238# Un mensonge encore trop répandu

Une invitation à semer la vérité

Quand j’ai choisi le titre de ce podcast, je me suis demandé quel mensonge aborder, tellement il y en a de répandus. Ce n’est pas forcément en termes de quantité, mais en termes de gravité, d’impact de mensonges avec des effets délétères sur notre vie. Aujourd’hui, parmi la kyrielle de mensonges, j’ai choisi un mensonge encore trop répandu qui est : je ne m’aime pas.

Un mensonge sur l’amour empoisonne forcément nos relations

Je suis ravi de vous retrouver pour aborder ce mensonge encore trop répandu. Ce mensonge touchant à l’amour a vraiment un fort impact quotidiennement. Et si vous avez parfois l’impression de ne pas vous aimer, la plupart du temps vous vous racontez des mensonges.

Ça me fait penser à une expérience vécue il y a quelques semaines avec une de mes voisines. Nous partagions quelques sujets au pas de sa porte. Après l’avoir écouté, je lui ai dit « quand choisiras-tu d’apprendre à t’aimer ? ». Une des conséquences de ma question est que des larmes ont coulé. Elle s’est sentie touchée. D’ailleurs, elle a tenté de ne pas y répondre. Il est tout à fait entendable qu’elle ne sache pas vraiment y répondre, au demeurant.

T’aimes-tu ?

C’est d’ailleurs le cas de bon nombre de personnes que j’accompagne qui ne savent même pas si elles s’aiment. Il m’arrive de demander à l’une d’entre elles. « est-ce que tu t’aimes ? ». Je la vois en réflexion, en hésitation, en difficulté pour répondre à ma question. Et si la difficulté à répondre par l’affirmative à cette question est difficile, vous comprenez que, si je pose la question, « est-ce que vous ne vous aimez pas ? ». La réponse peut être, elle aussi, difficile.

Il est arrivé que des personnes me disent, « je ne m’aime pas », mais c’est rare. La plupart du temps, on a besoin de réfléchir, de s’interroger, parce que bon nombre d’entre nous ne se sont jamais posé la question. 

Le fait de ne pas se l’être posé est complètement égal. Je ne dirais pas que, pour vivre heureux, il est nécessaire de répondre aisément à la question, « est-ce que je m’aime ou pas ? ». Parfois, je dirais que ne pas se poser la question peut-être bon signe, justement. Mais je n’arrêterai pas là-dessus. 

Vers un fondement solide

Je voudrais poursuivre en posant une base qui me paraît incontournable, et qui, en même temps, requiert une certaine capacité pour la comprendre. Si cette dernière ne vous paraît pas claire, je vous invite à poser vos questions dans les commentaires de ce podcast. Vous pouvez également solliciter un rendez-vous. Je vous informe du fait que vous pouvez obtenir 30 minutes d’entretien offert en cliquant sur le lien suivant : Go ! Je passe à l’action. Nous pourrons nous entretenir au téléphone, en présentiel ou en visio, selon votre choix. Sentez-vous libre de venir vers moi pour exprimer la difficulté que vous rencontrerez peut-être dans ce premier point clé que je partage ici.

1. Une première clé forte : ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas une chose qu’elle n’existe pas

Le premier point que je veux affirmer et qui me paraît nécessaire, c’est que : ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas une chose qu’elle n’existe pas. En appliquant cette affirmation à l’amour de soi ; ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas d’amour pour vous que vous ne vous aimez pas.

Quand j’emploie le verbe ressentir, je me fonde sur les émotions. Vous pouvez aimer un ami, votre chéri·e et ressentir une charge émotionnelle quand vous êtes auprès de lui, ou auprès d’elle, qu’il vous touche ou qu’elle vous regarde. C’est peut-être le cas quand il vous donne rendez-vous ou dans d’autres situations. Vous avez donc des ressentis physiques et des ressentis mentaux qui correspondent à ce que vous avez défini pour désigner l’amour. 

