252# Devenir une bonne personne

Une préoccupation bien répandue 

Vous aspirez à être une bonne personne, à devenir une bonne personne. Vous êtes donc au bon moment, au bon endroit. Aujourd’hui, je m’arrêterai sur ce que signifie le fait de s’inscrire dans une quête consistant à vouloir devenir une bonne personne. Quelles sont les modes de pensée que cela révèle sur notre fonctionnement, ? Et puis, nous verrons quel objectif majeur il est judicieux de viser quand on chercher à être une bonne personne. 

Bonjour les heureux, bonjour les heureuses, comme je le dis de temps en temps. Bonjour, à vous si vous n’êtes pas encore heureux comme vous voudriez l’être. C’est finalement, au passage, une bonne illustration pour souligner le fait que vous êtes heureux, puisque vous êtes en marche, même si, sur le moment, vous ne ressentez pas le bonheur. D’ailleurs, le bonheur n’est pas forcément une chose qui se ressent. 

À la fin de ce podcast, je vous dévoilerai la raison pour laquelle j’ai choisi le sujet du jour. Ce sera carrément une anecdote de vie qui m’a amené à opter pour ce sujet. 

Une aspiration répandue

Je crois que cette question peut sembler existentielle pour beaucoup d’entre nous. En effet, nous avons tendance à aspirer à devenir de meilleures personnes. Parfois, cette aspiration est au premier plan de nos préoccupations, tandis que d’autres fois, elle se présente de manière plus sporadique. Si elle se manifeste de temps à autre, on pourrait dire qu’elle est un peu plus légère, bien qu’elle soit toujours présente.

Cependant, je tiens à souligner que même si cette pensée ne vous visite que de temps en temps, elle reste préoccupante. En quelque sorte, même si ce n’est pas encore une préoccupation majeure, cela signifie qu’elle revient régulièrement dans vos réflexions. Vous y pensez ou vous aspirez à cela. Vous recherchez cette amélioration de vous-même. Par conséquent, vous prenez des décisions pour vous rapprocher de ce qui vous préoccupe. On pourrait parler du vélo qui tourne dans la tête ! 

Encore une couche

Je me permets de re-souligner le fait que si c’est présent, ne serait-ce qu’en pensée, c’est là, en vous. Or, cette pensée est révélatrice d’une situation qui mérite que l’on s’y arrête. Elle est révélatrice d’une façon de penser, et d’une manière de penser incluant une tendance négative. 

Je vous renvoie vers le podcast de la semaine dernière numéro 251, « Doit-on chasser les pensées négatives » si vous ne l’avez pas écouté. Vous verrez tout l’intérêt de considérer les pensées sous un angle particulier. Je dirais même qu’entrer dans cette quête révèle une façon de penser. On pourrait même parler d’un état d’esprit. 

Que la préoccupation soi présente ou qu’il soit question de quelques pensées qui surviennent de temps en temps, qui ressemblent à « j’aimerais bien devenir une bonne personne», c’est révélateur de quelque chose. Mais de quoi donc ?  

Regardons sous la surface

Je ne donnerai pas d’explication exhaustive, mais c’est au moins révélateur d’une insatisfaction personnelle. Vous avez une certaine difficulté à vivre dans votre propre peau avec une satisfaction et une acceptation installée. C’est révélateur d’une difficulté à apprécier des choses que vous faites et qui sont, somme toute, géniales, selon vous. Vous avez peut-être tendance à minimiser certaines choses formidables. Peut-être même, avez-vous de la peine à vous nourrir  d’une auto-gratitude sans que quelqu’un ne vienne vous dire, « ah vraiment, j’ai beaucoup aimé ce que tu as fait…». 

De quoi avez-vous besoin ? 

En effet, vous avez besoin d’apprendre à vous servir, à vous auto-servir, à vous égocentrer pour vous observer. Ainsi, ce n’est pas facile pur vous de vous regarder pour mesurer, peser, toucher et apprécier ce que vous faites comme de vous trouver formidable. D’ailleurs, l’idée de trouver certaines choses formidables vous est étrangère ou vous mets mal à l’aise lors de sa survenue, n’est-ce pas ? 

