265# Des voeux de pouvoir

Des voeux de pouvoir

Placer le pouvoir en de bonnes mains

L’année débute avec une succession apparemment interminable de vœux. Jusqu’au 31 janvier, nous sommes destinataires de multiples souhaits de bonne année, entendus de la part de diverses personnes. Meilleurs vœux, Bonne année, bonne santé ! Ces formules, bien que bien intentionnées, semblent souvent dépourvues de toute puissance, paraissant vides et creuses. J’aspire à ce que vous soyez en mesure d’exprimer des vœux dotés d’une réelle signification et porteurs d’une influence positive. C’est dans cette optique que j’ai choisi d’intituler ce podcast « Des voeux de pouvoir ». Je vous encourage à créer et partager des vœux qui transcendent la banalité, et qui véhiculent une énergie et une force capables de véritablement impacter la réalité.

Ça sonne creux

D’ailleurs, je suis certain que vous avez probablement entendu de nombreuses personnes vous adresser des vœux de bonne année et de bonne santé à l’heure qu’il est. Il est probable que vous ayez également répondu avec vos propres vœux. Cependant, je suis conscient que, même si ces vœux émanent de personnes que vous appréciez et que vous les pensez sincères, il y a parfois cette conscience sous-jacente que tout cela sonne creux.

fiesta et voeux

La tradition ne fait pas devoir

La tradition nous pousse à échanger des vœux, parfois perçus comme un devoir, mais il est essentiel de réfléchir à la véritable signification de ces souhaits. Que souhaite-t-on réellement en disant « bonne année »? Certains précisent en ajoutant « bonne santé », considérant cela comme le plus important. Mais pourquoi la santé serait-elle ainsi hiérarchisée? Des personnes malades peuvent être heureuses, alors pourquoi ne pas souhaiter plutôt une « bonne année et bonheur » pendant cette période, permettant ainsi de vivre heureux malgré des événements difficiles?

Des expressions vidées de leur sens

Ces expressions, telles que « bonjour » ou « au revoir », sont devenues des formules toutes faites dans notre vie sociale quotidienne. Il est temps de prendre conscience de nos paroles et actions, car cela a un impact sur nous-mêmes. Lorsque nous sommes conscients de nos paroles et actions, nous pouvons en changer l’intensité et l’impact. Si vous dites « bonne année » sans ressentir véritablement le désir sincère de souhaiter une bonne année à la personne concernée, alors vous parlez dans le vide, c’est du mensonge, c’est du vent.

Formuler des vœux vides de sens contribue à semer de l’insignifiant, ce qui n’enrichit ni soi-même ni la relation. Il est dommage de réduire cette tradition à des paroles dénuées de profondeur. Les vœux de bonne santé, en particulier, sont encore plus creux, car nous n’avons pas le contrôle total sur notre santé. Il est temps de repenser nos vœux pour qu’ils soient authentiques, significatifs et capables de véritablement enrichir nos relations et nos vies.

Le pouvoir à la mauvaise place 

D’aucuns affirmeraient qu’il est possible de pratiquer du sport, de réduire la consommation de sucre et de graisses, d’opter pour une alimentation riche en légumes et en antioxydants. Il est également envisageable d’adopter un mode de vie favorisant l’eustress, le « bon stress », et d’incorporer des rituels de bonheur, tels que je les préconise actuellement, en prenant le temps de nourrir son bien-être mental. Toutefois, malgré ces efforts, il est important de souligner que nous n’avons pas un contrôle total sur notre santé, étant en grande partie tributaires de notre patrimoine génétique.

Bien que notre style de vie puisse atténuer, limiter, voire réduire certains risques de maladies, nous ne pouvons exercer un contrôle absolu. Nous pouvons avoir une certaine influence pour modérer, mais le contrôle nous échappe. Ainsi, exprimer des vœux de bonne santé ou de bonne année, bien que généraux, semble être synonyme de vœux vides, dénués de substance. Je vous encourage donc à proposer des vœux empreints de sens, loin des formulations génériques. Il ne s’agit pas simplement de dire bonjour ou au revoir avec la pensée vague d’une bonne journée ou du désir de se revoir.

