272# Faites-vous la fête

la fête

Reconnaître l’importance de se célébrer

Peut-être qu’en voyant le titre de ce podcast, vous vous demandez de quoi je vais vous parler. Pourtant, quand je vais le faire, vous allez comprendre à quel point c’est pertinent. C’est important, c’est utile et c’est bénéfique d’apprendre à se célébrer et pas seulement à célébrer les autres, mais à se célébrer soi-même. Je vous explique pourquoi en vous donnant des éléments clairs et puis en vous aidant à créer dans votre vie des étapes, des stratégies, des rituels pour vous célébrer. 

Se célébrer : une nécessité pour le bien-être

Ravie de vous retrouver pour ce podcast aujourd’hui dans lequel on va parler de se faire la fête! Faites-vous la fête? Célébrez-vous!

Alors on est tout à fait à l’aise en général pour assister à des événements dans lesquels on célèbre les autres. Et on ne se rend pas forcément compte que c’est le cas. Mais en fait, c’est bien ça. Tous les événements sportifs ont pour objet de se rassembler, que ce soit devant un écran, dans un stade. Actuellement, il y a les championnats du monde de ski ou de sports d’hiver, je ne sais plus dans quelle ville du monde. Et l’objet, c’est que, en bas de la piste, sur un podium, on est quelqu’un que l’on puisse célébrer, mais aussi qu’ils s’auto célèbrent.

Parce que ce matin, j’entendais une femme qui a été médaillée d’or et qui a dit Je suis heureuse, je suis ravie, vraiment. Elle se dit pas oh la la, je me. Ça me gêne. Je suis un peu mal à l’aise, j’ai la médaille d’or, mais vous comprenez quand même, je la mérite pas tout à fait. Elle se célèbre.

yes !

Célébrer les autres nous vient facilement

Nous avons pris l’habitude de célébrer les gens dans des événements comme les Molières, les Victoires de la musique et The Voice, qui est en ce moment est diffusé à la télévision une des émissions les plus célèbres de France, The Voice, dans laquelle on veut célébrer des gens qui, à priori, ne seraient pas à célébrer s’ils avaient fait un casting auprès d’une maison de disques standard. Parce que soit leur profil ne correspondait pas, soit leur taille, leur style, leur voix. Alors que là, on veut célébrer avec les yeux fermés. En tous cas dans la première étape qu’on appelle les auditions à l’aveugle des gens pour les mettre en avant. Mais vous me direz, là, on est en train de célébrer quelqu’un d’autre.

The voice !

À part l’exemple de la médaillée d’or dont j’ai parlé tout à l’heure. C’est vrai, je suis en train de parler de quelqu’un d’autre. Seulement vous avez compris que les candidats de The Voice, les candidats des JO qui auront bientôt lieu en France, dont les épreuves de voile auront lieu à Marseille, quel que soit le concours, que ce soit un match, une activité artistique, même si les gens dans la salle vont célébrer la personne qui est sur scène. La personne qui est sur scène ou sur le terrain fait tout pour un se retrouver en situation d’être célébré, deux se célébrer elle-même.

Je ne vois aucun artiste qui, quand son public, ou plutôt le public, si on enlève le possessif, l’applaudit, fait une standing ovation et demande aux gens de s’arrêter en disant Écoutez, ça me gêne beaucoup. D’accord, j’ai fait quelque chose que vous appréciez, mais bon, pas à ce point de m’applaudir, de vous lever de m’acclamer, ça me gêne beaucoup. Vous n’avez ressenti aucune gêne les fois où vous vous êtes levé pour faire un standing ovation et applaudir un artiste.

Le concert de Cabrel

Le premier vrai grand concert auquel j’ai assisté, c’était le concert de Francis Cabrel. Je me souviens encore. A l’époque, ça se faisait au Palais des sports de Gerland, en la région lyonnaise. Je me souviens de petits éléments, comme le fait que j’avais tellement mal au bas du dos ce jour-là.