La vérité éclaire

Je ne veux pas vous décourager, mais je voudrais que vous regardiez les choses droit dans les yeux. En effet, quand vous regardez quelqu’un, que le ressenti émotionnel soit fort ou moyen, que vous ressentez de la chaleur, de la satisfaction de la jouissance, ce que vous ressentez n’est pas l’amour, avec un grand A. Ce que vous ressentez correspond davantage à de la jouissance, du plaisir, de l’excitation. Mais vous comprenez que la jouissance n’est pas l’amour ! Le plaisir n’est pas l’amour. L’excitation n’est pas l’amour ! L’excitation est de l’excitation. Quant au plaisir, il est du plaisir.

Alors, pourrait-on dire, est-ce que ces ressentis émotionnels appartiennent à des facettes de l’amour ? C’est possible, mais ce n’est pas indispensable. 

Il est possible de ressentir du plaisir sans que ce soit forcément relatif à de l’amour. En effet, on peut ressentir des plaisirs déviants pour des choses qui sont contraires à la démarche de l’amour. Par exemple, quand on opte pour une approche vicieuse avec quelqu’un, qu’on essaye de le flouer, de lui voler quelque chose, de lui faire gober un mensonge, on se pose dans une démarche égoïste (qui se trouve au détriment de l’autre) dans laquelle on peut ressentir du plaisir, alors que cette dernière se trouve étrangère à de l’amour.

Le piège de l’absence de ressenti

Ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas une chose qu’elle n’existe pas. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas de sentiment amoureux pour vous-même que vous ne vous aimez pas. 

Vous ne ressentez rien de particulier pour vous quand vous vous regardez dans la glace ? Ou rien de particulier de satisfaisant à votre égard. Cela ne veut pas dire que vous n’avez pas d’amour pour vous-même. Ce n’est pas non plus, parce que vous n’avez pas de jouissance particulière quand vous préparez un repas pour vous que vous ne vous aimez pas. J’affirme que vous vous aimez beaucoup plus que vous ne le pensez.

On pourrait prendre cette première affirmation « ce n’est pas, parce que vous ne ressentez pas une chose qu’elle n’existe pas en l’inversant.

2. Une deuxième clé forte : ce n’est pas parce que vous ressentez une chose qu’elle existe !

Vous pouvez avoir l’impression d’une connivence avec quelqu’un, de ressentir de la tendresse, de l’attention. Vous pouvez être en relation avec quelqu’un qui ne voulait pas du tout faire montre de tendresse à votre égard et en ressentir. Mais au fond, c’est vous qui avez interprété l’attitude de la personne comme étant de la tendresse, de l’attention ou de l’intérêt. 

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Les limites de la perception

En fait, il, où elle, n’a pas fait mon intérêt. En réalité, votre perception de ce qu’est l’intérêt s’est construite sur VOTRE expérience personnelle relative à l’intérêt

Par exemple, si pendant x temps vous avez vécu avec des personnes qui, sur l’échelle de l’intérêt allant de 0 à 10, étaient à fond quand elles manifestaient un intérêt de niveau 2, si vous rencontrez des personnes qui manifestent un intérêt au niveau 7 ou 9, vous aurez une impression d’intérêt considérable. Vous vous direz, « c’est incroyable ! Ils sont intéressés par moi. Pour eux, on dirait que je suis important, que j’ai de la valeur. On dirait que je compte beaucoup… ». Alors que cette perception est relative à votre expérience passée.

On pourrait prendre la même image en l’inversant. Si vous avez fréquenté pendant un temps déterminé, des personnes qui manifestent de l’intérêt au niveau 7, 8, 9. Si après cela, vous avez déménagé, que vous vous retrouvez dans une situation dans laquelle des personnes manifestent une très forte volonté de montrer de l’intérêt, et que cette dernière se trouve au niveau 2 ou 3, vous aurez le sentiment de ne pas exister.