Avez-vous noté que je n’ai pas mentionné ce que vous êtes, en évoquant ces choses que vous trouvez formidable ? J’ai bien dit ce que vous faites. Tout à l’heure, vous comprendrez pourquoi j’ai choisi cet angle-là. 

Un terrain miné

Devenir une bonne personne met l’accent sur devenir. Il est bien question d’un attribut. Cette pensée est attachée au verbe être. En réalité, vous êtes, nous sommes déjà de belles personnes. Vous êtes déjà une belle personne. 

En fait, vous ne pouvez pas être plus belle ou plus moche que vous l’êtes déjà. On est vraiment sur l’attribut. Or, la nature de l’être est quasiment immuable comme le dit Céline Dion dans sa chanson, « On ne change pas« . Il est vraiment intéressant de comprendre qu’on ne change quasiment pas l’être. 

Quand je dis qu’on ne change quasiment pas, c’est que c’est une fine partie de l’être qui peut changer dans le temps. Mais en réalité, l’être sera dans une suite de programmes engrammés avant même la naissance. On le verra se dérouler pendant la croissance, jusqu’à un âge où on passera vers une dégénérescence. 

Donc, ce n’est pas vraiment l’être que l’on change. Vous ne pouvez pas changer votre nature. Elle est là, présente, constante. 

Là où le changement reste accessible 

Par contre, il y a une chose qui demeure accessible ; c’est que vous pouvez changer votre façon de faire. Vous pouvez changer vos actions et votre manière de penser. 

Mais j’insiste pour dire que ce changement de mode de pensées ne changera pas votre nature. Vous resterez vous, que vous vous prénommiez Sophie, Bob, Jean ou Brigitte. Vous ne changerez pas. Quoi qu’il advienne, vous restez Sophie, Jean ou Brigitte, fils ou fille de vos parents, avec votre dimension, votre taille, votre corpulence, votre tendance, votre propension à certaines choses. Même si vous mettez en place certains changements, votre nature reste la même. 

Ce qui est accessible, vraiment, c’est votre manière d’agir, votre façon de faire. Vous n’aurez aucun impact sur la modification éventuelle de votre valeur, c’est comme ça. Vous ne pouvez pas la changer. Mieux vaut vivre l’acceptation à ce sujet. Dites-vous, « Je suis comme ça, grand, petit, maigre. J’ai telle tendance de sensibilité, telle affinité, telle chose que je déteste ». 

Changer ne change pas la nature

Il est très peu probable que vous changiez considérablement ces choses-là parce qu’elles sont attachées à votre nature. Par contre, vous pourrez amener quelques réglages, quelques adaptations qui feront qu’une propension particulière pourra être réduite pour donner davantage de place à une aspiration différente. En soi, on ne change pas de nature. 

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Vous pouvez changer votre manière de faire, votre manière d’agir, parce que vous allez travailler sur votre manière de penser, par conséquent, sur votre manière de ressentir qui va impacter votre manière d’agir. Mais vous, au fond, ne changerez pas beaucoup. 

Il est possible de toucher à des valeurs et donc à des croyances quand on passe par des accidents de la vie, de gros événements dans lesquels on a été tellement secoué que ce que l’on croyait avant a été remis en question. Mais sans cela, il n’y a pas de réel changement de valeur à attendre. C’est très peu probable. 

Prendre le virage

En conséquence, au lieu de vous préoccuper de devenir une autre personne, parce que devenir une bonne personne sous-entendant que vous n’en êtes pas une, vous pouvez choisir de faire autrement, de penser autrement. De fait, vous ressentirez autrement, puis agirez autrement. Faire autrement est possible, être autrement est vraiment très très très peu probable, même s’il y a quelques petites modifications qui peuvent être enclenchées. 

Prenons un exemple. Si un arbre fruitier porte de meilleurs fruits que les années précédentes, devient-il un meilleur arbre fruitier ? Eh bien, vous percevez que c’est difficilement acceptable de le qualifier de meilleur. On aura tendance naturellement, de manière irrationnelle, à se dire, « vraiment, c’est un bon arbre, parce qu’il porte de bons fruits ». Pourtant, j’affirme qu’il peut un être très bon arbre et ne pas porter de fruits qui correspondent à notre attente de satisfaction. 

