L’acceptation

L’acceptation

Une étape nécessaire pour vivre heureux

Il y a quelques semaines, je me suis engagé à parler de l’acceptation, donc, chose promise, chose due. Ce sujet m’est venu lors du rendez-vous qui s’intitulait Toujours à raison

Nous avons besoin d’acquérir l’aptitude de l’acceptation. Je parle bien d’une aptitude puisqu’il est question d’une chose qui se développe avec le temps, qui s’affine. C’est un peu comme la pratique d’un sport ou d’un art qui, plus il est pratiqué et plus il est maîtrisé. Le travail récurrent permet de l’affûter. 

Pourquoi vouloir vivre l’acceptation ?

La première question qu’on peut se poser est de savoir pourquoi chercher à intégrer l’acceptation ? La réponse me vient avec facilité dans la mesure où l’acceptation fait partie d’un phénomène naturel. Naturellement, nous avons besoin d’acceptation. 

En effet, nous avons naturellement besoin d’accepter la réalité comme la nature le fait. La nature ne s’oppose pas à la réalité. La résistance étant un combat, il s’agit d’un acte contre nature.

C’est intéressant puisque le refus de changement est une forme de résistance. Ça signifie que si vous êtes conscient d’être inscrit dans un refus de changement, présent sous forme de résistance, vous savez consommer beaucoup d’énergie car la résistance consomme beaucoup d’énergie. Elle demande des ressources, de la concentration, de la centration. 

La résistance, en soi, étant énergivore, on y gagne à déposer les armes pour à vivre l’acceptation.

Découvrons l’acceptation dans le corps humain 

Penchons-nous sur l’acceptation dans notre fonctionnement physiologique pour comprendre à quel point elle fait partie de la nature.

Quand vous mangez une chose qui ne vous convient pas vous n’êtes pas immédiatement conscient que l’aliment ne vous convient pas. Tant que votre système physiologique fonctionne de manière à faire tout ce qui est en son pouvoir pour accepter l’aliment que vous avez consommé, tout ira bien.

Un des premiers grands acteurs de cette assimilation est le foie. Il demandera à une glande ou l’autre de notre système de fabriquer une enzyme pour tenter d’absorber la substance ou trouver le moyen de s’en débarrasser si elle est considérée comme un corps néfaste. S’il n’arrive pas à le gérer, il lancera un système d’alarme par lequel il déclenchera une fièvre, une diarrhée que l’on appellera maladie, une manière de signaler un dysfonctionnement. 

Mais la plupart du temps notre système fonctionne avec l’habitude de trouver des solutions pour faire en sorte de gérer tout ce que nous mangeons, respirons, entre en contact avec l’intérieur de notre corps par le biais de notre peau ou par tout autre moyen. 

Je dis bien, la plupart du temps, parce que nous sommes confrontés quotidiennement à des éléments et des substances qui ne devraient pas être présentes dans notre organisme, qu’il s’agisse de bactéries de virus ou d’aliments qui ne nous conviennent pas et dont on n’est complètement inconscient. 

On peut ne se rendre compte de leur présence problématique qu’au bout de plusieurs décennies quand on s’en rend compte ! Quoi qu’il arrive, notre corps fonctionnera de manière à limiter au maximum la perturbation.

L’acceptation nous place dans le présent 

Le premier point que je voudrais souligner face a l’avantage de vivre l’acceptation et qu’il le place au présent. On se poserait donc la question de ce qu’on peut faire au présent sans chercher à questionner le passé pour savoir « comment ça se fait ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Ce n’est pas juste… ». 

Aucun de ces points nous intéresse pour l’acceptation au présent. On est face à une situation présente devant laquelle on va s’interroger pour savoir qu’est-ce qu’on en fait ? Comment l’intégrer, l’ingérer ? Comment faire avec, là, ici et maintenant ? Comme le fait notre organisme. 

On ne se projette pas non plus vers le futur on se disant « si on ne trouve pas de solution, comment va-t-on faire ? » En général, on est là au présent. Qu’est-ce que je fais de ce qui se passe ? Je ressens une frustration, qu’est-ce que je fais au présent de ma frustration ? Je ressens une émotion, quelle qu’elle soit, qu’est-ce que j’en fais, là, au présent ? Et cet exercice est à vivre sans me retourner vers le passé, en cherchant à identifier un éventuel coupable ou un responsable. Non ! Qu’est-ce que je fais là, maintenant, au présent ? Est ce qui compte en priorité.