Une forte impression de ne pas susciter d’intérêt et de ne rien valoir aux yeux de ces personnes. Et cela sera indépendant du fait qu’il est possible que ces personnes fassent les plus gros efforts du monde (le leur) pour vous manifester de l’intérêt. Cela ne changera rien pour vous. Son niveau restera très bas dans votre capacité à percevoir l’intérêt manifesté.

Le piège de l’Ego

Notre fonctionnement mental (autrement dit, notre Ego), nous fait croire que si l’on ressent une chose, c’est qu’elle existe alors que c’est faux. Ce n’est pas parce que vous ressentez une chose qu’elle existe. C’est vous qui l’a faite exister sans qu’elle n’existe pour autant.

À ce stade, nous avons abordé deux éléments importants :

  1. Ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas une chose qu’elle n’existe pas,
  2. Ce n’est pas parce que vous ressentez une chose qu’elle existe.

Vous comprenez que ces deux réalités remettent en question notre réalité, suspendue à la perception de ce que nous voyons, lisons, entendons, etc. Quand j’évoque la lecture, je pense particulièrement à la lecture du comportement des gens comme dans ce qu’ils écrivent.

Une anecdote de lecture

Une personne vient me voir et me dit, « j’ai reçu un e-mail d’un de mes collègues ». Et je le sens intrigué. Voyant qu’il a l’e-mail sous les yeux, je l’invite à le lire. Après lecture, je lui pose la question, « Pourquoi ressentez-vous le besoin de partager cet e-mail avec moi ? ». « Mais, vous vous rendez compte ? Dans cet e-mail, il m’écrit que ceci, et que cela et que mon comportement était inadapté. Il exagère quand il dit que… qu’en pensez-vous ? ». 

J’entends bien la charge émotionnelle lié à la lecture de la personne qui se trouve face à moi, dans mon bureau. Seulement, vous comprenez que si l’on prend le même e-mail et que j’appelle ma voisine, mon frère ou mon boulanger, en le leur présentant, ils auront des perceptions bien différentes. Pourquoi ? 

Tous mito ?

En réalité, chacun lit l’e-mail avec ses propres pages d’histoire. C’est exactement ce que nous faisons quand nous donnons du sens en faisant exister une chose qui n’est pas réelle. De la même manière, la personne qui était en face de moi, dans mon bureau, faisait vivre dans l’e-mail des choses qui ne s’y trouvaient pas. Elle y lisait des choses qui n’étaient pas écrites.

Cette personne a choisi d’interpréter la suite de mots présents dans cet e-mail, dans une direction prédéterminée en lien avec son expérience personnelle avec son père, sa mère, ses frères, son voisin, son patron, ses collègues, etc. C’est à partir de cette expérience-là qu’elle s’est orienté en optant pour cette lecture-là. Elle n’est pas tenue de lire cet e-mail en le décodant comme elle le fait. Ce n’est pas parce que cette personne ressent des choses qu’elles existent.

Envisager de vous aimer plus sainement

Ce podcast n’a pas pour vocation de vous inciter à réinterroger l’amour de ceux qui disent vous aimez. Il a pour mission de vous réinterroger sur votre manière d’envisager l’amour pour vous-même. 

D’abord, nous pourrions dire que ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas d’amour pour vous-même que vous ne vous aimez pas. C’est clair, répété depuis le début de ce podcast. Il n’y a plus aucun doute là-dessus (j’espère).

Mais ce n’est pas non plus, parce que vous ressentez de l’amour pour vous-même que vous vous aimez. Parce qu’avec les émotions et les ressentis, on peut faire n’importe quoi, en quelques sortes. Et notre ego, ou plutôt notre pré-programmation qui se trouve être en résultats égo, fera tout pour continuer à lire ce que nous expérimenterons de la même manière qu’il a interprété ce que nous avons déjà expérimenté jusqu’ici. Il veillera à ne rien changer à notre manière de lire les choses. Si pour vous, la lettre qui est présente sous vos yeux, et la lettre A, vous la lirez comme tel dans toutes les situations non guidée.