C’était ma première expérience de douleur aussi importante parce qu’en fait, j’étais resté debout pendant tout le concert, évidemment. J’avais le privilège d’être dans la fosse avec mon carnet et mon stylo pour noter les accords des chansons de Cabrel que je n’arrivais pas à jouer en ayant seulement écouté les cassettes puisque je n’avais pas encore le budget pour acheter les partitions ou les grilles et tablatures pour essayer de comprendre ce qu’il jouait. Et j’avais mal au dos, mal au dos.

une programmation pour la célébration

Quand Francis Cabrel est rentré sur scène après que les musiciens aient commencé à jouer « Le pas des ballerines« , (je me souviens encore du titre), Je n’ai plus mal au dos. J’étais dans un d’état dans lequel j’étais entrée en célébration d’un artiste que j’estimais brillantissime, évidemment. Surtout que je vais rarement au concert. C’était vraiment un investissement important pour moi à l’époque. J’avais économisé pour acheter le billet afin d’assister à ce concert dans lequel je m’étais pré-programmé à offrir de la célébration.

Je n’étais pas venu critiquer Francis Cabrel. Je n’étais pas venu l’évaluer, voir s’il avait vraiment le talent supposé. Pas du tout. J’étais venu jouir de ce qu’il propose et proposait dans les dans l’album notamment qui s’intitulait « Sarbacane » à l’époque et que j’avais trouvé brillant en me préparant à venir célébrer cet artiste dans un direct.

Alors quand je dis que j’ai trouvé cet album brillant, on pourrait focaliser, penser que je focalise sur le résultat. Et si vous êtes membre de la communauté euros présents, vous savez que ce n’est pas une chose que je suis en train de vouloir faire, mais dans le sens où l’expérience que je vivais en écoutant ces disques m’a amené à considérer le travail de l’artiste comme étant brillant. Je m’étais programmé pour célébrer cet artiste.

Une pré-programmation généralisée

À chaque fois vous vous êtes rendu dans un stade pour un match, que vous avez assisté à un concert, que vous êtes allez voir un artiste, une pièce de théâtre, un one man show ou que sais-je. Percevez que mentalement vous vous êtes préparé à célébrer cet artiste.

Et vous n’avez à aucun moment trouvé bizarre, étrange, gênant de participer à la célébration de cet artiste parce que ça tombait sous le sens. C’était c’était l’évidence. C’était presque même devenu nécessaire. Naturel. Vous n’avez pas fait d’effort en vous disant bon, là quand même, je vais applaudir parce que peut-être que vous l’avez vécu d’ailleurs, ça dans certains, sur certaines scènes, de vous retrouver avec des des artistes ou des sportifs où vous avez dit bon voilà, je vais l’applaudir parce qu’il est venu, mais bon, je trouve moyen ce qu’il propose.

Mon expérience personnelle n’est pas à la hauteur de ce que j’aurais voulu expérimenter, etc. Attention, vous êtes sur le résultat. Parce que vous pouvez applaudir le fait que vous avez la perception, l’impression qu’il ou elle donne le maximum indépendamment du résultat qu’il a beaucoup travaillé, indépendamment du résultat. Vous vous êtes préparé à célébrer.

Reconnaître et célébrer ses propres réussites

C’est une question profonde et introspective qui invite à réfléchir sur nos habitudes et nos attitudes envers nous-mêmes. Il est vrai que nous avons souvent tendance à célébrer les autres plus facilement que nous-même. Prendre le temps de se célébrer est un acte important pour cultiver l’estime de soi et la gratitude envers nos propres accomplissements.

Pour répondre à cette question, je vous invite à réfléchir à des moments où vous avez accompli quelque chose qui vous tenait à cœur, quelque chose dont vous étiez fier, heureux ou satisfait. Peut-être avez-vous atteint un objectif personnel ou professionnel, réalisé un projet créatif, surmonté un défi, ou simplement pris le temps de vous consacrer à votre bien-être.

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Si vous réalisez que cela remonte à longtemps, cela peut effectivement être un signal pour prendre conscience de l’importance de se célébrer régulièrement. Prendre le temps de reconnaître nos succès, nos efforts et nos progrès est essentiel pour nourrir une attitude positive envers nous-mêmes et cultiver un sentiment de réalisation personnelle.

Donc, prenez un moment pour réfléchir à ces occasions où vous auriez dû vous célébrer, et peut-être utilisez cela comme une opportunité pour commencer à intégrer plus de célébration et de gratitude dans votre vie quotidienne.

