transporter avec les mains, manipuler une cuillère, manipuler un bébé ou une assiette », en définitive, un objet quel qu’il soit.

C’est aussi « faire fonctionner, utiliser avec les mains » sachant que dans le verbe manipuler, vous l’entendez, est construit sur la racine du mot main, qui donne manipularer en latin médiéval, qui signifie conduire par la main.

Le CNRTL poursuit avec la définition de « manœuvrer, contrôler, utiliser, employer ».

Et puis, quand il s’agit de quelqu’un, le CNRTL dit qu’il s’agit « d’agir sur quelqu’un par des moyens détournés pour l’amener à ce que l’on souhaite ». On est bien dans le vif du sujet ! 

La manipulation est à réserver à l’inanimé

Avez-vous remarqué le nombre de définitions ci-dessus qui concernent des objets, et donc, des inanimés ? L’idée sous-jacente (et c’est la raison pour laquelle je vous ai lu les définitions qui précédaient celle qui concerne l’animé) est de comprendre qu’il est légitime que la manipulation concerne un inanimé. Par contre, elle ne devrait pas toucher à un sujet animé ! 

Même dans le cadre de l’éducation, je recommande vivement de ne pas manipuler ses enfants. Je fais exprès d’utiliser cette approche emphatique « je recommande vivement », mais de manière plus directe, je dirais de ne pas manipuler un enfant. 

Apprenez à le connaître, à le comprendre, à découvrir ses besoins, à l’entendre de manière à l’accompagner  dans les directions qu’il souhaite emprunter. Et si cette direction diverge d’avec ce que vous voudriez, encore une fois cherchez à le comprendre pour mieux apprendre de lui, de manière de l’accompagner et parvenir à découvrir qu’il vivra des expériences enrichissantes pour lui comme pour vous-même.

Manipulation et pouvoir 

La manipulation est une relation de pouvoir. Cela signifie qu’en faisant usage de la manipulation, on veut piloter une personne.

Imaginez une télécommande comme celle que je tends a bien des personnes que j’accompagne et qui doivent sourire de me voir évoquer cet outil du quotidien. En effet, dans le cadre de certains entretiens, il m’est arrivé plusieurs fois de tendre une télécommande en disant « si vous le voulez, je vous propose une télécommande ». 

À chaque fois, on me pose la question du pourquoi, ma réponse est la même : « j’entends que vous voudriez que votre frère, votre conjoint, votre femme, vos amis ou votre patron fonctionnent comme vous le voulez alors, prenez la télécommande et pilotez ceux qui vous entourent afin qu’ils agissent comme vous le désirez ! ». 

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Parfois, on est pleinement conscient de sa volonté de piloter les autres, mais ce n’est pas systématique. Et la plupart du temps, quand je rends une télécommande à une personne que j’accompagne, elle laisse échapper un sourire. Elle se rend compte d’avoir voulu manipuler.

Une heureuse prise de conscience personnelle 

C’est ce qui m’est arrivé quand je suis allé voir un thérapeute pour mes problèmes conjugaux, lors de mon précédent mariage. Après m’avoir écouté, il m’a dit « ce que vous voudriez, c’est que je change votre femme, c’est bien ça ? »

Cette phrase était quelque peu lapidaire, toutefois, elle a été intéressante pour moi, dans ma prise de conscience. En réalité, je n’arrivais pas à faire en sorte que ma femme corresponde à ce que je voulais. Ma démarche thérapeutique avait pour objet de veiller à ce qu’un thérapeute parvienne à faire ce que je n’arrivais pas à faire moi-même. 

La relation de pouvoir à pour objet de satisfaire le vouloir. L’intention est d’arriver à un but plus rapidement, plus sûrement et plus efficacement qu’en laissant à l’autre la liberté d’agir et de faire comme bon lui semble. On fait donc appel à du pouvoir pour atteindre le vouloir.

Cette manifestation successive est révélatrice d’une incapacité ou d’une grande difficulté à vivre l’acceptation. C’est quand on est dans une non-acceptation d’un être ou d’un  devenir que l’on a tendance à faire appel à du pouvoir afin d’obtenir le vouloir qui favorisera l’acceptation.

