Finalement, êtes-vous normal ?

Finalement, êtes-vous normal ?

La question que tout le monde se pose tout en espérant ne pas trop se fondre dans la normalité

Finalement, êtes-vous normal ? questionne sur l’univers quasi-omniprésent de la norme. Pourtant, il n’est aucune norme qui vaille face à l’humain, au vivant… J’ai choisi de continuer sur ce sujet de la normalité parce qu’il s’agit d’un sujet vaste. 

Nous avons commencé à l’aborder la semaine dernière et nous irons plus loin aujourd’hui, conscients d’être face à une infinité de préoccupations sur la question de la normalité. 

La semaine dernière, nous avons mis l’accent sur la question du bornage consistant à poser des limites afin définir ce qui est normal, versant ainsi, dans l’étiquetage et le jugement.

Cantonné par le canon

Aujourd’hui, je le ferai avec une autre notion. Celle du canon. 

Quand je parle de canon, il ne s’agit pas du tout d’une arme comme celle utilisée pendant des guerres, même s’il s’agit bien de canons. Je vais, cette fois-ci, vers une autre définition de ce même terme employé pour identifier la norme. Le canon est donc une norme.

Pendant des millénaires, on avait déterminé qu’une coudée était un canon. Il était alors question de la distance entre le doigt le plus long de la main et le coude. Bien entendu, étant donné que tous les humains n’ont pas la même dimension de bras, cette longueur avait été statué à 50 cm. 

Pour comprendre la notion de canon, on peut se référer à une autre réalité connu, et bien moins ancienne, qui est celle des poids de mesure. Quand quelqu’un commandait une ou une demie-livre de quelque chose, il s’agissait d’un poids déterminé par une norme. L’épicier n’estimait pas la quantité de ce qu’il vendait en fixant la mesure à la tête du client. Il devait se référer au canon.

En esthétique, on parle d’un canon de beauté quand une femme revêt les atouts établis déterminant la beauté à l’époque correspondant à celle dans laquelle elle vit. 

En philosophie, on parle de canon quand il est question de l’ensemble des règles de la logique. D’ailleurs, je pense à une citation d’Épicure qui disait «il n’y a pas d’idée nécessaire et absolue. Il n’y a que des idées contingentes et relatives». 

En philosophie, on affirme qu’il n’y a pas de cadre défini et rigide. On est dans une contingences, dans une évidente relativité. On quitte alors l’approche normée pour se permettre de réfléchir, d’être vivant, libre penseur.

Comment mesurer la conformité de la pensée ? 

Être normal signifie être conforme à… Mais conforme à quoi ? C’est difficile de déterminer à quoi un humain doit être conforme pour être considéré comme normal. 

Fabrice Midal, l’auteur du livre «Suis-je hypersensible» écrit ceci : « la norme est sans doute essentielle à la science. Mais le problème est qu’elle a débordé de ce champ pour tout conquérir ».

L’indice de masse corporelle, un outil pour déterminer la norme ou l’énorme ? 

Pour mieux comprendre l’importance que nous portons à la norme, considérons l’IMC (l’Indice de Masse Corporelle).

Il s’agit d’un principe mis en place par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette institution internationale a décidé qu’en divisant le point par la taille on pouvait déterminer l’indice de masse corporelle. Et, bien entendu, en fonction du résultat de l’IMC, on est en mesure de déterminer si un humain a un poids normal ou pas. 

Par conséquent, à partir du moment où l’on pèse moins de 47 kg, pour 1,70 m, l’OMS considère la personne en situation de famine. Et si une personne pèse entre 47 et 52 kilos, elle est en situation de maigreur. De même, si une personne pèse entre 52 et 71 kilos, toujours pour la même taille, elle est dite normale. Par contre, dès qu’elle dépasse les 71 kg en se limitant à 85 kg, elle est en surpoids. On parle d’obésité modérée entre 85kg et 99 kg et d’obésité sévère entre 99kg et 113 kg pour s’arrêter, enfin, à l’obésité morbide au-delà des 113 kg.

Petit regard critique sur l’indice de masse corporelle 

Je n’ai pas vraiment fait de recherche pour identifier d’éventuelles études remettant en question le calcul de l’IMC. Cela dit, j’ai été surpris de voir que la base de calcul était la même pour les hommes et les femmes, quand on connait les différences de fonctionnement métabolique selon les âges. De plus, on ne fait pas de distinction sur les différentes populations du monde. 

Puisqu’il est question d’une organisation mondiale, ce même barème est appliqué pour évaluer quiconque, où qu’il vive, quel que soit son sexe oui ses antécédents constitutionnels.

