Devenez vous-même

Devenez vous-même

L’étape de la cohérence vitale

Dans l’épisode le premier rendez-vous, je vous ai invité à vous poser la question « Qui suis-je au présent ? » Je sais que l’exercice que vous avez pu télécharger sur le site www.heureuxauprresent.com a paru difficile à certains. Si vous en faites partie, c’est uniquement parce que vous vous êtes très rarement, voire jamais, posé cette question. Vous imaginez ce qui se serait passé dans votre vie si vous aviez pensé à vous poser cette question tous les cinq ans ou même tous les dix ans ? Cela dit, ce rendez-vous était préliminaire à «Devenez vous-même», notre entretien du jour.

La prise de conscience préliminaire 

Se retrouver face à soi peut occasionner des prises de conscience nécessaires pour un changement. Devenez-vous même impose ce face à face. C’est exactement pour cette raison que je vous ai dit, la semaine dernière, de vous poser la question « Qui suis-je au présent » sans vous projeter vers celui ou celle que vous voulez être. 

Si vous nous rejoigniez sur ce podcast, je vous remercie et vous souhaite une bienvenue toute particulière. Toutefois, avant de poursuivre, je vous invite à lire l’article précédant et à faire l’exercice « Qui suis-je » avant de faire celui que je vous proposerai aujourd’hui. Ok ? Je compte sur vous, convaincu que vous en profiterez bien mieux. 

Après ce préalable posé, abordons notre sujet du jour.

Devenez vous-même

Ce que j’aime dans ce titre, c’est qu’il a tendance à faire se lever les sourcils. Nous sommes, pour la plupart, convaincu·e·s d’être déjà nous-mêmes. Mais nous avons bien vu que nous pouvions être en partie, plus ou moins grande, assez ignorant·e de notre identité. Nous avons tendance à penser que celui ou celle que nous sommes aujourd’hui est le résultat du cumul d’événements et de concours de circonstances. Si c’est le cas, pourquoi demander : Devenez vous-même ?

Alors, vous qui savez aujourd’hui qui vous êtes (en tous cas mieux que la semaine dernière), la question se pose de savoir pourquoi vous n’êtes pas vous-même. On pourrait le formuler autrement : Comment ce fait-il que vous ne soyez pas aligné avec qui vous être vraiment ? Vous êtes conscient qu’il y a un écart entre vous et ce que vous pensez de vous. Et tant que cet écart sera présent, vous serez dans un inconfort. Une brèche restera ouverte en vous donnant une impression d’insatisfaction personnel. 

Certains aborde ce fait en parlant d’une sensation de vide. Ce qui est intéressant, quand j’entends cette impression de vide, c’est que les personnes qui en parlent ne sont pas des oisifves, à passer leurs journées à ne rien faire. Elles sont des actives, avec des plannings remplis et sont souvent impliquées dans la vie sociale et professionnelle. Pourtant, elles disent sentir un vide en elles. 

Alors, pourquoi ne pas devenir vous-même ? 

Pour que cette question soit impactante, je vous invite à reprendre la fiche « Qui suis-je au présent ». Elle sera le point de départ qui vous permettra d’envisager une identité choisie avec conscience. 

Regardez votre fiche et allez voir la réponse que vous avez donnée à la question « Je me sens vraiment moi quand… ». Certains points sont venus rapidement alors que d’autres ont peut-être tardé et sont venus au bout de quelque jours, seulement. 

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Ces réponses sont pourtant capitales. Pourquoi ? Parce qu’en fait, moins vous avez à réfléchir pour être ou faire ce que vous êtes ou faites et plus vous êtes proche de qui vous êtes vraiment. Je vais répéter ça autrement pour être certains d’avoir été compris. Moins vous réfléchissez pour être ou agir, plus vous avez des chances d’être vous-même, en auto-révélation et auto-manifestion

Attention, cela ne dit pas que vous êtes dans l’authenticité de vous-même. Il est possible que vous soyez en réplication de ce que vous avez vu être et vu faire par vos paires, vos parents et vos modèles éducatifs. 