Quatre vérités énormes

Vous voyez qu’il peut y avoir un écart énorme entre l’être, la nature et le résultat, qui pourrait représenter le fruit d’une action. Je sais toucher ici à une croyance est difficile à entendre, mais j’enfoncerai malgré tout le clou. 

  1. Ce n’est pas parce que vous faites de ‘bonnes choses’ que vous êtes d’une bonne personne. 
  2. Ce n’est pas parce que vous faites de ‘mauvaises actions’ ou de ‘mauvaises choses’ que vous êtes une mauvaise personne. 
  3. Ce ne sont pas les gens bien qui font de bonnes choses. 
  4. Ce sont les choses qu’ils font qui sont bien. 

Si vous avez besoin de méditer sur ces pensées, faites une pause peut-être. Mais vous comprenez l’importance de poser ce cadre pour comprendre que nous avons tendance à juger que nous ne sommes peut-être pas une bonne personne parce que certaines choses que nous faisons ne nous satisfont pas. On aimerait bien que ce soit autrement. On aimerait agir autrement, ressentir autre chose, et ne pas faire ceci. Le souhait serait de plutôt faire cela. 

Chausser des verres non-déformants

Combien sommes-nous en mesure aujourd’hui, là, ici et maintenant, de prendre conscience que cette manière de lire notre comportement nous mène vers une lecture de vie erronée ? Nous passons trop loin des 4 points de la réalité objective suivante que je vous résume ici :

  1. Ce ne sont pas les gens bien qui font de bonnes choses. 
  2. Ce n’est pas parce que vous faites de bonnes choses que vous êtes bien. 
  3. De plus, ce sont les choses que l’on fait qui sont bien et appréciables. 
  4. Ce ne sont pas les gens mauvais qui font de mauvaises choses. Ce sont les choses qu’ils font qui sont mauvaises. Du coup, ça ne fait pas d’eux des gens mauvais. 

Il est possible de faire mieux en lisant ce que je viens d’exposer par le verso en le résumant ainsi : Il est possible de cesser de faire mal, ou moins de bien, sans devenir mieux. C’est juste apprendre à faire mieux, apprendre à faire quelque chose qui correspond davantage à ce que l’on voudrait, qui soit. On peut ainsi viser un niveau qui colle avec des aspirations nouvelles. Mais ça ne change pas notre nature. 

Pourquoi aspirez-vous à devenir une bonne personne ? 

J’aimerais vous renvoyer vers votre cahier de vie, que vous preniez le temps d’écrire ce que vous avez en tête et qui fait que vous avez envie de devenir une bonne personne. Notez ce que vous faites et que vous estimez mal. Identifiez ce qui vous pousse à attacher votre action à votre personne :

  • « On a compté sur moi et je n’ai pas été digne de la confiance qui m’a été attribuée », 
  • « J’aurais aimé avoir tel résultat dans ma relation avec mon enfant, je n’ai pas réussi à l’obtenir »
  • « Mon patron ou mon collègue a fait la remarque du fait que j’avais une tendance à être bourrue. Ils ont décrié un manque d’aptitude à être à l’écoute de ce qui m’était dit »
  • « J’ai tendance à me vexer et à prendre les remarques qui me sont faites d’une manière négative ».

Tout ça fait-il de vous une mauvaise personne ? Bien sûr que non. 

Déposez votre inspiration à être une bonne personne. Et avant, écrivez sur votre cahier de vie toutes ces pensées qui vous viennent. 

Êtes-vous convaincu d’être une bonne personne ?

Attention, je vous vois vous aussi qui pensez déjà être de bonnes personnes. Vous vous dites « j’ai fait ceci, j’ai fait cela, j’ai été présent à tel endroit, je suis quelqu’un digne de confiance. Quand on me demande de faire quelque chose. Je le fais. D’ailleurs, je suis ponctuel, je respecte les gens, je respecte la loi. De plus, j’aime prendre du temps avec les gens qui veulent se confier à moi pour les écouter…».