Une expérience édifiante

D’ailleurs, j’aime beaucoup l’étude menée à l’Université de Cambridge réalisée avec des personnes auxquelles on a remis un texte. Dans ce dernier, on a modifié l’ordre des lettres de la plupart des mots. Et on s’est rendu compte que, même avec cette modification, une personne parvenait à lire le texte sans réelle difficulté. En voici un exemple : 

« Le povuoir phoémanénl du crveeau huamin ! Je n’en cyoaris pas mes yuex que je sios cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. Une étdue de l’uevrtiisné de Cdmrgabie a mrotné que l’on puet sans prèmlboe lrie un txete dnot les lttrees sont dans le dosrdrée pour peu que la prrmèeie et la dreèrnie lrttee de cuqahe mot rnseett à la bnnoe pclae. Ccei mtonre que le cvaereu ne lit pas toteus les ltrtees mias penrd le mot cmmoe un tuot. La puevre : avouez que vous n’avez pas eu de mal à lire ce txtee. Étonannt n’est-ce pas ? Et moi qui ai tujoours psneé que svaoir écrire correctement éatit ipomratnt ! » (Source)

En perpétuelle quête se sens 

Et oui ! Notre cerveau est habitué à boucher les trous. Il a horreur des absences. Il déteste les incohérences, ce qui ne veut rien dire. Il veut chercher à donner du sens et le fera uniquement à partir de ce qu’il a déjà expérimenté

En effet, il n’est pas possible de donner du sens à quelque chose qui n’en a pas déjà pour nous. Or, une chose n’a de sens pour nous que si on l’a déjà vécue. Il est nécessaire d’avoir vécu une expérience, un geste, une parole, un para-langage ou un silence pour qu’il fasse sens. Si ce n’est pas le cas, on se sent perdu, comme démuni, dépossédé. Pourtant, combien j’aimerais que nous nous sentions plus souvent dépossédés, démunis sans y a adosser de connotations négatives. 

Vous n’y connaissez rien. Et alors ? 

Il est des domaines dans lesquels vous n’y connaissez rien. Il n’y a rien de mal à cela. Vous n’y voyez rien de dévalorisant, aucun impact négatif en termes de valeurs, d’estime de soi, de positionnement de soi, de place dans la société, de rôle ou de qualité d’être.

Si vous arrivez dans un univers médical, culinaire, dans le monde de la menuiserie ou de l’ébénisterie, vous pourriez ne rien y connaître sans que cela n’impacte votre image, votre estime de vous-même, votre place dans la société. 

Être dans une situation dans laquelle on ne sait pas lire une chose n’est pas nécessairement sujet à impacter notre perception de nous-même, notre place ou celle que nous donnons à notre nous-même dans notre monde.

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Poursuivons, avec une troisième vérité, face à ce mensonge encore trop répondu.

3. Une troisième clé forte : l’amour n’est pas une émotion

Depuis quelques décennies, nous avons décidé de mettre l’accent sur l’émotion. Nous avons découvert l’univers considérable qui avait été, dira-t-on, banni, négligé, mis de côté pendant des millénaires.

Rire était mal vue

Pendant toute la période médiévale, il était mal vu de rire. On considérait que le rire était maléfique, dans l’Église catholique. On a donc éviter de manifester trop de joie, trop de rire pour ne pas se retrouver catalogué comme quelqu’un qui subit les influences maléfiques.

D’ailleurs, si vous visitez la ville de Reims, je vous encourage à vous rendre devant le porche de la cathédrale de Reims qui est flanquée de l’ange au sourire. On l’a appelé comme cela parce qu’il était exceptionnel qu’un ange souri. On ne sourit pas quand on est un ange ! On ne met pas de sourire dans l’Église. « l’Église souhaite un rire modéré et discret. Car le rire s’exprime, comme le notait Jacques Le Goff, dans le corps et à travers le corps. Un corps dont les gestes et les mouvements devaient être domptés » informe Jacques Berlioz.  