Parler en conscience est bénéfique

Bien sûr, nous sommes souvent pris dans des codes basiques et quotidiens, mais si vous avez l’envie de revenir à une conscience plus présente, cela ne peut qu’être bénéfique. Votre manière de saluer sera différente, de même que votre questionnement sur le bien-être des autres dans l’espoir que les réponses ne se réduisent pas à des formalités. 

J’ai vécu une situation où, en répondant que ça n’allait pas bien, la personne qui posait la question m’a souhaité une bonne journée sans vraiment prêter attention à ma réponse. Elle s’attendait tellement à une réplique rituelle, sans doute. Le fameux « ça va ». 

Viser le concret

Dans le cadre des vœux de bonne année, je vous invite à orienter vos souhaits vers quelque chose de plus concret. Lorsque l’on souhaite une année heureuse ou une bonne santé, il y a une part de superstition et d’espoir, comme si l’on soumettait la qualité de l’année à venir à la chance ou aux événements. Ces dernier sont d’ailleurs souvent perçus comme étant à subir. 

En réalité, nous sommes souvent confrontés à des événements que nous subissons, qu’il s’agisse d’une promotion professionnelle, d’un mariage, d’un événement familial ou amical, voire d’une maladie personnelle ou d’un proche. Qu’il s’agisse d’une augmentation ou d’une baisse salariale, que vous choisissiez d’opter pour le chômage ou que vous le subissiez, quoi que vous fassiez, les événements restent souvent hors de votre contrôle. Nous sommes constamment confrontés à des événements que nous subissons. Peu importe notre désir de maîtrise, la réalité demeure que nous avons un contrôle extrêmement limité sur la plupart des événements de notre vie.

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Certaines situations peuvent sembler sous notre contrôle, comme le cas où l’on demande à notre fils ou fille de ne pas toucher un vase offert par mamie. Cependant, même dans ces moments-là, notre pouvoir sur les événements reste bien limité. Un simple geste de l’enfant peut suffire à renverser le vase, nous rappelant que la maîtrise totale des événements nous échappe. 

J’aimerais que vous intégriez mentalement, pour cette nouvelle année, le fait d’accepter l’impossibilité de maîtriser les événements.

Le travers de l’Ego

Souvent, notre ego nous persuade à tort que nous avons un pouvoir de contrôle sur les événements. Lorsque cette pensée émerge, il est crucial de reconnaître sa fausseté. Nous nous racontons des salades en prétendant pouvoir influencer les événements. La réalité est bien différente. Je vous invite à prendre conscience de cette illusion de pouvoir, particulièrement lorsque vous vous trouvez à attribuer à vos paroles ou actions une influence sur des événements extérieurs.

Pas de pouvoir sur les événements

L’exemple concret de mon petit-fils à la maison, débranchant un appareil malgré ma demande contraire, illustre bien cette réalité. Nous devons reconnaître que nous n’avons pas de pouvoir sur les événements, et encore moins sur les actions des autres. 

Pour cette nouvelle année, choisissez d’accepter cette absence de maîtrise sur les événements. Je comprends que cela puisse parfois déstabiliser, surtout si vous avez longtemps cru en votre capacité à contrôler les choses. On vous a peut-être dit que vos paroles avaient influencé les actions des autres, mais en réalité, ce n’est pas l’événement en soi qui détermine votre vécu. Il est temps de lâcher prise sur cette croyance en un contrôle possible et d’accepter la réalité de notre vulnérabilité face aux événements.

Accepter de ne pas maîtriser

Accepter de ne pas maîtriser les événements peut être déstabilisant, voire difficile à comprendre pour certains. Si mes propos suscitent une révolte intérieure, je vous invite à prendre un moment pour réfléchir. 