L’importance de se célébrer soi-même

Et là, de vous rendre compte que, tiens, comme par hasard, quand il a été question de célébrer quelqu’un d’autre, là, vous avez des noms, des dates, vous avez des souvenirs, même si c’est devant votre écran de télévision à vous dire : « Waouh, cette prestation, c’était super » ou « ce match ? Waouh, Je me suis régalé ! Vraiment génial ! » Vous avez célébré des personnes. Pourquoi vous ne faites pas partie de ces personnes que vous avez célébrées ? Je tiens à ce que vous fassiez partie de ces personnes que vous célébrez.

Je sais que cette pensée brouille l’esprit de certains d’entre vous, puisque vous avez le sentiment que c’est quelque chose qui appartient à l’univers de l’orgueil que d’envisager de se célébrer soi-même. Mais non ! Comment pourrais-je, moi, me célébrer tout seul, me féliciter, me dire que ce que j’ai fait est magnifique, que l’expérience que j’ai produite est sublime, que je suis arrivé au top sans verser dans les chevilles qui enflent ou le cou qui enfle comme disent les Belges, ou avoir un gros coup. Je crois à l’expression belge. Vous pouvez vivre ça. Vous pouvez vivre ça.

L’exemple inspirant d’une expérience vécue

Il y a quelques semaines, j’ai eu une expérience avec une jeune femme que j’ai accueillie dans mon home studio pour l’enregistrer pour un titre pour lequel elle n’était pas du tout prédestinée. C’est à dire que c’est moi qui lui ai proposé d’enregistrer le solo de ce chant. Parce que quand on a fait ce qu’on appelle la piste témoin, c’est à dire qu’on a enregistré les instruments de base, je lui ai demandé de chanter la mélodie de manière à ce qu’on puisse se repérer. Donc un témoin, c’est une voix qui va servir aux musiciens qui vont enregistrer ensuite de savoir où ils en sont : couplet, refrain, interlude, intro, postlude, etc. 

Cette voix avait juste pour objet d’être témoin. Donc je lui ai mis le micro dans le studio et je lui ai dit « vas-y, chante pour qu’on puisse se repérer ». Et elle a juste posé sa voix comme ça, en se disant que ça allait être témoin. Évidemment, c’était une voix qu’elle chantait pour elle. Enfin, pour me rendre service plus exactement. Pas vraiment pour elle.

C’est vrai qu’elle avait un peu de plaisir à la chanter, parce que c’est une chanson qu’elle aime beaucoup, mais c’était vraiment pour me rendre service, dans le sens où il n’y avait pas de projection en se disant que sa voix serait un jour offerte à un public qui l’écouterait et qu’il l’apprécierait, qui la jugerait et qui éventuellement la célébrerait ou la flinguerait. Parce que ça pouvait aussi aboutir à une issue comme celle-là.

L’expérience se poursuit et s’enrichirt

Et puis quand elle est partie, en réécoutant la piste avec le témoin de sa voix, je me suis dit que ce serait quand même génial que cette femme revienne enregistrer le solo. Je lui en parle. Évidemment, une gêne énorme s’installe avec une interrogation qu’on peut voir dans les yeux qui s’écarquillent et qui fait qu’elle me dit : « Mais, mais, mais moi, puisque tu me le dis, je veux bien, mais est-ce que en gros, tu es sûr que c’est bien moi ? » Oui oui, oui, c’est clair pour moi. Je lui dis « écoute, on ne prend aucun risque, tu viens, tu chantes, on verra ce que ça donne ». Elle a accepté de jouer le jeu et je lui dis bravo.

Et avant de poursuivre cette anecdote, j’aimerais bien que quand vous avez des opportunités qui peuvent éventuellement faire que vous avez un sentiment d’inconfort parce que vous vous dites que vous n’êtes pas à votre place. Ce n’est pas quelque chose qui vous correspond. Vous n’êtes pas fait pour ça. Ce n’est pas votre don . Ce serait mieux que ce soit quelqu’un d’autre.