Je ne peux m’empêcher de préciser que cette organisation mondiale (de la santé, au passage) avait pour objectif, d’identifier un standard (dans le choix de ce mot, vous percevez la notion de norme) pour évaluer les risques liés au surpoids. C’est comme si on ne se préoccupait pas de la santé 😉 On veut juste savoir si vous êtes en surpoids. J’aimerais bien avoir le résultat des calculs effectués sur des populations reculées du monde qui sont en pleine forme alors qu’elles dépassent largement par le bas certains critères établis par l’OMS. 

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Vous pouvez percevoir le caractère politique présent dans cette démarche. En effet, l’organisation mondiale de la santé visait le surpoids, pas la santé. Par conséquent, si vous êtes en surpoids, selon son barème, tout en étant en pleine santé, vous pouvez ne pas être normal ! De la même manière, si vous êtes en sous-poids selon son barème de normalité, alors que vous pétez la forme, vous n’êtes pas normal. 

Basculer vers l’énorme peut être tout à fait normal 

Si vous mesurez environ 1,68 m en faisant plus de 71 kg, vous êtes en surpoids. Mais, en surpoids pour qui ? Pour l’OMS ou pour votre organisme ? Vous pouvez peser 71kg ou 75kg et être en pleine forme, sans aucun signe pathologique parce que votre constitution vous le permet. Or, pour l’OMS, vous serez en surpoids, par conséquent, vous ne serez pas normal. 

Est-il raisonnable de viser l’idéal de la norme ?

Il existe deux formules qui dominent le calcul du rapport poids-taille et dont l’intention est de déterminer le poids idéal. Je pense à la formule de Lorentz et à celle de Devine

La formule de Lorentz a été fondée par Friedrich Lorentz, membres du département de hygiène et de sport de l’institut de Hambourg qui date de 1929. Il s’inspire d’une formule qui existait déjà, mise en place par Broca, à laquelle il a apporté un plus en y ajoutant des paramètres, notamment la taille et le sexe. 

Le problème de sa formule et qu’elle ne prend pas en considération l’âge du sujet. Évidemment, le poids en relation avec l’âge jouera considérablement dans la lecture de la santé de cette dernière. Cela dit, c’est une des formules les plus utilisées actuellement pour l’estimation du poids idéal.

Déjà, se pose la question de savoir pourquoi vouloir estimer un poids idéal ?

Considérons à présent la formule de Devine. Elle a été introduit en 1974 et prend en compte plusieurs des éléments non considérés par Lorentz. Devine inclut la taille, le sexe et l’âge. Ce calcul du poids idéal, s’appuyant sur cette méthode-là, n’est accessible qu’aux personnes âgées de plus de 18 ans. 

Il limite le calcul à des personnes dont la taille est comprise entre 1,40 m et 2,20 m. Par conséquent, si vous mesurez mois d’1,40m, vous ne pouvez pas entrer dans cette méthode de calcul tout comme si vous excédez les 2,20m. Finalement, il s’agit d’une manière de restreindre l’échelle pour accéder à un résultat un peu plus précis. Pour qui ? Par rapport à quoi ? Questions non négligeables. 

Pourquoi serait-ce un besoin d’estimer un poids idéal ?

Vous entendez que la notion de poids idéal est greffée sur un mythe ! Parce qu’en fait, quel est le poids idéal, par rapport à une taille, un âge et un sexe ? Le poids idéal ne serait-il pas celui que le corps estime comme étant adapté à lui-même ? Si vous mesurez 1,93 m, comme c’est mon cas, et que vous posez 68 kg (ce qui n’est pas mon cas ;-), on décidera que vous êtes trop maigre même si vous êtes en pleine santé ! 

Je suis l’exemple type de ceux dont les courbes de croissance du livret de famille se situait largement au-dessus des courbes supérieures quand il était question de la taille et largement en-deçà des courbes inférieures quant au poids. Cette réalité est valable pour une de mes filles qui, quoi qu’on en dise, est en pleine forme.

Nous aimons les normes pour nous rassurer. Mais, être rassuré, n’est-ce pas un des besoin d’une personnes touchée par la peur ?

Une des faces cachées des calculs du poids idéal 

Ce qu’on ne nous dit pas, dans toute cette histoire, c’est que ce genre de calculs permet de favoriser le business de la vente du régime alimentaire. Ça aide également tous les domaines de la pharmacopée à écouler des produits minceur, brûleurs de graisse, ventre plat, antidépresseurs, anxiolytiques, etc. On a besoin de semer une culpabilité et un mal-être pour entretenir le terreau de la vente de ces produits qui ne visent pas la santé, mais le portefeuille 😉 

Dans bien d’autres domaines, cette même approche de l’idéal (comme nous l’avons vu ici pour le poids idéal, en visant la richesse idéale, la forme idéale, le niveau de forme idéal, sans parler des compétences idéales) nourrit l’idée que l’on n’est pas normal. 