Le rire est l’exclamation qui surpasse le sourire, parce que vous comprenez que le sourire se place sous le rire. Le sourire était déjà le maximum acceptable pendant la période médiévale.

La fin de la chasse aux sorcières  

Aujourd’hui, on est à l’aise avec le fait de sourire comme de rire. Mais le domaine des émotions était vraiment refoulé. D’ailleurs, pendant cette période médiévale, comme pendant la renaissance, on faisait appel à des formulations alambiquées pour exprimer des émotions amoureuses. Dans les échanges l’Église entre deux amoureux, on emberlificotait les choses de manière à présenter des émotions, tout en évitant qu’elles soient posées de but en blanc, tels des « je vous aime ». C’était trop fort, trop ouvert.

Pour ma part, le beau travail d’Edmond Rostand, l’auteur de Cyrano de Bergerac, illustre à merveille, cette recherche de fioritures, d’emballage pour éviter de lâcher les émissions tout de go

D’ailleurs, à un moment où le prétendant de Roxane improvise, en disant, « je vous aime, je vous aime », il se rend compte combien c’est gênant pour cette femme d’entendre une telle déclaration. Elle lui demande de faire preuve de délicatesse, de fioritures en emballant son émotion dans des phrases plus amples. Les émotions présentées ainsi étaient trop fortes, comme renversantes.

L’amour n’est pas une émotion. Je voudrais que vous entendiez cela pour que, dans votre manière d’envisager vos relations amicales, familiales, parentales, professionnelles, vous intégriez que l’amour n’est pas une émotion. Ce n’est pas au ressenti pour la personne que vous savez que vous aimez. On peut vous dire « je t’aime, je t’aime. Je te trouve génial, etc. ». Et que ça ne soit que des mots d’amour. L’amour est une action. D’ailleurs, il peut même se passer de certaines déclarations.

On aime déclamer l’amour

Dans notre civilisation, notre dernier siècle, on aime le verbaliser. On a appris à le faire, contrairement à ce que faisaient nos aïeux. À l’époque de nos grands-parents, ce genre de formulation était plutôt contenue dans, « avec tout ce que je fais pour toi, tu ne vois pas que je t’aime ». Les déclaration d’amour venaient au secours des sentiments quand les relations avaient besoin d’être renforcées.

Depuis, nous avons banalisé notre capacité à déclarer l’amour. Mais en même temps, l’amour ne se limite pas, on ne peut pas se contenter de mots. Il implique la nécessité d’action, d’actes. Par conséquent, quand on s’aime soi-même, on le fera en posant des actes. On fera des choix qui montreront que l’on prend soin de soi, on limitera les comportements addictifs, on bannira les attitudes néfastes. À l’inverse, on privilégiera les habitudes bénéfiques, celles qui produiront du bien ici et maintenant, et plus tard, dans un plus ou moins proche avenir.  

L’amour est une action

L’amour est, avant tout, une action. Éventuellement une émotion, mais bien parcellaire. En réalité, une action, peut contenir de nombreuses émotions possibles, de nombreuses interprétations émotionnelles. Quant à l’action, elle est posée.

Si quelqu’un vient déposer chez moi une chose dont j’ai véritablement besoin et qui lui est venue aux oreilles, cette attitude peut être née dans un fond d’amour, mais elle me laisse à moi l’interprétation entière du geste. Peut-être le fait-il par intérêt ? Peut-être devrais-je lui en rendre une partie ? Comment se passera la suite ?…

Si l’auteur du cadeau est un inconnu, ce sera plus difficile d’aller dans une direction proche d’une des questions que j’ai évoquée juste au-dessus. Je serai donc plus enclin à imaginer qu’il est question d’un geste de la providence, de l’amour ou de la bienveillance. Un véritable acte de solidarité, en somme. Ceci étant, vous comprenez que c’est moi qui interpréterai l’acte. L’émetteur à tout loisir de définir le sens de son acte. M’incombera la liberté de l’interpréter à mon tour.