Sachez que ces raisonnements de votre mental vous raconte des choses fondées sur une expérience qui jusqu’alors a été limitée à une certaine dose, à une certaine frontière, à un certain bornage. Mais ce n’est pas parce que vous vous êtes arrêté jusque-là précédemment que vous ne pouvez pas aller plus loin.

vive moi

Le courage de s’ouvrir à soi

Et j’apprécie vraiment que cette jeune femme se soit dit : « Ok, tu me le proposes, je veux bien aller plus loin ». Évidemment, elle s’attendait à ce que si j’estimais que le résultat n’était pas satisfaisant, on ne sorte pas la chanson avec sa voix. Qu’on prenne quelqu’un d’autre pour faire le solo, d’accord, mais elle a quand même accepté de faire le pas. Elle aurait pu me dire non, c’est hors de question, c’est inacceptable. C’est même pas la peine, c’est de la perte de temps. Elle a accepté. Bravo!

Accepter de sortir de sa zone de confort

A partir du moment où vous acceptez de franchir le pas vers une direction qui n’est pas une direction qui correspond à votre confort, on aime bien utiliser l’expression de la zone de confort, mais quelque chose qui correspond à ce que vous avez déjà fait, là où vous savez que vous excellez ou que vous êtes suffisamment bon et que vous avez les compétences, les aptitudes.

Si vous acceptez de sortir de là et d’aller dans une direction ou dans une action qui n’est pas de votre confort, qui ne correspond pas à vos habitudes, qui n’a jamais été faite par vous et que quelqu’un vous manifeste de la confiance en disant : « Je te donne les clés, je t’invite à le faire. » Ça veut dire que cette personne voit quelque chose que vous n’avez pas vu.

Vous n’êtes pas obligé de n’avoir confiance qu’en vous. Vous pouvez aussi faire confiance à ces personnes qui voient quelque chose que vous ne voyez pas parce qu’elles ne sont pas positionnées comme vous. Elle n’ont pas vos influences, votre mental. Ces personnes ne sont pas sous votre plafond de verre, sous vos autocensures. Elle ont la liberté de vous observer sous un autre angle. Je vous encourage à faire confiance.

Elle l’a fait

La jeune femme dont je vous parle est venue. Elle a enregistré. On s’y est pris plusieurs fois. Parce que quand on n’est pas habitué au studio, ceux qui n’ont jamais fait de studio ne peuvent pas comprendre. Peut-être, mais ceux qui en ont déjà fait sourient peut-être déjà en sachant qu’on fait plusieurs prises parce qu’il y a des intentions, des manières de poser la voix.

On se rend compte, quand on est devant un micro professionnel, de petites imperfections qui ne sont pas audibles quand on est en groupe, face à un public. Donc en studio, on est bien plus exigeants. Alors on a fait plusieurs prises, plusieurs pistes et plusieurs morceaux de prises sur plusieurs pistes.

Le soir venu, elle est partie et j’ai réécouté l’enregistrement avec la conviction que j’avais fait un bon choix. Une belle intuition, vraiment. Un régal.

Surmonter le malaise et se célébrer

Il y avait quelques éléments à revoir, donc je lui ai proposé de revenir faire une autre prise. Elle est revenue. Et alors qu’on avait enregistré quinze ou seize prises la veille, quand elle est revenue, elle a fait une prise. Comme on dit en studio, « one shot ». Un seul tir et c’était bon.

J’avoue avoir été moi-même subjugué. Quant à elle, elle s’en sentie un peu désarçonnée de se dire, « bon, c’est ça y est, c’est fini, c’est bon, j’ai chanté une fois et ça va ? ». « Et oui, », lui ai-je répondu, « ce que j’entends me convient ». Bien sûr, ça peut être mieux encore. On pouvait travailler.Prendre un coach vocal, par exemple. Mais pour moi, c’était très satisfaisant.

Elle était assez mal à l’aise. Ça se voyait dans son regard, dans ses postures, dans la gestion de ses mains, de son corps. Pourtant, elle a accepté de faire le pas.