Tout cela, ça peut être super-génial, vraiment. Je suis convaincu que c’est apprécié et appréciable. Seulement, ça ne fait pas de vous une bonne personne. Est-il nécessaire de rappeler que : Ce ne sont pas les gens bien qui font de bonnes choses, ce sont les choses qu’ils font qui sont bien. 

Être à l’écoute de quelqu’un qui a besoin d’être écouté est une bonne chose. Malgré tout, ça ne fait pas de vous une bonne personne. Vous restez et resterez la personne que vous êtes déjà. 

Un détachement libérateur

S’il vous plaît, détachez ces qualificatifs « bonne » ou « mauvaise » quand vous évoquez une personne. Finalement, faisons que le regard posé sur soi, comme sur les gens qui nous entourent, soit détaché de cette idée de bonne ou de mauvaise. Au bout du compte, réalisez être entouré de personnes dont vous faites partie. Vous n’êtes plus entouré de bonnes et de mauvaises personnes. 

Considérez plutôt le fait d’être entouré de personnes que vous aimez, que vous appréciez. Qui plus est, de personnes dont vous appréciez les manières d’agir. Parfois, on n’est pas en mesure de faire la distinction entre les deux, les personnes et leurs actions. Or, on peut être inconscient quant au fait d’aimer la personne ou certaines de ces traits de fonctionnement. Posez-vous la question : est-ce la personne ou sa façon d’agir que j’aime ? Vous ne savez pas comment répondre à ce dilemme ? Laissez-moi vous aider par une question : Si la manière d’agir de cette personne changeait et commençait à vous déplaire, aimeriez-vous cette personne malgré tout ? 

Vous voyez que parfois, on n’a soi-même pas pris la mesure de cette réalité-là 

Généralement, il est plus facile d’expérimenter cette réflexion de dissociation quand on est parents. Bien que je dise « plus facile», je peux quand même intégrer le fait que certains parents renient leurs enfants. Il n’en demeure pas moins facile pou un parent de se dire, « ok, je vais aimer mon enfant, quoi qu’ils fassent, même si ses actions ne correspondent pas à ce que j’aurais voulu. Je veux être capable de faire la distinction entre « je déteste ton action, je ne supporte pas ce que tu fais et je t’aime. Ce n’est pas parce que je n’aime pas ce que tu fais que je n’aime pas toi en tant que personne ». 

J’aimerais que vous fassiez ce même exercice avec vous-même : Ce n’est pas parce que vous n’aimez pas ce que vous faites ou ce que vous dites que vous ne pouvez pas vous aimer. Vous pouvez continuer à vous aimer, à vous accepter et à vous accueillir. S’est rendu possible par le fait que vous soyez parvenu à détacher de votre regard sur vous-même les qualificatifs bon et mauvais

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A comprendre absolument

Comprenez-vous qu’une des conséquences importantes de cette manière de fonctionner est de changer votre perception des gens qui vous entourent ? C’est devenu accessible parce que vous réalisez que cela ne transforme pas automatiquement ces personnes en mauvaises personnes. De plus, elles ne commettent pas exclusivement des actes nuisibles. Elles ne font pas tout de manière erronée. Elles accomplissent certaines actions que vous pourriez considérer comme étant mauvaises, ce qui vous conduit à les qualifier de mauvaises personnes, ou plus précisément, d’actes que vous trouvez mauvais, inacceptables, non conformes aux normes, ou dysfonctionnels.

Vous voilà capable d’entendre que ces personnes font des choses mal, tout comme vous. D’ailleurs, il est fort probable que votre incapacité à supporter les mauvaises actions des autres soit symétrique à votre incapacité à supporter vos propres actions, celles que vous jugez mauvaises. 

Jeter le jugement aux orties

Fort heureusement, si vous baissez votre pic de jugement vis-à-vis de l’action des autres, vous aurez tendance à baisser votre pic de jugement vis-à-vis de vos propres actions. Et vous pouvez fonctionner dans l’autre sens : si vous baissez votre pic de jugement (négatif, avilissant, dur), à votre propre égard, vous aurez tendance à atténuer cette même dureté, intolérance vis-à-vis des autres. 