Si la personne fait où est comme on voudrait qu’elle soit, on vit pleinement l’acceptation. Comprenez que l’on est dans une acceptation biaisée qui n’a rien à voir avec la véritable acceptation. Finalement, il s’agit d’une acceptation moulée alors que la véritable acceptation est la capacité à accepter la personne comme elle est au présent comme dans son devenir même si ceux-ci diffèrent de ce qu’on aurait voulu.

Le recours à la manipulation est une forme de non-amour

Vous entendez que, dans la manipulation, il y a du non-amour altruiste. Bien entendu, il y a un amour égocentrique et égoïste, un amour pour soi-même. Si vous avez déjà lu l’article sur l’égocentrisme et celui que j’ai publié sur l’égoïsme, allez-vous rafraîchir la mémoire. Et si vous ne l’avez pas lu du tout, foncez parce qu’il est important de comprendre la raison pour laquelle j’affirme cela. 

Quand on est dans un déséquilibre d’égocentrisme, on a tendance à faire appel à du pouvoir pour obtenir ce que l’on veut. Et ne vous y trompez pas, certaines personnes sont dans un altruisme impressionnant et d’une générosité manifeste et visible, tangible. De ces personnes qui donnent de leurs biens, du temps, et d’elle-même par… égoïsme et égocentrisme. 

Elles le font pour obtenir ce qu’elles veulent. On est alors dans une relation de pouvoir altruiste qui a pour objet de ramener une satisfaction personnelle. C’est une façon de manipuler les événements et, généralement, les autres, pour sa satisfaction personnelle. 

Autant j’encourage à choisir des actions-bonheur quotidiennes pour augmenter sa satisfaction personnelle, comme je l’ai fait dans l’article intitulé « les 10 commandements pour augmenter sa satisfaction personnelle », autant, dans aucun de ces commandements, je ne vous commande d’utiliser quelqu’un d’autre pour satisfaire vos besoins. Vous êtes vous-même chargé de satisfaire vos propres besoins. La plupart du temps, quand on est convaincu que les autres doivent satisfaire nos besoins, on a tendance à avoir recours à la manipulation

la manipulation inconsciente

Le besoin de manipuler s’installe sur le trône de la peur

L’émotion phare présente dans le recours à la manipulation la peur. Petit rappel des émotions de base : joie, peur, colère, tristesse, honte. Et, me référant à l’enseignement de Don Miguel Ruiz, mentionné dans « Le cinquième accord Toltèque » on peut résumer les émotions de colère, tristesse, honte en une seule émotion : la peur. 

Il ne reste donc plus que deux émotions phares : la joie et la peur. 

Quand je prends conscience de mon recours à la manipulation parce que j’ai peur : 

  • de ne pas obtenir ce que je veux,
  • d’être frustré, 
  • d’être déçu, 
  • de ne pas avoir le contrôle, 
  • de ne pas maîtriser la situation, 
  • d’être utilisé…

… c’est intéressant. Cela me permet de saisir un empan par lequel saisir une situation désagréable pour commencer à travailler sur moi-même. 

Prenant conscience de la situation, il est possible de consulter un thérapeute en lui présentant notre recours à la manipulation causé par la peur. On peut alors s’interroger pour savoir : 

  • Pourquoi ai-je peur ? 
  • Que puis-je faire de cette peur ?
  • Comment utiliser cette peur pour l’utiliser en bénéfice pour moi-même et pour mon environnement ?
  • Comment en faire jaillir des actions positives ?