Si la pause s’impose

  1. Avant de poursuivre, prenez un papier libre ou votre cahier de vie, notez quelques événements que vous avez vécus récemment, puis identifiez les auteurs ou les déclencheurs de ces événements. Si, par exemple, un livreur a déposé des colis sur votre boîte aux lettres sans sonner à la porte, notez-le comme un événement et indiquez qui en est l’auteur. 
  2. Ensuite, changez de couleur de stylo et réfléchissez à ce que vous auriez pu faire pour éviter que cet événement se produise.
  3. Maintenant, voici une étape cruciale. Relisez ce que vous avez écrit en vert sur ce que vous auriez pu faire pour éviter chaque événement. À chaque lecture, remettez en question ces idées en affirmant mentalement ou verbalement que c’est un mensonge. Ceci est important car cela vous aidera à reconnaître les croyances profondément ancrées qui vous font croire que vous auriez pu maîtriser ces événements. Par exemple, si vous aviez une altercation avec votre frère et vous pensez que vous auriez pu éviter la colère en ne disant pas quelque chose, remettez en question cette idée en vous disant que ce n’est pas nécessairement vrai. Peut-être que la colère de votre frère aurait pu être déclenchée par d’autres facteurs indépendants de vos paroles.

Le mirage du contrôle

Cet exercice vous amène à prendre conscience des limites de votre contrôle sur les événements et à remettre en question les croyances qui vous poussent à penser le contraire. Cela peut être un processus profondément révélateur et transformateur. Faites confiance à ce processus et soyez ouvert à l’idée que la maîtrise totale des événements est souvent une illusion.

Quel que soit ce que vous écrivez-là, vous vous trompez. Vous vous racontez des salades dans la mesure où vous ne pouvez pas lire l’avenir. Ceci étant, vous ne pouvez pas savoir si, l’ayant dit autrement à votre frère, il aurait réagi autrement. Vous ne pouvez pas savoir si, ne l’ayant pas dit à votre frère, la relation aurait été « meilleure ». Qui vous dit que deux minutes plus tard, il n’y aurait pas eu un événement « à l’origine » d’un conflit?

mirage du controle

La brochette d’acceptations

Vous vous racontez des salades parce que votre ego vous protège. Pour ce faire, il vous raconte des salades par un mécanisme qui vous dépasse. C’est la raison pour laquelle je vous invite à vous redire : j’accepte…

  • De ne pas maîtriser les événements.
  • Que je n’ai pas de contrôle sur les événements. 
  • De ne pas être responsable de la façon dont les autres vont réagir. Il s’agit d’un événement exogène. 

On est vraiment sur quelque chose qui n’est pas en vous. Dès que c’est extérieur à vous, vous ne le maîtrisez pas. Même la maladie qui est dans votre corps, vous ne la maîtrisez pas. Encore moins pour quelque chose qui n’est pas en vous.

Mes trois voeux pour vous

Voeu n°1 : accepter de ne pas maîtriser les événements

Pour cette année, je vous souhaite d’accepter de ne pas maîtriser les événements. Faites-le plusieurs fois par jour pendant le mois de janvier et puis chaque mois pour vous rappeler. J’accepte de ne pas maîtriser les événements. Je n’ai pas ce pouvoir, je ne suis pas Dieu. 

Que vous soyez croyant ou pas, ça peut servir de se dire « Je ne suis pas Dieu ». Même Dieu, diront les croyants, accepte de ne pas maîtriser les événements. S’ils maîtrisaient complètement les événements, plein de choses qui se passent sur la planète n’existeraient pas. Acceptez de ne pas maîtriser les événements.

Voeu n°2 : choisir de faire avec

Deuxième chose que je voudrais vous souhaiter, c’est de choisir de faire avec les événements. Une fois que l’on a compris qu’il n’est pas possible de maîtriser les événements, on peut passer à l’étape qui consiste à choisir de faire avec.

À vrai dire, je ne peux pas faire sans. Ça tombe sous le sens, mais mieux vaut enfoncer une porte ouverte. Comment pourriez-vous faire sans les événements? Mon toit s’est écroulé. Non, non, je fais sans. Je pars du principe que mon toit ne s’est pas écroulé. Ça s’appelle du déni, mais ça ne change rien à la réalité qui est que mon toit s’est écroulé et que je devrai le déclarer à l’assurance en vu d’une éventuelle recherche de cause.