Ça nous demande un travail de sollicitation de l’ensemble de notre potentiel, comme le fait notre métabolisme, pour se demander ce qu’on en fait maintenant.

L’acceptation nous met en distance d’avec nos fantasmes 

Deuxième avantage de vivre l’acceptation est que l’on prend une distance d’avec le fantasme, distance qui nous aide à regarder le fantasme autrement. On peut dire « merci le fantasme d’être présent, seulement, j’ai compris que tu peux avoir de gros avantages (comme me donner envie d’aller de l’avant, de vivre des expériences chouettes) avec le réel inconvénient qui est que tu n’es pas objectif ». 

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Ça ne veut pas dire qu’on va cesser de fantasmer. On continuera à inspirer à des choses géniales pour lesquelles on aura une envie énorme avec des ailes gigantesques qui nous pousserons dans le dos. Seulement, en regardant le fantasme comme étant fantasme (de la même manière que nous regarderons nos émotions en étant en mesure de les identifier dans leurs valeurs respectives), nous regarderons le fantasme en disant « fantasme, que vais-je faire de toi, maintenant que tu t’es manifesté ?». 

Je ne peux pas anticiper en faisant que le fantasme de se manifeste pas, là n’est pas la question. La question est de savoir que faire quand il survient. 

Quand je parle de fantasmes la plupart des gens que j’accompagne imagine que je l’évoque un domaine sexuel. Ici, je voudrais qu’on le regarde de manière beaucoup plus large parce que ce vocable à une acception énorme. Elle concerne tout ce que l’on projette, que l’on désire et que l’on a envie de vivre et de voir s’accomplir. Finalement, avec le fantasme, on se trouve dans une projection qui diffère de la réalité présente et qui peut participer à nourrir une frustration. En réalité, c’est vers cette écart-là qu’on se dirige. Le salaire que j’ai aujourd’hui ne me satisfait pas puisque j’aspire en avoir un supérieur. La maison dans laquelle je vis de me satisfait pas non plus, mais je n’ai pas les moyens d’en changer. Ainsi, je nourris une perpétuelle frustration.

Cela participe à flinguer une partie de ma prise de conscience du bonheur. 

Par contre, si j’accepte ma situation, je changerai certaines choses. C’est la même chose pour une maladie, un décès une situation grave que je rencontre. Si je passe par un décès ou par une maladie grave, l’acceptation me permettra de vivre la situation autrement. 

Je bénéficierai d’une baisse du stress considérable en augmentant, de fait, la possibilité de guérison. Le lâcher-prise est un moyen de baisser le stress et de favoriser le mieux-être et, notamment, la guérison. N’importe quel praticien qui vous accompagnerait dans le cas de maladie grave vous tiendrait un discours similaire. 

Si vous avez perdu un être cher, de la même manière, vous pouvez-vous détacher du fantasme du « s’il était encore là, que voudrait-il ? Que voudrait-il me dire où que voudrait-il que je vive ? ». Vivez maintenant, pour vous. Acceptez qu’il ou elle n’est plus là fait partie du cheminement qui permet de recommencer à s’inscrire dans le bonheur.

L’acceptation permet de prendre conscience de ses propres limites 

Le troisième avantage de vivre l’acceptation est la prise de conscience de ses propres limites, de son propre champ de possible. J’accepterai ma condition humaine avec ses réalités présentes, sans espérer être plus fort, plus grand, meilleur etc. En acceptant qui je suis, je pourrai travailler avec les outils mis à ma disposition et mes capacités du moment. Ainsi, mes aptitudes, mes savoir-faire, mais savoir-faire faire, mon savoir-être et autres seront ceux qui sont à ma disposition au moment présent uniquement.