La famille de la manipulation 

On peut catégoriser quelques manières de fonctionner qui manifestent la peur (puisque je rappelle que c’est l’émotion phare qui pousse à la manipulation) et qui dénoncent, en même temps, quelques approches manipulatrices : 

  1. L’intimidation : «tu devras te débrouiller sans moi à l’avenir si…» vu que l’on est en train de mettre une pression sur la personne pour qu’elle se dise « ou la la, si je vais dans une direction différente de celle qui est attendue, je risque de… »
  2. La dépendance : « vu ce que j’ai fait pour toi,… » et « à l’avenir, je risque de modifier ma manière de fonctionner si… ». «je ne te prêterai plus d’argent si c’est comme ça que tu fonctionnes… ». Cette approche consiste à arroser la dépendance.
  3. La bouderie : j’en ai parlé dans un autre podcast sur le blog couple–heureux.com, des podcasts les plus écoutés de ce blog. La bouderie a la particularité d’être une forme de silence radio visible. J’aime la présence de ce paradoxe parce qu’en réalité, quand on écoute la radio, on ne voit rien.
    Or, quand une personne boude dans le but de manipuler, elle veillera à ce que l’on voit qu’elle boude, sans quoi elle aura perdu d’avance. La personne qui décide de bouder, le fera avant de fermer la porte de la chambre et veillera à ce qu’on ait bien vu qu’elle boude. C’est donc bien une volonté de rendre un silence visible. 
  4. L’accumulation : « ça fait plusieurs fois que tu fais la même chose. Et en plus de cet et cela, tu as fait aussi… » On va donc tenter d’aggraver la situation de manière à ce que la personne se rendre compte que c’est tellement plus énorme qu’elle l’imaginait elle-même que…

Nous avons recours à la manipulation parce que l’on n’accepte pas l’autre ou la situation telle qu’elle est.

Une question de vouloir dire 

Dans le vouloir dire que j’ai commencé à évoquer, s’installe un sentiment d’’impuissance. Cela dit, je pourrais m’interroger : « pourquoi vouloir de la puissance ? ». Le sentiment d’impuissance est inhérent à la nature humaine. Nous ne sommes pas tout-puissants. 

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Il y a donc forcément des domaines dans lesquels on ne peut rien faire. Surtout, il importe d’accepter que nous n’avons pas de puissance à exercer sur autrui. C’est une démarche pleinement saine pour l’esprit comme pour l’épanouissement personnel. 

En réalité, j’ai une puissance à exercice sur moi-même, jamais sur un autre. L’autre est libre.

La notion de peur est présente dans le vouloir dire. En réalité, quand j’ai très peur, mon sentiment d’impuissance augmente.

Un vrai travail sur soi

Cela permet de prendre conscience du travail à faire sur soi-même pour accepter la situation. Pour vous aider, remonter quelques semaines plutôt et écouter le podcast qui s’intitule « l’acceptation ». Allez vous nourrir de ce que j’ai partagé parce que ce serait vraiment très bon pour vous.

De plus, cela vous permettra de faire le pas vers l’acceptation pour accueillir les personnes comme elles sont et non pas comme vous voudriez qu’elles soient. À vrai dire, une personne ne pourra jamais être comme vous voulez qu’elle soit, même avec une télécommande comme je le fais au cabinet avec les personnes que j’accompagne. Ce n’est pas possible. 

Vous savez donc que si vous nourrissez le fantasme d’avoir des personnes qui correspondent à ce que vous voulez qu’elles soient, vous sèmerez de la frustration dans vos propres vies et, par la mêle occasion, vous sèmerez du malheur à la place du bonheur. 

Ce qui se cache dans les coulisses de nos manipulations 

Je reprendrais les exemples mentionnés plus haut pour vous dévoiler ce qui se cache dans la coulisse de chacune de ces manipulations. J’utilise cette image de la coulisse parce qu’il s’agit de la peur qui s’habille de manière différente en fonction des situations. Prenons les exemples les uns après les autres pour les décortiquer : 

La demande primauté

a) « Fais-le juste pour moi, s’il te plaît » : 

Vous entendez que dans le vouloir dire de cet exemple, se trouve « je te demande de le faire pour moi en oubliant qui tu es et en mettant de côté tes besoins, tes valeurs et tes priorités. Finalement, je te demande de te négliger pour mon bénéfice personnel. De faire de moi une priorité et de toi une minorité ». 

Grâce à ce décryptage, nous pouvons remettre les pendules à l’heure en réalisant que c’est grave. Grave de chercher à manipuler quelqu’un.