On pousse ainsi vers la course à la normalité ou au mimétisme. Avez-vous remarqué que l’on se sent mal quand on nous dit que l’on travaille trop lentement (nous donnant l’impression d’un canon, d’une référence à une norme). Il serait plus normal de travailler à la cadence souhaitée par la personne qui nous le demande, elle qui est capable d’estimer ce que nous devrions faire, à ses propres yeux à elle, ainsi qu’il lui paraît normal à elle, sans aucune considération de ce qui vous paraît normal à vous.

Papotage intérieur résultant du maraboutage médiatique et politique

Certains diront : 

« Je suis trop petit ou trop dans mes pensées. J’aime papillonner d’une chose à l’autre et ce n’est pas normal. Je suis trop enclin à aimer prendre le temps et ça ce n’est pas normal. Je n’arrive pas à me poser pour prendre le temps et ce n’est pas normal, puisqu’on me le dit. Je mange trop ou trop peu. Je mange trop de ça et pas assez de ceci et ce n’est pas normal. Ma TSH est très basse et, malgré mon bilan sanguin, je suis en pleine forme, je ne ressens aucune irritation, ma transpiration est correcte, je ne suis ni nerveux ni agité et je me concentre sans effort. Mes humeurs sont stables, mais, on me dit que ce n’est pas normal. Normalement, je devrais aller mal !» Quelle ironie !

On continue à nourrir nos esprits bu besoin d’être normaux. Si vous n’êtes pas normal, quelque chose ne va pas. On nous vend des programmes pour les personnes normales que l’on a placé dans ce positionnement de la normalité. En effet, si l’on n’a pas créé le besoin, il sera difficile de vous vendre quelque chose !

Et vous dans tout ça, comment vous sentez-vous ?

La semaine dernière, dans le paradoxe de la normalité, je vous disais qu’il y a des moyens de sortir de cette approche de volonté de normalité était de baisser la quantité de lecture et de visionnage présent dans les réseaux sociaux, les journaux, les médias, les magazines, etc. C’est un moyen de limiter l’envie de nourrir la convoitise et c’est très féroce à la normalité.

  • Vous n’avez pas le dernier téléphone à la mode ? Vous n’êtes pas normal. 
  • Vous ne possédez pas le tout dernier jeans push-up straight de la marque unetelle ? Ce n’est pas normal !
  • Et vous n’avez pas accès à tels et tels services ou à telles chaînes de télévision comme à telles nouveautés que la plupart des gens possèdent ? Ben voyons ! Ce n’est pas normal puisqu’on vous a appris que la normalité se trouve dans la majorité. Donc, dès que vous vous trouvez dans la minorité vous n’êtes pas normal. Qu’est-ce que ça peut devenir grave.
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Installez-vous en vous

Pourtant, je vous demande de vous concentrer sur vous-même. Considérez vos ressentis, votre réalité bien-être. Ainsi, développez votre sensibilité à être vous-même. Quelque part, je vous invite à être «pas normal». Oui, c’est bien ce que j’ai dit. Cherchez à correspondre à… vous. Oubliez les normes extérieures. Je me fiche des normes. Je ne suis pas un objet. Vous n’êtes pas un objet par conséquent, vous n’êtes pas mesurable, quantifiable, avec des fonctions quantifiables. 

On ne peut pas dire que si vous avez une fonction en-deçà de celle de votre voisin vous n’êtes pas normal. Ni même que, si vous avez une capacité qui surpasse celle de votre voisin, vous êtes normal.

Je sais que le système scolaire nourrit cette thèse de la normalité et l’installe au quotidien dans la vie de nos enfants. Dès que l’on dépasse de l’école par le haut, par le bas, par la droite ou par la gauche, ou n’est pas normal. On se trouve éjecté de l’école, placé dans une institution en arguant que ce n’est pas l’école qui est en échec, c’est vous qui l’êtes. C’est vous qui n’êtes pas normaux.

Sortez de cette croyance-là pour vous inscrire dans votre réalité à vous.

Nous sommes inconsciemment lucides sur le totalitarisme de la normalité 

Avez-vous remarqué que, même sur le plan alimentaire, on fonctionne ainsi. Quand vous cultiver des légumes dans votre jardin, vous êtes ravis de les récolter et de les manger sans prendre en considération leur tête, leur forme. Qu’il s’agisse d’un concombre, d’un melon ou d’une carotte, vous la récoltez avec gratitude. Vous pouvez même vous exclamer disant « c’est la carotte de mon jardin ! ». 