Bien entendu, peut-être que j’évoluerai en acquérant de meilleurs compétences. De toute façon, l’apprentissage et le changement font partie de la vie naturelle. Il n’est nul besoin de désirez changer pour changer à la différence que quand on désire changer on a plus de chance de se retrouver dans la direction de ce que l’on a besoin ou que l’on désire que si on laisse le changement se faire de manière spontanée. Et encore, rien n’est plus sûr. Ce qui l’est, en revanche, c’est que le changement opérera.

Mon rôle est de me concentrer sur mon pouvoir, mon possible, sur ce qui m’est accessible même si je désire aller quelque pas plus loin. Et ce, sans être forcément en comparaison avec un autre. L’acceptation implique d’accepter également que je suis moi et pas un autre.

Quand je parle d’accepter ses limites et son pouvoir en pleine conscience, je ne veux pas encourager à l’autocensure. Il n’est pas question de s’installer dans une forme de complaisance en se disant « je suis comme ça et resterai toujours comme ça». L’idée est juste d’être conscient de là où j’en suis ici et maintenant avec mes capacités et aptitudes même si je peux aller faire quelques pas plus loin pour augmenter mes capacités présentes. 

acceptation

L’acceptation nous éclaire sur la différence entre le plaisir et le besoin 

Quand on entre dans le processus d’acceptation on s’approche de la capacité à saisir la différence entre le plaisir et le besoin. Accepter, c’est prendre conscience qu’il est possible que mon plaisir et ma satisfaction du moment ne soient pas forcément assouvis. Et ce sera possible parce que je focaliserai mon attention sur le besoin.

Quelque part, je pourrai faire la distinction entre plaisir et satisfaction en disant que le plaisir répond à un « pourquoi, en un seul mot. Ça correspondrait à la réponse à ce que j’ai voulu dans le passé et que je veux vivre maintenant au présent. Et le besoin pourrait correspondre à la projection, vers une raison pour laquelle je veux vivre quelque chose. Faire la différence entre ces deux aspects permet de clarifier de manière très concrète la raison pour laquelle on fera tel et tel choix. 

Le choix plaisir est généralement en hyper court terme alors que le choix besoin se projette davantage dans une construction et qui, parfois, peut-être justement un appel à des plaisirs ou une insatisfaction pour répondre à un besoin. C’est-à-dire que je passerai moins de temps devant un jeu vidéo ou à courir derrière un ballon sur un terrain de foot parce que j’ai besoin de travailler pour augmenter une capacité ou inaptitude.

Le plaisir peut donc ainsi être reporté et placé en réponse à la réponse apportée au besoin. Il n’est pas question d’effacer le plaisir du présent, cela dit. Mais de pouvoir le remettre en perspective en étant conscient de la distinction entre la et l’autre.

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L’acceptation conduit à une forte convoitise 

Le mot convoitise est très peu employé de nos jours. La convoitise est l’envie de ce qu’on n’a pas en regard ce que possèdent les autres. Il s’agit là d’une réalité quasi-omniprésente nourri par ses trucs qui passent à la télévision et qui flinguent votre film et qu’on appelle les publicités. 

Vous êtes plongé dans un univers qui se trouve coupé pour nourrir la convoitise. En fait, les entreprises qui veulent vendre quelque chose on compris l’intérêt d’un levier magnifique installé au fond de vous et qui suscite l’envie.

Si vous avez un objet chez vous et que vous avez le malheur de pas être conscient qu’il ne répond plus vraiment à votre besoin (alors qu’il n’est pas question de besoin, mais bien plus de plaisir ou d’envie) l’entrepreneur faisant appel à la pub veillera à vous donner le sentiment que ce qu’il vous propose répondra mieux à votre besoin. La subtilité veut tout de même que ce qu’il vise n’est pas votre réel besoin, mais votre plaisir. 

En effet, si vous vous focalisez sur votre besoin, vous risquez de reporter votre décision et d’entrer dans une réflexion plus profonde, or le vendeur n’est pas du tout intéressé par ça. Il veut que vous preniez une décision immédiate en cherchant à nourrir le plaisir de la satisfaction immédiate pour que vous passiez à l’action, à l’acte d’achat. 