L’invitation à la culpabilisation

b) « Tu vois bien dans quel état tu me mets quand tu fais ceci ou que tu dis cela… » :

Dans cette démarche ayant pour but de faire naître de la culpabilité, l’intention est que « je voudrais que tu comprennes que tu es responsable et coupable de l’état dans lequel je suis. Je ne suis pas responsable de mes émotions ni de la maîtrise de moi-même. C’est toi qui est responsable de ma démaîtrise, de mon explosion de colère ou de mon effondrement en tristesse ou en pleur. C’est aussi toi le responsable de mon envie de démissionner et peut-être, de mettre fin à mes jours».

La relation de chantage

c) « Je te le revaudrais si tu fais ceci pour moi… » :

Il est facile d’identifier du chantage. Une manière de dire en fait « je te donne ça et je m’engage à te rembourser en action, en geste, en sympathie, en bienveillance, en service, le jour où tu en auras besoin. Mais, pour l’instant, je t’achète un service ou une action ».

J’insiste sur le fait que nous ne sommes pas conscients que c’est ce que l’on veut dire dans cette démarche, car, la plupart du temps, c’est inconscient. 

Le minaudage

d) « Allez, s’il te plaît… » :

On appelle cela minauder. C’est aussi une forme de chantage. En fait, on tente de faire comprendre à la personne qu’il lui faut faire une entorse à son choix, «fais-le pour moi, parce que je le mérite, je suis quand même sympa, attentive, sensible, etc. ». Finalement, c’est encore une manière d’acheter parce que l’on pense mériter la chose demandée.

L’abaissement imprégné de culpabilisation

e) « Si tu avais été plus à l’écoute, ce ne serait pas arrivé » : 

Cette formulation-ci est une manière de rabaisser la personne parce qu’elle a fait preuve d’une incapacité et, en même temps, de lui faire ressentir de la culpabilité. C’est une manière de lui dire « si tu avais été à la hauteur, et que tu avais fait appel à des capacités que tu es censé mobiliser quand je te parle, on n’aurait pas eu le problème qui est, en fait, de ta responsabilité. Il est donc normal que tu portes la responsabilité de ce que nous sommes contraints de vivre ».  

Je m’arrête là avec le décodage des exemples. Vous vous rendez compte que ce décodage peut paraître un peu brutal.

Mon intention est véritablement de vous faire prendre conscience de ce qui se trame dans le vouloir dire. C’est ce qui se cache dans les raisons pour lesquelles nous avons recours à la manipulation.

Attention, je ne suis pas exempt du recours à la manipulation, ce serait trop beau. En réalité, en vous disant tout cela, je parle aussi de moi. 

Après certaines phrases formulées, il m’arrive encore de me dire « Pascal, entends-tu ce que tu viens de dire ? ».

Inverser la vapeur

Avec le temps, et la pratique régulière, il m’arrive de fonctionner à l’inverse de la manipulation, à savoir, la libération. Je le fais en disant «je tiens à te dire que tu n’es pas responsable de ce que je ressens. Je suis responsable de…». Je me retrouver finalement à trouver les moyens d’éclairer sur la non-responsabilité de l’autre. Je suis seul responsable de ce que je vis, de ce que je ressens et de ce que j’en fais.

Le temps viendra où vous vivrez cette même dynamique en veillant à accompagner les gens avec une bienveillance qui leur donnera de comprendre qu’il n’ont pas à porter certains fardeaux qu’ils ont tendance à porter naturellement compte tenu de leurs habitudes depuis l’enfance.