A apprendre pour soi

Ce n’est pas parce que vous vous sentez mal à l’aise que vous devez reculer ou freiner. Comme cette femme, entendez votre malaise, percevez-le, recevez-le et avancez avec parce que vous ne pouvez pas le laisser-là, de côté. Vous pouvez avancer avec en vous disant : « C’est comme ça. Je tremble. Je me sens gênée avec l’impression de ne pas être à la hauteur. Mais comme on me fait confiance, comme on m’y invite, comme l’opportunité s’ouvre, j’avance. Je fais avec. »

La puissance de l’auto-célébration

J’aimerais que vous ancriez cette mentalité. Vous faire confiance autant que faire confiance en quelqu’un d’autre. Et puis, il s’avère que dans les jours qui ont suivi l’enregistrement, j’ai eu l’occasion d’être avec un petit auditoire. J’ai fait écouter le titre en la présence de cette femme. Elle était assise derrière tout le public.

J’ai lancé la bande avec sa voix. imaginez-vous ce qu’elle a vécu. Elle savait que les gens l’écoutaient. De fait, elle ressentait une gêne. Difficile encore pour elle de se célébrer. Alors que personne ne la regardait, la gêne était là, en elle. 

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A la fin de l’écoute, que s’est-il passé ? L’auditoire a célébré. « Wow, Vraiment, c’est beau. On sent que c’est authentique, que c’est vrai, que ça vient du cœur. La voix est superbe, bien posée. » Et je m’arrête-là sur les retours.

Elle était, malgré tout, encore mal à l’aise, en difficulté pour se célébrer et pour dire, « je trouve que ce que j’ai fait est super ». Alors j’ai fait une chose. J’ai bouncé le morceau. En termes techniques, je l’ai sorti de mon logiciel pour qu’elle puisse l’avoir avec elle. Je lui ai envoyé en lui demandant de l’écouter cinq ou six fois par jour.

Pourquoi écouter sa propre voix cinq ou six fois par jour alors qu’elle n’est pas à l’aise ? Parce qu’en réalité, elle va permettre à son mental de s’habituer. Il pourra se dire, « c’est comme ça. Il s’agit de la vérité c’est ma voix, je l’accepte. Je choisis de déverrouiller la charge émotionnelle qui était attachée au fait d’entendre ma voix. Et même, je vais commencer à l’apprécier. Peut-être même, à le célébrer.

Conseils pratiques

Se célébrer pour cultiver l’estime de soi

Je voudrais que vous fassiez la même chose chez vous. Quand vous avez fait quelque chose, que vous puissiez le regarder, l’observer. Apprécier l’expérience que vous avez vécue en tant que personne dans ce que vous avez fait, indépendamment du résultat.

Bien entendu, je vous rappelle que vous êtes sur le blog Heureux au Présent. Retournez-vous en disant : « J’apprécie ce que j’ai fait. J’apprécie l’expérience que j’ai vécue. J’ai trouvé vraiment sublime ce que ça m’a procuré, ce que ça a procuré aux gens, en intégrant les imperfections, les limites, les incapacités, etc. »

Je vous parlais au début de ce podcast de l’émission « The Voice » qui est connue par tout le monde. Qu’on la regarde ou pas, elle est connue par tout le monde. Et vous avez remarqué que pour certains artistes, les quatre coachs se retournent, pour d’autres, il y en a trois, deux, un et parfois aucun.

J’apprécie particulièrement l’attitude de certains artistes qui sont capables, même si aucun coach ne s’est retourné, de regarder leur expérience comme étant excellente. Ils intègrent le fait qu’ils n’étaient pas en adéquation avec les aspirations des coachs. Peut-être qu’ils n’ont pas été pleinement dans la justesse de ce que certains auraient voulu. Ils intègrent ça en se disant : « Mais en même temps, j’ai vraiment apprécié, je me suis régalé. Ça a été une expérience sublime, une expérience en or, la meilleure expérience de scène de ma vie. » Et on pourrait comme ça prendre conscience qu’ils se sont célébrés. Ils ont célébré le moment, ils ont apprécié ce moment. Et je voudrais que vous viviez cette même situation.

Les avantages de la célébration personnelle

Parce que se célébrer procure de nombreux avantages. Si vous vous célébrez, vous augmentez votre estime de vous-même. Quand vous vous célébrez, vous favorisez le lien social, l’aisance que vous aurez dans la relation avec les autres. Ça vous permet aussi de marquer comme un événement avant de passer à autre chose, de finaliser, de cristalliser une expérience dans un moment de vie. 

Arriver à se célébrer

On pourrait dire : mais comment arriver à se célébrer ? Vous pouvez le faire en faisant plusieurs choses.