En fin de compte, je vous encourage à abandonner tout jugement. Le fait de laisser de côté les jugements profite invariablement aussi bien aux autres qu’à vous-même.

En considérant l’ensemble de ce que nous avons exploré depuis le début de ce podcast, cela peut vous inciter à réorienter votre objectif. Vous pourriez envisager un changement de perspective, pour utiliser une expression courante. En résumé, vous ne chercherez plus à devenir une meilleure personne, car vous aurez réalisé que vous l’êtes déjà, tout comme chacun d’entre nous. Vous détachez le bon et le mauvais. Il n’y aura plus de distinctions entre les bonnes et les mauvaises personnes. Pour vous, il n’existera plus de bonnes ou de mauvaises personnes. Vous ne verrez que des personnes, des humains. 

Un regard sans filtre

Quelles que soient les personnes qui vous entourent et que vous ne supportez pas, enlevez ce qualificatif de mauvaise. Considérez les gens qui vous entourent comme des personnes, ni bonnes ni mauvaises. L’objectif devient donc tout autre. Il consiste à présent à apprendre à mieux vivre ce que vous vivez, à faire mieux ce que vous faites déjà. En conséquence, dissocier toute lecture de l’attribut être, vous fait avancer plus léger.  

Faites de votre mieux

L’idée est d’agir autrement plutôt que d’être autrement. Alors, me dira-t-on, « cette manière de voir vise un comportement. Or, le comportement est attaché à l’attribut, à être ! ».

Appliquez-vous en faisant de votre mieux est un des accords toltèques. Je vous recommande de lire « Les quatre accords toltèques ». Lire, étudier et intégrer ses principes dans votre propre existence. Oui, faites de votre mieux, dit Don Miguel Ruiz. Il ne demande jamais d’être mieux. Je le rejoins pleinement dans cette dynamique. Faites toujours de votre mieux sans chercher à imaginer que ça pourrait faire de vous une meilleure ou une bonne personne. 

Vous avez compris qu’on entre dans l’abandon de cette dynamique-là. Vous êtes vous, dans votre beauté, dans votre laideur, avec vos qualités, vos limites, votre impeccabilité, vos failles… Mais ça ne fait pas de vous une meilleure ou une moins bonne personne. 

Pourquoi ce sujet ; devenir une bonne personne 

Au tout début de ce podcast, je vous ai dit que je terminerais en vous donnant les raisons pour lesquelles j’avais choisi d’enregistrer ce sujet du jour. La voici.  

Pendant l’été, mon épouse et moi avons choisi de confier un bien touristique en gestion à quelqu’un d’autre. Nous avons a choisi quelqu’un dont c’est le métier. Pour nous, c’était une sorte de sécurité mentale. De plus, cette personne nous parlait de son travail, de sa manière appliqué de travailler. J’y percevais de l’exigence. « Je suis très consciencieuse », me disait-elle. C’est tout a fait ce que je voulais pour ce bien sur lequel mon niveau d’exigence est élevé, j’en suis conscient. 

Ma confiance était à son comble. Notez que les évaluations-clients étaient au top depuis des années, donc avec des étoiles plus plus plus relatifs à des commentaires magnifiques. Il m’est même arrivé que certaines personnes me demandent « comment faites-vous pour avoir de tels commentaires ? ». 

Un jour, j’ai reçu l’appel de quelqu’un qui possédait un bien dans le même quartier et qui m’a demandé « Mais, qui s’occupe du bien ? ». Cette personne avait fait le tour des biens locatifs du quartier et m’annonçait que nous avions les meilleurs commentaires-clients. Il était intéressé d’avoir la même conciergerie pour son bien pour atteindre un niveau de satisfaction similaire. 

L’atterrissage

A notre retour de vacances, je reçois un message de la plateforme de location qui écrit « Attention, suite à des messages négatifs, nous allons suspendre votre annonce ». Gloups ! Je ne savais même pas que c’était possible. 