Un tris s’avère nécessaire pour identifier votre moi authentique 

Etant donné qu’il est possible que se mêlent ces deux univers dans les réponses que vous avez données à cette question, je vais maintenant vous inviter à faire le tri : est-ce que je suis comme ci ou comme ça naturellement parce que c’est vraiment une manière d’être que j’aime ou est-ce en écho à quelqu’un qui m’a servi de modèle ? Est-ce un style que je prends parce qu’il me semble que c’est cool d’être comme ça ? C’est encore plus subtil que la notion de rôle endossé !

Place à un exemple

Je prendrai un exemple pour illustrer et clarifier ce que je viens de dire : 

Imaginez que vous fumiez. Et vous avez répondu à la question de l’exercice en écrivant « je me sens vraiment moi quand je fume ». Si vous faites un flashback sur ce qui vous a motivé à commencer. À fumer, vous pourrez peut-être difficilement en trouver les causes premières. Peut-être… :

  • … Etiez-vous en recherche d’appartenance à un groupe et pour vous sentir accepté·e, vous avez commencé à fumer ?
  • … Etait-ce pour tenter de signifier que vous étiez devenu grand. 
  • … Un de vos parents vous a initié en vous invitant comme on le fait dans un rituel de passage
  • … Peut-être mille autre raisons qui n’ont rien à voir à voir avec le fait d’être vous-même, mais il se peut que le cumul de cette habitude sur des années vous leurre et vous donne l’impression que fumer vous rapproche de vous

Comment faire le tri ?

Comment faire le tri de ce qui est donc véritablement vous, au plus profonde de vous et ce qui ne l’est pas ? 

Pour vous aider, je vous propose de remonter à la question des valeurs, en haut à droite sur la fiche de l’exercice du rendez-vous précédant. Là encore, vous avez peut-être eu un peu de mal à répondre de manière copieuse mais c’est déjà courageux d’avoir fait le pas. D’ailleurs rien n’empêche que vous continuiez après à compléter ce qui vous viendra à l’esprit au fil des jours à venir. 

Alors, en relisant les valeurs que vous avez écrites, elles devraient être en cohérence avec ce qui fait que vous vous sentez vraiment vous-même ou que vous devenez vous-même, vraiment, en puisant au fond.

Pour rester sur mon exemple du tabagisme, si le respect de votre santé et de la santé d’autrui est une de vos valeurs phare, vous ne pouvez pas fumer en ayant l’impression que vous devenez vraiment vous. En effet, vous savez que vous allez à l’encontre de votre valeur. Bien que ce soit possible dans les faits, j’en ai conscience, la simple prise de conscience de l’incohérence signale que vous n’êtes pas vraiment vous. En d’autres termes, vous jouez la vie de quelqu’un qui n’est pas vous, mais qui vous donne l’illusion d’être vous, en version bien.

Par contre, si, dans vos valeurs, la santé n’a aucune importance, voire, qu’il vaille mieux prendre son plaisir au présent sans capitaliser pour demain, il est tout a fait envisageable que le fait de fumée soit en parfaite cohérence avec celui ou celle que vous êtes.

Quand vous sentez vous vous-même en toute cohérence ?

Je vous invite donc à faire le tri des réponses à cette question « Je me sens vraiment moi quand… » en voyant si les réponses à cette question sont en accord avec vos valeurs. 