Vous ne regardez pas sa forment la considérant comme une carotte sans forme de normalité pour une carotte ou encore, vous y verrez une drôle de carotte mais sans plus. Par contre, quand vous vous rendez en magasin, vous veillez à prendre des carottes qui conformes, selon vos critères mentaux, des carottes normales. Pourquoi ? Je me reconnais pleinement dans cette démarche à rechercher les fruits et légumes sans égratignure, sans défaut, les normaux, quoi. Comme si le «sans défaut» était devenu la norme !

Vive les fruits et les légumes moches 

Un grand commerçant français a décidé de faire en sorte que « les légumes moches », comme il les appellent, soient exposés et vendus. Ordinairement, la plupart des aliments moches, un peu cabossées ou qui ont une forme différente de celle qui correspond à l’idéal projeté par le consommateur, ne sont pas présentés sur l’étal. Ils sont utilisés dans les aliments transformés pour être vendus dans des tartes, des quiches, des beignets, des confitures et des pâtisseries… 

On vend alors tout le moche sans que l’on soit en mesure de le voir parce qu’il est camouflé. On continue encore, par ce moyen-là, de semer le besoin de se référer à une normalité extérieure, même avec des fruits et légumes. Quelle obsession pour la norme, le produit canon ! 

Vous n’avez pas à chercher à être normal même si l’on attend de vous que vous le soyez.

Un peu comme pour un manifeste, je voudrais vous demander de dire «non à la norme». Quelque part, ça signifie que vous direz «oui à la vie», à vous. 

Peut-être direz-vous « oui à la spécificité, à la normalité saine, non industrielle» parce que vous entendrez normal d’être spécifique. C’est tellement mieux parce que simplement juste.

Place au cahier de vie 

En entrant dans cette prise de conscience, vous pouvez passerez à l’exercice que je vous propose maintenant.

  1. Prenez votre cahier de vie et demandez-vous en quoi vous êtes spécifiques. Vous avez un frère, vous avez une sœur et, peut-être même un frère jumeau ou une sœur jumelle et vous constatez ne pas être les mêmes. Lequel des deux est normal ? Votre frère jumeau vous ? Les deux sont spécifiquement normaux. Sortons de la normalité canonique, attendue par l’extérieur. Vous êtes dans votre spécificité et c’est ça qui est beau et enrichissant. C’est ce qui fait que vous avez du sens, de la place dans le monde. Si vous étiez comme l’autre, on n’aurait pas besoin de vous sur la planète. On a besoin de vous parce que vous êtes spécifique. Donc, sur votre cahier de vie, répondez à cette question de la spécificité : en quoi êtes-vous spécifique ? Que suis-je de spécifique ? 
  2. Comment utiliser cette spécificité pour vous-même, pour votre développement, pour aller mieux, pour créer votre bonheur et répandre du bonheur en créant le monde dans lequel vous voulez vivre afin qu’il ressemble à la spécificité que vous reconnaissez en vous ? 
  3. Comment pouvez-vous utiliser ces spécificités pour les autres, pour les enrichir ? Vous savez les autres dépourvus de vos spécificité car ils ne sont pas vous.
  4. En quoi est-ce un plus d’avoir vos spécificités ? 

Préparez-vous à dire «non»

Attention ! Ça voudra dire que vous aurez à dire «non» à des personnes qui vous demanderont de rentrer dans la norme. Pour vous, il ne sera plus question de trouver une place dans un rang. Vous regarderez votre vie avec la nécessité de mettre en œuvre vos spécificités pour vous retrouver là où vous tenez à être. 

5. Finalement, c’est la dernière chose que je vous demanderai dans cet exercice :  

  • Cherchez à mettre en œuvre vos spécificités. 
  • Prenez le temps de les apprécier. Vous pouvez le faire dans la gratitude. 
  • Écrivez-les sur votre cahier de vie en vous disant « je reconnais mes spécificités. Vous êtes les bienvenues sachant que, de toute façon, vous êtes là. Autant que j’en profite au lieu de chercher à vous trouver encombrantes. Alors je vous souhaite la bienvenue» et exprimer votre gratitude. « Je suis reconnaissant d’avoir ces spécificités, d’être-moi dans ses caractéristiques-là. Du coup, je sors de la nécessité d’être en comparaison car je n’ai aucun moyen d’évaluer et de mesurer la comparaison avec quelqu’un d’autre puisque la norme n’existe pas. Je ne m’évalue donc que par rapport à moi-même, dans une progression personnelle ». 