Pour tout vous dire, quelques semaines avant, j’étais passé à l’appartement et j’avais fait quelques remarques en vu d’améliorer la finition du travail. Je lui ai dit « je vois que tu es bien appliquée, que tu travailles en faisant le mieux possible, mais j’aimerais des axes de progression sur tel, tel, tel, tel, tel, tel point… ». Elle l’a très mal pris. « Je fais de mon mieux et personne ne me fait jamais de remarque, donc je ne comprends pas ». 

J’ai trouvé très édifiante cette expérience. De plus, j’ai apprécié que cette femme entende que l’offre allait être suspendue parce que la qualité de son travail n’était pas à la hauteur des attentes des clients. Et dire qu’elle avait très mal pris mes demandes d’axes d’amélioration ! 

Après la suspension de l’annonce, elle m’a écrit « Je ne suis pas à la hauteur, je suis désolée de t’avoir déçu, je pensais que, etc. ». J’ai pu lui écrire « Ne sois pas triste (ce qui est une injonction maladroite de ma part, au demeurant). Je t’encourage à accueillir cet événement comme une expérience. ». Et de poursuivre « au lieu d’être triste, je préférais que tu choisisses d’apprendre à mieux faire, sans vouloir dire que tu fais mal. Ce n’est pas parce que je te demande d’apprendre à mieux faire, que ce que tu fais est mal ». 

La dissociation est de retour

Entendez que ce n’est pas parce qu’on vous demande d’apprendre à mieux faire que vous êtes une mauvaise personne. J’aimerais que vous ayez ce regard sur vous-même. Vous pouvez apprendre à mieux faire sans critiquer en négatif votre personne. Apprendre à être, à accepter d’être qui l’on est. Apprendre qu’il est plus accessible de changer notre manière d’agir que de changer l’être. Que ce ne sont pas les gens bien qui font de bonnes choses, mais que ce sont les choses qu’ils font qui sont bien (pour rappel). Et que ce ne sont pas les gens mauvais qui font de mauvaises choses, mais que ce sont les choses qu’ils font qui sont mauvaises. 

Maintenant, à vous

En plus de ce podcast, vous pouvez trouver des choses magnifiques et enrichissantes sur le blog Heureux au Présent. Je pense à  « Les 10 commandements pour augmenter la satisfaction personnelle », par exemple. Je pense aussi à « Doit-on chasser les pensées négatives ? », et « Vous êtes une belle personne ». J’allais oublier « Qu’est-ce que vous valez ? ». 

Lisez ou écoutez ces podcasts pour continuer à être vous, simplement en acceptant d’être vous. Faites-moi ce cadeau, faites-vous ce cadeau, faites-le aux personnes qui vous entourent. Et bien entendu, vous savez que si vous avez des questions ou des remarques, vous pouvez me les poser. J’y réponds toujours, que ce soit ici sur Facebook ou Instagram. 

Vous pouvez m’envoyer des messages. Bien sûr, mettez vos 5 étoiles. Puis, partagez aussi ce podcast si vous avez des gens autour de vous qui ont une tendance à se sous-estimer ou peut-être même à se surestimer. Grâce à vous, elles découvriront qu’elles ne sont ni de bonnes, ni de mauvaises personnes. Elles vous en seront forcément reconnaissantes. 

Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne semaine. 

Bye-bye. 

5 commentaires

  1. Article qui ne culpabilise pas les personnes. Je suis convaincu qu’agir pour le bien tout au long de la journée m’aide à être heureux. En aidant les autres, apportant de l’écoute ..
    Merci

    1. Bonjour Hugo, je te rejoins pleinement. Par ailleurs, je suis ravi que tu ai trouvé que cet article ne contenait rien de culpabilisant. C’était loin d’être mon intention.
      Continue à travailler à ton bonheur, en tout cas.

  2. Merci pour cet article ! Il m’a permis de prendre du recul et sans doute aussi à lâcher prise… On est parfois trop exigent avec soi-même…

    1. C’est avec un grand plaisir, Magda. Effectivement, nous sommes parfois trop exigeant avec nous-même, ce qui a été mon cas pendant des années. Imagine la libération quand on apprend à accepter d’être soi-même 🙂
      Je te le souhaite vraiment du fond du cœur


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