Par conséquent, il s’agit d’une évidence évidente. J’employe ce pléonasme à dessein pour qu’on puisse l’ancrer en soi, quitte à en sourire. Je ne peux pas ne pas choisir de faire avec les événements. Forcément, je fais avec. 

Le déni, l’art de rallonger la peine

Bien que j’ai dit qu’on ne peut pas ne pas faire avec certaines personnes, je choisis de le faire. Je pense à une personne que j’accompagnais, dont le fils est décédé et qui a choisi de ne pas accepter le décès de son fils. Elle choisit de faire sans le décès de son fils. Mon fils n’est pas décédé, c’est inacceptable. Je ne veux pas accepter cette situation là. On a cheminé depuis, bien évidemment.

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Seulement, vous entendez que le fait de ne pas vouloir faire avec existe. C’est peut-être le cas dans votre situation, dans certaines expériences de vie dans lesquelles vous avez choisi de ne pas vouloir faire avec, de vous installer dans le déni. 

S’il vous plaît. Pour cette année, choisissez de faire avec. Acceptez de ne pas maîtriser les événements et choisissez de faire avec.

Voeu n°3 : Choisir de maîtriser votre manière de vivre les événements

Il manque un troisième aspect que je voudrais vous présenter maintenant, c’est choisir de maîtriser votre manière de vivre les événements. Et oui, on a accepté de ne pas maîtriser les événements, mais on n’a pas de contrôle, de pouvoir sur les événements.

On a choisi de faire avec les événements parce que si je choisis de ne pas faire avec, ça ne change rien à la réalité. L’événement a quand même eu lieu à mon insu parce que je n’ai pas de pouvoir dessus. Il me reste une troisième étape qui est de choisir de maîtriser ma manière de vivre les événements. Je n’ai aucun contrôle sur les événements. Pouvoir zéro. Par contre, j’ai un contrôle sur que faire avec l’âge et du pouvoir. J’ai un contrôle sur la manière de les vivre. Là, j’ai du pouvoir et ça me conduit à une bonne nouvelle.

Le pouvoir remporte la majorité

Vous percevez que sur ces trois pans, le pouvoir s’exerce sur les deux tiers : que faire avec les événements et sur la manière de vivre les événements. Il ne reste donc qu’un seul tiers, à savoir les événements eux-mêmes qui se déroulent comme ils se déroulent, sur lequel il n’y a pas de pouvoir. C’est vraiment une bonne nouvelle. En réalité, j’ai plus de pouvoir que je ne peux l’imaginer. On est en majorité de pouvoir, pas en minorité. Intégrons ça dans nos vœux.

Non aux voeux vaniteux 

On pourrait dire à quelqu’un « je te souhaite une bonne année, une bonne santé » et par conséquent focaliser l’attention sur un tiers du non-contrôle, c’est-à-dire sur la partie sur laquelle il n’a aucun pouvoir. Finalement, je te souhaite quelque chose sur laquelle ni toi ni moi avons du pouvoir. 

« Finalement, je te souhaite de subir au petit bonheur la chance, ce que tu vivras pendant cette année, quoi ! En espérant évidemment que tu ne rencontres que des événements géniaux selon toi, des choses que tu trouveras géniales. Mais je te rappelle au passage que tu ne peux pas maîtriser les événements et j’en suis conscient. Donc du coup, espérons ». Et finalement, il s’agit de vœux creux, vides, sans consistance à l’exception de leur belles formulations.

Or, je vous ai dit au début de ce podcast vouloir vous inviter à des vœux pleins, à des vœux sensés. Par conséquent, on va plutôt souhaiter autre chose que des vœux vides. Et pourquoi cette tendance, d’ailleurs, à souhaiter des vœux vides, des vœux pour lesquels on n’a pas le contrôle ? 