L’acceptation est une capacité qui nous permet d’arriver à dire « OK, je n’ai pas la même chose que vous… Je ne vis pas comme vous… Et j’accepte d’être moi. Je choisis d’être satisfait de ce que j’ai, de qui je suis. J’accepte d’être satisfait de ma situation, de ma condition, de ma vie et de mon lieu de vie. J’accepte aussi d’être atteint par telle ou telle situation qui peut être un handicap chez moi, mais je l’accepte. Ça ne veut pas dire que je ne veuille pas opérer un changement, mais je l’accepte».

Vous ne pouvez pas envisager un changement tant que vous n’avez pas accepté la situation à laquelle vous êtes. C’est ce qu’on sème dans votre cœur pendant un flash publicitaire. On vous dit que vous êtes dans une situation particulière. Par conséquent, vous avez besoin de tel produit ou de tels services pour changer de situation. On a besoin que vous acceptiez, que vous signiez en bas de la page pour dire « oui, c’est vrai, je suis dans telle situation ». Si on veut vous vendre un médicament, on va vous demander « Avez-vous avez mal à l’estomac ?». Et c’est uniquement si vous répondez à la prise de conscience de votre situation présente que vous serez intéressé par les potentiels médicaments érigés en solution.

L’acceptation est une phase qui ouvre au changement

Votre action est déterminante pour envisager une solution ou un changement. C’est la raison pour laquelle vous pouvez décider de passer par l’acceptation sans forcément aller signer en bas de la page de la convoitise disant « oui, j’accepte ça et j’ai choisi de m’en contenter ». 

Ce n’est pas forcément évident. C’est la raison pour laquelle il est besoin d’être accompagné pendant une phase d’apprentissage pendant laquelle on se rend compte que l’on est poursuivi par une forme de convoitises quasi-permanente. Elle peut se manifester de manière flash comme on le décrit dans le cas de dépenses compulsives. On achète des choses, on les range chez soi et on se rend compte, finalement, qu’on ne les utilise pas. Elles ne répondaient pas à un besoin, mais à une envie d’assouvir une convoitise

L’acceptation apaise face au cocktail d’émotions

Je voudrais terminer avec le cocktail d’émotion en relation avec la frustration, la déception, le remord , la colère et la tristesse. Tout cela ayant un impact considérable sur l’estime et l’image de soi. On vit ces émotions quand on n’est pas en mesure d’accepter sa situation. 

Dans un Podcast, je vous encourageai à accepter d’aller mal. Même là, on peut vivre l’acceptation. On peut se surprendre à penser « j’aimerais être quelqu’un de jovial, en quasi permanence. Je voudrais… » alors que ce n’est pas votre cas. 

Acceptez d’aller mal est le premier niveau nécessaire pour commencer à travailler à votre bonheur. Tant que vous lutterez en voulant absolument allez bien, prenez conscience que vous semez un mal-être, une frustration et une déception vis-à-vis de vous-même. 

Acceptez que vous n’allez pas bien, acceptez que vous êtes en colère, acceptez que vous en voulez à L’Humanité toute entière, que vous êtes en déception récurrente. Acceptez ça vous permet de comprendre votre besoin d’aller voir quelqu’un pour être accompagné et travailler sur votre réalité présente. Si vous avez le sentiment de vivre à côté de la plaque en vous-même, cessez de lutter contre cette réalité sans quoi vous êtes en résistance et consommez beaucoup d’énergie. Vous vous sentez découragé et vous installez généralement dans la dépression.

Je vous souhaite d’accepter d’entrer dans la dynamique qui consiste à vous dire « je suis comme ça ». Si besoin, prenez votre cahier de vie ou une feuille de papier pour écrire votre situation présente et ce pour quoi vous avez la capacité de prendre conscience d’être entré en résistance.

Si c’est en vous, ce n’est pas la peine d’entrer en résistance. Même s’il y a des choses que vous n’aimez pas en vous. Dites-vous que tout le monde trouve des choses en lui qu’il n’aime pas. Acceptez ces choses-là en sortant de la résistance. Ainsi, vous baisserez votre consommation énergétique et après ça, vous serez plus aisément en mesure de vous tourner vers quelqu’un pour lui demander de l’aide. Le travail effectué sera encore plus fécond après une phase d’acceptation.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine,

Bye-bye 

Photo de Ben Collins provenant de Pexels

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