Quelque soit les spécificités que vous trouverez cherchez à les mettre en œuvre.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine

Bye-bye 

Photo de Alexander Suhorucov provenant de Pexels

15 commentaires

  1. Merci pour cet article très intéressant et complet. Cela remet les choses en perspectives, et ça fait du bien. Merci!

    1. Author

      Merci à toi. Je ne peux que souhaiter que tu développes au maximum tes spécificités en vivant une normalité équilibrée saine.

    2. Author

      Je suis heureux que ça te fasse du bien, Miren. N’est-ce pas par là que commence le bonheur ?

  2. Je ne suis pas fan moi-même de la normalité comme on l’entend souvent. Dans tous les cas, notre cerveau accueil tout un monde qui lui est propre et qui défini sa propre réalité. Et, je te rejoins quand on parle des médias etc qui influencent ce monde qui est dans notre cerveau et nous éloigne de nos perceptions réelles.

    Merci pour cet article et podcast de qualité 🙂

    1. Author

      Merci pour ton retour, David. Ah ! Les médias. Je vois ne pas être le seul à les percevoir comme des approches destiné à nous rentrer dans des cases des moules, nous façonner pour correspondre à ce que l’on attend de nous.
      On s’éloignant deux, on se rapproche tellement mieux de l’humain, qu’il s’agisse d’un autre ou de soi-même.

  3. Sujet très intéressant et traité avec beaucoup de bienveillance. 🙏 J’ai beaucoup aimé ta réflexion et ton regard critique envers l’OMS. 🙂

    1. Author

      Merci Judith pour ton retour. Je veille à la bienveillance parce que pour moi, il s’agit d’une valeur capital.
      Oui, j’ai osé me laisser aller sur l’OMS en prenant cette exemple qui en est un parmi des milliers…
      Je te souhaite un bel épanouissement personnel

  4. Merci pour cet article qui permet d’élargir la vision des « Normes ».
    En effet, elles sont posées par la société et poussent à l’uniformisation des individus. Il me semble qu’en tant qu’être humain, nous avons tous une vision personnelle de ce qu’est la « norme » et qu’il est important d’avoir sa propre personnalité et sa liberté de pensée. Comme le disait Oscar Wilde « Soyez vous-même tous les autres sont déjà pris » 🙂

    1. Author

      J’aime beaucoup cette citation d’oscar Wilde et vous remercie de la mentionner ici.
      En effet, il est important d’avoir sa propre personnalité. Il nous reste maintenant à l’accepter, à la vouloir, à la désirer, à la construire pour la faire exister au lieu d’attendre de la voir éclore dans une forme d’attentisme. C’est ce passage à l’action pour favoriser l’existence de la spécificité qui montre que l’on a compris les limites de la normalité.

  5. Je pense que le « normal » n’existe pas et est vexant. Il y a certes une majorité mais rien de plus. Tous nos besoins et envies sont normaux donc nous sommes normaux 🙂

    1. Author

      On peut pas dire que le normal n’existe pas. Il y a une norme qui va me définir qu’un humain est humain est pas chien ou chat. Seulement dès que l’humain a été défini comme tel, la notion de norme est censé s’émousser considérablement pour laisser une place considérable à la spécificité et, par conséquent, à l’enregistrement mutuel. La norme est donc à regarder que pour définir un contour afin d’ entrer dans une relation enrichissante.
      En ce sens, nous savons être normaux. D’où l’intérêt de travailler à nos spécificités.
      Bonne soirée

  6. Adiéu!
    Article complet et très intéressant. Pour moi qui parle provençal et qui l’enseigne, je vis dans l’anormalité permanente mais je m’en fous, je suis moi!!
    à bèn lèu!! 😉

    1. Author

      Excellent pied de nez à la normalité. Merci Fred et continues de promouvoir la spécificité qui te colle à la peau et coule dans tes veines.

  7. Merci pour cet article. Personnellement je considère que la normalité est une aberration culturelle et temporelle car la beauté du monde se niche dans les différences, dans la diversité et la variété des genres, des êtres, des paysages,… bref de tout ce qui le compose. En ce qui concerne le poids, autrefois le fait d’être « gros » était considéré comme un must (regardez les tableaux décrivant les déesses de la beauté !) et dans certaines cultures, le fait d’être solidement enrobé est un signe de richesse ! A méditer 😁

    1. Author

      Yes Nathalie, l’exemple des canons de beauté est tout à fait pertinent. Le problème touche aussi l’esthétique et toute forme de norme appliquée au vivant. Merci

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