1. Se faire la fête par la parole

La première, c’est en le verbalisant. Quand je dis verbalisant, ce n’est pas seulement en pensée, ça veut dire que ça va sortir de votre bouche. « Ouais, vraiment génial Pascal, ce que tu as fait. J’ai beaucoup aimé ce que tu as fait là maintenant. C’est vraiment génial, franchement. Waouh! Un régal! Merci et bravo! » Pascal, continue. Je parlais à moi. Quand je dis Pascal, c’est moi, vous avez compris, je me parle à moi-même.

Parfois il m’arrive de faire certains plats, moi qui aime la cuisine, où je me dis waouh, je me régale de ce que j’ai cuisiné. Et même si quelqu’un me dit qu’elle ne l’aime pas, je me régale quand même. Je ne vais pas me régaler aux dépens de l’appréciation des autres. Régalons-nous. Pour nous, indépendamment de l’appréciation des autres, parce que les autres ont la liberté de ne pas aimer. Mais ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas, parce qu’ils n’ont pas envie de nous célébrer, que ce que nous avons fait ou nous-mêmes sommes à côté de la plaque. On peut avoir raison et que les autres aient raison en même temps. 

2. Se faire la fête par un cadeau

Une deuxième manière de se célébrer, c’est de s’offrir un cadeau, un geste. Se dire : « Quand j’aurai vécu telle expérience, je m’offre un restaurant ou je m’offre un bouquet de fleurs, ou je m’offre un vêtement, ou je m’offre une sortie. » On peut le faire avec un cadeau.

3. Se faire la fête dans un symbole

On peut aussi le faire en créant un monument symbolique. Donc on va acheter un objet qui va symboliser quelque chose. On va créer un symbole quelque part.

Certains le font sur des troncs d’arbres. Ça, c’est la célébration des amoureux. On met une initiale, un cœur, et voilà. Et on met la deuxième initiale dans un cœur. Voilà, Pascal et Véronique, parce que ma femme s’appelle Véronique. C’est une manière de célébrer notre amour. On veut la marquer dans le temps. Ne faites pas ça sur les arbres, ça les abîme au demeurant. Donc choisissez un symbole autre.

le pouvoir des croyances

4. Se faire la fête par anticipation

Certaines personnes choisissent la célébration en anticipant ce qu’elles vont s’offrir lors de l’expérience en perspective. Par exemple, elles s’achètent déjà une bouteille de champagne, elles la mettent au frais en se disant : « J’ouvrirai cette bouteille quand je vivrai telle expérience ou quand j’aurai atteint tel résultat, où je m’offrirai tel cadeau quand. » Vous voyez, c’est aussi une manière de créer un pré-booster à la célébration et quelque part une motivation à passer à l’action, etc. 

5. Se faire la fête par le défi

Certains, pour se célébrer, font un pari en disant : « Voilà, si je fais ça, je lance un pari. » C’est une manière de s’offrir un cadeau et de se booster pour parvenir à le faire. Mais quoi qu’il en soit, je vous invite s’il vous plaît à vous célébrer. Manière de créer un souvenir, d’ancrer une réalité, de favoriser l’expression de la gratitude, de percevoir que vous êtes en évolution permanente, en auto-création, pour être en cohérence avec les podcasts qui précèdent et que vraiment la célébration fasse partie de votre vie, même pour des choses simples.

Aller au-delà de la gratitude : Célébrer les moments ordinaires et extraordinaires

Vous vous levez le matin, vous pouvez être dans la gratitude, mais vous pouvez aussi aller plus loin et célébrer le fait que vous avez pratiqué votre sport. Vous avez fait plus de pompes que d’habitude ou plus de kilomètres que d’habitude dans cette matinée-là. Peut-être que vous avez été à l’écoute de votre conjoint, de vos enfants ou de vous-même d’une manière différente, en ayant réussi à mettre en œuvre quelque chose que vous vouliez pratiquer pour une évolution personnelle. Vous la célébrez vraiment. « Je me félicite. Je suis content, vraiment. Bravo Pascal d’avoir écouté ton conjoint en étant sensible à cela, en n’utilisant pas un des douze obstacles à la communication dont parle Thomas Gordon par exemple. »