Un jeu d’interprétation responsable 

Quand cet acte émane de moi, et qu’il se dirige vers moi, je sais quelle est sa motivation, en général. De plus, je sais comment interpréter le bénéfice de mon action.

L’amour n’est pas une émotion, je le répète, pour que vous puissiez vous le répéter, l’écrire, peut-être. J’aimerais que vous terminiez cette lecture en vous disant « je sais que l’amour n’est pas une émotion. Il est une action.». 

L’amour action en exemple

Je peux ressentir une émotion de dégoût vis-à-vis de moi-même tout en ayant des gestes à mon égard qui soient bénéfiques. Je peux me doucher tout en détestant mon attitude toute récente. Cela ne m’empêchera pas de m’alimenter sainement, par exemple. Je peux faire du sport tout en ressentant de la honte suite à une attitude antérieure. Il est donc tout à fait possible d’opter pour un acte d’amour en ressentant une émotion qui n’a rien à voir avec l’amour.

4. Une quatrième clé forte : on s’aime beaucoup plus qu’on ne le pense

Continuons vers la quatrième affirmation ; on s’aime beaucoup plus qu’on ne le pense ou qu’on ne le croit. J’en veux pour preuve que, vous qui me lisez, vous vous installez dans un acte d’amour, ce faisant. C’est la raison pour laquelle vous êtes lecteurs de la retranscription de ce podcast. Vous vous dites, « je veux continuer à développer mon bonheur ». En conséquence, vous posez des actes qui vont dans cette direction-là, même si vous avez parfois l’impression de ne pas vous aimer. 

Je rappelle juste que ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas une chose qu’elle n’existe pas. Je ne vous demande donc pas d’avoir le sentiment de vous aimer, mais de constater les actes d’amour que vous posez pour vous et d’être conscient que vous vous aimez beaucoup plus que vous ne pouvez le percevoir, le penser ou le croire.

Continuer à semer de l’amour (pour vous, entre autres) dans votre quotidien et vos semaines par des actes bénéfiques. De ceux qui sont accueillis comme des actes d’amour par vous-même, même si vous n’y apposez aucune étiquette. De fait, ils iront dans la direction de l’amour. 

Une avancée énorme

Il me semble qu’avec ces quatre affirmations, on a fait une belle incursion dans le sujet. En fait, vous vous aimez. Je rappelle que : 

  1. Ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas une chose qu’elle n’existe pas.
  2. Ce n’est pas parce que vous ressentez une chose qu’il existe,
  3. L’amour n’est pas une émotion à ressentir, mais une action,
  4. Vous vous aimez beaucoup plus que vous ne le penser le croyez.

Continuez comme ça. Aiguisez votre perception. Affûtez votre intelligence émotionnelle pour continuer à vous manifester de l’amour. Sachant que, par voie de conséquence inévitable, vous en manifesterez plus aisément aux autres en vous disant, « ce n’est pas parce que je ne ressens pas d’amour pour lui que je ne l’aime pas. Ce n’est pas parce que je ressens de l’amour pour lui que je l’aime. Et comme l’amour n’est pas une émotion, si je ne ressens rien, mais que mon action envers l’autre est bénéfique, je sais l’aimer. Je sais donc l’aimer beaucoup plus que je ne le ressens, que je ne le pense et le crois ».

Vous rendez vous compte comme ça va changer votre quotidien ? Continuez à semer de l’amour dans vos actions. Continuez à le faire même si vous ne ressentez rien. Continuez à semer de l’amour, s’il vous plaît.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine.

Bye-bye. 

4 commentaires

    1. Je t’en prie. Seulement, méditer son contenu n’est pas suffisent pour en retirer le meilleur. Je t’invite à passer à l’action en adoptant ces vérités pour gouverner ta vie avec plus de liberté. La vérité rend libre, tu sais ?

  1. ça me fait penser à la chanson que j’ai entendu au réveil ce matin. La chanson de Louane où elle révèle son plus grand secret…
    Très fort et c’est vrai que l’on devra se poser régulièrement ce genre de questions en rapport à l’amour.

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