Première raison : c’est par ignorance que nous agissons ainsi. Nous avons aussi besoin de nous sentir victime. Deuxième raison : c’est que ce fonctionnement reste attaché à nos croyances. C’est un moyen de nourrir des pensées du type « J’ai pas de bol, si ça m’est arrivé ». « C’est pas pour moi ». « Je ne suis pas responsable ». Finalement, on aime cette démarche parce qu’on confond responsable et coupable.

proposer du contrôle

Proposer du contrôle

On va donc souhaiter quelque chose sur lequel la personne a du contrôle. On va alors chercher une  manière de verbaliser les choses pour que la personne sente qu’elle peut avoir du contrôle sur sa vie. Ce faisant, on met l’accent sur les deux tiers. C’est une manière de vivre, un nouvel apprentissage et une manière de dire de manière sous-jacente. « Je te souhaite d’accepter de ne pas avoir de contrôle, d’accepter d’être humain, d’accepter d’être limité, d’accepter de vivre la pleine présence, d’accepter d’être à ta place ». Quand je dis humain, c’est presque ça. « Je te souhaite de vivre en auteur de ta vie. Je te souhaite de vivre en acteur de tes choix, de tes émotions et donc évidemment de tes actions ».

Des voeux réalistes 

Est-ce que ce genre de souhaits ne sont pas trop utopiques, trop idéalistes ? Face à un accident, une maladie ou autre situation grave ou plus ou moins grave, comme vous avez envie de les placer sur votre échelle de la gravité. 

Quel que soit ce que vous vivez, que ce soit un accident ou une maladie, un licenciement, une perte, un vol, un cambriolage. Je voudrais que vous vous posiez les questions suivantes dans la tranche des deux tiers que nous avons bien décrites tout à l’heure : choisir de faire avec les événements et choisir de maîtriser sa manière de vivre les événements. Vous pouvez travailler là-dessus en vous posant quelques questions : 

  • Qu’est-ce que je peux faire de ce que je vois de cet événement ? 
  • Que puis-je en faire ? 
  • Y aurait-il une chose que je pourrais apprendre en termes de leçons de vie, en enrichissement personnel ? 
  • Que puis-je apprendre sur moi-même, sur mes limites, mes forces, mes ressources, mes capacités ? Celles que j’ai sous-estimées, peut-être même celles que j’ai surestimées ? 
  • Qu’est-ce que je peux vivre sur le plan de l’auto-révélation ? Que j’apprends sur moi-même ? Vraiment ? J’ignorais ça avant. Je l’ai vu émerger dans le vécu de cet événement. 
  • On peut aussi se poser la question : qu’ai-je besoin de développer pour mieux vivre des événements de ce genre à l’avenir? »
des voeux pleins

Une nouvelle manière de (se) penser

Finalement, vous entendez que cela conduit à formuler les vœux pour soi-même et pour les autres avec de nouveaux paradigmes à la place de « bonne année » et « bonne santé ». On pourrait dire à quelqu’un : « Je vous souhaite de vous créer une bonne année ». Non pas qu’elle sera livrée comme bonne, mais que vous choisirez d’en faire une bonne expérience, une bonne année. 

Si on focalise l’attention sur l’espérance de recevoir la livraison d’une bonne année, on est focalisé sur le résultat, sur la partie sur laquelle on a un contrôle faible, voire inexistant. Par contre, si l’on choisit de focaliser son attention sur : « Je vous souhaite de choisir d’en faire une bonne expérience », on est centré sur le vécu, et là, on est dans la zone sur laquelle on a un contrôle fort. Vous avez compris qu’il s’agit des deux tiers.

Personnellement, je vous souhaite de vous créer une belle année. Je vous souhaite d’être acteurs de votre année, auteurs de votre année, de faire avec les événements que vous rencontrerez. Je vous souhaite de choisir de maîtriser la manière dont vous vivrez ce qui viendra à votre rencontre sur votre chemin de vie. Que ce soit considéré comme bénéfique ou maléfique, bon ou pas bon, génial ou minable, ennoblissant ou avilissant, faites votre choix de direction de vie. Quel que soit ce que vous vivrez, vivez-le avec l’aspiration de faire avec et de maîtriser votre manière de le vivre. 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de vous créer une belle année. 

Bye bye. 

2 commentaires

  1. Message encourageant déculpabilisant et donnant beaucoup d’espoir pour l’année

    1. Je me réjouis de ton regard.
      Profite de cette prise de conscience pour l’utiliser au quotidien.

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