  • Cela implique que vous vous arrêtiez un instant pour entrer en vous. Ne vous contentez pas d’une lecture rapide : 
  • Prenez le temps, observez-vous, trouvez les cohérences, les incohérences sans avoir à les condamner, juste à les identifier. 
  • Une fois qu’elles seront devenues conscientes vous aurez fait un grand pas vers vous. (Notez que je prends soin de peser mes mots afin que vous entendiez bien qu’en vous invitant à aller vers vous, je parle d’une rencontre). Ren-con-trez-vous vous-même. C’est indispensable pour répondre à mon invitation : Devenez vous-même.
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Invité·e à une rencontre intérieure 

Concrètement, je vous propose de vous rencontrer au moins une fois par jour. Dès aujourd’hui, et jusqu’à vendredi prochain, vous choisirez un endroit calme dans lequel vous serez sûr que personne ne pourra vous déranger, même pas votre téléphone mobile. Là, à cet endroit, vous prendrez cinq minutes pour passer du temps avec vous. Cinq minutes par jour. Je ne vous en demanderai pas plus, déjà que ce sera dur pour certains d’entre vous. 

Pendant ces cinq minutes, vous pourrez discuter avec vous, dans votre tête ou à voix haute avant d’écrire. Posez-vous des questions telles que : 

  • Suis-je moi-même ?
  • Pourquoi ai-je tendance à ne pas l’être ou à l’être ? 
  • Quand est-ce que je prends de la distance d’avec moi ? Qu’est-ce que je ressens dans ces moments-là ? 
  • Quels sont les points de mon identité qui comptent le plus à mes yeux ? D’où viennes-ils ? 

Voilà quelque pistes de questions, mais sentez-vous libre de «pondre» les vôtres. Je vous invite véritablement à vous ren-con-trer pour re-naî-tre à vous, en conscience. 

En chemin vers vous

Si vous voulez devenir, vous êtes déjà en chemin vers cet autre que vous êtes. Je répète cette pensée plus lentement. Si vous voulez devenir, vous êtes déjà en chemin vers cet autre que vous êtes. Le fonctionnement de votre mental implique que si vous prenez conscience de l’écart qui existe entre vous et vous-même et que vous voulez être-vous-même, dès que vous parvenez à visualiser cet autre auquel vous aspirez, vous avez commencé à l’être déjà au présent. 

Le fait de vous projeter vers qui vous voulez être et que cet être que vous voyez de vous-même est en adéquation avec vos valeurs, vous êtes déjà au présent une part de ce que vous serez demain. 

La prise de conscience de soi est un préalable indispensable à la projection de soi. Elle est essentielle pour envisager une mise en mouvement au présent. Surtout, n’entrez pas dans l’auto-censure en commençant à vous dire que que vous ne pouvez pas être vous-même parce que ceci ou parce que cela. Je vous invite vivement à restez dans une projection à très court terme et avec bienveillante. Dites vous que vouloir est déjà un grand pas vers pouvoir. Ces deux verbes sont de très bons collègues 😉 Il est difficile d’arriver vers pouvoir sans passer par la case vouloir. Par contre, quand on rencontre vouloir il a tendance à nous présenter à son collègue et bien des choses se dénouent comme par enchantement (même s’il n’y a aucune magique dans le processus !). 

Récapitulons le travail à faire 

Alors, si je récapitulais ce que nous venons de voir sur le sujet « Devenez vous-même » je dirais :  

  1. Pour commencer, partez de : Qui suis-je
  2. Ensuite, croisez les réponses à vos deux questions « Je me sens vraiment moi-même quand… » et la question sur vos valeurs. 
  3. Faites le tri en prenant conscience de ce qui est cohérent et de ce qui ne l’est pas dans vos réponses à ces deux questions. 
  4. Projetez-vous mentalement vers qui vous êtes et voulez être. 
  5. Et je finirai pas cet invitation renouvelée : Prenez le temps de vous rencontrer cinq minutes par jour pour discuter avec vous et « malaxer » vos pensées autour de votre identité présente et de l’identité attendue.

J’attends vos retours sur ces exercices avec vos questions, vos incohérences (si vous voulez les partager avec moi). Je tiens à ce que vous sachiez que je suis prêt à accueillir tout ce que vous partagerez dans le but de vous aider à vivre cette étape qui vous rapprochera de vous-même. Allez, je vous attends ! Devenez vous-même.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye, bye.

Prenez rendez-vous  avec Pascal Quionquion

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