Si vous choisissez de ne plus manipuler, non seulement vous libérerez en prenant vos propres responsabilités, vous vous installerez dans l’acceptation et vous participerez à faire que les gens qui vous entoureront se sentiront libres d’être eux-mêmes, et par conséquent, plus heureux.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine

Bye-bye 

Photo de Kat Smith provenant de Pexels

14 commentaires

  1. Un article très bien écrit qui fait réfléchir.
    Je pense que nous utilisons tous la manipulation sans même s’en rendre compte… que ce soit avec nos enfant, nos collègues ou nos amis.
    Je vais essayer d’être plus attentive dans le futur pour éviter ce comportement 😀

    1. Author

      Super Jessica de lire ta résolution. Je pense que le plus efficace, dans une relation parentale, et de travailler en invitant le conjoint À être attentif. Du coup, en étant l’un et l’autre attentif à la manière dont on se comporte avec l’enfant, on est mieux à même de percevoir ses tentatives de manipulations inconscientes.
      Belle route à toi

  2. Euh sincèrement j’ai pris une claque car les phrases types de la manipulation je les ai plusieurs fois utiliser que ce soit sur mes équipes ou sur mes proches !
    Et la télécommande quelle prise de conscience ! C’est tellement vrai.
    Merci pour cet article complet … j’ai du boulot 🙂

    1. Author

      Sabine, je suis ravi que cet article t’ai parlé. Pense à le partager pour que d’autres prennent la mesure de leur tendance inconsciente à la manipulation.
      Je te souhaite une belle progression personnelle, à ce sujet.

  3. Ça ouvre les yeux sur notre façon d’agir volontairement ou non vis-à-vis des gens que l’on fréquente ! L’essentiel est de s’en apercevoir pour rectifier le tir, merci pour les solutions 🙂

    1. Author

      Je t’en prie FLORENT. La difficulté est justement d’arriver à ouvrir les yeux, d’où l’intérêt d’être aidé.
      Quand on vit en couple, je recommande vivement de jouer un jeu de partenariat conjugal en se mettant d’accord pour signaler à l’autre ce qui nous a paru être une attitude manipulatrice de manière à en discuter ensemble et à progresser l’un avec l’autre vers une communication qui tend davantage à ouvrir vers la liberté d’être

  4. J’adore le point de vue que tu adoptes ici! Finalement, nous sommes tous manipulateurs! je vais essayer de changer à ce niveau là, et y’a du boulot! Merci pour cette prise de conscience

    1. Author

      Mirem, je pense qu’il est assez juste de dire que nous sommes tous manipulateurs. C’est une tendance naturelle que nous avons dès que nous avons la crainte de ne pas obtenir ce que nous attendons de quelqu’un d’autre. Cette prise de confiance est essentiel pour assainir la relation. Je te souhaite un beau travail sur toi-même

  5. Chapeau! Article très complet, bien recherché…

    Plus je prends conscience de la manipulation, plus parfois il faut bien se rendre à l’évidence que je manipule plus que j’aimerais… La prise de conscience est indispensable pour casser au maximum ce schéma là et faire « mieux »!

    1. Author

      Nicolas, je vois que tu as pris une direction salutaire en la matière. Continue

    2. Comme toujours tes articles sont très complet et bien illustré , chapeau !!!! On est tous manipulé en commençant par les médias ! Merci pour cet article très instructif !

      1. Author

        Cherazade, merci pour ton retour.
        C’est un plaisir de travailler sérieusement pour fournir un contenu qui enrichisse les lecteurs et auditeurs heureux qui fréquentent mes contenus. Je reçois ton retour comme un encouragement à poursuivre dans cette voie.
        Au plaisir

  6. Salut Pascal,
    vraiment un grand merci d’aborder les relations toxiques et la manipulation sous un angle tt-à-fait différent de ce que l’on peut entendre ailleurs. Il est bien évident que nous sommes tous impliqués -à des degrés divers bien sûr- et tu le démontres avec brio ! Comme toujours !
    Je n’arrive pas à télécharger ton book ; je ne reçois jamais le lien sur ma boîte, même ds les spams. Comment faire ?

    1. Author

      Bonjour,
      Merci pour ton retour encourageant. En effet, j’ai visé à l’aborder sous un angle différent de ce qu’on entend parce que je trouve qu’on aura pas les oreilles avec les mêmes choses.
      Je ne comprends pas pourquoi tu ne reçois pas le lien pour télécharger le iBooks.
      Je vois ce que je peux faire.
      Bien à toi

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