Ne passez pas à côté d’occasions de vous faire la fête

Que vous puissiez pré-projeter la célébration est un moyen de vous assurer que vous ne passerez pas à côté. Vous aurez vraiment plus de chances de le faire. Et puis, on peut aussi envisager de célébrer des choses ordinaires. Et là, je pense à la chanson de Stromae qui s’appelle « Santé », je crois. « Célébrer ceux qui bossent pendant que nous on fait la fête », dit Stromae. Et c’est aussi une manière de vouloir célébrer quelque chose qui nous paraît très ordinaire et qu’on va sortir de l’ordinaire pour le placer dans l’extraordinaire.

C’est une chose que je fais régulièrement, notamment dans ma vie conjugale, de célébrer le fait que ma femme est encore là, à côté de moi, que j’ai fait ce choix de l’aimer. « Je suis ravi et je me dis bravo Pascal d’avoir choisi cette femme. Bravo d’avoir choisi ce métier, d’accompagner des gens vers le bonheur parce que c’est vraiment un bonheur personnel, égocentré qui est énorme. »

La force de l’inversion

Appréciez ce que vous faites

J’aime des choses que je fais. J’aime certains podcasts que j’ai faits et que je trouve vraiment sublimes, brillants et pour lesquels j’ai vécu parfois une expérience unique. Parfois, j’ai vécu une super expérience pour un podcast que je trouve moins brillant en termes de résultat et parfois je trouve un podcast brillant que je trouve moins satisfaisant en termes d’expérience. Le curseur peut se déplacer d’un côté ou de l’autre, qu’importe. L’intérêt est de se célébrer parce que nous y gagnons, parce que nous fabriquons.

Nous créons notre vie sur un terreau qui va favoriser la gratitude, l’apaisement personnel, l’autosatisfaction, l’estime de soi, l’amour de soi, la relation à soi et donc une meilleure relation à l’autre, une meilleure estime de l’autre, une meilleure gratification de l’autre. Parce que quand on est capable de se célébrer soi-même véritablement, la célébration qu’on offre aux autres a de meilleures racines.

Au travail

Travailler sur les éléments que je vous ai donnés là, si besoin est, réécouter ce podcast parce que je pense qu’il y a des éléments, des notions que j’ai évoquées, qui sont nouvelles pour vous et que vous n’avez pas encore intégrées, peut-être pas bien comprises. Donc réécoutez ce podcast, prenez des notes, repérez les raisons et comment célébrer ce que vous vivez, que ce soit de l’extraordinaire ou de l’ordinaire.

Même si je vous encourage à sortir de l’ordinaire pour le mettre dans la case de l’extraordinaire et installer davantage la célébration dans votre vie. Faites-vous la fête, s’il vous plaît. J’insiste, faites-vous la fête, je compte sur vous pour mettre cinq étoiles sur les réseaux sociaux Google Podcast, Apple Podcast, Spotify, Deezer et quelle que soit l’application que vous utilisez pour écouter ce podcast.

Et puis, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine, une semaine de fête et de célébration. 

Bye bye!

6 commentaires

  1. Au risque de passer pur un plagiaire, j’ai envie de te dire : « Ouais, vraiment génial Pascal, ce que tu as fait. J’ai beaucoup aimé ce que tu as fait là maintenant. C’est vraiment génial, franchement. Waouh! Un régal! Merci et bravo! » 😉
    C’est vrai ! En plus l’exemple que tu prends, celui de la chanson (donc mon domaine!) me parle complètement. Merci pour cet article pertinent et généreux, et pour les (multi)pistes que tu nous donnes !

    1. Merci Denis. L’accueil complètement ton avis sans aucune retenue.
      Effectivement, toi dans l’univers de la chanson, moi dans l’univers de l’autre création de soi-même, je comprends que des schémas se croisent.
      Bonne continuation.

  2. Cet épisode tombe à pic dans le cadre de mon cheminement personnel. Merci infiniment pour les conseils distillés qui permettent d’avoir de nombreuses prises de conscience.

    1. C’est avec un grand plaisir que je donne ces conseils tout comme avec plaisir que je lis ton message qui montre que ce podcast tombe à pic.
      Bon développement, alors 😉

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